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Pont-Croix 

Objets rares d'hier 

Le drusthuil, meuble typique du Cap-Sizun

 

La coiffe de deuil "ar jibilinen "

Ces objets sont visibles au musée du patrimoine 

Le  Marquisat de Pont-Croix

et en photo sur le blog

 

 

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Vous aimez la Bretagne

Vous aimerez le Cap-Sizun

situé au bout du monde, au pays des calvaires, au pays des chapelles, au pays du grandiose, là où finit la terre et commence la mer.

Regardez!!

 

 

 

 


 


Evel ar C'hap, n'eus bro ebet

Il n'y a pas de pays comme le Cap

Pont-Croix

Cap-Sizun côté pile et face

Beuzec

Cleden

Confort

Mahalon

Goulien

Plogoff 

Plouhinec

Pont-Croix 

Primelin

 

Toutes ces miniatures sont extraites de l'album photo du blog. Elles correspondent chacune à un article qu'il suffit de demander dans la liste des articles 

 

 

 

 

 

1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 08:47
Audierne.Cap-Sizun. Agriculture. Editorial 2/2016
Audierne.Cap-Sizun. Agriculture. Editorial 2/2016

Audierne.Cap-sizun.Agriculture.Editorial 2/2016

 

Références:

Presse locale:

Télégramme de Brest des mois de janvier et février 2016

 

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Les fêtes de fin d'année 2015 à peine terminées, l'année 2016 a débuté par des problèmes qui occupent encore aujourd'hui le devant de la scène, en l'occurrence la situation du monde agricole.

Nous avons déjà fait remarquer que la nouvelle commune Audierne-Esquibien allait être concernée par ces problèmes spécifiques, ce qui n'était pas le cas à Audierne avant la fusion puisqu'il n'y avait plus d'exploitation agricole implantée sur les 294 hectares audiernais. Comme entrée dans le vif du sujet, on ne fait pas mieux  pour "Audierne-Esquibien" puisque le monde agricole défraie la chronique depuis le début de l'année.  

Les chiffres ne sont que des chiffres , mais ils permettent tout de même de bien évaluer la situation particulière du Cap-Sizun par rapport à la situation plus générale du département par exemple. C'est ainsi que au cours de l'année 2010 on comptait à

Beuzec 56 exploitations

Mahalon 31...., Meilars et Plouhinec 23, Goulien 20, Esquibien 17, Cleden 11, Pont-Croix 6, Primelin 4, Audierne 0, Plogoff 5, soit un total de 196. (chiffres recueillis sur internet et non vérifiés) .

Par contre, la chambre d'agriculture a publié des chiffres pour l'année 2014, à savoir:

208 chefs d'exploitations dans le Cap (à comparer avec 9235 dans le département), dont 51 femmes (2002 dans le département). Le Cap-Sizun est donc à la fois une région maritime et agricole, sans oublier touristique. En conséquence, elle n'a pas été épargnée par les mouvements revendicatifs qui se sont manifestés tant dans l'hexagone que dans la région Bretagne. Les magasins de distribution situés dans le Cap-Sizun ont donc reçu, comme ceux des autres secteurs, des visites d'agriculteurs qui ont déposé  sur les accès quelques tonnes de détritus et déchets variés transportés par les tracteurs. Aucun incident tout de même ce qui est important.

Encore des chiffres: Il y avait en France 150.000 exploitations en 1970  (Télégramme du 19-2-2016). Il n'en restait plus que 35000 en 2010 soit une diminution (disparition) de 115.000 en 40 ans. A eux seuls, ces chiffres expliquent les modalités de la nouvelle agriculture, tant en termes de surfaces exploitées qu'en termes de production.

Si l'on ajoute les problèmes posés  par les migrants à Calais, à ceux d'un projet de référendum concernant le futur projet d'aéroport de Notre Dame des Landes, disons que l'actualité ne manque pas de sujets de discussion en ce début d'année. Mais, nous nous limiterons cependant à parler de  l'agriculture, qui est non seulement un sujet de discussion, mais aussi de préoccupation car, lorsqu'un sujet défraie la chronique, il faut bien poser le problème et imaginer des solutions. Oui mais !!! Comment ???

******

Confrontés à des problèmes économiques, autrement dit travaillant à perte, le monde agricole a choisi de faire connaître sa situation par des moyens que tout le monde apprécie, ou n'apprécie pas, malgré le soutien  affiché par certains élus, y compris des élus locaux. Exemple: à Loudéac plus de 1500 élus en soutien aux agriculteurs (cf: Télégramme du 21-2-2016) qui admettent cependant:

" Qu'ils n'ont pas la main sur les décisions gouvernementales, ni européennes. En revanche, nous pouvons par exemple, faire que davantage de produits locaux soient proposés dans les cantines et maisons de retraite de nos communes..." 

En effet, aujourd'hui les problèmes économiques et pas seulement  "agricoles" sont indissociables de la mondialisation et de notre participation à l'Europe. Partie prenante de l'espace Schengen qui s'occupe (ou ne s'occupe pas ) de nos frontières, la France est tributaire de l'Europe qui définit les principes et les normes de fonctionnement. A partir du moment où la main d'oeuvre n'a pas le même prix de revient dans tous les Etats européens , il est évident que les produits fabriqués ne seront pas commercialisés au même prix partout. Les réseaux de distribution se faisant concurrence entre eux, la guerre des prix est inévitable puisqu'il s'agit de conquérir la clientèle pour vendre un maximum de produits. Cette concurrence n'est pas réservée aux produits agricoles puisqu'il en est de même dans l'industrie.

On ne peut pas demander aux distributeurs d'acheter exclusivement des produits français si ces produits  ne sont pas compétitifs sur le marché.  Regardons tout ce qui est étiqueté  "made in China", Singapour ou Bengladesh, pour confirmer ce propos. C'est donc le client qui choisit en privilégiant ou non ses propres intérêts. C'est ainsi que le matériel de mécanisation utilisé dans le monde agricole (Tracteurs) s'appelle plus souvent "Mac Cormick" ou "Massey Fergusson" que Renault par exemple . Par comparaison, certains automobilistes français utilisent également des véhicules "Mercedes" , "Ford" ou Wolswagen,  plutôt que des "Citroëns", "Renault" ou "Peugeot" de marques françaises. Le prix de vente des articles commercialisés est dépendant du prix de revient à la production, majoré des marges bénéficiaires et des caractéristiques de qualité ainsi que des options.

Difficile de changer la donne !!

En conséquence, il ne sert  sans doute à rien d'aller bloquer une grande surface ou un carrefour stratégique qui pénalise les automobilistes, et encore moins d'aller incendier une chambre d'agriculture puisqu'il faudra bien réparer les dégâts et reconstruire ce qui aura été détruit, aux frais du contribuable donc des citoyens. D'ailleurs, la distribution se défend avec ses arguments: cf télégramme en date du 20-2-2016)

"Crise des agriculteurs, la grande distribution se défend. Elle n'est pas à l'origine de cette crise explique  Jacques Creyssel, délégué général de la fédération du commerce et de la distribution.......Les distributeurs n'achètent rien en direct aux éleveurs. Ils achètent aux industriels....C'est avant tout une crise internationale...."

Il n'y a donc que l'Europe qui puisse proposer des solutions et apparemment nous sommes loin du compte puisque rien ne bouge. Le gouvernement français a diminué les cotisations sociales des agriculteurs, mesure insuffisante semble-t'il.

Alors que faire ?????

Continuer à saccager ou définir une autre politique dans un nouveau mode de fonctionnement ????

A titre d'exemple lisons le  

 "Télégramme de Brest en date du 29-1-2016"

"Agriculteurs. Changer le logiciel"

Le Cap-Sizun c'est 195 exploitations  et 375 emplois.......Nécessité d'agir sur les prix pour contrecarrer la volatilité imposée qui (dé)régule le marché....

Un vétérinaire se lève.....Le vétérinaire avait  400 clients agriculteurs il y a 30 ans ; Il en a 60 aujourd'hui. .

Prenons acte des chiffres !! Un vétérinaire connaît le monde rural aussi bien que les exploitants agricoles. Or, nous avons la chance de compter dans nos élus locaux un maire également vétérinaire de son état, Henri Goardon maire de Goulien. Sa connaissance du milieu lui a permis d'aborder le sujet lors de la cérémonie des voeux dans sa commune:

"Je parcours la campagne depuis quelques décennies et je n'ai jamais vu de telles situations" (Télégramme du 4-1-2016)

"Il faudrait aussi décréter l'état d'urgence pour l'agriculture" (Télégramme du 19-1-2016)

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Que faut-il conclure ??

Il est difficile encore aujourd'hui, d'imaginer ce que sera demain dans le monde agricole. Certes, le problème posé se situe en France, mais la solution ne peut pas être exclusivement française puisque les règles sont européennes et que les décisions se prennent à Bruxelles. Les responsables européens sont parfaitement informés de la situation française et ils sont les seuls à pouvoir proposer des solutions;

Mais , s'agit-il d'un problème exclusif ??

Rien n'est moins sûr !! Exemple: la politique de défense !! Où se trouve l'armée européenne ?? Elle n'existe pas, ce qui vaut à l'armée française d'avoir à intervenir seule en Afrique (ex AOF et AEF). Quant à l'intervention en Lybie,  on en parle....., mais tout reste à définir. D'autant que tout le monde sait qu'on ne peut gagner une guerre sans engager des troupes au sol pour "nettoyer" et occuper le terrain. Et à ce propos, disons qu'il ne faut pas sous-estimer les conséquences  d'un tel engagement sur le plan humain, donc sur les électeurs.  

Au moment où la Grande Bretagne se demande si elle ne devrait pas se mettre à l'écart de l'Europe ( projet de référendum), à l'approche des élections présidentielles françaises, on est en droit d'imaginer  qu'il pourrait se passer beaucoup de choses, tant dans le domaine de l'agriculture que dans d'autres domaines, sans oublier le terrorisme . Une chose est sûre, la solution ne sera pas locale, sans doute même pas nationale, mais plutôt mondiale avec des critères qui restent à définir. 

Il faut bien prendre acte de certaines situations particulières du terrain par ce que c'est ainsi et pas autrement. Exemple: dans l'ancienne commune d'Audierne, le seul poste de ravitaillement en carburant était le centre Leclerc. Bloquer le centre Leclerc revenait donc  à paralyser le ravitaillement en essence des automobilistes audiernais, des plaisanciers et du public en général.

La nouvelle commune Audierne-Esquibien  compte 2 stations : une privée et une grande surface. C'est déjà mieux !!

Autre exemple: la liquidation judiciaire de l'entreprise de construction Scoarnec d'Audierne, qui existait depuis 1951 soit plus d'un demi siècle (14 salariés). Conséquence: perte d'emplois. Signe incontestable de mauvaise santé économique de notre presqu'île du bout du monde , et pas seulement agricole. L'agriculture n'est donc pas une exclusivité, mais un problème spécifique dans une situation plus que préoccupante.

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Malgré la gravité de certaines situations, l'humour reste d'actualité pour certains revanchards qui verraient bien le Mont Saint-Michel revenir en Bretagne, comme en témoigne la photo publiée ci-dessous. Nous savons tous que:

"Le Couesnon en sa folie, a mis le Mont en Normandie" 

Avec la Loire Atlantique de la Duchesse Anne, nous serions au complet !!!! Et pourquoi pas, invités à nous prononcer dans un référendum concernant le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes.

Notre Dame, Saint Michel, adieu l'agriculture, bonjour les religions et les racines chrétiennes de l'Europe !!! Belle perspective en prévision des élections présidentielles prévues en 2017, et précédées (on non) des primaires dans les partis politiques !!! Nous aurons sans doute l'occasion de revenir sur tous ces sujets, après l'agriculture, en souhaitant qu'une solution vienne d'ici là calmer les perturbations et les destructions inutiles parce que cela ne règle rien.

 

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Mont Saint Michel sur les routes de Bretagne. Le Couesnon en sa folie a mis le Mont en Normandie...
Mont Saint Michel sur les routes de Bretagne. Le Couesnon en sa folie a mis le Mont en Normandie...

Mont Saint Michel sur les routes de Bretagne. Le Couesnon en sa folie a mis le Mont en Normandie...

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Published by spartacus - dans politique