Le Marquisat de Pont-Croix
Le marquisat de Pont-Croix est un bâtiment qui datant de 1550, est lié à toute l'histoire de notre chef-lieu de canton, et même du Cap-Sizun (on l'appelle aussi maison prébendale). Je lui ai consacré quelques lignes dans mon étude du Cap-Sizun "Ma Bro Hirio suite 1". Les lecteurs intéressés peuvent s'y référer. Transformé en 1997 en musée du patrimoine sous la houlette de son président Claude Trividic, il était ouvert gratuitement au public le 17-9-2006 (journée du patrimoine). De nombreux visiteurs ont pu apprécier les différentes collections représentatives de notre mémoire.
Ce musée est sans doute le meilleur outil existant pour prendre un bain de patrimoine, tant pour les capistes de souche que pour les amis de passage.
Les photos figurant dans cet article sont publiées avec l'aimable autorisation de Claude et son épouse Annick, tous deux piliers de l'association depuis sa création. Qu'ils veuillent bien trouver ici mes remerciements.
******

L'entrée du musée


On remarque les objets d'autrefois, dont, en bas à droite, un vieux bidon servant à transporter le pétrole des lampes d'éclairage de notre enfance (lampes Pigeon )
Les vieux outils



Les costumes

On peut remarquer au centre de la vitrine, les vêtements de deuil portés par les veuves pour les obsèques de leur époux. On y voit le mantelet, sorte de longue cape noire dont la grande capuche servait à dissimuler la tête et le visage pendant les cérémonies.
Sur la photo la coiffure représentée est la coiffe de deuil: la " jibilinen " que l'on voit ci-dessous en gros plan . Je signale qu'il s'agit authentiquement de la coiffe portée par ma propre mère lors de son veuvage en 1941. Je l'ai offerte au marquisat avec la robe noire (également sur la photo). Le mantelet a une autre origine que j'ignore. Ce vêtement se prêtait ou se louait pour la circonstance car les pauvres n'avaient pas les moyens d'acheter un tel objet dont l'utilisation était limitée.

Les meubles
Ci-dessous, un "drusthuil", meuble caractéristique du Cap-Sizun, sorte de cloison séparant la cuisine de la souillarde. De nombreux " drusthuils", victimes du modernisme ont fini dans les écuries et parfois dans les cheminées

La cuisine avec le lit-clos et son banc- offre

Le vaissellier et l'horloge

La chambre à, coucher


On remarque sur le mur du fond, une image religieuse et à sa droite une petite photo encadrée (au dessus de la lampe à pétrole. Il s'agit de la photo de mariage de mes parents en 1918. La photo a été prise à Audierne, dans la "grand' rue" (rue Pasteur), devant ce qui était à l'époque une boucherie, et aujourd'hui le commerce "Vigne en vins".
Ci-dessous: photo agrandie

******
Un diplôme de certificat d'études primaires datant de 1908. La diplômée a 12 ans

Les toilettes d'autrefois:
Une pièce rare. Ce modèle était réservé aux personnes de la bonne et haute société. Les pauvres devaient se contenter de l'étable à la campagne et d'un récipient (seau) en ville. Parfois, une cabane au fond du jardin était pudiquement appelée "les commodités "

La galerie de vieilles photos

Les vitrines: coiffes et vieux objets


On remarque dans la vitrine ci-dessus un brassard de combattant de la résistance: FTPF, franc tireur patriote français
à suivre