Chapelles du Cap-Sizun-Cantiques et patrimoine
liens
Ma Bro Ar C'Hap Hirio suite 5
Ma Bro Ar C'Hap Hirio suite 6

N.D de Bon Voyage
Les chapelles du Cap-Sizun ont fait l'objet de plusieurs articles sur konchennou. Il est incontestable que ces chapelles sont un véritable joyau qui fait partie de notre patrimoine. Quel est
l'avenir de ces chapelles ?? Personne ne peut le dire avec certitude, mais on peut envisager plusieurs hypothèses. D'ores et déjà, durant la saison touristique, ces chapelles sont utilisées pour
des expositions variées, l'art contemporain et des expositions à caractère religieux rivalisant dans l'occupation des lieux. (Exemple: les icônes à Bon Voyage en 2008)
Jusqu'à preuve du contraire, les chapelles sont des lieux de culte, dans lesquelles on célèbre le pardon, une fois par an. Elles sont toutes de construction antérieure à 1905 et à la
loi du même nom qui en a fait des biens publics, attribués aux communes au lieu et place de l'état. Les communes n'ayant pas les moyens matériels d'entretenir ces chapelles qui ne sont
pas toutes des monuments historiques, des associations se sont créées et ont retroussé leurs manches pour organiser des fêtes (fest-noz) destinées à recueillir des fonds. Pour autant, le clergé
n'est pas totalement dépouillé puisqu'il est affectataire, c'est à dire consulté pour autoriser ou non les activités extra religieuses dans ces chapelles. Cela paraît compliqué mais fonctionne
tout de même de manière assez simple.
Le quotidien "la Croix" a publié récemment (édition du 9/9/2009) les chiffres concernant les églises de France.:
Nous avons 100.000 lieux de culte catholiques (en comptant les édifices appartenant aux monastères, associations diocésaines, chapelles, oratoires, sanctuaires) dont 45000 églises
paroissiales.
Le Cap-sizun ne représente qu'une goutte d'eau dans ces chiffres
******
On entend dire, à l'occasion des cérémonies annuelles, que les pardons présentent deux caractéristiques principales:
- l'expression de la foi
- et le respect de la tradition.
*****
Je ne parlerai pas de la foi, ce domaine étant à mon sens réservé aux religieux. Chacun est libre et responsable de son choix personnel dans ce domaine. Une seule remarque: la foi et la tolérance
(respect des autres) sont complémentaires. La foi sans la tolérance s'appelle sectarisme bien que le sectarisme ne soit pas un privilège de croyant. Plus
concrètement l'intolérance n'a pas de camp particulier et on la rencontre encore très couramment aujourd'hui et pas seulement en religion.
L'intolérance et le sectarisme sont presque synonymes, disons voisins de palier !!
*****

N.D de Langroas
Je resterai donc dans le domaine de la tradition qui se manifeste encore le jour du pardon. Cela durera tant que des membres du clergé seront présents pour célébrer les cérémonies
cultuelles. A l'occasion du pardon, dans la plupart des chapelles on chante le cantique du lieu saint. Que représente ce cantique ?? La foi bien sûr mais aussi la tradition sans aucun doute
puisque nos Anciens le chantaient à pleine voix en défilant derrière leurs bannières dans les processions. Il conviendrait donc de sauvegarder ces cantiques qui, pour ce qui concerne la vingtaine
de chapelles du Cap-Sizun, ne sont pas regroupés dans un quelconque recueil. Plus particulièrement, ils ne figurent pas sur internet. D'où l'idée de les publier pour les
faire connaître et par la même occasion de les sauvegarder.
Ils sont
rédigés en breton
et parfois, pas toujours, traduits en français. Bonne ou mauvaise idée ?? Comme d''habitude à chacun sa réponse. Il faut savoir que chaque chapelle concerne un secteur géographique, donc une zone
d'influence dans chaque paroisse. Exemple à Esquibien où Sainte Edwett règne sur la zone sud à vocation plutôt maritime, et Sainte brigitte qui concerne la zone nord, plutôt agricole depuis
Trévenoën (tiens Trevenoën où le calvaire avait perdu sa tête, reconstituée heureusement) jusque au Quatre-Vents et bien plus pour ne pas citer tous les villages.
****
Mais,c'était sans compter avec certaines associations locales . Ces associations ont tendance à s'investir dans la vie publique comme on a pu le voir récemment à
Esquibien, à propos de l'installation du club nautique près de la chapelle de Sainte Edwett. Le cocasse n'est pas loin non plus puisque parfois on peut trouver dans ces
associations quelque ancien responsable ayant fait partie des décideurs à Esquibien au conseil municipal. Autrefois donc bien placé(s) pour régler le problème du club
nautique en temps opportun car participant à l'aménagement du quartier de Sainte Edwett et du boulevard Jean Moulin, donc de l'ensemble des lieux. Mais il(s) ont
préféré faire l'impasse sur ce problème, laissant à leurs successeurs le bébé avec l'eau du bain. Ils ont beau jeu aujourd'hui !! Bonne mine c'est moins sûr !!
Mais il(s) ont pesé de tout leur poids sur les élections municipales de 2008 et les résultats sont là et la légitimité des élus n'est pas contestable.
Les cantiques sur internet, pas question si j'ai bien compris !! J'en ai fait l'expérience, la mauvaise expérience avec le cantique de Sainte Brigitte (Esquibien), rédigé en breton
comme il se doit. J'avais déjà eu l'occasion de rectifier certaines erreurs de l'association dite culturelle de cette paroisse (commune) qui avait publié dans un document
que les travaux de construction de la digue de Sainte Edwett avaient été arrêtés pendant la guerre, ce qui est totalement faux puisqu'un accident mortel de travail s'est produit sur le chantier
en 1941. J'en parle en connaissance de cause puisque je suis en possession des documents très officiels et incontestables (jugement du tribunal de
Quimper) pour apporter la preuve de ce que j'écris.
Alors, la culture ?? C'est la connaissance ou pas ?? Les documents culturels destinés à transmettre la connaissance aux générations futures ne doivent pas transmettre des erreurs
grossières, sauf si, bien sûr la guerre n'existait déjà plus en 1941 comme on pourrait le penser à travers certains écrits.
A chacun sa vérité par conséquent.
Revenons aux cantiques. Il vaut donc mieux les laisser les dormir dans les greniers, jusqu'à leur élimination donc disparition lorsqu'une maison change de
propriétaire par exemple. Les cantiques propriété privée ?? Y aurait-il incompatibilité entre internet et les cantiques rédigés dans la langue de nos Pères, nos cantiques bretons du
Cap-Sizun ??? Curieusement, je relève dans le Télégramme de Brest en date du 23-9-09 la phrase suivante.
Je cite:
"la création d'une police spéciale du web en dit long sur l'aversion profonde
qu'internet inspire aux élites de ce pays".
(cf: article de Alain Joannès en page 3)
"Les droits d'auteurs ??? Plaisanterie !! Les textes distribués généreusement aux participants les jours de pardons contiennent généralement plusieurs couplets du cantique
concerné et il n'est fait aucune réserve ou mention concernant les droits de reproduction . On pourrait donc passer outre, mais à quoi bon ?? Je n'ai pas vocation à mener des
combats d'arrière-garde (et encore moins arriérés) mais plutôt à aller vers l'avant. Laissons donc les cantiques à la prétendue foi de la modernité ,
aux associations dites culturelles, cultuelles même, bien que leurs responsables ne connaissent généralement pas la langue des Anciens . Laissons les aussi aux élites d'Esquibien
qui ont sans doute une aversion profonde pour internet (cf : Alain Joannès). Tant pis pour la tradition et la
langue de nos "Tadou Kozh".
Toutefois, on est bien obligé d'envisager un avenir très incertain pour les pardons. Reste à savoir si l'avenir des cantiques passera par l'avenir de la foi ou par l'avenir de la
tradition. L'un n'allant sans doute pas sans l'autre, disons en conclusion que tant pis pour internet et dommage pour nos superbes cantiques des chapelles du Cap-Sizun. Ceux qui ont
assisté au magnifique concert de cantiques traditionnels donné à Beuzec le 9 septembre 2009, dans une église qui avait du mal à contenir tout le monde*, n'étaient peut-être pas
tous des inconditionnels de la foi mais seulement admirateurs de la tradition, les deux étant parfaitement compatibles.
(* un reproche à Beuzec: ils n'ont pas su accueillir les "zotorités" puisque le maire d'Esquibien a du
rester debout pendant ce concert. Alors Beuzec ?? Plus d'égards pour la hiérarchie ou quoi ?? ??
Passons et Super Bravo tout de même !!)
Tolérance ou intolérance, à chacun sa réponse !!
*****
Correction du texte ci-dessus à la date du 25-09-2009
Mea Culpa, Mea Maxima Culpa
L'association culture et patrimoine d'Esquibien vient de me faire parvenir le cantique de Sainte Brigitte avec sa traduction. Il va donc rejoindre internet sur le blog
link
Il y voisinera avec le cantique de Langroas qui s'y trouve déjà et pour lequel on peut consulter le site de l'association N.D. de Langroas
link
Quant au texte ci-dessus, il fera peut-être l'objet d'une nouvelle rédaction, toutes références fournies à l'appui de l'écriture

Eglise de Beuzec
Calvaire à Plogoff
Fontaine à
Beuzec
Oui, C'est un plaidoyer pour nos cantiques, qui appartiennent au Cap-Sizun, qui font
partie de son patrimoine, qui transmettent la langue de nos ancêtres et qui n'appartiennent pas aux associations quelles qu'elles soient, et pas davantage à leurs
adhérents
link
****