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Pont-Croix 

Objets rares d'hier 

Le drusthuil, meuble typique du Cap-Sizun

 

La coiffe de deuil "ar jibilinen "

Ces objets sont visibles au musée du patrimoine 

Le  Marquisat de Pont-Croix

et en photo sur le blog

 

 

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Vous aimez la Bretagne

Vous aimerez le Cap-Sizun

situé au bout du monde, au pays des calvaires, au pays des chapelles, au pays du grandiose, là où finit la terre et commence la mer.

Regardez!!

 

 

 

 


 


Evel ar C'hap, n'eus bro ebet

Il n'y a pas de pays comme le Cap

Pont-Croix

Cap-Sizun côté pile et face

Beuzec

Cleden

Confort

Mahalon

Goulien

Plogoff 

Plouhinec

Pont-Croix 

Primelin

 

Toutes ces miniatures sont extraites de l'album photo du blog. Elles correspondent chacune à un article qu'il suffit de demander dans la liste des articles 

 

 

 

 

 

8 juin 2006 4 08 /06 /juin /2006 22:05

Ma Bro Ar C'Hap Hirio suite 5


45- Patrimoine religieux : églises, chapelles
(références : nouveau répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper-
René Couffon- Alfred le Bars)

°°°°°° 

Le patrimoine religieux du Cap pourrait , à lui seul, faire l’objet d’un volume. Je ne pourrai donc étudier dans ce chapitre toutes les églises paroissiales, toutes les chapelles, tous les calvaires et autres fontaines. En conséquence, je me limiterai en disant que chaque paroisse dispose au moins d’une église paroissiale ( 2 à AUDIERNE : St Joseph et St Raymond, 2 à CONFORT-MEILARS). Le Cap possède en outre une vingtaine de chapelles, inégalement réparties dans les paroisses, donc les communes. Il faut y voir un héritage exceptionnel, témoignage de la foi de nos ancêtres. J’ai déjà tenté d’expliquer ce point particulier. De nombreuses chapelles sont ouvertes au public pendant la saison touristique. Plusieurs d’entre elles ont fait l’objet d’une brochure explicative que l’on peut se procurer auprès des associations. Je n’ai pas l’intention de les concurrencer. Mon exposé sera donc volontairement synthétique, et par ordre alphabétique des communes.

451- AUDIERNE

Il n’y a pas de chapelles (Audierne = 294 hectares), mais 2 églises : l’église Saint Joseph qui fait fonction d’église paroissiale, et que je ne présenterai pas car elle est relativement récente, et l’église Saint Raymond. Les gens de ma génération y ont vécu les retraites de première communion, et connu la bibliothèque paroissiale installée dans la sacristie de cette église désaffectée du culte à l’époque. (la sacristie n’existe plus).
D’après l’Abbé Jadé, aujourd’hui disparu et bien connu des audiernais pour sa culture et ses autres qualités, cette église aurait été construite aux environs de 1.450. L’Abbé a travaillé et fait de recherches, en liaison avec Roger Gargadennec , le lettré de Pont-Croix féru d’histoire locale. Ils ont diffusé une brochure sur ce sujet. Toutefois, le répertoire cité en référence, situe la date de construction du chœur en 1607. A l’époque, AUDIERNE n’était ni commune (inexistantes), ni paroisse, seulement une trève de la paroisse d’ESQUIBIEN . (Audierne est devenu commune en 1790 comme nous l’avons déjà dit, et paroisse en 1801, à la signature du concordat par Napoléon 1er).
Les chercheurs disposent de peu d’archives pour effectuer leurs recherches. On peut cependant considérer que l’église a été construite sur les douves de l’ancien ‘’CASTEL’’, vestiges d’un camp romain vraisemblablement. Elle est dédiée à Saint Raymond Nonnat, qui mourut cardinal en 1240. Antérieurement, jusqu’au milieu du XVIIème siècle, le saint patron reconnu était ‘’Sant Rumon’’, saint irlandais.
Job an IRIEN, ecclésiastique, érudit, et bretonnant, a écrit le cantique dédié à Sant Rumon , en 1992 .
Kantik Sant Rumon


Aotrou Sant Rumon……….Monsieur Saint Raymond
C’hui eo or Sant Patron……….Vous êtes notre Saint Patron
Selaouit or peden ………. Ecoutez notre prière
Bennigit tud Gwaien ………. Bénissez les gens d’AUDIERNE


Soulignons que l’église paroissiale d’AUDIERNE porte le nom de Saint Joseph, mais que le saint patron est Saint Raymond. Le pardon a lieu chaque année , le dernier dimanche du mois d’août. A cette occasion, l’office religieux est célébré dans la ‘’vieille église’’.
Je crois avoir déjà parlé d’une autre chapelle dans le chapitre consacré au couvent des capucins. Il s’agit de la chapelle Saint Nicolas de l’ancien couvent. Elle est aujourd’hui détruite. Notons encore que l’église Saint Raymond est classée monument historique. En conséquence, son environnement bénéficie d’un périmètre protégé dans un rayon de 500 mètres. Cette limite qui impose l’observation de certaines règles, particulièrement en matière d’urbanisme, est souvent à l’origine de polémiques, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la commune. Cela peut aller jusqu’à opposer une commune à une autre (Audierne et Plouhinec). Au delà de cette limite, tout semble permis à certains individus non concernés par les règles élémentaires d’un respect minimum de l’environnement. En fait, cela se passe dans une très grande indifférence, justifiée sans doute par des raisons peu avouables qui ne vont pas dans le sens d’un exercice convenable de la responsabilité Mais j’en ai déjà parlé aussi. Je ne dirai donc rien de plus sur le patrimoine religieux d’AUDIERNE, puisqu’on en a vite fait le tour, dans les 294 hectares de la commune.

452 – BEUZEC Cap SIZUN – ( BEUZEC Ar C’HAP )


L’église paroissiale: Notre Dame de la Clarté, dédiée à Saint Budoc, est du XVème siècle. La tour est une imitation de la cathédrale Saint Corentin (Quimper), et le beffroi abrite une cloche datant de 1756. Quant au porche de la façade sud, il est tout simplement superbe, tout comme l’intérieur de l’église et son mobilier.
Tous les ans, à la mi-août, les beuzécois s’unissent ; toutes tendances confondues, pour organiser la fête des bruyères, sur le site de ‘’Kastel Koz’’, la pointe du château. La réputation de cette fête a largement dépassé les limites géographiques locales. A cette occasion, une messe est célébrée à l’église Saint Budoc devant une assistance nombreuse. Les capistes du cru, et même les vacanciers sont ravis d’entendre les chants et cantiques traditionnels interprétés en breton au cours de cette cérémonie.
Mais BEUZEC possède aussi des chapelles.

Chapelle de saint Conogan

 


Datant du XVIIème siècle, elle est située à Lescogan, au sud de la pointe du Millier.

Cantique
Sant Konogan, or zant patron
Mirit or feiz, en nerz kalon

******

Saint Conogan, notre saint patron
Gardez notre foi, de grand coeur



Chapelle de Sainte Espérance : Sanspé  




Dédiée à Sainte Espérance elle est située dans un vallon , au village de Sanspé, sur la route reliant BEUZEC à la D765.. En breton on dit ‘’chapel Sant-Spez’’. Sa construction remonterait au XVIIème siècle.
Cantique
Pedom oll gand fizians
Gwerhez an Esperans
Prions tous avec confiance
La vierge de l’espérance

°°°°°°
Il faut citer aussi les chapelles détruites : celle de Lochrist ( son clocher a été réutilisé à l’église de GOULIEN), celle de Sainte-Brigitte à Lannuign, reconstruite à ESQUIBIEN (autrefois dédiée à Sainte-Brigitte de Kelldan, sœur de Saint Tugen, elle est devenue Sainte Brigitte d’Upsala après son transfert) , celle de Saint-Tudy à Trénaour (invoqué pour les rhumatismes), et celle de Saint-Brieuc, près de ‘’Kastel Koz’’.

453 - CLEDEN- CAP- SIZUN – ( CLEDEN AR C’HAP)

L’église Saint-Clet, église paroissiale est du XVIème siècle. Elle était autrefois dédiée à Saint-Cleden.. Très belle à l’extérieur, elle est également superbe à l’intérieur. Je ne m’y étendrai pas, car CLEDEN détient avec PLOGOFF, le record de chapelles sur son territoire, à savoir : Saint-They à la pointe du Van, Saint-Tugdual situé sur la route reliant le bourg à la Baie des Trépassés (au village de Trouzent), Saint-Tremeur sur la route reliant le bourg à la plage du Loch (au village de Trouguennour), et enfin Notre Dame de Langroas située sur la D43 reliant CLEDEN à GOULIEN, à l’entrée de la route du village de Brezoulous, très connu aujourd’hui grâce à Daniel Bernard, l’érudit local, statufié pour la postérité près de la chapelle.
J’ai déjà dit que je ne présenterai pas toutes les chapelles. Mais je signale que l’on peut en consulter quelques unes, sur le site internet réalisé par mon ‘’photographe’’ déjà cité Loïc Dagorn : http : www.Cleden-Cap-Sizun.com . Ma présentation sera donc sommaire.

Chapelle de Saint-They



Cantique


Aotrou Sant They, Ermit santel
Ni a esper , gand ho skoazell
Chom da zoue bepred fidel

SaintThey, notre saint ermite
Nous espérons avec votre aide
Rester toujours fidèles à dieu


Classée monument historique depuis 1914, la chapelle est bâtie dans un cadre grandiose : la pointe du Van. Le site est, hélas, vulnérable, victime de l’érosion et rongé par la mer . Il faudra peut-être un jour effectuer des travaux de consolidation de la falaise, haute de 70 mètres à cet endroit .
On dit que Saint-They serait venu d’Angleterre au VIème siècle, très exactement de Cornouaille anglaise (Cornwall), où il était connu sous le nom de Saint-Day. En fait, on sait assez peu de choses sur lui. Il serait un disciple de Saint-Guénolé, fondateur de l’abbaye de LANDEVENNEC . D’autres chapelles érigées à la dévotion de Saint-They existent à SAINT-SEGAL, RIEC, PLOUHINEC, POULLAN.
La chapelle actuelle a été construite au XVIème siècle, à l’emplacement d’une autre chapelle tombée en ruines.
L’association de sauvegarde a publié une brochure à laquelle on peut se reporter pour connaître plus de détails tant sur l’intérieur que l’extérieur. Cette chapelle fait partie d’un patrimoine exceptionnel. Le pardon a lieu chaque année le premier dimanche de juillet : messe et vêpres. A l’issue des vêpres, l’assistance, précédée de ses enseignes : croix et bannières se rend en procession au bord de la falaise où se déroule la cérémonie de la bénédiction de la mer.
Personne ne peut rester indifférent, tant à l’aspect traditionnel de la cérémonie, qu’à la manifestation de l’expression d’une foi religieuse transmise par les Anciens. Le capiste accepte sans rechigner les caméscopes de la modernité qui enregistrent les processions, mais rien ne dit qu’il accepterait le manquement d’égards à cette forme de sa culture. L’expression ‘’touche pas à…’’ est toujours à la mode. Ici, elle pourrait se traduire comme suit :
‘’Touche pas à mes cantiques, ils font partie de mon héritage, tout comme le Cap-Sizun !!’’

°°°°°°
On prétend que la cloche de Saint-They sonnait d’elle-même pour avertir les barques en danger, de se mettre sous la protection du saint. Un jour, la flotte du roi de France était poursuivie par une flotte ennemie. La cloche se mit à tinter. L’Amiral de France répondit à cet appel, et dirigea ses vaisseaux dans la Baie des Trépassés, au pied de la falaise sur laquelle est érigée la chapelle. L’ennemi voulut les y suivre, mais un courant contraire prit ses navires et les entraîna dans le Raz où plusieurs frappèrent les écueils. Les autres furent dispersés au large.

N’est-elle pas belle cette légende ? En voici d’autres !

La légende de CONOMOR

Cruel et sans pitié, ce Barbe-Bleue breton obtint de sa femme Typhine 2 fils : They et Tremeur. Un jour, dans un accès de folie, il les décapita ;
They et Tremeur prirent alors leur tête sous le bras, et rejoignirent un canot qui les attendait à la côte. Saint-They, voulant disposer de ses deux mains pour manœuvrer la frêle embarcation, remit sa tête à son emplacement originel, et miracle, celle-ci reprit immédiatement vie. Par contre, Saint-Tremeur, gêné par le vent et les vagues, ne parvint pas à réaliser le même exploit que son frère (on représente Saint-Tremeur portant sa tête dans ses mains). La forme la plus ancienne du nom de Saint-Tremeur est Dremore.
Leur traversée se termina à PORZ Ar ZENT, une petite anse du Cap-Sizun.

Bien-sûr, vous n’y croyez pas !! Allez donc voir le site internet cité précédemment !!



Chapelle de Saint-Tugdual



Cantique

O Sant Dual or patron mad
En or parrez ni’zalh an had


O saint Tugdual , notre bon patron
Dans notre paroisse nous gardons la foi


Juste un mot pour dire qu’elle fut construite en 1772, à l’emplacement d’une autre chapelle plus petite. Au temps des moulins à vent, on balayait la chapelle pour que le vent se lève et fasse tourner les ailes. Ceci a donné naissance à un dicton local :
Troc’ha an ed du araog sant dual……. Couper le blé noir avant la fête de saint-Tugdual
Gant aon e iaffe gant an avel…….De peur que le vent ne l’emporte

Le pardon a lieu le 2ème dimanche du mois d’août.

°°°°°°
Chapelle de Saint Tremeur





Cantique

O Sant Tremeur deit omp hirio
D’ho enori en ho chapel

O Saint Tremeur, nous sommes venus aujourd’hui
Vous honorer d ans votre chapelle


Sise au village de Trouguennour, entre CLEDEN et la plage du Loch, la chapelle de Saint Tremeur date de 1538 (XVIème siècle). Elle est également dédiée à Saint Gildas.
La porte du tabernacle a été volée, aux environs de 1965, par quelqu’un qui, une fois encore , ne respectait rien. C’est bien dommage !!

°°°°°°



Notre Dame de Langroas





Cantique


Itron Varia Langroaz, mam garet or zalver
Holl, d’ho chapelig bep bloaz, ni a zired seder

Notre Dame de Langroas, mère aimée de notre sauveur
Tous, dans votre chapelle chaque année
Nous sommes sereins


Elle est dédiée à Notre Dame de la Pitié, représentée par une statue du XVIème siècle. Son calvaire de Roland Dore, qui a été déplacé en 1922, porte les armes de René de Keridiern et de Marie de Kerivon, mariés en 1620.
Mais, là encore , il y a une légende .

La légende de Katel Kerlaer
(d’après Hyacinthe Le Carguet, déjà cité)

Un jour, Katel Kerlaër, mendiante de PLOGOFF, entre dans la chapelle de Langroas pour faire ses dévotions. Elle s’agenouille devant un groupe de personnages, aperçoit un hibou posé sur la tête de l’un d’eux, le prend pour un saint, et lui débite la prière en ces termes :

Gant ho fri croc hag ho ivinou………Avec votre nez crochu et vos griffes
Pardonnit d’eon va fec’hejou………Pardonnez moi mes péchés

Cette Katel Kerlaër était réputée comme une ‘’jeteuse de sorts’’ (Drouk-Avis, mauvais œil), dont les sortilèges avaient terrifié la population. Un nuit, pour s’en débarrasser, on mit le feu à sa masure, et la vieille sorcière y fut brûlée vive.

PAGANISME ?? Très certainement !! Mais

‘’Touche pas à mes cantiques tout de même’’ !!

°°°°°°

Il faut signaler aussi les chapelles détruites : Saint Guénolé à Lanzullien, dont il ne reste que des ruines. La fontaine, datée de 1788, subsiste. On la nomme parfois Feunteun ar C’hilou, la fontaine des sangsues .
La chapelle du manoir de Kerazan était dédiée à Saint Sébastien. Elle n’existe plus, ayant été démontée aux environs de 1980. Les pierres ont été transportées à PONT-CROIX. J’ignore ce qu’elles sont devenues.




453 – CONFORT- MEILARS


Depuis 1910, la chapelle de Notre dame de Confort a remplacé l’église de MEILARS, dédiée à Saint-Melar, comme église paroissiale.
Elle fut bâtie entre 1528 et 1544 par Alain de Rosmadec et son épouse Jeanne du Chastel. Outre le mobilier du XVIIIème siècle, les vitraux et les statues anciennes qui se trouvent à l’intérieur, il faut signaler un élément assez rare : la roue à carillons qui était mise autrefois en service à la messe, pendant le Gloria. Il s’agit d’une roue en bois, garnie de 12 clochettes, que l’on peut faire tourner.
Les Anciens conduisaient à CONFORT les enfants qui éprouvaient quelques difficultés à trouver la parole : une prière, un tour de roue, une prière !! L’histoire ne donne pas le taux de réussite ni les statistiques des résultats obtenus par ce traitement. Mais, il faut peut-être se souvenir que nos pères n’avaient ni l’instruction, ni les techniques médicales d’aujourd’hui. Seulement la foi, avec peut-être un brin de superstition. Qu’importe puisque c’est à eux que nous devons ce que nous sommes, pour le meilleur comme pour le pire.
La calvaire situé à l’entrée date du XVIème siècle. Les statues anciennes furent détruites à la révolution. Les remplaçantes datent de 1870.

Calvaire de Confort



(photo collection personnelle de l’auteur)
Cantique de Notre Dame de Confort

Gant hor mistri, gant hor rener....................Avec nos maîtres, avec nos chefs
Holl d’ho chapel o mamm dener.............Tous à votre chapelle o tendre mère

Eglise Saint-Melar




Cantique

Kanom, Kanom,A greiz Kalon
Kantik Sant Melar, or Patron

Chantons, chantons de grand cœur
Le cantique de Saint Melar, notre Patron


Comme écrit ci-dessus, cette église n’est plus paroissiale depuis 1910. Cependant, certains indices permettent d’imaginer que la construction remonterait au XIIIème siècle. (porte ouest). Certains éléments sont beaucoup plus récents (clocher : 1837), chœur 1771. Le cadran solaire date de 1784.
A Meilars aussi, d’autres chapelles ont existé autrefois : La chapelle Saint Jean Baptiste, près de Kerscao (démolie en 1928), et la chapelle Saint-Marc qui se trouvait dans le même enclos que la chapelle Saint-Jean.


******

454 – ESQUIBIEN


Dédiée à Saint-Onneau, cette église paroissiale date de la seconde moitié du XVIème siècle et a été remaniée au XVIIème siècle. Sa façade ouest est de la même famille que PLOUHINEC, CONFORT, Saint Tugen, CLEDEN et PLOGOFF. N’oublions pas qu’AUDIERNE fut trève d’ESQUIBIEN, avant de devenir paroisse en 1801 (concordat).
Saint-Onneau aurait débarqué à Treiz Goarem , en provenance de Grande Bretagne pour s’installer à Kannaek aujourd’hui disparue (ensevelie sous les sables en 1111). La chapelle portant ce nom a disparu, de même que la fontaine qui rebâtie en 1648, n’existe plus non plus.


Chapelle de Sainte Brigitte





La chapelle de Sainte-Brigitte est située au village de Landuguentel

Nous savons qu’il s’agit d’un transfert de BEUZEC (Voir Beuzec à ce sujet), et qu’elle est dédiée à Sainte Brigitte d’UPSALA. D’après Hyacynthe Le Carguet (déjà cité), la chapelle était antérieurement dédiée à saint Brigitte d’Irlande. Le transfert a eu lieu en 1651. Le responsable du changement de sainte patronne est Jean Le Bis, recteur d’ESQUIBIEN.
On dit que Brigitte était une vierge irlandaise, abbesse de KILDARE, née en 452 ou 456, morte en 524.Certains affirment qu’elle a pris la place de Brigit, ancienne déesse d’Irlande. Selon la tradition, on trempait autrefois dans la fontaine les linges des bébés ou la chemise de la mère. Invoquée par les femmes en couches et par les mères qui allaitaient, elle serait aussi la patronne des bêtes à cornes.
L’autre Sainte Brigitte est née en Suède en 1302 et décédée en 1373 . On la considère comme la protectrice des épouses , des mères chrétiennes et des veuves.
Quelle est la bonne version ? Les deux ont leurs partisans !!

Chapelle de Sainte Edwette

Il n’y a pas, à ma connaissance , de cantique dédié à Sainte Edwette. Le jour du pardon, les fidèles chantent : Intron Varia ar mor
cantique de Notre Dame de la mer
Kerz eta bagig vihan
Dindan dourn ar verc’hez
Intron Varia ar mor
A ziouallo Kalonek martoloded an Arvor
Va donc petit bateau
Sous la main de la vierge
Notre Dame de la mer
Gardera les courageux matelots de l’Arvor


Située au lieu dit Landrevet, à l’extrémité ouest de la plage dite d’AUDIERNE, elle date de 1743. On ne sait pas grand chose sur Sainte Evette qui fut peut-être une druidesse convertie, allant prier sur une roche dite ‘’menhir’’ de Pors Péré. D’où, éventuellement son nom : Santez Erven, sainte de la pierre. Alors, quand on n’est pas formel, il faut faire confiance à la poésie.


La légende de Sainte Evette

Nos Saintes et Saints sont parfois plusieurs de la même famille. Ainsi, nous avons vu, dans la légende de Conomore, que Saint They et Saint Tremeur sont frères, ayant donc une mère commune Typhine. Qu’en est-il de Sainte Evette ?
Une grande incertitude entoure son nom : Desmeta, Dumata, Demat, Demet, Devet ou Edwett, et même peut-être Erven , sainte de la pierre.
La légende la fait naître en Grande Bretagne, d’où elle part avec Sainte Ursule, pour aborder avec son frère Saint Demet, en Bretagne Armorique. Le navire qui les transporte fait naufrage et tout l’équipage périt. Dieu recueille dans sa main le frère et la sœur, et les dépose sur le rivage à PENHORS. Le pays étant désert, ils décident d’y bâtir un ermitage. La cabane presque achevée, Saint Demet reçoit une révélation : la règle de la sainteté ne permet pas qu’un saint et une sainte restent sous le même toit pour faire pénitence.
Saint Demet ordonne alors à sa sœur :
« Va, pars et demeure en un lieu où, le soleil se levant au dessus de mon ermitage, te verra chaque jour en prière, et se couchant au dessus de ton ermitage, apercevra le seuil de ma cabane »

An heol ho sevel divar treujou va zi,
Da velo, bemdez e pedi
A pa guso divar treujou da di
A velo treujou va uni


Sainte Evette monte dans une auge de pierre (souvenons-nous du vaisseau de Saint Conogan à BEUZEC), joint les mains et lève les yeux au ciel. Aussitôt l’auge se met en mouvement, traverse la baie, et s’échoue à l’endroit où se trouve aujourd’hui la chapelle. La sainte débarque, l’auge vogue vers le large et s’enfonce près d’une bosse appelée ‘’ le Sillon’’ (an Ero), ( situé au sud de la digue brise-lames qui protège actuellement l’avant-port d’Audierne, sur laquelle est mort mon père en 1941. Ce lieu-dit est bien connu des pêcheurs-plaisanciers).
Après avoir bâti sa cabane, la sainte se retire au village de Legueriou (tout à côté), et passe ses journées en prières sur une roche qui porte la marque de ses genoux, la marque de son chapelet pendu à la ceinture, et la marque de sa main droite sur laquelle elle s’appuyait en cas de fatigue.
Saint Demet mourut et devint le Saint Patron de PLOZEVET.
Sainte Evette est la protectrice des pêcheurs, mission reçue de dieu, en mémoire de son naufrage.
Autrefois, la chapelle était un lieu de pèlerinage pour les marins rescapés d’un naufrage. Portant leurs vêtements du naufrage, après s’être mouillés dans la mer jusqu’à la ceinture, ils faisaient neuf (9) fois le tour de la chapelle. On y disait la messe des noyés pour les marins retrouvés, et on faisait la ‘’neuvaine des disparus’’ pour que les cadavres reviennent à la côte, afin de recevoir une sépulture en terre bénite.
La légende dit encore que la construction initiale de la chapelle commença près de l’actuel calvaire. Mais, les travaux exécutés le jour, étaient détruits la nuit, et les pierres transportées auprès de la mer , à son emplacement actuel. C’est ainsi que l’on sut que la sainte voulait être honorée à l’emplacement sur lequel elle avait débarqué.
La statue de Sainte Evette représente la sainte au front ceint de 3 couronnes :
La couronne des princesses
La couronne des vierges
La couronne des martyrs

Cette statue,volée une première fois, il y a environ 60 ans, avait été retrouvée dans un appartement parisien (vol pratiqué par des touristes). Elle a disparu une 2ème fois en 1998, et n’a pas été retrouvée à ce jour. Une copie remplace l’original dans la superbe fontaine.








Calvaire de Sainte Evette

(Photo collection personnelle)















 

 

 

Fontaine de Sainte Evette


(photo collection personnelle)

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Alors ‘’grincheux’’, tu les trouves comment mes légendes ? J’entends bien , ce sont des légendes !! Et alors !!

Touches pas à mes légendes non plus !!

Elles sont, comme mes cantiques, une partie de mon héritage !!

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Published by spartacus - dans livres
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