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Pont-Croix 

Objets rares d'hier 

Le drusthuil, meuble typique du Cap-Sizun

 

La coiffe de deuil "ar jibilinen "

Ces objets sont visibles au musée du patrimoine 

Le  Marquisat de Pont-Croix

et en photo sur le blog

 

 

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Vous aimez la Bretagne

Vous aimerez le Cap-Sizun

situé au bout du monde, au pays des calvaires, au pays des chapelles, au pays du grandiose, là où finit la terre et commence la mer.

Regardez!!

 

 

 

 


 


Evel ar C'hap, n'eus bro ebet

Il n'y a pas de pays comme le Cap

Pont-Croix

Cap-Sizun côté pile et face

Beuzec

Cleden

Confort

Mahalon

Goulien

Plogoff 

Plouhinec

Pont-Croix 

Primelin

 

Toutes ces miniatures sont extraites de l'album photo du blog. Elles correspondent chacune à un article qu'il suffit de demander dans la liste des articles 

 

 

 

 

 

1 septembre 2007 6 01 /09 /septembre /2007 09:32

Souvenirs- Galerie de portraits

En souvenir de quelques personnes connues dans le Cap-Sizun

Blog Konchennou

 

En ouvrant le blog "konchennou", voici un peu plus d’un an, je poursuivais plusieurs objectifs, dont celui de publier une étude de ma région d’origine intitulée:

Ma Bro ar C’hap gwechall, hirio, warhoaz

Traduction: Mon pays le Cap-Sizun, hier, aujourd’hui, demain.

Présentée à 2 éditeurs: Ouest-France et le Télégramme de Brest, cette étude n’a pas été retenue aux fins de publication. Les arguments invoqués faisaient état d’une prévision de vente inférieure à 5000 exemplaires (propos tenus par la représentante du service éditions du Télégramme de Brest Madame Isabelle Garcia). Je donne acte aux éditeurs de leur point de vue tout en faisant remarquer que, à  ce jour, le blog a reçu 14663 visiteurs qui ont lu gratuitement 46809pages. Mon but n’était pas commercial même si j’ai déjà connu l’émotion de figurer dans les vitrines de librairies. Je souhaitais seulement sauvegarder une mémoire recueillie à travers des documents disparates, et dont on regrettera sans doute un jour la disparition. J’ai plaidé sans résultat pour le sauvetage de ces documents après regroupement. Tant pis. Mais, je n’imaginais pas, à travers cette écriture, toucher tant de lecteurs, recevoir des menaces et même  des remerciements. Les menaces se sont calmées. En effet, j’ai pris la décision de les rendre publiques ce qui a dissuadé les  courageux voyous exerçant leur talent sous couvert d’anonymat. Ils avaient oublié que, aujourd’hui, l’ADN et bien d'autres choses pouvaient parler. Mais, peut-être se croyaient-ils encore à Plogoff, au temps des menaces anonymes, à l'époque des évènements.

   J’ai aussi reçu des compliments et des remerciements. Ils sont affichés dans les commentaires sur le blog, donc accessibles à tous. Je dois avouer que j’ai été particulièrement touché par les marques de sympathie exprimées par les héritiers de 2 "personnages locaux" très connus et aujourd’hui disparus. En effet, ces héritiers de Monsieur Guibourg dentiste d’une part, du Docteur Merop d’autre part m’ont fait parvenir sans que je le demande, des photographies de leur parent. Ils ont lu "Konchennou" sans doute par hasard . Je ne les connais pas. J’ignore où ils demeurent, ce qu’ils sont, ce qu’ils font, et n’ai nul besoin de le savoir. Je retiens l’impact du blog, c’est tout. Enfin, disons presque tout, puisque j’ai décidé de publier un article contenant ces photos souvenirs avec quelques explications, et bien entendu avec l’autorisation des ayants-droit. Je commencerai donc par Monsieur Guibourg, cité dans mon étude au chapitre " suite 3". Je poursuivrai par le Docteur Merop cité au chapitre 6 de cette même étude, à propos des épidémies dans le Cap-Sizun. Je dois préciser que c’est grâce au Médecin Général Roger Moullec de Primelin que j’ai pu accéder à certains documents, dont la thèse en doctorat de médecine du Docteur Heurté. Le Médecin Général était membre du jury lors de la soutenance de thèse. Le Docteur Merop y est nominativement cité. Merci mon Général. Et

maintenant: place à l’histoire et aux souvenirs

(Les photographies ci-dessous sont publiées avec l'autorisation des familles)

********

 Monsieur Guibourg

texte de 2 messages qui m'ont  été adressés ( nom de l'expéditeur non diffusé)

(1)

> > Bonjour,
> > Merci d'avoir cité mon oncle Guibourg, "érudit" en
> effet il l'était dans
> > plusieurs domaines et pour l'anecdote, il habitait
> rue Guezno dans une
> > belle maison en pierre qu'il avait fait construire
> sur ses propes plans.
> > Amicalement
> > Ce message vous est envoyé par le formulaire de
> contact accessible en bas
> > de page de votre blog: konchennou.over-blog.com Le
> visiteur qui vous envoi
> > cet e-mail n'a pas eu connaissance de votre
> adresse de messagerie.

(2)

Mon oncle avait en effet plusieurs cordes à son arc :
Bretagne, numismatique, collections d'art japonais etc
Je regrette de ne pas m'y être intéressé plus tôt mais
nous habitions loin de la Bretagne et ne le voyions
que rarement et j'étais très jeune à l'époque.
Je vous joins quelques photos de sa maison avec son
joli jardin intérieur quand il y habitait, une photo
de lui tel que vous avez dû le connaître (1940) et 2
cartes postales représentant la rue Savary à Quimperlé
- alors Grande Rue.
On y voit sur l'une d'elles - à la fenêtre de la
maison - une de mes tantes encore jeune et, en
grossissant, ma grand-mère. Une de mes tante y habite
encore - depuis 96 ans !
On y voit aussi la pharmacie de mon grand-père
Guibourg établi en 1902. La rue Savary autrefois
centre commerçant de Quimperlé est aujourd'hui
desertée hélas

commentaire de Spartacus 

Merci monsieur pour ces photos souvenir. J'ai bien connu Monsieur Guibourg qui, en d'autres temps, a soigné mes dents. Vous m'adressez aussi des représentations de cartes postales concernant Quimperlé où se trouvait la pharmacie de votre grand-père. Monsieur Guibourg se rendait souvent dans sa famille , à Quimperlé. Presque tous les week-end sans doute. Je faisais moi-même mes études au collège de cette ville, dans laquelle les conséquences de la guerre (restrictions) se faisaient encore sentir. Ma mère avait sollicité Monsieur Guibourg pour qu'il me fasse parvenir des colis familiaux de ravitaillement lors de ses déplacements. Il avait accepté bien volontiers, preuve s'il en était besoin de la simplicité et de la modestie de cet homme à propos duquel je partage votre point de vue. Monsieur Guibourg était un érudit. J'ai toujours admiré cet homme qui, marqué par un handicap physique au niveau des membres inférieurs, avait tenu à prouver que l'habilileté de ses membres supérieurs était intacte, car le métier de dentiste exige une certaine adresse. Quant aux facultés intellectuelles, elles étaient celles d'un homme brillant. Je suis heureux de pouvoir lui rendre hommage.

Ci-dessous, 2 photographies:  intérieur et jardin de sa maison sise rue Guezno à Audierne

 

********

Docteur Merop (1871-1948)

Texte d'un message qui m'a été adressé( nom de l'expéditeur non diffusé)

Bonjour Monsieur

Je fais suite à votre bienveillante réponse, et je vous remets en pièces jointes les photos relatives à François MEROP ( Frère de mon Grand Père)

Salutations

 

commentaire de Spartacus

  Le docteur Merop a exercé la médecine générale à Audierne,sans doute à la fin du XIXème siècle et certainement dans la première partie du XXème siècle. Il habitait une maison remarquable sise quai Anatole France, face au port. Il a été remplacé par le docteur Claquin qui a exercé dans la même maison, avant de la laisser à son gendre le docteur Lélias. Aujourd'hui la maison n'est plus un cabinet médical mais une simple demeure. Elle a cependant toujours autant de caractère.

  Les anciens élèves de l'école publique d'Audierne (aujourd'hui école Pierre Le Lec), ont bien connu le Docteur Merop dont la maison était voisine de l'école. Sans compter que le docteur était également médecin vaccinateur car nous sortions à peine de la période des épidémies. C'est donc par lui que j'ai été vacciné gratuitement contre la variole, en tant qu'élève de cette école.

  Le Docteur Merop a joué un rôle et exercé des responsabilités dans la lutte contre les épidémies dans le Cap-Sizun. Une thèse de doctorat en médecine a été consacrée au sujet (Docteur Heurté), et Monsieur Merop y est plusieurs fois cité. je répète que c'est grâce au Médecin Général Roger Moullec que j'ai pu accéder à ce document dont je souligne la qualité. Il ressort de cette étude que les médecins ont du se battre pour faire appliquer des règles d'hygiène élémentaire  comme le lavage des mains avant les repas. Sans compter  l'élevage des lapins dans un réfectoire d'école publique, ou la non déclaration des malades pour ne pas avoir à brûler les paillasses. Combat contre une forme d'obscurantisme, avec peu de moyens, pas d'antibiotiques, pas d'examens sophistiqués, j'en passe. Les médecins de l'époque diagnostiquaient par l'observation et  soignaient avec les modestes moyens dont ils disposaient. Ils faisaient tout: les accouchements , les plâtres pour fractures, les diagnostics de tuberculose etc.... Sans compter la concurrence des rebouteux qu'il fallait combattre.

  Le Docteur Merop fait partie de ces médecins de combat, d'autant qu'il avait combattu au cours de la première guerre mondiale comme le montre une photo en uniforme, dans un camp de prisonniers en 1916. Il est juste de lui rendre hommage, et je suis heureux de pouvoir le faire. 

 

 

*******  

 

Mon blog est bien entendu ouvert pour d’autres personnages qui, pour différentes raisons, auraient oeuvré pour le Cap-Sizun. Je n’ai pas d’exigence particulière. Cela pourrait concerner des élus, des membres du clergé, des enseignants (des 2 écoles), des écrivains même modestes, des sauveteurs en mer, des résistants que sais-je !! La liste n’est pas limitative. J'ai quelques idées au sujet de certaines personnes mais je ne prendrai pas d'initiative. Cela appartient aux familles. Il suffira de me contacter par l’intermédiaire de mon blog, de me faire parvenir des photos par courrier électronique, de m’autoriser les publier, et je ferai le reste.  Ce qui compte c’est la mémoire du Cap-Sizun. Merci pour elle et pour le Cap.

Spartacus

 

 




    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Kenavo !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 15:21

Beuzec

 

 BEUZEC: la plus grande commune du Cap-Sizun dont le nom, porté par le Bagad et le cercle des Bruyères a dépassé nos fontières.

La commune de Beuzec a deux caractéristiques: une superbe façade maritime et une vaste campagne, domaine de l'agriculture. La richesse de son patrimoine mérite d'être signalée, ainsi que son dynamisme qui se manifeste tous les ans, au mois d'août, au cours de la fête des bruyères :Gouël ar Brug:

édition 2006

 

 

 souvenir de l'édition 2005

Deux criques de la côte nord 

 La fontaine et l'église de saint Budoc

 

Le lavoir près de la fontaine

 

 

 encore la fête en 2006: défilé de la noce bretonne

 un beau paysage

la chapelle de saint Collodan  

 La chapelle de Sanspé et sa fontaine

 

 

 un calvaire (500 mètres au sud du bourg)

 

Costumes et coiffes exposés à Beuzec le 9-9-06 

 

 

 

 

 

 

Pors Lanvers

 

 

 

 

 

 

 

Plaque commémorative: départ du "Moïse" en Angleterre

 

 

à suivre....

 

 

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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 11:56

  Suite à des problèmes techniques, il semble nécessaire de poursuivre les aventures de Tante Gaïd et Tonton Lom dans un nouvel article Ma Doué 2. Avec les excuses de Spartacus

******

Pétition nationale pour obtenir la création du domaine breton sur internet. Principaux signataires:Gilles Servat,Melaine Favennec, Gweltaz Ar Fur, Roger Gicquel, Dan Ar Braz, les Bretons de Clamart, et plus modestement votre serviteur. A ce jour, plus de 11000 signatures. Pourquoi pas la vôtre. Consulter  le site:

                 http://bzh.geobreizh.com/www.bzh

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       Le 7 avril 2006

  Après le voyage d'hier, tout le monde avait envie de souffler un peu. Et puis, on attendait les nouvelles de Guiguitte qui arriverait sûrement, mais quand ? Tante Gaïd ne savait jamais trop où sa fille se trouvait exactement, et c'était fait exprès car, avec tout ce qu'on voyait et entendait à la télévision, toujours des morts partout, elle aurait pu s'inquiéter. Tout ce qu'on lui disait c'est que cette fois-ci, c'était l'Afrique, sans plus. Seule la directrice en savait un peu plus pour le cas où...,mais rien ne sortait du bureau, si bien que Jeanne-Yvonne faisait chou-blanc pour aller raconter au recteur. La directrice savait très bien que Abidjan, ce n'était pas une panne de l'avion, mais que Guiguitte s'était arrêtée pour embrasser son mari. Et n'allez pas croire des choses compliquées, alors que c'est simple. Voilà. Guiguitte était allée un jour au Cambodge, toujours médecin sans frontières, pour essayer de s'occuper des gosses qui sautaient sur les mines, qu'il fallait amputer, consoler et leur apprendre à vivre avec leur malheur. Vous n'avez jamais vu le résultat d'une explosion de mine ? Ce n'est pas beau à voir. Donc au Cambodge, il y avait aussi des militaires venus de France pour essayer de déminer, et Guiguitte et le jeune capitaine s'étaient trouvés des points communs: une réparait les hommes, l'autre réparait la terre comme il pouvait. Et voilà. Le résultat: un mariage, et 2 gosses qui voyaient leurs parents de temps, qui passaient toutes leurs vacances dans le Cap, car le père adorait ce coin-là. Son grand plaisir c'était d'aller aux ''pouce-pieds'' avec ses gosses, et les gosses aimaient  ce père qui leur montrait tout ce que l'on pouvait faire, en préparant bien son affaire. Pour les ''pouce-pieds'', vu que tout cela a déjà été raconté par Madame Jeanne Nabert, originaire de Pont-Croix, la fille du docteur Neiss qui a écrit ''le cavalier de la mer'', on n'en dira pas plus. Sachez seulement que le capitaine (devenu colonel) accrochait une corde sur le haut de la falaise, l'envoyait en bas, puis expliquait aux enfants comment il fallait faire pour descendre sans risque, et surtout pouvoir remonter avec les pouce-pieds (anatifes). Il était même un peu ''casse-...'', au point que Tugdual lui disait toujours:

  - Tu rabâches Papa 

  - Et le père répondait. Quand on est responsable, on doit prévoir. Ce n'est pas après, mais avant. Toujours envisager ce qui peut arriver, et prendre les dispositions pour que tout se passe bien. Dans mon métier, après ce sont des morts d'hommes, toujours pour rien; Avant ce sont des économies d'hommes et des mamans qui retrouvent leurs gosses sans avoir à pleurer.

  - Et Tugdual lui renvoyant la balle ! Ce n'est pas comme à Audierne par conséquent. D'abord on fait sans prévoir, et après on fait l'inventaire de tout ce qu'on aurait pu éviter, comme le mur de la honte. Une petite clause restrictive au permis et voilà. Permis accordé sous réserve de ....  (on ne vous a pas dit mais Tugdual avait commencé son droit )

  C'est là que Brigitte Edwett plaça son couplet: 

 

 

 

 

 

 

  - Oui, et encore  à Audierne. Il y a une rue Clemenceau et à l'entrée, il faut voir çà. Clemenceau n'a décidément  n'a pas de chance. Si tu voyais ce qui est, paraît-il un ancien abattoir. L'autre jour la porte était ouverte et j'ai vu ...   Décidément Clémenceau, le ''père la Victoire'' n'a pas de chance. C'est déjà un tas de ferraille , et il lui faut  les épaves de bagnoles d'Audierne en plus maintenant .  Enfin, pourvu qu'on nous amène pas ce monument historique sur ma plage, à Pors Kanapé

 

    Là, le colonel avait toussé. Hum !! Cela signifiait qu'il était temps de s'arrêter, et à chaque fois ça marchait. Une seule fois il avait été obligé de poursuivre:

  - Si ça continue je vais vous foutre mon pied au ...

  Et les enfants avaient compris que quand il avait toussé, c'était terminé. Il avait été formé à la rude, puisque son père avait été dans l'armée avant lui et que sa jeunesse avait été bercée par les histoires d'Algérie, les harkis et tout le reste.

 Pour autant Brigitte-Edwett voulait avoir le dernier mot. Son père la regarda droit dans les yeux et elle ne termina pas la phrase commencée.

  Dans cette ambiance, la vieille Tante Gaïd se sentait souvent dépassée. Lorsqu'il avait été question d'aller au foyer-logement, on avait découvert que sa maigre retraite était insuffisante. Evidemment, elle avait beaucoup travaillé, mais on avait souvent oublié de la déclarer. Lorsqu'il fut question de vendre la maison pour pouvoir payer, c'est le colonel qui, sans consulter sa femme  avait dit :

  - Il n'en est pas question Mamm!  D'ailleurs tout est déjà réglé. ne vous occupez de rien. C'est mon affaire. Et vous gardez votre retraite pour faire ce que vous voulez, le Noël de ces bons à rien par exemple !!

  Il ne parlait pas beaucoup, mais pour une fois...on l'avait entendu

  La pauvre vieille se laissait diriger, elle qui avait tenu tête à plus fort qu'elle, par exemple au recteur quand il lui avait refusé l'absolution pour cause ''d'école du diable'' fréquentée par Guiguitte. Sans savoir le dire, elle distinguait déjà le fond de la forme, et même l'esprit de la lettre des choses. Une intelligence inculte sans doute, mais un bon sens incontestable allié à une volonté farouche. Et Guiguitte avait poursuivi à ''l'école du diable''.

 Ce qu'elle aimait plus que tout c'est quand Tugdual venait près d'elle, lui prenait la main, serrait cette main toute ridée dans sa main de jeune en pleine santé, et lui disait;

  - Mamy, raconte moi, quand on était pauvre

  Et elle se laissait aller à raconter

  Brigitte-Edwett était plus ''follasse''. Enervée par tout ! Et le vocabulaire je te dis pas. Sans compter les tenues ! les folies bergères dans le Cap ! Un perle dans le nez, une espèce de bigoudi dans le nombril toujours visible vu la longueur du pull-over, des mèches rouges dans les cheveux et un pantalon bon pour remplacer la balayeuse à Audierne. Elle adorait son frère avec lequel elle cohabitait dans l'appartement parisien, à Clamart, en l'absence des parents.  Un jour elle avait demandé à son frère:

  - Tugdu, tu m'emmènerais pas avec ta tire acheter des clopes au Bar-Avel ( moulin de Kerharo à Cleden); je suis à sec et je te paierai un coca avec le reste des tunes  que tu m'avanceras pour les clopes

  Et son frère lui avait répondu:

 - Si tu crois que tu vas réussir à Sciences-Po comme ça, tu te goures!

  Et elle toujours le dernier mot

  - plus c..que moi a déjà réussi et.....

  Et ils étaient partis ensemble  

 Mais avec sa grand-mère, prévenante, affectueuse,  toujours la première pour ramasser la canne tombée par terre ou apporter un coussin supplémentaire. Une vraie gamine!!

  Tante Gaïd revivait tout cela, en tâtant son chapelet qui ne la quittait pas, au fond  de sa poche pour ne pas contrarier tonton Lom. Personne n'avait entendu le téléphone, absorbés comme ils étaient. C'était Guiguitte, arrivée à Pluguffan, qui prenait un taxi et annonçait son arrivée.

                              Le 8 avril 2006  

  Effectivement, Guiguitte était arrivée comme prévu. Après avoir embrassé Tante Gaïd, elle se tourna vers tonton Lom et lui dit:

  - Bonjour Monsieur

  Le pauvre vieux ne savait plus quoi faire et heureusement Guiguitte demanda à tante Gaïd si elle pouvait monter dans sa chambre, pour un brin de toilette.

  -  Bien-sûr dit tante Gaïd, montons.

  La toilette était un faux prétexte, vu qu'elle était fraîche comme le printemps. Ce qu'elle voulait c'était une conversation avec sa mère. Et tante Gaïd raconta que de temps en temps, le cafard parce que les enfants étaient loin, et que finalement même à son âge ils ne feraient de mal à personne, que tonton Lom, bien que un peu bolchevick était un brave homme qui avait connu le malheur, la guerre aussi,  qu'il était seul et que sais-je encore...

  - en fait dit Guiguitte, ce que tu me demandes c'est de le prendre comme le père que je n'ai jamais eu ?

  - Si, tu as eu un père, mais il n'est pas revenu d'Indochine, disparu quelque part au Tonkin, peut-être à Dien Bien Phù

  - Donc  j'ai tout de même eu un père qui  est mort par la guerre, en Extrême Orient ce que je ne savais pas. Et tu me demandes de prendre tonton Lom à sa place

  - Si tu ne veux pas, je lui dirai que j'ai changé d'idée, et j'espère que nous resterons amis.

  - Descendons !!

  En bas, en entendant l'ascenseur, tout le monde s'était arrêté de parler. Plus un bruit. Et Guiguitte en s'avançant vers le vieillard lui dit très simplement:

  - Bonjour Papa

  Ma Doué ! Et tout le monde s'embrassait là dedans, le plus ému étant tonton Lom qui bégayait, en breton, en français:

  - Ma Merc'h, ma fille, ma Merc'h vihen (petite fille) 

****** 

  Jeanne-Yvonne gardait son sang froid, et  commençait à faire  des réunions en disant que '' c'était pas tout, mais qu'elle avait des responsabilités pour préparer la noce.

****** 

  A force de faire des réunions, on s'était vite aperçu que, sans aide extérieure on n'y arriverait pas. Les choses avaient fini par s'ébruiter, vu le côté inhabituel de l'évènement, qui devenait l'évènement du Cap, et même au-delà. Les autorités avaient été alertées. La communauté de communes décida donc  de faire une réunion au foyer-logement pour évaluer la situation. Toutes les municipalités, et le recteur de Pont-Croix, convoqués par courrier spécial, s'étaient retrouvés dans la salle à manger du foyer-logement et on commença l'inventaire des problèmes à résoudre.

  Côté finances, si nécessaire la communauté était prête à donner une subvention pour participer à certains frais, étant donné la portée de l'évènement. Audierne fit obstruction, arguant que tout cela concernait Pont-Croix, et pas la communauté. Ma Doué ! T'aurais vu comment il s'était fait shooter par Jeanne-Yvonne:

  - Forcément, toujours pas de sous à Audierne, avec toutes les bagnoles que vous avez à entretenir

 

   Vexé, le responsable avait quitté la salle en disant qu'il ne reviendrait pas. Tous les petits vieux avaient applaudi  et on avait même entendu:

  Bon voyage !!

  Le président avait dû calmer le jeu en disant:

  - L'incident est clos. On continue

  Pour la cérémonie à la mairie, c'était simple. Une formalité comme d'habitude. Les choses allaient se compliquer avec le recteur, vu que tonton Lom n'était pas en mesure de fournir les papiers de son baptême. Jeanne-Yvonne reprit la parole:

  - Moi, j'ai connu une dame qui m'a dit qu'elle avait assisté à la confirmation à Meilars, quelle année au juste elle ne savait plus, et que vu que il n'y avait plus de paroisse à Meilars, on aurait du mal à trouver des témoins. Il n'y avait qu'à demander à tonton Lom et l'affaire serait classée.

  Tonton Lom, le bolchevick dut avouer que , les gens chez lesquels il gardait les vaches avant la marine, étaient de ce côté là et qu'il avait fait comme les autres;

  L'honneur était sauf. il ne restait plus au recteur qu'à s'incliner, vu l'impopularité qu'il aurait eu à s'opposer au mariage.

  La cérémonie religieuse ne posait pas de problèmes d'organisation. Un mariage est un mariage. mais les discussions avaient repris pour savoir qui on devait inviter puisque l'évènement n'était pas courant et qu'il faudrait bien recevoir les grands responsables. Là, Plouhinec avait fait remarquer qu'ils étaient la plus grande commune du Cap, et qu'à ce titre ils avaient des droits préférentiels. Goulien avait répondu que Tante Gaïd était de Goulien ce qui lui donnait aussi des droits prioritaires. Et ça avait commencé à s'énerver, car chaque commune estimait qu'elle devait passer avant l'autre. C'est là que Guiguitte prit la parole. Ecoutez !!

  - Bonjour Messieurs. Si je comprends bien, vous êtes en train d'accaparer un évènement qui est tout d'abord familial. Ceci est une première remarque.

  Là tout le monde était resté couac, en se rendant compte que la fille de l'employée de ferme avait l'habitude de s'exprimer en public, et qu'il ne ferait pas bon d'essayer de lui tenir tête.

  - Je constate que vous êtes en train de vous battre pour des choses qui n'en valent pas la peine. Si vous saviez d'où je viens, si vous aviez vu ce que j'ai vu, des gosses vendus comme esclaves par exemple, vous vous  rendriez compte que vous êtes à côté de vos pompes.  (Un peu le même langage que sa fille). Vos clochers c'est complètement dépassé. Vous gémissez sans arrêt, et tout le monde s'en rend compte, si bien qu'il est facile de tout vous promettre au bon moment, avant les élections par exemple, et de s'empresser d'oublier ensuite. Vous croyez que vous vous en sortirez avec un demi port à Audierne et l'autre demi port à Plouhinec, de même qu'une demi plage à Audierne et l'autre demi plage à Esquibien (là, il aurait été facile de mettre une épave de bagnole mais ne troublons pas le discours). En clair, on peut prendre son bain à Audierne et se noyer à Esquibien si on longe la plage. Cleden et Goulien ce n'est pas mieux, à Plogoff la plage de la Baie des Trépassés se partage avec Cleden  et ailleurs, comme au Loch c'est pareil. Les Antillais sont plus malins que vous. Ils savent qu'ils sont incontournables au moment des élections et voyez le résultat. Ce qu'il vous faut c'est l'union. Mettez vos rivalités de côté et c'est ensemble que vous obtiendrez quelque chose. Sinon je vous préviens , je ne permettrai pas que l'évènement familial qui vous a réunis soit médiatisé. Ce sera l'intimité et sans vous ! Faites en part autour de vous ainsi qu'à celui qui a quitté la salle, un suppléant je crois !!

  Un grand silence avait suivi cette intervention, bientôt interrompu par un tonnerre d'applaudissements. Tout le monde était debout pour embrasser Guiguitte, et le Président reprit la parole:

  - Vous avez raison Madame. Votre message est bien reçu. Vous pouvez compter sur nous  

   Et  Tonton Lom,( serrant la main de tante Gaïd) d'ajouter:

  - Tu as vu notre fille ? C'est l'avenir çà  

Le 9 avril 2006

  Puisque tout le monde semblait sur la même longueur d'onde, il ne restait plus qu'à demander à chacun de proposer au président une liste d'invités qui serait soumise à la famille. Mais l'essentiel restait à résoudre: ce que l'on appelle pompeusement la logistique, c'est à dire ce qui suit la partie officielle, ce que Brigitte-Edwett aurait appelé ''un coup à boire et une petite bouffe''.

  Jeanne-Yvonne s'était proposée pour choisir le menu. Elle avait dans ses archives des souvenirs des meilleurs hôtels, ce qui lui permettrait  de faire des suggestions. Considérant que là n'était pas l'essentiel, le président demanda si quelqu'un avait une idée sur la manière de trouver le personnel nécessaire. Beuzec, toujours inspiré  comme d'habitude, demanda la parole:

  - Et si on demandait la participation des comités d'animation ?

  L'idée fut retenue à l'unanimité des présents et cela n'avait pas d'importance pour les absents comme Audierne, vu que le comité audiernais n'était pas du même bord que la direction locale ce qui obligatoirement l'amènerait à participer, ne serait-ce que pour....

  La demande d'adhésion lancée par téléphone était honorée dans le premier quart d'heure: Beuzec proposait les tracteurs agricoles et le matériel de la fête des bruyères; Audierne avait simplement répondu présent; Plouhinec disait que tous les supporters de l'ASP (Association sportive plouhinécoise) seraient là; Confort faisait valoir son expérience de la fête des 4 clochers et passons car, pour une fois tout le monde était d'accord. Il ne restait plus qu'à faire un plan de la fête qui se déroulerait sur les berges du Goyen, à affecter un emplacement à chacun, sans oublier l'essentiel:

La publication des bans 

  Ici, on ne va plus mettre de dates, étant donné qu'un certain délai est à respecter entre la publication des bans et la cérémonie? Sachez seulement que tout s'accélérait, que l'on commençait à installer des tentes le long du Goyen, que tous les comités d'animation du Cap étaient là, que la SNSM avait promis d'étudier la marée pour voir s'il y aurait suffisamment d'eau pour que les bateaux puissent remonter la rivière, bref que Pont-Croix connaissait une animation exceptionnelle et même des difficultés de circulation. Tugdual était en vacances pour réviser avant les examens, et il proposa à ceux qu'il considérait désormais comme ses grands-parents de faire un petit tour dans le Cap. Ils étaient donc partis en direction des Quatre-Vents, pour tourner à droite assez rapidement et s'arrêter à Lannourec devant le calvaire     

 

  Tugdual qui avait commencé à étudier l'histoire locale, avec peut-être une arrière pensée que ...  Il partait du principe que pour comprendre le présent, il fallait connaître et même bien connaître le passé. C'est la raison pour laquelle il aimait faire parler sa grand-mère, et là, comme disait Brigitte -Edwett 

  - ''y en des qui feraient bien de prendre de la graine, au lieu de pérorer dans leur bunker bourge (bourgeois) d'où ils ne voyaient rien''  

Bon passons! Il  s'était mis à expliquer que la pierre verticale que l'on voyait près du calvaire n'était pas un menhir, mais une stèle de flagellation. Autrefois, les seigneurs faisaient lier leur ''domaniers '' à cette stèle quand ils n'avaient pas acquitté leurs redevances. Puis, ils les faisaient fouetter pour leur apprendre le bon chemin ''si l'on peut dire''.  (Sur la première  photo, on peut remarquer un chien qui est vu de dos mais qui  a une tête connue). Tante Gaïd, une main dans la poche sur le chapelet, se disait qu'il y avait eu encore plus de misère que ce qu'elle avait connu. Puis, on avait continué en direction de Cleden et justement sur la route il y avait un manoir. On ne s'y était pas arrêté vu que c'était privé; juste un coup d'oeil:

  Question environnement, je te dis pas !! Quand tu penses aux bagnoles d'Audierne et d'Esquibien....N'en parlons pas tellement c'est honteux !! En passant devant le village de Kerbeulec, Tante Gaïd avait fermé les yeux. Aujourd'hui tout était triste, même un peu mort, comme quelqu'un qu'elle avait connu autrefois et qui avait travaillé là. On ne pouvait pas s'arrêter partout, tellement il y  avait de choses à voir. Tugdual avait accélèré en disant qu'on allait à la pointe du Van parce que Saint They, qui était le frère de Saint Tremeur ...

  Bon, pour les explications, allez voir le site de cap-sizun.com et en cherchant un peu vous trouverez tout, même la légende de Conomor, le ''Barbe-Bleue'' breton, et bien d'autres choses encore

   le petit port du Vorlen

  et descente vers la Baie des Trépassés: Bae an Anaon

   Là, Tante Gaïd avait demandé à Tugdual de s'arrêter parce qu'elle voulait dire quelque chose:

  -  Tu vois cet hôtel (en regardant l'hôtel le plus au nord). Et bien, j'ai aussi fait une saison ici. A l'époque c'était plus petit et il n'y avait ni eau ni électricité, et malgré cela tout était retenu en permanence. Pour la toilette: un broc et une cuvette, avec un seau pour les commissions. Nous, on allait avec la brouette chercher l'eau à Kerludu, le village près du Vorlen, et tout le monde était content. La patronne s'appelait Ti Marjan et son mari Tonton Lan (Marie-Jeanne et Alain). Après le repas, les touristes venaient à la cuisine aider à faire la vaisselle et tout   le reste. L'hôtel s'appelait : hôtel de la ville d'Ys. Il y avait un gros chien, gentil comme tout qu'on appelait  ''Skoulm'' (noeud); Un terre-neuve je crois. Et en plus, la pêche avec le bateau...  Les paysans aussi qui amenaient leurs vaches sur la dune et quand ils étaient partis on ramassait les bouses que l'on faisait sécher au soleil. Bien sèches, elles servaient à allumer le feu que l'on entretenait ensuite avec de la tourbe, des herbes très serrées, découpées en motte dans l'étang de Laoual, juste à côté 

  - Tu me diras plus tard avait dit Tugdual car l'heure tourne

  En route pour la pointe du Raz

   Là tante Gaïd avait demandé à voir la statue de Notre Dame des Naufragés

  Tonton Lom ne s'insurgeait plus pour les chapelets. Il en avait pris son parti;

  Il avait fallu envisager le retour, par la plage d'Audierne bien-sûr. On ne s'était pas arrêté au Loch ni à Bon Voyage mais ceux qui voudraient des images n'ont qu'à aller sur le forum du Cap et demander Nono. C'est déjà plein d'images mais il y en a sûrement d'autres.

  En passant devant les Capucins, comme la porte était ouverte, ils avaient demandé à visiter, juste un coup d'oeil:

    Ils avaient bénéficié d'une vue assez rare sur l'entrée d'Audierne, malgré le contre-jour dû au soleil qui était en face. Là quelqu'un leur avait dit que autrefois, il n'y a pas si longtemps, il y avait un cadran solaire datant de l'époque des moines et qu'on l'avait volé. Il était juste près de la croix, et voilà, comme la statue de sainte Evette! Disparu !! 

Encore un coup d'oeil  sur les ''pas très belles choses'', car Tugdual ne prit pas directement la route de Pont-Croix. Il avait son idée en s'écartant de la route directe et voilà:

  Encore un chef-d'oeuvre audiernais, ancienne clinique paraît-il. C'est par là qu'il fallait passer pour aller rendre visite à Esquibien, déjà connu pour ce que Brigitte-Edwettt appelait l'annexe de la salle polyvalente: 

 

   

 

 C'était quand même triste de constater que partout dans le Cap l'environnement était une priorité, et qu'il fallait venir ici pour constater ce que vous voyez 

 Il fallait bien reprendre la route de Pont-Croix, où les affaires marchaient bon train sur la rive du Goyen. Les tentes se mettaient en place, les tracteurs faisaient la navette, la sono essayait les micros, bref tout serait sûrement prêt pour l'heure H, car , on n'avait pas eu le temps de vous dire, mais le colonel venant d'Abidjan était arrivé et on lui avait demandé de mettre en place une salle OPS (la salle des opérations) dans les locaux municipaux de l'ancien petit séminaire. Il avait monté çà en trois coups de cuiller à pot, bien que d'habitude c'était le travail de ses adjoints, mais il avait gardé la main. Comme il disait:

  - Avant de commander aux autres, il faut savoir faire soi-même ce que l'on demande, sinon....

  Des tableaux aux murs partout, des plans, la liste de tous les numéros de téléphone, et une bonne dizaine de portables autour de lui pour envoyer des tracteurs ici, fournir des chaises ailleurs...etc

  Au foyer-logement çà bardait aussi pour que tout soit prêt, et un jour le téléphone avait sonné. C'était le recteur de Pont-Croix qui faisait savoir que l'on pouvait déterminer la date, ce qui fut fait après vérification à la salle OPS pour voir si tout était prêt. Pas de problèmes !! 

  Mais on n'avait pas contrôlé la liste des invités d'honneur qui viendraient manger avec les mariés après la cérémonie. Là, les choses ne s'étaient pas passées toutes seules. C'est Jeanne-Yvonne , toujours bonne langue,  qui avait dit:

  - Puisque le suppléant nous a quitté sans nous aider, il n'y a pas de raison de l'inviter. Et si on n'invite pas le suppléant, même chose pour le titulaire. Là, une vieille dame d'Audierne, restée discrète jusqu'à présent avait demandé la parole:

  - Il faut envoyer des invitations écrites. C'est comme çà que les choses se passent à Audierne, pour la cérémonie des voeux du nouvel an. On offre à boire avec l'argent de tous, mais pour boire un coup, si t'as pas un papier d'invitation, Bléo !! (cheveu ! on a déjà vu).

  Là encore, il y avait eu des applaudissements. Après, la liste des invités s'était faite toute seule. A la salle OPS il y avait un ordinateur et une imprimante, et voilà, tout était prêt, on pouvait y aller. Ce serait dans deux jours !! 

****** 

  Et le jour J était arrivé. Dès 5 heures du matin, tout le monde était debout au foyer, tout le personnel présent, alors que c'était seulement prévu pour 11 heures. Et çà y allait: le coiffeur pour les hommes, la coiffeuse pour les dames, le fer à repasser en batterie un peu partout car la station blanchisserie du foyer  n'arrivait pas à étaler. Petit à petit, on avait vu les gens descendre de leurs chambres, habillés comme il faut, avec des robes longues et tout. Là où tout le monde était resté ''sur sa bouche ouverte'', c'est quand Jeanne-Yvonne était arrivée: une longue robe verte sur elle, des talons hauts, un chapeau genre coiffe ''Capenn'' et une broche comme personne n'avait jamais vu. T'aurais vu çà: un truc grand comme un plat de la faïencerie Henriot avec dessus trois lettres: BZH, plus le sac à mains aux couleurs de l'Hermine. Et des applaudissements bien-sûr !! La famille aussi venait d'arriver: Tugdual smart avec un noeud ''pap'', Brigitte-Edwett robe longue aussi qu'on voyait même plus son bigoudi, Guiguitte ''sans frais'' parce que c'était pas son genre de  faire de la toilette, et le colonel en tenue '' Marpli'j'' (s'il vous plaît), que tout le monde regardait car c'était rare de voir çà à Pont-Croix. Et voilà. Après un dernier coup de jus offert par la maison, en route pour la collégiale . 

      

 

 

Le recteur à l'entrée ''eveljust'' (évidemment), et tout le cortège derrière pendant que les orgues jouaient plein pot un morceau que Jeanne-Yvonne avait reconnu tout de suite qu'elle disait: La marche nuptiale de Wagner. Dehors c'était silence, pas de spectateurs ni rien comme si ça n'avait intéressé personne. Bon, c'est le recteur qui avait commencé:

  - que c'était un évènement, qu'on voyait pas çà tous les jours et qu'il fallait reconnaître.... Il n'avait pas dit remercier vu qu'il y avait des bolchevicks dans l'assistance et que c'était pas le jour à chercher des histoires. Mais il avait fait comme il faut, un beau discours que Guiguitte avait la larme à l'oeil et tout ! Enfin l'instant tant attendu:

  - Madame tante Gaïd Logoden, voulez-vous prendre pour époux Monsieur Tonton Lom Dribiyoud ici présent

  - Une toute petite voix avait répondu voui !!

  - Monsieur Tonton Lom Dribiyoud, voulez-vous prendre ...

  On n'avait même pas pu aller plus loin puisque on avait eu la réponse avant la fin!:

  - Ah gast oui alors !

  On n'avait jamais entendu une chose pareille dans les lieux, si bien que le recteur avait eu un geste de recul....... 

  Là tout le monde avait un peu commencé à perdre les pédales et s'il n'y avait pas eu Jeanne-Yvonne on ne sait pas trop comment les choses  auraient pu finir. Avec sa petite voix de femme du Cap, elle avait commencé à chanter:

Da feiz hon tadou kozh, ni Paotred Breiz-Izel

Ni Zalho mad atao........

Kentoh ni a varvo

A la foi de nos vieux pères, nous gars de Bretagne

Nous tiendrons bon toujours.....

Plutôt nous mourrons

  Et là, je te dis pas ! Tout le monde debout, en train de s'embrasser si bien qu'on avait pu considérer que le mariage était fait et qu'il ne restait plus qu'à signer le registre. La collégiale de Pont-Croix n'avait jamais entendu une telle puissance de chant, et pourtant ils chantent là-bas. Mais, on ne va pas s'étendre là-dessus bien qu'il y aurait encore à dire. Le cortège se dirigea vers la sortie , et là surprise ! La place noire de monde, une espèce d'estrade au milieu, sur laquelle un chef battait la mesure pour interpréter le ''Bro-Goz ma zadou'', la vieille terre de mes pères:

Ni Breiziz a galon kanomp hon gwir Vro...

O, Breiz, ma bro, me gar ma bro...

Nous, bretons de coeur aimons notre vrai pays....

O Bretagne, mon pays , j'aime mon pays....

  Il était difficile d'évaluer le nombre de chanteurs, car il en était venu de partout, certainement à cause du téléphone breton à l'image du téléphone arabe. On avait tiré au sort pour savoir qui allait diriger cet ensemble, et le sort avait désigné un spécialiste, le chef du Choeur d'hommes de Bretagne: Mouez Paotred Breiz. Les chefs se succédaient sur l'estrade: l'ensemble choral du bout du monde, ceux de Carantec, de Lorient, l'orchestre et Choeur de Brocéliande qui avait interprété un morceau de la sublime cantate pour la paix de Job an Irien ( celui qui a écrit le cantique de saint Raymond à Audierne et que plus personne ne chante jamais) et René Abjean. Il y avait aussi des ensembles locaux: Goulien et Avel dro, Cleden et les accordéons  accompagnant les voix du Van, Douarnenez avec Mouez Port Rhu et Morgan, La chorale du Porzay, les Vareuses a Dreuz etc ...  On ne peut pas citer tout le monde car ce serait trop long. Et puis tout à coup, un grand silence, et une voix comme je te dis pas. Ecoute: 

Ur Werzenn nevez zo savet

Treitour! a! Malloz dit'ta!

War markiz Pontkaleg eo graet.....

Une complainte nouvelle est composée 

Traître (qui l'a livré), malheur à toi

Sur la mort de Pontkalleg elle est faite...

  C'était Gilles Servat qui avait fait le déplacement et qui chantait la mort du marquis de Pontkalleg. Cet évènement s'était déroulé en 1720,sous la régence. Les 65 couplets de la gwerz entière sont dans le Barzaz Breiz de Louis Hersart de la Villemarqué .

  Puis on avait entendu tous les chantres de la Bretagne car, on l'a déjà dit, l'évènement n'était plus capiste mais breton. Il y avait Dan Ar Braz, Denez Prigent, Maxime Piolot et bien d'autres. Et là, tu me croiras pas peut-être , mais c'est le bagad de Beuzec qui avait fait son entrée sous les applaudissements et derrière, pour une fois ils avaient demandé d'être deuxième seulement, le bagad de Lann-Bihoué. Ma Doué, t'aurais vu çà. Même des Portugais, de passage sans doute, des danseurs comme c'est pas croyable. La fête des bruyères en plus grand. Même pas moyen de faire des photos tellement il y avait de monde. Heureusement, il y a les archives. Regarde !   

Bon ! On arrêtera là, sauf pour dire encore une chose. Il ya avait même une délégation des Bretons de Clamart, parce que Guiguitte avait son appartement là-bas comme on a vu et que, évidemment, toute la famille faisait partie de l'association. On n'avait jamais vu tant de monde pour un mariage mais quel mariage !! 

  Quand les choses s'étaient un peu calmées, on avait vu le colonel s'avancer un peu vers les sonneurs, et tout le monde pensait qu'il allait faire un discours. Pas du tout. Il avait pris son portable, avait tapé un peu dessus et on avait entendu:5,4,3,2,1 Top! , comme pour un départ de fusée Ariane

  Il avait sûrement appelé la salle des opérations où tout était prévu, et les cloches de la collégiale s'étaient mises en branle pour un carillon comme c'est pas possible. Et là, le bruit avait couru que c'était comme ça dans tout le Cap. Toutes les cloches des églises et  des chapelles sonnaient en même temps , depuis Sant They ar Van (Saint They du Van), jusqu'à Saint Magloire de Mahalon, en passant par Notre Dame de Confort où la roue à carillons s'était mise en route toute seule. Il paraît même que les cargos qui traversaient le Raz de Sein donnaient de grands coups de sirène pour saluer l'évènement. Nos deux petits vieux ne disaient rien. Tout se passait par les mains: deux mains marquées par une vie de travail manuel dans les fermes,  au lavoir ou dans les hôtels  pour Tante Gaïd, par le marteau, le burin et les éclats de pierres  pour Tonton Lom. Mais comme il fallait bien poursuivre la fête, les hauts-parleurs avaient fait savoir que le public pouvait se diriger vers les rives du Goyen où ils trouveraient des crêpes et de quoi manger, tout en regardant et en écoutant le spectacle. Quant à la famille, aux invités d'honneur, sans suppléant ni titulaire, ils devaient accompagner les nouveaux mariés au foyer-logement. 

  Tout était fin prêt. C'est Jeanne-Yvonne qui avait arrêté le menu qui n'était pas celui que l'on recommande pour le cholestérol:

  Apéritif - Jambon Macédoine- Bouchées à la reine , langouste mayonnaise ou au choix coquilles saint-Jacques- rôti de veau et frites- fromages variés - et dessert: glace.

     Muscadet- Vin rouge d'Anjou, cidre à volonté et même de l'eau pour les chanteurs

  La glace n'était pas ce que l'on trouve aujourd'hui tout prêt, conservé au congélateur avec toutes sortes de parfums, non, non !! La bombe glacée comme autrefois, que l'on était allé chercher au dernier moment à Kerrest en Mahalon, emballée dans des torchons avec des glaçons autour. Les glaçons venaient sans doute de la glacière des marins-pêcheurs à Poulgoazec. Avant elle était à Audierne, et aujourd'hui on pourrait encore faire une photo pour vous montrer ce qu'il en reste. Et c'est pas trop beau, même dangereux si quelque chose tombe sur la route de la Pointe du Raz.. Les vieux disaient que autrefois, dans cette glacière, on brassait des pains de glace de 25 kilogs dans la chambre froide, à moins 12 degrés, sans protection aucune. Et même des gamins qu'on embauchait pendant les vacances scolaires pour broyer la glace à livrer aux marins-pêcheurs: des pains de 25 kilogs à faire basculer dans un broyeur électrique sans rambarde de sécurité  ni rien. Tu te rends compte!  Un gamin tombant dans le broyeur avec le pain de glace.

  Mais, on ne va pas mettre la photo de la glacière en plein mariage .

  Après tout ça, il y avait le café bien-sûr, et un petit coup de ''fort'' ou de ''doux'' pour bien digérer.

  Et le repas avait duré jusqu'à 5 heures. Les anciens avaient mangé tranquillement, sans excès, comme pour un repas de Noël, mais quelques invités n'avaient pas donné leur part au chat . Pendant le repas, tout le monde avait poussé la chansonnette, un peu en français et surtout en breton. Jeanne-Yvonne avait fait pleurer avec:

Kousk Breiz izel     Dors Bretagne

  Alors que ce n'était pas encore l'heure d'aller au lit.

 Les groupes de chanteurs avaient délégué leurs solistes et même quelques choristes  pour honorer les anciens. On avait entendu:

  En tu-all ar mor (de l'autre côté de la mer), Noz vat dousig (bonne nuit ma douce), et surtout:  Bale Roue Arzhur (la marche du roi Arthur), O Keltia (O Celtie )

  par Mouez Paotred Breiz, et enfin le Kénavo que tout le monde connaissait qui avait clôturé le repas. Ensuite, on s'était levé pour aller faire un tour au bord du Goyen pour voir la fête. Guiguitte n'avait pas voulu de discours, disant que tout avait été dit à la collégiale par le recteur qui était présent évidemment, assis près d'un bolchevick. A eux deux ils rebâtissaient le monde, et chose curieuse, ils semblaient d'accord sur l'essentiel. Va comprendre !! On s'était donc rendu près du Goyen, où la fête battait son plein. Tout le monde voulait prendre une photo de nos deux anciens, mais il faut bien comprendre qu'elles ne seront pas diffusées par respect de l'intimité familiale. A la tombée de la nuit le bruit avait couru qu'il y aurait un feu d'artifice. Ils étaient restés jusque là, puis, la fatigue aidant, ils avaient demandé à rentrer. On les avait accompagnés jusqu'à leur chambre, qui était la chambre de tante Gaïd, un peu aménagée par l'apport du lit de Tonton Lom. Les deux lits étaient côte à côte, n'en déplaise à certains esprits tordus qui iraient imaginer des choses. Allons donc, à leur âge, l'affection dans le regard et tout l'amour du monde transmis par les mains l'une dans l'autre leur suffisait. Et ils s'endormirent tranquillement, la main dans la main, après que Guiguitte eut vérifié que tout était en ordre.

  Le lendemain matin ils s'étaient réveillés, tout étonnés de se trouver ensemble. Ils avaient passé la nuit, la main dans la main sans trop s'en rendre compte. Et désormais leur vie allait se dérouler ainsi. Le colonel avait rejoint Abidjan, Guiguitte le Bénin, dans le même avion jusqu'à Dakar, et les enfants à la FAC de Paris. La vie allait suivre son cours, tranquillement, dans la sérénité du foyer-logement. Dans la semaine, nos deux anciens ne sortaient pas trop loin, généralement autour de la fontaine de ND de Roscudon. On aurait aimé vous monter de belles images de cette fontaine que nous devons à nos amis de Pont-Croix. Il s'agit de la fontaine avant restauration. On peut y voir les ex-votos tapissant le fond de l'ouvrage qui par ailleurs a une histoire. Passons. En fait, ce sont plutôt les images qui ne passent pas . Tonton Lom savait très bien qu'il serait confronté à un petit coup de chapelet, ce qu'il acceptait sans commentaires car il se demandait pourquoi il avait droit à tant de bonheur à la fin de sa vie. Tante Gaïd se posait la même question, mais sa conclusion était différente. Elle se demandait si Tonton Lom n'avait pas raison quand il y avait des élections, de s'exprimer comme il le faisait. Finalement, cela ressemblait un peu à la conversation que le recteur avait eu à table au cours du repas de noce avec son voisin du bord opposé.

  Le dimanche, nos deux anciens étaient régulièrement invités dans des familles, tellement nombreuses qu'il fallait s'inscrire pour garder son tour. On venait les chercher en voiture, et c'est ainsi qu'ils poursuivirent leur visite du Cap, la plus belle région du monde comme chacun le sait. Ils visitèrent donc:                          

 

 

 

 

 

Saint Tremeur et après Saint Tugdual à Cleden

 

 

 

 

 

 

 

 les chapelles de Primelin: Saint Théodore et Saint Chrysante

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                 sans oublier la superbe église d'Audierne Saint Raymond

  Un peu chaque dimanche, après un bon repas, en compagnie de braves gens, c'était facile. On ne va pas mettre toutes les chapelles, toutes les fontaines, tous les calvaires, toutes les grèves, les plages, les ports, les pointes,etc...Il suffit d'aller les voir et vous verrez comme c'est beau !! ( à condition d'éviter certains endroits complètement indignes de ce récit. Imaginez certaines images ici !!). Et c'est ainsi que leur vie toute simple se déroula désormais. Les enfants venaient pour les vacances apportant tout ce que nos deux petits vieux pouvaient en attendre. Le colonel était rentré à Paris, affecté à l'état-major, en attente des  étoiles de général, et Guiguitte exerçait désormais ses fonctions dans un cabinet ministériel, espérant repartir un jour. Les enfants avançaient dans les études, même Brigitte-Edwett qui semblait s'assagir dans ses tenues. Tout allait pour le mieux, et puis, un jour....

Quelques années plus tard

  Ils n'étaient pas descendus pour le petit-déjeuner. Au début, personne ne s'était inquiété. Puis, on avait averti la directrice, qui était montée en compagnie d'un membre du personnel. Les portes ne sont pas fermées dans un foyer-logement, pour des raisons de sécurité très compréhensibles. Il avait suffi de tourner la poignée, et on avait vu: Deux visages sereins, reposés, tournés l'un vers l'autre, la main gauche de Tonton Lom serrant la main droite de Tante Gaïd. Ils s'étaient aimés jusqu'au bout, et le Bon Dieu ou la Providence ou le hasard, ou la chance... Chacun choisira la version correspondant à ses convictions, pour dire qu'ils étaient partis ensemble.

  Il avait bien entendu fallu prévenir la famille, et tout le monde était arrivé dare-dare. Il y a des problèmes à résoudre dans des cas comme celui- là. C'est pareil pour tout le monde. Tout a une fin. Mais ce que l'on n'avait pas prévu, c'est que la nouvelle s'était ébruitée très rapidement, en raison de la notoriété acquise par nos deux anciens. Tous les responsables locaux ( sauf un, vous savez lequel) avaient dit qu'il fallait marquer le coup et même aller un peu plus loin. Le problème de la dernière demeure avait dû être étudié, car il n'y avait aucune raison d'aller à Meilars où Tonton Lom n'avait que des souvenirs, et pas plus à Goulien où le cimetière avait été transféré à son nouvel emplacement. Les moyens financiers de tante Gaïd étaient, à l'époque,  réservés à d'autres priorités, si bien qu'il n'y avait plus de trace des ancêtres. Toutes les communes  demandaient à recevoir sur leur territoire les deux héros locaux, ce qui dérangeait un peu la famille qui aurait préféré la discrétion.  Chacun avançait ses arguments: Plouhinec disait qu'ils avaient déjà un évêque grec Monseigneur Cyrille Iustiani, autrefois victime d'un naufrage, Pont-Croix se prévalait de sa position de chef-lieu de canton etc.... le colonel avait demandé à sa femme s'il pouvait donner son avis. Ecoutons le:

  - Mesdames et Messieurs: si je comprends bien, tout le monde voudrait honorer les gens modestes qui sont aujourd'hui mes parents. Nous sommes très touchés, et nous ne voulons décevoir personne . Nous savons que dans certaines communes, Plouhinec ou Primelin par exemple, il y a plusieurs églises ou chapelles importantes. Je vous propose un tirage au sort à partir de la liste de tous ces édifices importants, et le sort décidera. Nous accepterons son verdict. Tout le monde avait approuvé et on était passé à l'acte. C'est ainsi que Saint Julien de Plouhinec figurait dans le chapeau de même  que Saint Tugen qui, bien que n'étant pas église paroissiale, était classée monument historique que tout le monde connaissait par son appellation: la cathédrale du Cap. C'est Tugdual qui fut chargé de choisir, et devine ce qui sortit du chapeau:

Saint Tugen    

 

 

 

 

 

 

  La cathédrale du Cap méritait bien son nom. Même pas un petit reproche à faire pour l'environnement.( A croire que certains privilèges étaient réservés à Audierne et Esquibien). 

 

 Tout le monde sait que l'on n'a plus le droit de  créer de nouveaux emplacements autour des chapelles. Saint Tugen a conservé des droits ancestraux pour ce qui existe, et justement une place était abandonnée, parce que cela arrive et que c'est comme çà. Passe-droit ou pas, tout le monde avait été d'accord pour dire qu'ils reposeraient près du calvaire

 

******

  La période d'attente avait été organisée au foyer-logement. Tout le monde venait faire un adieu, chacun à sa façon. Les fleurs étaient réservées à la famille. On n'avait jamais vu un tel défilé. Et puis, une voiture officielle était arrivée dans la cour. Un monsieur que l'on ne connaissait pas avait demandé à être reçu. Il n'y avait aucune raison de refuser et c'est Guiguitte qui s'en chargea. Le Monsieur lui demanda si elle faisait partie des proches. Ecoutez:

  - Oui, il s'agit de mon père. J'ai fait ajouter son nom à mon nom de jeune fille si c'est ce que vous voulez savoir.

  - Madame, je suis ici en mission. A la demande quelqu'un qui ne souhaite pas dire son nom, nous avons fait des recherches dans les archives de la marine nationale. Ce ne fut pas facile, mais nous avons trouvé, et je suis en mesure de vous dire que les états de services de Monsieur votre père, ont fait ressortir qu'il avait sauvé plusieurs personnes lors du drame de Mers el Kébir, ce dont vous avez certainement eu connaissance. En conséquence il a été décidé, au plus haut niveau, de le décorer de la légion d'honneur

  Tout le monde, même le colonel était interloqué. Guiguitte avait regardé son mari et ils s'étaient compris sans parler:

  - Non Monsieur. Mon père ne parlait jamais de Mers el Kébir. Il y a quelqu'un derrière cette affaire qui arrive par hasard. Quelqu'un qui ne dit pas son nom pour pouvoir en faire état plus tard. C'est non, sans appel. Il y a déjà des légions d'honneur dans la famille, celle de mon mari qui la porte sur son uniforme. Elle vient de Sarajevo. La mienne que je ne porte pas. Elle vient d'Indonésie, lors du  tsunami. Si on avait voulu faire quelque chose pour mon père, il aurait fallu lui faire la proposition quand il était vivant. Aujourd'hui, en son nom, je refuse.

  - Très bien Madame. Je transmettrai. Avec mes condoléances, je vous prie de bien vouloir agréer mes hommages.

  - Merci Monsieur et au revoir Le colonel était venu embrasser Guiguitte. Sans parler, ils s'étaient compris.

  Et c'est ainsi que se termina l'histoire de deux petits modestes parmi les modestes. Ils reposeraient d&eac

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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 10:16

 

         Le Cap-Sizun en Bretagne côté pile et côté face

 

 Pétition nationale pour obtenir la création du domaine breton sur internet. Principaux signataires:Gilles Servat,Melaine Favennec, Gweltaz Ar Fur, Roger Gicquel, Dan Ar Braz, les Bretons de Clamart, et plus modestement votre serviteur. A ce jour, plus de 11000 signatures. Pourquoi pas la vôtre. Consulter  le site:

                 http://bzh.geobreizh.com/www/bzh

excellente entrée en matière à ce qui suit!! 

           ****** 

Ce blog est destiné à présenter le Cap-Sizun côté pile et côté face sous la forme de photos. En effet, les paysages magnifiques sont parfois dévalorisés par des environnements douteux. Commençons par une série de belles photos

AUDIERNE (29770)

  La ville d'Audierne offre de jolis paysages:

 

 

 

 

Comme toutes les villes, Audierne a compté dans ses rangs des hommes célèbres comme René Autret, patron de bateau de sauvetage, l'homme aux 141 sorties à la barre, qui sauva la vie à 233 personnes et fut fait chevalier de la légion d'honneur, à la Sorbonne, par l'amiral Duperré .

René Autret

La ville d'Audierne a honoré ''Tonton René'' en donnant son nom à une rue. La visite de cette rue située dans le  quartier de Kervréac'h est surprenante, à 700 mètres de l'église Saint-Raymond classée monument historique.

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

On avait cru lire dans le dernier bulletin municipal le règlement concernant le stationnement des caravanes, limité à 3 mois. Celles-ci sont là depuis au moins 3 fois 3 ans, soit depuis bientôt une décennie. Il est vrai que le bulletin municipal précité confond décade et décennie sous la signature de....devinez ?? Les '' vieux hussards de la république''apprécieraient la rédaction et l'erreur d'évaluation de la durée. Hélas, les caravanes ne sont pas là depuis 10 jours, mais plutôt  depuis 10 ans.On ne doit pas être au courant en haut-lieu. Pourtant, l'endroit se situe à 200 mètres du domicile d'un , plutôt une responsable de la commune. Ou alors c'est une version de la tolérance zéro à Audierne. Et il ne s'agit pas de gitans, ni de roumains ni de maghrébins mais d'audiernais. Laxisme  ou...plus grave ???

et voici deux images prises au même endroit le 17 août 2003 

  

 

 

 

       

 

 

                                                                                                                              

                                                         

 

déconseillé à partir du coucher du soleil. Pas d'éclairage public. Il n'y a sans doute plus de sous 

  

 

 

Et voici quelques photos récentes, prises le 17-05-2006




 

(photo du 17-09-2006- Plus de roues)

(Il est vrai que le spectacle ne se voit que de jour, faute d'éclairage public pour la nuit)

(additif du 18-9-06: la carcasse a retrouvé des roues!!!!!!!!!!!!!!!! Magie d'internet ou départ vers .....le contrôle technique peut-être) 

On reconnaîtra la rue Autret ci dessus, puis la rue du 14 juillet, route de la Pointe du Raz

 

 

Deux lavoirs d'Audierne à comparer avec un lavoir de Plouhinec (photo du 15-05-06 ci-dessous)

Visitons donc la bien-aimée rue du 14 juillet à la même date, et commençons par l'ancienne glacière:

En raison des travaux en cours sur l'ancienne glacière, j'envisage de supprimer quelques photos qui rejoindront les archives en tant que documents

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

N'oublions pas la végétation qui n'a rien d'un jardin africain:

2 photos supprimées, ne correspondant plus à l'image du terrain

 

 

 

1 photo supprimée.

Travaux d'élagage effectués.  

 Merci Saint konchennou                         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voici une photo de trottoir

    Ce trottoir a été détérioré le 8 juillet 1998 à 15 heures 30, constat d'huissier de justice faisant foi, par un camion de déménagement. (photos du véhicule sur les lieux jointes au constat) Les autorités ont été alertées, mais sans suite. Il aurait été simple de faire réparer aux frais de l'assurance du véhicule, mais ce n'est sans doute pas important. En effet, ce jour: 8 septembre  2006, soit presque une décennie plus tard, le trottoir est toujours en l'état, preuve s'il en est d'une gestion très suivie. Pauvres piétons, pauvres Mamies poussant leur caddie, pauvres mamans promenant leur landau, tant pis pour tous  !!!! Il vaut sans doute mieux faire payer les contribuables audiernais plutôt qu'une compagnie d'assurances. Gageons que, s'il faut intervenir un jour sur le mur de l'usine Queïnnec, ce sont les contribuables audiernais qui paieront puisque l'autorité départementale a refusé de recevoir les pétitionnaires, et les a  renvoyés devant l'autorité locale signataire du permis de construire. Quant au promoteur, il n'acceptera sûrement pas de payer puisqu'il a le droit pour lui. Tout va bien pour les finances locales par conséquent !!  Mais au fait, c'est mon argent non ??

                                                                     

 

 

 

Le mur des Lamentations

(tel est le nom qui lui a été attribué par  un journal local)

(Vues prises à Poulgoazec le 24-6-2006)

 

 A Audierne on a des trottoirs comme vous avez pu voir, mais  on a aussi des idées. C'est la raison pour laquelle on a désormais un jardin africain avec palmiers et tout. Cela nous rappelle Sidi-Bel Abbès et la légion étrangère:

Legio Patria Nostra

Legion Notre Patrie

  Nous aurions souhaité la participation de la musique de la légion étrangère, le jour de l'inauguration du jardin africain, pour entendre, une fois encore:

Tiens, voilà du boudin.....

Ci-dessus, le mât Fenoux, sur la digue du Raoulic à Audierne.

Le mât domine: au sud l'entrée du port et la plage d'Audierne -Esquibien, au nord les palmiers précités.Espérons que les mânes du Capitaine de corvette Fenoux (qui a donné son nom au mât) ne vont pas revendiquer le "droit à l'image ", ce qui entraînerait la suppression immédiate de la photo. Mais, on ne sait jamais...!!!

****** 

 

Alors, qu'en pensez-vous Docteur ??

  - Il s'agit incontestablement d'un cas flagrant de ''vitrinite'' également appelé syndrome de la ''vitrino-maniaquerie'' ou ''mégalo-vitrinite''. Ceux qui en sont atteints souffrent d'une tendance excessive à privilégier exclusivement ce qui se voit, au détriment de ce qui est plus discret. Le nombrilisme , voire l'exhibitionisme en font partie, bien qu'il s'agisse d'une contradiction puisque le nombril est généralement invisible sauf si on l'affiche sans trop de pudeur. C'est ainsi que l'on voit souvent des superbes vitrines  et des arrière-boutiques moins reluisantes. Les patients atteints de cette maladie classée ''orpheline''  allient à la fois des qualités de savoir-faire incontestable dans  la recherche  d'une perfection douteuse puisqu'ils sont seuls à apprécier, et  des manquements  très prononcés dans le suivi des affaires. On voit très bien que, dans certains cas comme ici les considérations écologiques ne  sont pas  prioritaires dans le suivi des affaires. 

  - Merci Docteur. Vous avez raison au sujet du suivi des affaires puisque des photos à peu près identiques ont déjà été publiées il y a environ 5 ans, (soit la moitié d'une décennie), dans un opuscule diffusé par les éditions ''Arts Pont'', sous la signature de Christine .... Pensez-vous tout de même que nous pouvons garder  quelque espoir  ???

  - Ce sera à chacun d'apporter sa pierre à l'édifice. Dans les cas graves, il ne faut pas craindre les grands remèdes. C'est comme au mondial du foot-ball. On prend les meilleurs. Les mauvais joueurs sont sortis du terrain, et remplacés. Dans tous les cas, ces patients doivent être suivis pour limiter les cas de récidive.  

  - Merci Docteur. A bientôt 

****** 

Rue Charles Le Goffic: 17-09-2006

 Les poubelles sont sur la rue. Une petite alvéole ne serait pas inutile

 

 

 

 

A suivre.....et à bientôt pour actualisation

changeons de paroisse

ESQUIBIEN (29770)

 

Esquibien dispose d'une foule de beaux paysages, malheureusement gâtés par de moins beaux tableaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les  images qui suivent ont été prises le 17-3-06. Les paysages correspondants se situent à 700 mètres au sud de la chapelle de sainte Brigitte, également à 400 mètres à l'est de la chapelle du manoir de Menez-Bras.

 

Commençons par 3 images prises au même endroit le 19 mars 2003

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernièrement:21/3/06

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

Images du 3 juin 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faut se rendre à l'évidence; l'ADSL n'est pas à Esquibien, ou alors certaines lunettes sont bonnes à changer

 

Plage du Treiz

 

 

   

 

Fragile: bon pour se casser la gueule !!!!         

   Il y a pourtant de jolies choses à Esquibien 

On remarque le four à pain qui a sûrement une histoire. Pendant la révolution, des fours à pain ont servi de cache aux prêtres réfractaires

                Et voici un autre four, mais à goëmon celui-là

 

                         

 

 

 

 

 

 

une entrée de champ d'autrefois 

 

 

 

 

 

 

 

 Gaïd et Lom : Ma doué, si les touristes voient ça, de quoi qu'on aura  l'air ! Et la télé  alors !! Et ceux de l'association bretonne ? La plus vieille association en Bretagne qui doit venir faire son congrès bientôt. Ma doué, comment ça va finir tout çà ?

******  

Des choses superbes chargées d'histoire, et des cochonneries pas loin. Dégoûtant!!   Compliments aux responsables

Alors, qu'est-ce-qu'on fait Chef ?? On ferme les yeux et on n'est pas au courant. A moins que les chefs n'aient  pas l'ADSL. Gast, va falloir faire encore une pétition !!!!!! Et on fait quoi s'il y a un mort ???

 

 

A suivre.....et à bientôt pour d'autres photos d'actualité 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 12:41

  Dernière heure

 

Dernière heure 


(Voir sur le blog de Plijadur l'article intitulé: L'Aiglon de Edmond Rostand- cliquer Plijadur
dans les liens)

11 avril  2007 à 17 heures 45

Aurions-nous été entendus ???

Références: Télégramme de Brest du 11-04-2007 page 9

Titre: Webnoz. Les anciens parlent au monde lundi

Il s'agit d'une émission en breton qui sera réalisée lundi à partir du foyer-logement de Pont-Croix.

Je ne recopierai pas la totalité de l'article, car je ne dispose pas du droit de reproduction. Mais, je lis un extrait de déclaration de Madame Geneviève Lasbleis, directrice de ce foyer-logement:

" ...Elle plaide pour le développement des foyers-logements, lieux de résidence de personnes âgées valides, lieux d'échanges, d'activités, d'animations qui ont été choisis et non subis

"Nous travaillons à l'installation d'une salle internet où les résidants pourront dialoguer avec leurs enfants et petits enfants"  

Merci Madame, Merci pour eux  et, pourquoi pas

Merci Saint Konchennou

27 mars 2007 à 17 heures

référence "Télégramme de Brest " du 27 mars 2007

titre: Blog. Elles racontent leur maison de retraite

"En moyenne elles ont entre 85 et 98 ans. Résidantes de la maison de retraite des Alleux à Melesse (35) elles font vivre leur blog sur lequel elles racontent leur vie quotidienne, et parfois se racontent".

Cet article fait l'objet de la quasi totalité de la dernière page.

Question ??

Pourrait-t'on imaginer la même chose en Cap-Sizun ? Il y a suffisamment d'élus  dans les différentes structures responsables des problèmes sociaux et même au niveau de la circonscription électorale, pour faire preuve d'un peu d'imagination. Le foyer-logement de Pont-Croix s'est mis à l'enseignement du breton. Alors ? Un ou deux ordinateurs, cyber-commune et un peu de bonne volonté pour voir s'éclairer le visage d'une Mamy recevant un message de son petit-fils ! Internet n'est pas une  science de jeunes exclusivement. La preuve !! J'ai 77 ans et j'ai convaincu des amis plus âgés de s'y mettre. Et il s'y sont mis. Alors ???? 

26 mars 2007 à 9 heures 15

Pont-L'Abbé-Douarnenez. Deux femmes et l'UDF

Tel est le titre d'un article paru dans "Le Télégramme de Brest" en date du 24 mars 2007. On y apprend des choses intéressantes. Je cite:

"Dans la 7ème circonscription, les élections législatives de juin annoncent une âpre lutte ...qui devrait opposer Hélène Tanguy député sortante (UMP) à Annick Le Loc'h, ténor socialiste ".

L'article nous apprend également que le suppléant de la député sortante est le maire d'Audierne, suppléant sortant. Le suppléant de Madame Le Loc'h sera le maire de Confort-Meilars: Paul Guéguen.

Il y aura bien-sûr d'autres candidats dont Michel Canevet pour l'UDF, qui renouvellera sa candidature de 2002. On se souvient qu'il s'était désisté pour la candidate de droite au second tour, mais, ne pronostiquons rien.

***** 

L'article ne fait pas état des références. Précisons les ! D'un côté 2 titulaires de la légion d'honneur: les 2 sortants, et de l'autre 2 candidats à la boutonnière vierge. Donc, d'un côté 2 légionnaires (à ne pas confondre avec les

"Képis Blancs",

 soldats de la légion étrangère) dont les mérites ont été reconnus et récompensés, de l'autre 2 citoyens ordinaires qui n'ont rien fait de spécial qui aurait pu justifier une médaille. C'est ainsi et il ne faut pas s'en offusquer. Pour ma part, et en tout cas, je ne m'en offusque pas puisque je suis  titulaire de la légion d'honneur depuis 34 années, soit 3 décades et quelques années (respect du vocabulaire officiel utilisé par la mairie d'Audierne; Même Jeanne-Yvonne, la copine de Tante Gaïd et Tonton Lom au foyer-logement de Pont-Croix, avait relevé le lapsus; cf: article Ma Doué sur le blog   ).

 Certes, je ne montre pas beaucoup mes décorations. Elles dorment dans un tiroir depuis plusieurs décennies, légion d'honneur et autres, dont la première croix de guerre à l'âge de 26 ans. Mais, il faut parfois en parler, sans trop de fausse modestie, lorsque  les circonstances l'exigent. 

 Je ne prétends pas avoir eu des mérites particuliers pour obtenir des récompenses. Mais j'ajoute que je ne suis en aucun cas responsable des paysages audiernais qui, avec l'attribution de la légion d'honneur du suppléant, sont à inscrire au bilan des sortants . L'heure des bilans viendra.  N'anticipons pas !! Gageons que les Capistes et même les non-Capistes sauront faire travailler  leur mémoire,  faire appel à leurs souvenirs comme à  leurs observations personnelles le moment venu.  

Audierne

La commune d'Esquibien dont le maire fait partie du comité de soutien d'un candidat à l'élection présidentielle n'est pas en reste.

 

Les deux photographies ci-dessus ont été prises en 2007. Il y en a d'autres !!!!

16 mars 2007 à 8 heures 38

Dans son édition d'hier, la presse locale annonce la création, au sein de la 7ème circonscription électorale d'un comité de soutien à Nicolas Sarkozy, dans lequel figurent 4 maires du Cap-Sizun: celui d'Audierne, celui d'Esquibien, celui de Goulien et celui de Beuzec. Pour justifier leur soutien, les maires s'appuient bien entendu sur leurs réalisations, sur leurs bilans, sur leur notoriété, et aussi sur leur politique environnementale dont on dit qu'elle est un élément important voire majeur de la campagne électorale. C'est pourquoi j'ai décidé de remettre en première page un article intitulé :

 "Le Cap-Sizun côté pile et côté face".

Que chacun peut consulter pour son appréciation personnelle !!!  

8 mars 2007 à 10 heures

Enfin, une bonne nouvelle locale

  Les lecteurs peuvent consulter à la fin du présent article, ce que j'ai écrit le 15 octobre 2006. Pour éviter les recherches fastidieuses, je le rappelle:

  " Combien de personnes âgées, isolées, oubliées, qui n'ont même pas dans leur répertoire téléphonique les 3 numéros de téléphone des 3 correspondants exigés par le service de téléalarme ?

  Qui doit veiller à briser la solitude des Anciens dont les enfants sont loin puisque la vie économique du capiste ne fournit pas d'emplois ? Qui ? Le facteur peut-être ? ".

  Voici l'extrait d'un article publié hier 7-3-2007 par " Le Télégramme de Brest", dans la rubrique Cap-Sizun:

Titre: Mieux accompagner les personnes âgées

" Beaucoup de personnes âgées souffrent de solitude.......Une expérience soutenue par le conseil général est actuellement menée par le CCAS d'Audierne......Le CCAS a constitué depuis octobre une équipe de visite à domicile composée de 12 personnes intervenant pour l'instant sur la moitié de la commune......Chaque binôme s'occupant de 2 personnes âgées dont chacune reçoit une visite par mois" .

Conclusion: Le Blog "konchennou" et son article du 15 octobre 2006 aurait-il inspiré les responsables audiernais, dont il faut rappeler qu'ils sont dirigés par un suppléant de député assurant par ailleurs la responsabilité des problèmes sociaux dans la circoncription ? Pratiquement 5 mois se sont écoulés depuis le 15 octobre 2006, et nous n'en sommes qu'à une expérience concernant  la moitié de la commune. Quid de l'autre moitié ? Or, cette municipalité exerce  la responsabilité depuis 1995, soit 12 ans. Nous pourrions dire "depuis une décade" pour respecter le vocabulaire officiel audiernais, mais il vaut mieux dire qu'il s'agit plutôt d'une décennie, majorée de 2 années. Tout cela n'avance pas à la vitesse du TGV, et chacun appréciera.

22 janvier 2007

L'Abbé Pierre est parti

  Un grand, un très grand s'en va. Il avait consacré sa vie aux petits, aux derniers des petits. Un seul éloge digne de lui:

         Une minute de silence......

Merci à vous !!!

******


Références " Le Monde 10heures 45


Monsieur Nicolas Hulot renonce à se presenter à l'élection présidentielle
 


Il s'agit là d'une décision sage et raisonnable qui donnera sans doute plus de force à ses arguments dont personne ne conteste la pertinence


6 janvier 2007

On apprend que  Madame Ségolène Royal effectue un voyage en Chine, en mettant ses pas dans ceux d'un illustre prédécesseur: François Mitterrand. Tiens, François Mitterrand !! Mais oui !! Je lui avais fait confiance en 1981. C'était au temps du projet Plogoff.  Gast !! Gast !!  On a de la mémoire non ??

Au fait, la Chine c'est où ?? A l'est de chez nous, à l'est du Cap-Sizun, mais un peu loin . Bon !! 1 miliard 200 millions d'habitants !! Gast, Gast

et Jean-Louis Bianco qui nous dit aujourd'hui, page 4 du "Télégramme de Brest" que

Ségolène Royal a pris une autre dimension


La mère Denis va encore pouvoir nous dire:


"Ben ça c'est Vrrr...ai Non !!"


4 janvier 2007

Bonne année à tous ceux qui me font l'amitié de lire ce blog


Sondage

Selon un sondage publié ce jour par le quotidien "Le Monde", Ségolène Royal  l'emporterait au second tour de la présidentielle devant Nicolas Sarkozy par 52% contre 48.

Ce n'est qu'un sondage!!!!!

Et si on s'y mettait...pour l'améliorer ??

C'est possible, en intervenant dans les commentaires


21 décembre 2006 10 heures 42


Titre de la une du"Télégramme de Brest" de ce jour

Elections: une ruée citoyenne


La présidentielle de 2007 , suivie des législatives, semble motiver plus que jamais les futurs électeurs........Une ruée qui ne concerne pas que les jeunes.


Cette mobilisation  ne peut être considérée comme un présage, la mobilisation jouant dans les deux sens, mais....
Car, effectivement  les législatives suivent de près la présidentielle, et là, nous ne serons plus devant l'écran de télévision, mais sur le terrain, avec d'un côté un bilan et de l'autre un projet.  Le bilan sera celui du titulaire  sortant associé à son suppléant.  Certains auront peut-être du mal à  remplir des cases vides !!!

Attendons la suite !!



16 décembre 2006 17 heures 20


Références Dépêches AFP ce jour 16 heures 07


Madame Ségolène Royal vient de déclarer ce qui suit:


" Nous devons changer notre façon de faire de la politique. Les gens attendent désespérément un changement des partiques politiques. Cette démarche, ne la négligez pas

 

Si certains se demandaient pourquoi j'avais décidé de m'engager, ils commencent à entrevoir la réponse d'un électeur de 2ème classe. Quelques caporaux aussi, peut-être !!!


10 décembre 2006  9 heures 38

La presse locale du 8 décembre 2006 (Télégramme de Brest), ne manquait ni de charme, ni d'intérêt. Deux articles principaux ont retenu mon attention : l'éditorial "point de vue" de Monsieur Coudurier et les propos de Monsieur Patrick Devedjian.

°°°°° 

Commençons par  le point de vue de Monsieur Coudurier. Je cite:

"Face à la poussée mystique qui accompagne la candidature de Ségolène Royal, pas loin de marcher sur les eaux.......Madame Royal représente un parti écarté du pouvoir......Parti qu'elle a singulièrement bousculé pour le forcer à s'aligner sur le besoin d'autorité qui travaille la société française en profondeur....Mais à quoi joue MAM ? Elle qui prétendait être la seule à pouvoir clouer le bec de Ségolène....."

Marcher sur les eaux !! La comparaison avec l'Evangile selon Saint Matthieu crée la réflexion. D'ici qu'on essaie de lui fasse traverser le Raz de Sein en marchant sur les eaux !! Gast ! Gast! La SNSM, à moi !! Alerte générale ! Faites chauffer les moteurs, équipage à son poste, prêt pour l'appareillage, plongeurs à bord !!!

Bon ! Elle a aussi bousculé son parti! Tant mieux ! Si seulement tout le monde en faisait autant, on ne verrait pas ce que l'on voit !!

°°°°° 

Les propos de Monsieur Devedjian. Je cite:

" Pour nous la bataille est difficile avec Ségolène Royal....Depuis 1981 les Français ont systématiquement choisi l'alternance.... Un profond sectarisme en refusant de serrer la main de Françoise de Panafieu....etc...." .

Bon la bataille est difficile, soit ! Mais que faut-il pour gagner une bataille ? Tout d'abord, un général qui définit la stratégie. Il est souvent désigné par la hiérarchie, mais dans le cas particulier qui nous concerne, pour une fois, j'ai choisi le mien, plutôt la mienne !!

Après la stratégie, vient le combat et là, ce sont les caporaux qui se battent, au contact. Pour gagner, il faut donc avoir un bon général et des bons caporaux. Les  choses sont souvent difficiles, en France profonde comme le Cap-Sizun, que Monsieur Devedjian connaît bien puisqu'il est venu à Audierne en 1985 soutenir un candidat à l'élection cantonale. Il n'est sans doute  pas venu sans évaluer le potentiel des candidats, dont certains sont peut-être devenus plus tard caporaux de son mouvement. Dans ce cas, ils font référence, bonne ou mauvaise, soumise à l'appréciation des électeurs de deuxième classe car ce sont eux qui choisissent !!!

Quant à serrer la main, je fais exactement ce qu'a fait Madame Ségolène Royal. Je salue ceux qui me conviennent, je ne salue pas les autres. Sectarisme dit-on !! Je suis prêt à en débattre, avec quelques références à propos de la tolérance, plutôt de l'intolérance !! 

 

4 décembre 2006 à 10 heures 42

Polémique, polémique !!!

Les commentaires vont bon train au sujet du voyage de Madame Ségolène Royal. Il faudrait peut-être souligner aussi que ce voyage se situe à l'un des endroits les plus "chauds" de la planète et qu'il faut un certain courage et même un courage certain pour avoir pris la décision de l'entreprendre. J'ai entendu dire et aussi lu quelque part qu'elle était la fille d'un officier. Il s'agit peut-être d'une référence (dans certaines régions), mais je suis évidemment mal placé pour le souligner, n'ayant pas  moi-même de fille. Mais, en tant qu'électeur de 2ème classe, je pense avoir le droit d'apprécier en m'exprimant en français et non en breton, ce qui nécessiterait une traduction  certainement  nuancée à froid mais  pas obligatoirement à chaud car la langue bretonne est difficile comme beaucoup d'autres langues

!!!!!!


30 novembre 2006 9 heures 51

Références: "Le Figaro" en date du 30/11/2006

Royal veut briser des "tabous" dans la recherche

  ......."Je veux une campagne qui construit en avançant, que les choses bougent déjà pendant la campagne"

  Aurait déclaré à Lyon Madame Ségolène Royal. L'article cité en référence a été actualisé le 30/11/2006 à 7 heures 43. Il ne me semble pas nécessaire de commenter ce point particulier, sauf pour dire qu'elle aurait aussi parlé "environnement" .

Références: "Télégramme de Brest"  du 30/11/2006  page 5

Danielle Bousquet (PS): "une campagne régionalisée

....." Le monde a changé. La politique aussi. Elle prend en compte la réalité d'aujourd'hui. C'est une manière moderne de faire de la politique. Les gens ne veulent plus de discours, mais des réponses à leurs problèmes......

.... Ce combat va exiger de nous une grande morale. Nous ne partons pas en guerre contre des adversaires....."

°°°°°° 

Commentaire personnel

 Combat.... guerre....Comme j'ai vécu les deux, l'un comme l'autre d'assez près, et que ma seule ambition personnelle est de faire partie du conseil ou comité consultatif  de mon quartier (quand ce comité sera créé), mon action se limite au combat pour l'environnement ce qui n'a rien de guerrier. Mais, comme le dit Madame Bousquet:

"l'enjeu est clair, il s'agit de gagner"




29 novembre 2006

références: L'Express en date du 28/11/2006

  Le journal cité en référence publie un sondage concernant les jeunes auxquels on a demandé:

  " Qui préféreriez-vous voir élu président de la république" ?

  Réponse: pour 34% des jeunes Ségolène Royal  est la meilleure

  Les gens de ma génération (76 ans 1/2) n'ont  sans doute pas été pris en compte dans ce sondage

27 novembre 2006

références: "le télégramme de Brest en date du 27/11/2006-Page 3 

Titre: Lanester "Je suis une preuve vivante que ça change

Je cite:

  Elles sont 14 femmes en Bretagne à diriger  une cité de plus de 3500 habitants. Thérèse Thiery, maire divers gauche de Lanester (56).............

  Et l'effet Ségolène? "Cela va donner plus de confiance et de fierté aux femmes" dit-elle. D'autant que la démocratie participative............

  Tous les deux mois, huit conseils de quartiers, composés chacun de 35 habitants élus pour 2 ans, plus les élus de quartiers, planchent sur les dossiers. Et pas seulement sur les bordures de trottoirs......

°°°°°

  Les lecteurs du Cap-Sizun sauront comparer ce qui se fait ailleurs avec ce qui ne se fait pas ici. Et s'ils se demandent pourquoi, ils chercheront eux-mêmes la réponse !!!!

26 novembre 2006 17heures 55

Extrait de la déclaration de Madame Ségolène Royal candidate désignée pour l'élection présidentielle

"Ce que je veux déclencher dans cette campagne, c'est un sursaut collectif, un élan à la dimension de l'espoir qui se lève....

C'est fait, pour ce qui me concerne et......

(à suivre)

24 novembre 2006 à 17 heures

  En France profonde le citoyen un peu curieux jette un coup d'oeil sur les grands quotidiens nationaux pour rechercher l'information et comparer les points de vue. Il n'est pas pour autant dispensé  de la lecture de la  presse locale, rubrique nécrologie oblige. Regardons "Le Télégramme de Brest", en date 24 novembre 2006 page 5, pour y apprendre:

  - Que les élections municipales sont maintenues en mars 2008, et que les sénatoriales auront lieu en septembre 2008.

  Les sénatoriales, au contraire des municipales ne font pas partie du suffrage universel. Cela veut sans doute dire aussi que chez nous, en Cap-Sizun comme  ailleurs, on va garder nos "casses de bagnoles" jusqu'en 2008 . Mais si la mer continue à monter   comme elle le fait depuis longtemps, on va se trouver devant des ex-suppléants et des ex-titulaires puisqu'ils  auront été désavoués publiquement. Ils  pourront cependant continuer  à diriger leur commune  après avoir, le cas échéant, été battus dans leur propre fief.

  Tu comprends quêque chose toi ???? T'as rien à comprendre , électeur de deuxième classe !!

  - Article intitulé : Présidentielles: Sarkozy se fait désirer sur le plateau de TF1

........Nicolas Sarkozy a tenu par ailleurs des propos virulents à l'égard de Ségolène Royal candidate du PS, l'invitant à "dire ce qu'elle souhaite pour la France, et à ne pas se contenter d'écouter les Français pendant sa campagne".

  Bon, te voilà redevenu électeur de deuxième classe. T'as le droit de voter, puis de fermer ta g..

 Le point de vue de Monsieur Coudurier:

......Car les Chiraquiens se réveillent un peu tard en réalisant que le premier tour de la présidentielle  n'est que dans 5 mois.

  Et oui, et entre temps : Noël, réveillon, les rois, les gras etc...

.....MAM  a l'avantage d'être une femme pour en approcher une autre que les Sarkozystes ne savent pas encore par quel bout aborder, au risque de la laisser marquer des points

  Ben oui !!! Comme  Zidane quoi, et sans le coup de boule ! Et Zidane c'est équipe de France qui gagne. Moi je l'applaudis. Pas  vous ?? 

******   

Résultat du vote des militants socialistes pour désigner leur candidat à l'élection présidentielle

Madame Ségolène Royal: 60,62 %

Monsieur Dominique Strauss-Kahn: 20,83 %

Monsieur Laurent Fabius: 18,54 %

  C'est la victoire de ceux qui ont compris qu'il allait se passer quelque chose en France. Les lecteurs feront eux-mêmes les autres commentaires

14 novembre 2006 à 16 heures 30

 On entend dire que l'environnement sera au coeur de la campagne à venir. Il y aura donc des exposés de bonnes intentions, de bonnes résolutions, puisque tout cela est déjà annoncé en haut lieu. Allons donc sur le terrain, visiter 2 communes du Cap-Sizun, qui ne manqueront pas d'apporter leur soutien aux adversaires de Madame Ségolène Royal, et commençons par ma commune de résidence:

Audierne-29770


 

 


 

 








(trottoir détérioré en 1998-photo de 2006)

 

Un lavoir

 

La commune d'Audierne est dirigée par un maire qui n'est pas de gauche, et qui, par ailleurs, exerce la fonction de député suppléant de la VIIème circonscription. Après la présidentielle on parlera sûrement des législatives, et plus tard.......

  Il faut aussi savoir que Audierne est la plus petite commune du Cap-Sizun: superficie 294 hectares, soit l'équivalent de 3 petites exploitations agricoles de la Beauce. Gageons que les problèmes relevant de l'environnement sont mieux traités en Beauce. Concrètement, 3 bons paysans beaucerons suffiraient peut-être pour pallier aux insuffisances audiernaises concernant l'environnement 

 

Poursuivons par la commune voisine:

Esquibien

  La municipalité est dirigée par le même maire depuis 1983 , soit un quart de siècle:

 

Celui qui écrit ces lignes tient à préciser:

  - Qu'il n'appartient à aucune formation politique

 - Que les photos ci-dessus correspondent à la triste réalité du terrain

  - Qu'il est l'auteur des photos

  - Que d'autres photos du même genre sont visibles dans l'article intitulé:"Le Cap-Sizun côté pile et côté face".

21 octobre 10 heures 30

Objet: Eglise catholique en France

  A l'approche et dans la perspective des échéances politiques qui se préparent, les médias ont rappelé le point de vue de l'église catholique en France, en se référant à la commission sociale des Evêques de 1999. Je cite:

  "La politique est une oeuvre collective, permanente, une grande aventure humaine. Elle a des dimensions sans cesse nouvelles et élargies. Elle concerne à la fois la vie quotidienne et le destin de l'humanité à tous les niveaux. L'image qu'elle donne dans notre société a besoin d'être revalorisée. Elle est une activité noble et difficile. Les hommes et les femmes qui s'y engagent, ainsi que tous ceux et celles qui veulent continuer à "vivre ensemble", méritent notre encouragement".

******  

  Chacun appréciera à sa manière le point de vue exprimé ci-dessus. Quelques remarques cependant:

  - Il est certain que l'image donnée par la politique a besoin d'être revalorisée. Comment et par qui ? Les efforts au sommet ne suffiront pas s'ils ne s'appuient sur des efforts à la base. Or, que voit-on dans la France profonde ? Des situations idylliques créées par certains responsables soi-disant pratiquants ? Non !! Certainement pas, bien au contraire parfois !!

  -  Quid de la loi de séparation de l'église et de l'état (1905) si l'église aborde la politique ??  Ne conviendrait-il pas que l'Eglise se consacre à son rôle spirituel et moral, pendant que le temporel resterait affaire de responsables neutres et laïques ?? Vouloir mélanger les deux conduit les administrés  à porter un jugement peu favorable  sur des soi-disant paroissiens qui sont en fait, à leurs yeux, des "drôles de paroissiens"  puisqu'ils font de la politique, sans laisser comme ils le devraient, le sectarisme au vestiaire pour mettre la théorie, donc la religion, en pratique  !!

  A titre d'exemple on pourrait parler des aumôniers militaires. Ils  sont chargés, au sein des unités, de traiter les problèmes relevant de la vie spirituelle. Les problèmes plus temporels concernant par exemple l'exécution des missions, relèvent en exclusivité du commandement. Les aumôniers accompagnent, tout en restant dans leur très strict rôle de chef spirituel 

  - Quid de l'encyclique " Rerum Novarum " qui en son temps a défini le "rôle social" de l'église ??

  -   L'église dit que la politique est une activité noble et elle encourage l'engagement des volontaires. Elle ne dit pas dans quelle direction. Une question se pose: quelle est la  compatibilé ou l'incompatibilité d'un engagement politique  disons "à gauche" avec la pratique de la religion. En clair, un catholique pratiquant et convaincu, peut-il s'engager dans un parti politique qui n'est pas disons "à droite"  ? Personne ne peut contester le passé de l'église catholique et son histoire qui  se situent plutôt dans les mouvances de droite, et ce depuis toujours !! A contrario, les Protestants se considèrent  plutôt à gauche et bons chrétiens !!

  - Politique oui, dans le respect de  la dimension des valeurs humaines qui font la noblesse des serviteurs, car faire de la politique c'est comme  s'engager en religion.

La finalité est de:

  "servir les autres". 

Thème de réflexion !!!! 

 

 Pour être complet et aussi objectif que possible à ce propos, j'invite les lecteurs à se reporter au journal "La Croix" qui a publié un article intitulé comme suit:

Cf: Message du conseil permanent de la conférence des Evêques de France, à l'occasion des prochaines élections.

Paris le 18 octobre 2006

Qu'as-tu fait de ton frère ??

Nouveau thème de réflexion !!!!!

 

15 octobre 10 heures

Objet: Maires et politique

  Dans son édition du 14 octobre 2006, un quotidien local (Télégramme de Brest) publie un article intitulé:

"Ils se souviennent de nous une fois tous les cinq ans"

  Il ressort de cet article qui concerne les demandes de parrainages:

  - que le maire de Guengat dirige un conseil municipal apolitique

  - que le maire de Clohars-Fouesnant représente un conseil apolitique

  - que le maire de Bénodet ne parraine pas parce que c'est un acte politique. Il ajoute que dans sa commune on ne fait pas un choix politique mais que l'on juge la gestion municipale.

  - que le maire de Plogonnec ne parraine jamais parce que c'est une affaire de partis politiques

  - que le maire de Gouesnac'h ne parraine pas parce que en 25 ans il a toujours été élu sans étiquette

  - que le maire de Saint-Evarzec s'est efforcé de réunir sur sa liste des gens de sensibilités différentes, intéressés par l'intérêt général de la commune, et donc ne parraine pas

  - que le maire de Plomelin se déclare sans étiquette

La liste n'est sans doute pas exhaustive !!

****** 

  Alors lorsque que l'on entend en Cap-Sizun certains maires déclarer qu'ils ne sont pas "techniques" mais "politiques", on a envie de leur dire:

  - de laisser la politique au vestiaire

  - de marcher un peu à pied pour aller visiter les quartiers où demeurent les administrés, quartiers généralement abandonnés au profit des centres villes et bourgs plus faciles à médiatiser

  - de se pencher un peu sur les problèmes humains qui sont la base de tout exercice de responsabilité. Combien de personnes âgées, isolées, oubliées, qui n'ont même pas dans leur répertoire téléphonique les trois numéros de téléphone des trois correspondants exigés par le service de téléalarme ? Qui doit veiller à briser la solitude des Anciens dont les enfants sont loin puisque la vie économique capiste ne fournit pas d'emplois ? Qui ? Le facteur peut-être ?????

  - de créer les commissions de quartiers animées par des responsables élus.... etc

  - de s'occuper de l'environnement, du patrimoine, des bâtiments en ruines, de l'éclairage public, des emplacements réservés aux poubelles etc....

  - de laisser  de côté leurs ambitions personnelles et d'aller sur le terrain à la rencontre des gens car, jusqu'à preuve du contraire les élus locaux ne sont pas des bénévoles.

  - que les trottoirs et caniveaux dont ils sont responsables, ne sont à droite ou à gauche que selon le sens de circulation considéré. Sinon, ils sont publics et municipaux !!!

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 17:31

Actualités -Point de vueActualités-Point de vue

Le 4 avril 2007 à 9 heures 21

Références: Le Figaro, 4 avril 2007 à 7 heures 56

Propos de Madame Ségolène Royal

"Je conduis cette campagne en liberté, avec bonheur, avec pédagogie" explique la candidate socialiste;

"je suis une femme libre, j'entends garder ma liberté" insiste-t-elle pour justifier ses changements d'agendas incessants et inopinés.

******* 

Oui Madame, Soyez libre, restez libre !!

La LIBERTE c'est la force et une future Présidente se doit d'être forte. Les électeurs de 2ème classe sont avec vous !!

Le 2 avril 2007 à 10 heures

Références:

 1- Le Monde, édition du 2-4-07 (8 heures 04). Titre: La question de la sécurité reste au centre du débat entre Mr Sarkozy et Mme Royal

2- Télégramme de Brest, édition du 31-3-07. Titre: Insécurité. Un sentiment persistant

******  

Si l'on en juge, à travers ces 2 articles, le problème de la sécurité est posé. C'est évident.Toute situation après avoir été analysée doit faire l'objet de propositions de solutions. La prise en compte de  l'expérience du passé n'est peut-être pas inutile.

   Ceux qui ont vécu l'expérience de la guerre savent mieux que personne que " gagner la guerre est une chose", gagner la paix est beaucoup plus difficile. La guerre se gagne souvent par la force. La force  n'est pas suffisante pour gagner la paix. C'est pourquoi, il semble que, dans les banlieues, si  l'intervention des forces de police est absolument nécessaire pour mettre un terme à une situation ponctuelle et violente, elle n'est pas suffisante pour traiter le problème en profondeur. La police de proximité qui a été supprimée était un des moyens d'encadrement des populations dans certains quartiers. Il en faudra d'autres et plus particulièrement des structures sociales et éducatives (centres éducatifs proposés par Madame Royal). Et il n'y a pas que les banlieues. Regardons chez nous. Il n'y a pas de quoi pavoiser, même si on soutient un candidat à l'élection présidentielle comme à

Audierne    

ou à Esquibien

Le 27 mars 2007

Article Claudy Lebreton: il faut réhabiliter l'impôt

Claudy Lebreton est président du conseil général des Côtes d'Armor. il sait donc de quoi il parle 

******* 

Comment assurer une meilleure représentativité des citoyens dans les collectivités locales :

- En introduisant la proportionnelle dans les modes de scrutin

- En abaissant le seuil de 3500 à 2000 habitants pour les listes proportionnelles aux élections municipales, avec obligation de choisir les candidats qui représenteront la commune au sein de l'intercommunalité.

- Un parlementaire, qu'il soit député, sénateur ou député européen pourra assurer un autre mandat local.: conseiller municipal, général ou régional. Mais il ne pourra pas être adjoint ou maire, ni président ou vice-président de ces instances;

Cet extrait est très incomplet, mais il donne une idée de ce qu'il faudrait faire pour mettre un terme à certaines féodalités municipales, bastions du sectarisme politique pratiqué dans certaines citadelles locales. Pour ma part c'est exactement ce que j'attends. Ce sont les changements que je souhaite pour vivre dans une démocratie libérée où les citoyens retrouveront le droit de faire connaître leurs idées sans subir la sanction du "bec de gaz" réservé aux administrés faisant partie du sérail ou des courtisans. 

Le 3 mars 2007 à 16 heures 15

 Le quotidien "le Nouvel Observateur" publie ce jour à 11 heures 29 un article intitulé:

Défense: Royal présente ses propositions

dans lequel on peut lire:

" Fille et soeur de militaires, Ségolène Royal pour qui la suppression du service militaire a été une erreur......"

Tous les gens de ma génération, qui ont connu le service militaire et plus encore participé à cette noble tâche partagent ce point de vue. Hélas, cette suppression est effective et un rétablissement ne serait pas une mince affaire 

Le 28 février 2007 à 13 heures 30

Le quotidien 'le Nouvel Observateur" publie ce jour à 12 heures 51, un appel à voter pour Madame Ségolène Royal dont voici le titre:  

avant qu'il ne soit trop tard.

Cet appel est signé par 150 intellectuels. Ne disposant pas du droit de reproduction, je me contente de signaler cet article  déjà disponible sur le site du journal et publié dans l'édition du 1er mars. Parmi les signataires des noms très connus que je laisse à chacun le soin de découvrir.

Le 22 février 2OO7 à 21 heures

  En ouvrant ce blog,

le 17 mars 2006,

j'ai choisi le pseudonyme de Spartacus, du nom de l'esclave romain qui s'était révolté, bien avant Jésus-Christ. Aujourd'hui, ce pseudonyme vient d'être repris par un groupe de 30 hauts fonctionnaires d'origine socialiste, qui ne soutiennent pas Madame Ségolène Royal. Il ya donc désormais 2  Spartacus sur le net. Certes, le petit Spartacus que je suis n'a eu que:

6785 visiteurs depuis le 17 mars 2006 

C'est modeste . Je n'ai pas la prétention, à mon simple niveau d'électeur de deuxième classe de dire que je soutiens une candidate. Je veux seulement préciser que ce qu'écrit "Spartacus le petit", est rédigé au "fond de la France profonde", quelque part au bout du monde, là où s'arrête la terre et commence la mer. "Spartacus le petit" n'est pas haut fonctionnaire, il n'est pas non plus dissident en quoi que ce soit puis qu'il n'est membre d'aucune formation politique. Il tient seulement à apporter ces précisions pour éviter toute confusion, en rappelant qu'il a déjà reçu des menaces qui sont publiées sur ce blog.

Mais, voici ce qu'en dit un membre du parti socialiste:

Jean Christophe Cambadelis:

"Spartacus est un joli nom, mais le problème de Spartacus c'est qu'il combattait au grand jour et risquait sa vie. Là on se cache derrière un pseudonyme dont on ne sait qui les anime, à quel niveau, ce qu'ils représentent"

Ce commentaire s'adresse bien-sûr à ces hauts fonctionnaires dont il a été question plus haut. L'identité de "Spartacus le petit" ne relève pas du secret-défense. Les photos publiées sur ce blog sont authentiques. Elles représentent ce que tout le monde peut voir sur le terrain, dans des communes gouvernées par des municipalités dont il est prématuré d'afficher la couleur. Disons simplement qu'elles ne sont pas de gauche !!

Le 16 Février 2007 à 9 heures

Madame Ségolène Royal vient de déclarer que si elle est élue, elle abandonnera le projet de second porte-avion nucléaire. La presse a diffusé récemment le coût et le prix de revient de l'heure de fonctionnement du porte-avion existant. C'est faramineux !!

  Pour ma part, je pense qu'il s'agit d'une décision sage, réfléchie,raisonnable, bref, une bonne décision. 

Le 12 Février 2007 à 10 heures

Les 100 propositions de Madame Ségolène Royal sont diffusées dans toute la presse de ce jour. Il paraît donc inutile de les recopier ici. Mais, en y regardant de plus près, j'ai noté deux points particuliers qui ne semblent pas avoir retenu l'attention des commentateurs:

  -74- Refuser toute remise en cause de la loi de 1905 (séparation des églises et de l'état)

et intégrer à la constitution une charte de la laïcité

- 93- La dissuasion nucléaire sera préservée

Voilà de quoi calmer certains  esprits et mettre un terme aux insinuations.

 Je partage entièrement ces deux points de vue, et même sans doute bien d'autres !!!!

Comme quoi, les débats participatifs n'étaient pas inutiles. Mais, pour en parler, il faudrait avoir participé, pour savoir

" de quoi on cause" !!!!

Je l'ai déjà dit, j'ai assisté à un de ces débats, donc

je cause !!!

 

Le 11 Février 2007 à 17 heures

On peut lire ci-dessous ce que j'ai écrit les 24 et 26 octobre 2006, à propos de ce que l'on a appelé les

 "jurys citoyens".

Ce jour, 12 Février 2007, Madame Ségolène Royal persiste et confirme ce qu'elle avait déjà dit, autrement dit, persiste et signe. Moi  aussi, après avoir assisté à un débat participatif, en toute modestie et à mon modeste niveau:

Je persiste et signe

Le 10 décembre 2006 à 15 heures 58

Selon un article paru dans "Le Monde" ce jour à 15heures 38, Monsieur Jean-Pierre Chévènement soutient Madame Ségolène Royal. Merci Monsieur le Ministre !  

Je connais bien votre bonne ville de Belfort, dans laquelle j'ai vécu plusieurs années, et dont je garde d'excellents souvenirs.

Merci à vous, du fin fond du Cap-Sizun, au bout du monde ! 

Le 22 novembre 2006 à 17heures 37

  Selon un article publié par le quotidien "Le Monde" ce jour à 15 heures 56, Monsieur Lionel Jospin soutient Madame Ségolène Royal.

  Merci Monsieur le Premier Ministre, Merci, de la part d'un électeur de 2ème classe

Le 21 novembre 2006 à 9 heures 53

  Selon un article publié par le quotidien "le Monde", ce jour à 9 heures 06, Madame Ségolène Royal aurait déclaré que la première phase de sa campagne serait une phase d'écoute. Je cite:

 "un leader doit considérer qu'il ne sait pas tout, tout seul et qu'en voilà assez des "politiques" qui assènent sur la tête des autres ce qu'il faut penser, ce qu'il faut dire et ce qu'il faut faire.....Ensuite seulement, le politique décide....explique les raisons des décisions qu'il va prendre".

Commentaire personnel 

  C'est exactement ce que je souhaitais trouver dans la politique, et jusqu'à présent je n'ai rencontré que le contraire, "en haut" certes mais surtout "en bas". Il faut donc que les choses changent et elles vont changer, avec vous et avec nous, électeurs de 2ème classe !!!

Le 17 novembre 2006 à 10 heures 20

  Selon le quotidien "Le Monde", Le vote des militants socialistes a désigné Madame Ségolène Royal comme représentante de leur parti  à l'élection présidentielle. Les résultats sont les suivants:

  Madame Ségolène Royal: 60,62%

  Monsieur Dominique Strauss-Kahn: 20,83 %

  Monsieur Laurent Fabius: 18, 54 %

********* 

  Ce n'est peut-être pas un plébiscite, mais cela y ressemble. Parce que les militants ont compris qu'ils représentaient la France profonde, la France du quotidien, la France qui en a assez des promesses et qui veut des actes.

   L'aventure commence, pour les socialistes certes, mais aussi pour tous les électeurs de deuxième classe qui seront là quand il faudra, et surtout comme il faudra. Pour ma part: pédagogie élémentaire, à savoir:

Montrer, Démontrer

  Nos encouragements vous accompagnent Madame, et que le bal commence !!!

Le 26 octobre 2006 à 10 heures 10

  Selon un article publié ce jour, 26/10/06 à 9 heures 54, par "Le Nouvel Observateur"  

59% des français

seraient favorables à la proposition de Madame Ségolène Royal concernant les "jurys citoyens". Dont acte !!!

  Selon le quotidien local de ce même jour: "Telegramme de Brest", sous la plume de Monsieur Hubert Coudurier, la Présidente de la région Poitou-Charente vient de dévoiler son autoritarisme masqué.  Son projet de jury populaire fleure bon le maoîsme. Habituellement le "Telegramme de Brest" est assez mesuré dans ses propos. Une fois n'est pas coutume.

  En faisant la synthèse des deux articles, on pourrait faire remarquer à Monsieur Coudurier que 59% des français auraient donc tendance à "fleurer bon le maoïsme". Soit !!

  On a tout entendu à ce sujet: le général Boulanger, les sans-culottes, j'en passe. Pourquoi ne pas se référer aussi aux comités de salut public (ce nom a encore été porté en Algérie en 1958) et tant qu'à faire "aux "Girondins" de droite et aux "Montagnards" de gauche datant de l'époque de la Révolution, vieille de plus de 200 ans. Si on veut réciter l'histoire, une campagne ne suffira pas !! N'oublions pas l'Inquisition !!

  Mais, puisque Monsieur Coudurier dispose d'un journal et même d'une maison d'édition pour diffuser ses idées, je lui suggère de venir visiter le Cap-Sizun ou d'y déléguer un de ses journalistes pour effectuer un reportage, photographier et publier les photos de certains paysages, de rendre compte de l'absence des commissions consultatives dans certaines communes et j'en passe !!

  Ainsi, les citoyens de base, électeurs de 2ème classe selon une formule qui n'est pas de moi, pourraient se consacrer à la lecture de leur quotidien favori, au lieu de se servir du seul moyen dont ils disposent: un blog!!!!  

 

Additif du 24 octobre 2006

Oui à un tirage au sort  pour obliger les élus à rendre des comptes devant des jurys de citoyens car la démocratie ne donne pas la science infuse. En France profonde, dans certaines communes,  (dont les noms seront donnés en temps opportun), il n'existe même pas de commissions consultatives ouvertes au public et pas davantage de commissions de quartiers. Enfin, on va s'intéresser aux citoyens et intéresser les citoyens. Bravo, Bravo et encore Bravo !!! Gageons que les citoyens vont retrouver la confiance !!!!

Ségolène

Madame Ségolène Royal vient de déclarer sa candidature à la Présidence de la République en 2007 

Il me semble avoir écrit dans mon étude du Cap-Sizun,

 qu'il était temps de donner le pouvoir aux femmes,

compte tenu de ce que, ici, chez nous, nous sommes bien placés pour savoir que certains hommes ont largement  prouvé ce qu'ils ne savaient pas faire. J'ai appelé une Marie-Jeanne pour tenter  de nous sortir la tête de l'eau dans notre bout du monde, pourquoi pas une Ségolène pour la France ?

 Mais tout d'abord, une question à la cantonade:  en quoi les activités (présentes ou passées) de votre frère seraient-elles incompatibles avec votre projet ? En démocratie, l'armée, donc les militaires constituent un instrument au service du pays, lequel est dirigé par le pouvoir politique légitimement élu. Le devoir d'obéissance fait partie du devoir des militaires quelle que soit la couleur politique du gouvernement. J'en parle en connaissance de cause, après avoir servi sous plusieurs républiques et différents  gouvernements de toutes tendances. Ce devoir ne concerne ni les familles, ni les parents, ni les frères et  soeurs, ni les cousins ni les amis. Chacun à sa place, à chacun son métier et les vaches seront bien gardées. Il semblerait que tout cela relève de la "corbeau-phobie" (mot inventé pour la circonstance) dont j'ai parlé par ailleurs. La dignité devrait faire  partie de la vie politique. Je considère, pour ma part que vous faites l'objet d'une attaque indigne qui ne grandit pas ses auteurs. Mais je pense aussi que le public est devenu majeur et que certains arguments minables ne vous nuiront pas, bien  au contraire !!!!!   

                                                Spartacus

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11 août 2006 5 11 /08 /août /2006 15:03

  Goulien: Au pays de mes racines

Entrée de la chapelle de Saint Laurent de Lannourec

Une vue de la chapelle

ci-dessus: la stèle de flagellation

L'encoche derrière ce qui n'est pas un menhir, empêchait la corde de glisser, pendant que le coupable expiait sa faute, ou soi-disant faute

 

  Et oui !! La chapelle n'était pas ouverte. A 200 mètres environ, il y a une ferme, sans vues directes sur la chapelle. Ce jour là, la chapelle de  Saint Tugdual à Cleden était ouverte, mais elle est dans un village. Solution ??? Pour ma part, je n'ai rien à proposer pour résoudre ce problème...

***** 

Pors Kanapé

 

 

 

 

 

et les paysages de la côte nord

 

 

sans oublier les éoliennes qui, par construction,tournent selon les vents: vent d'ouest pour dire coucou à la centrale de Plogoff, vent du sud c'est plutôt une pale d'honneur

 

 

 

Visite de l'église

 

Le porche de l'entrée sud

Le carrosse du dernier voyage (catafalque)

Ci-dessus l'autel principal et ci-dessous un confessionnal

 

 

 

 

 

 

La réserve d'oiseaux: les moutons noirs au nettoyage

 

 

Pors Kanapé

 

 

 

A suivre

 

Le tour du Cap sera bientôt fini. Pas moyen  de mettre la main sur une épave de bagnole, privilège réservé à Audierne et Esquibien !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 10:55

Mahalon

  Non, on n'a pas oublié Mahalon

Son aire de loisirs, près de la chapelle Saint Pierre

 

Fauteuil relax ou lit bain de soleil de nos ancêtres (non réglable)

 

 

Le Goyen au pont, sur la route de Meilars

Et la chapelle Saint Pierre qui était ouverte le dimanche 4 juin (entrée libre) pendant que l'aire de loisirs  débordait d'activités (grands et petits)

 

                                                                   

Mais, ce n'est pas vilain tout ça !! On va continuer...

 à suivre....

Pas d'épaves de bagnoles pour l'instant. On va fouiller

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28 avril 2006 5 28 /04 /avril /2006 09:28

Le 17 juin 2006, les marins du Cap-sizun

ont rendu hommage aux péris en mer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

à suivre

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24 avril 2006 1 24 /04 /avril /2006 13:43

 

Un petit tour à Cleden, juste en passant

  La route de Cleden passe par Langroas, et on ne passe pas devant Langroas sans s'arrêter pour jeter un coup d'oeil à la chapelle

   Surprise, on fait des travaux et regardez

 

  On avait déjà repéré cette ancienne fontaine bien-sûr. Autrefois, il y avait même un lavoir. Il faudrait demander à Jean-Guillaume à Kespern. Lui c'est l'Ancien et il connaît. Bravo à l'association et aux responsables. Et surtout, pas de palmiers comme à Audierne. Nous sommes dans le Cap et pas à Biskra..

  Allez, route vers Lamboban:

 

 ****** 

ci dessous: photo du 10-9-06.

On peut constater que le lavoir a été nettoyé, même si l'herbe a un peu repoussé. Le contraste avec les lavoirs d'Audierne est saisissant. Bravo à Cleden !!!

 ****** 

 

 

Grand merci pour votre accueil Monsieur. Bon courage pour vos travaux. Et lorsque le local à crêpes sera fini, avec votre permission je retournerai voir vos superbes auges. Pour l'instant, je vais chez votre voisine.

  

C'est superbe Madame. Grand merci pour votre accueil. Vous m'avez autorisé à revenir n'est-ce-pas ?

Madame le (la) Maire: un petit coup de main pour le lavoir SVP ! Je vous promets de mettre une autre photo de ce magnifique lavoir....tout propre

Additif du 10-9-06: comme on a pu le constater plus haut, le lavoir de Lamboban a été nettoyé. Je m'étais engagé à mettre une autre photo, après le nettoyage, c'est fait J'ignore qui il faut remercier: la mairie, les bénévoles... Que chacun veuille bien trouver ici les remerciements d'un passant qui vous dit: "c'est un très beau lavoir "

******   

Poursuivons notre promenade à Cleden. Nous voici au village de Trouguennour où se trouve la chapelle de Saint Tremeur

vue d'ensemble

 en montant vers la chapelle

 

vue de l'accès et du parking sur lequel il n'y avait pas de voitures, même pas la mienne qui aurait tout gâché

une porte

 

l'intérieur

et la promenade dans le village

 (les 2 photos ci-dessus sont de N.P.)

 

 

La publication des photos du village est faite avec l'autorisation des propriétaires. Il convient de leur exprimer des remerciements, tant pour l'autorisation que pour l'accueil qui nous a été réservé. Le pardon a lieu ce jour, 27 mai 2006. Nous avons surpris les résidents en pleine préparation. Certes, les moyens municipaux étaient  déjà intervenus, mais les finitions étaient en cours. Quelle surprise de voir un Ancien (on nous a dit qu'il avait 86 ans) armé de sa faucille qui  épaulait les deux tondeuses en pleine action. A notre avis, les riverains se sentent  concernés par cette chapelle. Héritage culturel ?  Patrimonial ? Religieux ? Nous n'avons pas la réponse, mais chapeau "l'Ancien". Alors, de quoi s'agit'-il ? Juste un mot d'explication, pour essayer de comprendre

La légende de Conomor

  Cruel et sans pitié, ce Barbe-Bleue breton obtint de sa femme Triphine, deux fils: They et Tremeur. Un jour, dans un accès de folie, il les décapita.

  They et Tremeur prirent alors leur tête sous le bras, et rejoignirent un canot qui les attendait à la côte. Saint They, voulant disposer de ses deux mains pour manoeuvrer la frêle embarcation, remit sa tête à son emplacement originel, et miracle, celle-ci reprit immédiatement vie. Par contre Saint Tremeur, gêné par le vent et les vagues, ne parvint pas à réaliser le même exploit que son frère (on représente Saint Tremeur portant sa tête dans ses mains). La forme la plus ancienne du nom de Saint Tremeur est Dremore.

  Leur traversée se termina à Porz Ar Zent,  (ou Aod ar Zent, port ou plage des saints), une petite anse du Cap-Sizun. Bien-sûr, vous n'y croyez pas. Attendez un peu. On va vous donner les références pour vérifier. 

http://saint-tremeur.9online.fr 

http://cap-sizun.com/forum 

ou

http://cleden-cap-sizun.com

et tous les liens sur ces sites, sans oublier la légende de Conomor, sur le site des bretons de Clamart:

http://www.chez.com/bretonsclamart  

 

2 juin 2006  

 On entend souvent dire que les chapelles sont toujours fermées. C'est vrai et ce n'est pas vrai. Après avoir visité Saint Tremeur, rendons-nous à Saint Tugdual.  (le même jour). Il n' y a personne. On va donc pouvoir faire une photo.

 

La chapelle de saint Tugdual et son environnement

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Allons voir derrière

Et faisons le tour

Mais, la porte est ouverte ! La porte est ouverte et il n'y a personne. On raconte peut-être des histoires à propos des chapelles fermées. On peut donc entrer pour visiter, se recueillir, faire une prière et même faire une photo si les appareils voulaient bien marcher. Tant pis pour cette fois. Les chapelles sont parfois fermées pour tout simplement des raisons de sécurité, et c'est normal. Quand elles peuvent être surveillées, discrètement, on peut prendre le risque de les ouvrir. C'est sans doute le cas ici, car il y a du monde dans le village

  Il y a du monde. Je les ai vus. Eux aussi m'ont peut-être vu, et s'ils ont noté le numéro de la voiture, et bien, c'est tant mieux !! Dans le Cap, on a toujours un oeil sur la mer, des fois que..  et un oeil sur la terre pour les mêmes raisons. Cela date de l'époque des voleurs de poules, qui n'ont pas tous disparus !! En attendant, je leur ai volé une photo de puits sans autorisation. J'espère que ça passera !! poursuivons la visite !!

****** 

Lanvrel

Heign Has (débarcadère entre la pointe de Penharn et Porz Loédec)

Du nouveau à la pointe du Van

Un ancien lavoir récemment découvert et restauré (ou peut-être une ancienne  mare servant au travail du  chanvre)

Des pierres en saillie dans le mur (à usage de marches autrefois)

 

 

 

Des travaux de restauration sont en cours et pourraient même concerner d'autres vieilles pierres  correspondant aux vestiges d'une ancienne ferme datant du XVIème ou XVIIème siècles. Pour l'instant, on ne sait pas s'il s'agit d'un ancien lavoir ou d'une installation pour traiter le chanvre par rouissage (trempage dans l'eau). Deux remarques:

  - Ce lavoir ressemble assez au lavoir de Kerhuon en Plogoff. Y-aurait-'il un rapport ? Le chanvre par exemple autrefois cultivé en Cap-Sizun

  - Le chanvre serait-il pour quelque chose dans l'appellation ''Pors Kanapé'', petite plage de la côte nord sise à Goulien ? Le chanvre se dit "kanab" en breton 

 Bonne visite et bonne promenade 

Et retour par la côte nord: 

 

 

La plage de Théolen

 

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