Législatives 2007- Verdict et suite
Le 27 juin 2007 à 10 heures
La presse locale du 26 juin 2007 (Télégramme de Brest) publie en dernière page, un article concernant le "perchoir" de l'assemblée nationale. Titre: le jour de gloire de Loïc Bouvard. Député de Ploërmel-Questembert, Monsieur Bouvard est le doyen de l'assemblée nationale. A ce titre, et pour un temps éphémère, il a présidé la première réunion de cette assemblée, ce qui n'a rien de particulier. Il faut cependant remarquer que ce député n'a pas connu l'échec aux législatives depuis 1973. Explication:
" ....Loïc Bouvard c'est quatre jours à Paris et trois jours sur ses terres. Kermesses, inaugurations, festivités, repas....85 communes.....Une fois par mois, il reçoit dans chacune des mairies, note encourage, écrit, sollicite, relance comme tout élu qui respecte l'électeur...."
Comparons avec le Cap-Sizun qui fait partie de la VIIème circonscription. Chacun pourra se livrer à un petit exercice: compter les permanences tenues par les élus sortants dans les mairies. Qui plus est, on a donné un rôle au suppléant. La loi dit que le suppléant remplace le titulaire dans certains cas, et particulièrement si le titulaire est appelé au gouvernement. Pour le reste il est dans l'ombre, en attente pour le cas où... La loi ne dit pas que le suppléant peut recevoir des délégations relatives à certains problèmes, et dans le cas particulier des affaires sociales c'est sans aucun doute une grave erreur. Demander un rendez-vous au député pour être reçu par le suppléant n'est pas très motivant au moment de passer dans l'isoloir. Mais, dégagés de leurs obligations de titulaire et suppléant sortants, chacun va pouvoir désormais s'occuper de sa commune dans lesquelles le travail ne manque sans doute pas comme à Audierne:
Photographie ci-dessus prise rue René Autret à Audierne
Le 18 juin 2007 à 10 heures
Le blog Konchennou a vu le jour voici une année. Depuis cette date, il s'est évertué à montrer et démontrer ce qui n'allait pas dans notre belle région de la pointe de Bretagne, et plus particulièrement dans la 7ème circonscription électorale. Aujourd'hui, nous nous trouvons à l'heure des bilans. Je n'aurai pas l'outrecuidance de dire que les résultats sont à attribuer au travail de "Konchennou". Non, mais cependant les résultats sont là.
Le combat qui vient de se dérouler a vu la comparaison d'un bilan, celui des sortants, au projet des postulants. Généralement, le sortant bénéficie d'une prime s'il a un bon bilan. Dans le cas contraire, chacun doit faire son propre examen de conscience et tirer les conclusions. Or, à l'issue d'un premier mandat, le couple de sortants, constitué par 2 maires en exercice, celle du Guilvinec et celui d'Audierne, n'est pas reconduit. Il y a très certainement des raisons. Certes, elles ne sont pas toutes locales. Tout le monde aura enregistré les résultats de Plonéour-Lanvern. Ils ne sont pas ceux souhaités par le maire Michel Canevet qui ne pourra plus désormais revendiquer une certaine neutralité. Il est désavoué dans sa propre commune. Le Guilvinec et Audierne ont suivi leur leader. Sans problèmes au Guilvinec, 20 voix d'écart entre les deux candidats à Audierne. Si j'étais responsable, je commencerai à me demander pourquoi, et j'arriverai sans doute à me dire que les pots de fleurs ne sont pas électeurs, et que les trottoirs mal entretenus savent rafraîchir les mémoires à l'occasion. Quant aux épaves de voitures, elles n'ont pas non plus de carte d'électeur, pas plus que les promoteurs immobiliers qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales . Ce sont les résidants qui votent, les administrés domiciliés dans les quartiers mal entretenus, les Anciens dont on ne s'occupe pas. Les affaires sociales de la 7ème circonscription ont été confiées au suppléant. Imaginez l'impact: un député qui délègue les affaires sociales, alors qu'il s'agit d'un des volets les plus importants de sa fonction. Mais désormais, le maire d'Audierne pourra se consacrer aux affaires sociales de sa commune dans laquelle le travail ne manque pas. Il ne suffit pas de pleurer sur un échec dans les permanences électorales; il faut savoir tirer les conclusions. Distribuer des décorations n'est pas un bilan de député. Il faut savoir, sur le terrain, s'occuper de ses administrés tout comme un médecin s'occupe de ses malades ou un responsable religieux de ses ouailles. Le reste, tout le reste, n'est que du vent, même si chez nous, le vent sait parfois nous manifester sa présence en soufflant au maximum.
Et maintenant, très bientôt, Cap sur les Municipales .....