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Le drusthuil, meuble typique du Cap-Sizun

 

La coiffe de deuil "ar jibilinen "

Ces objets sont visibles au musée du patrimoine 

Le  Marquisat de Pont-Croix

et en photo sur le blog

 

 

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Vous aimez la Bretagne

Vous aimerez le Cap-Sizun

situé au bout du monde, au pays des calvaires, au pays des chapelles, au pays du grandiose, là où finit la terre et commence la mer.

Regardez!!

 

 

 

 


 


Evel ar C'hap, n'eus bro ebet

Il n'y a pas de pays comme le Cap

Pont-Croix

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Pont-Croix 

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Toutes ces miniatures sont extraites de l'album photo du blog. Elles correspondent chacune à un article qu'il suffit de demander dans la liste des articles 

 

 

 

 

 

15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 11:15

Communiqué

 

Objet : 19 mars 1962

 

Références: Article ici publié relatif au 19 mars 1962

 

Titre: 19 mars 1962. Accords d'Evian Mémoire vivante

 

Lien pour accès direct

 

Audierne.Cap-Sizun.19 mars 1962.Accords d'Evian.Mémoire vivante

 

******    

L'article désigné ci-dessus vient de recevoir un complément sous la forme d'une analyse juridique qui confirme les informations déjà publiées .

A l'attention des aimables lecteurs. Merci 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 07:00

Audierne.Aire de carénage.Trop cher pour les plaisanciers

 

Références:

 

Télégramme de Brest en date du

 

 12-10-2012 :Trop cher pour les plaisanciers 

 

13 -10-2012;   Réaction d'un  marin-pêcheur

 

*****

 

 

audierne_2-_3-8_011-1.jpg

 

 

 

 *****

 

Historique

 

Qui a créé un port de plaisance à Audierne qui donne lieu aujourd'hui à plusieurs slogans , à savoir:

 

Audierne station balnéaire !!!

Audierne un port dans la ville etc.....

    

 L'appellation station balnéaire est injustifiée et fausse car Audierne n'a pas droit à ce label  qui est donc usurpé. 

 

Il nous faut repartir en arrière pour revivre les élections municipales de 1983 qui, faisant suite aux évènements de Plogoff, voyaient la prise de pouvoir à la mairie d'Audierne par une municipalité de gauche essentiellement socialiste. Dans ce contexte, la municipalité à  majorité de gauche était amenée à   établir un "projet-programme" comprenant la construction d'une maison de retraite et d'un port de plaisance. Sentant le danger, une opposition de droite dirigée par un partisan de la centrale, s'opposait à tous les projets, tentant de les faire capoter. Contre le projet de maison de retraite, il soutenait qu'il fallait que les Anciens restent en ville, donc qu'il fallait aménager l'ancien hospice (aujourd'hui musée maritime) et le relier par un tunnel à un bâtiment ( ex-commerce) situé en face (Gai Sabot). Excusez du peu !!!

 

Quant au port de plaisance, il était  à ses yeux sans objet puisque le seul projet valable était de réaliser sur la rivière Goyen une sorte d'usine marée-motrice comparable à celle de la Rance, avec à l'intérieur  un plan d'eau et une stucture accueillant les  bateaux de plaisance. Excusez du peu une fois de plus.

 

Complètement loufoque, grotesque et même irresponsable !!  Que de grosses têtes à droite !!!

Que de chevilles enflées aussi !!!

 

Ignorant les grosses têtes, l'équipe au pouvoir dépose et affiche en 1989 un permis de construire pour une maison de retraite. Entre temps, prenant un risque énorme compte tenu de l'envasement du port, elle décide de réaliser à titre expérimental un tout petit port de plaisance d'environ 50 places. Ils ont osé et pris des risques bien mesurés. Bravo !! C'est même très  bien.

L'opération étant réalisée avec succès, décision est prise de doubler la capacité du port. Tollé de la droite  dont le leader refuse de voter les crédits au motif que les nouvelles places coûtaient plus cher que les précédentes et qu'il aurait donc fallu etc.... Opposition systématique,stupide  et.... "créatrice" sans aucun doute. Ou destructrice ?? Plutôt obstruction d'ailleurs.

Le port de plaisance compte alors une centaine de places plus un panier de crabes .

   

Nous voici en 1995. Changement de municipalité. La droite l'emporte et son leader (ex pro centrale de Plogoff) fait doubler le nombre d'emplacements existants sans s'occuper du prix de revient et sans se préoccuper le moins du monde des installations techniques nécessaires pour faire fonctionner ce type de structure: poste à carburant, aire de carénage etc.....

 

L'essentiel à ses yeux était sans doute de pouvoir organiser une cérémonie d'inauguration avec photos dans la presse locale, bananes pendantes comme on dit dans certaines professions. Mais il n'était pas encore "banané"  puisqu'il n'avait même pas la médaille du combattant que la plupart des appelés du contingent ont obtenu entre 1954 et 1962 au sud de la Méditerranée.  Après  15 à 20 années de services dans les armées  c'est  assez  peu.

 

Seule solution: l'utilisation du cirage pour se faire remarquer. Ce qui fut fait !!  

 

En soi, le port de plaisance importait peu , l'essentiel étant de réaliser un aquarium indispensable dans une station touristique ( balnéaire n'était pas encore utilisé). A cet effet , l'utilisation des relations personnelles d'un adjoint chargé de l'environnement, devenu plus tard maire d'Esquibien, était bien précieuse. On connaît la suite, les liquidation judiciaires successives et le reste.  

 

 

Donc on se trouve à Audierne avec 240 bateaux de plaisance qui disposent en tout et pour tout d'une ancienne cale du vieux port audiernais pour entretenir et peindre leurs bateaux (anti fouling ou anti "brushing selon !!!). Quant au stationnement des véhicules si on veut passer la journée en mer, entre le manque de places, le nouveau plan de circulation en application actuellement, la zone bleue l'été, la réalisation qu'un aquarium qui a consommé  de la surface  dans une petite  commune de 294 hectares, la présence d'une entreprise de travaux maritimes près de la poste (Stratimer) qui utilise légitimement les parkings.....  et j'en passe , pour dire qu'il vaut mieux  se faire conduire par son épouse qui repart en voiture et reviendra pour le retour après la partie de pêche. L'ancienne cale a été aménagée par les socialistes de la première génération qui ont fait installer l'eau et l'électricité pour les "karchers". En dehors de cela, chacun se débrouille et déverse directement dans le port les eaux usées et autres résidus de nettoyage, y compris ceux contenant des éléments toxiques. D'où le projet

 

 absolument justifié

 

de faire une aire de carénage

 

Comme on peut le voir, la préparation et l'organisation d'une partie de pêche devient presque une opération de combat dans laquelle mieux vaut ne rien oublier. Nous touchons donc là le manque de cohérence pour ne pas dire l'imbécilité des petites municipalités politisées et  qui, une fois élues , ont pour souci principal de défaire ce qui a été réalisé par leurs prédécesseurs (exemple récent: plan de circulation d'Audierne) pour le remplacer par une autre formule pas toujours fonctionnelle  et dont le prix de revient indiffère puisque :

   

"c'est pas moi M'sieur, c'est l'autre avant moi qui avait  pas bien fait na !! "

 

Moyennant quoi,

 

"pasqu'on sait pas jamais s'pas"

 

on propose tout de même  de faire récompenser  le sortant par une distinction symbolique et honorifique . Encore un coup à boire en perspective à ma santé avec mes impôts. Seulement voilà :

 

Il faudra sans doute ajouter aux frais que les plaisanciers  supportent déjà, 400 à 600 euros en incluant le carénage, le coût de sortie et de remise à l'eau et le transport d'Audierne à Poulgoazec. Cela commence à augmenter sérieusement le prix de revient du "panier de bigorneaux", pardon, on dit Littorines.

 

Donc la facture du plaisancier augmente alors que, selon les déclarations d'un plaisancier, l'avenir ce n'est  pas la pêche puisque on compte 600 bateaux de plaisance dans le Cap, chiffre à comparer avec les 35 bateaux de pêche des professionnels .

 

" Sympa pour les Pros  s'pas !! "

 

Et que je te compare aussi les frais professionnels des " pros" avec  ceux des plaisanciers qui n'en ont pas, bref les vieux clichés opposant les uns aux autres sont ressortis, alors qu'il faudrait et qu'il faudra bien trouver un consensus.

 

Si le bon sens hérité de nos pères avait prévalu, particulièrement à droite, nous n'en serions pas là. Avant de réaliser la dernière mouture du port de plaisance il aurait fallu mettre en place ces installations techniques qui font défaut aujourd'hui. Quelques emplacements de bateaux en moins au profit  d'un poste à carburant sur ponton par exemple, faute de mieux. On a occupé tout l'espace disponible pour ensuite se retourner vers la commune voisine (Plouhinec) en lui disant que c'est à elle de réaliser ce qui manque puisque nous n'avons plus de place.

 

" Sympa hein !!!  "

 

Entre temps, répétons-le,  on continue à déverser tranquillement et directement dans la mer toutes les eaux usées. Très écolo non !!! Et comme les marins-pêcheurs n'aiment pas trop qu'on les prenne pour ce qu'ils ne sont pas, ils réagissent par la voix de l'un des leurs qui promet que....

 

Bon, la bonne entente pro-plaisance pourrait bien avoir du plomb dans l'aile

 

 Résultat

 

Ce qui est fait n'est plus à faire. Par contre ce qui manque reste à faire  et devra se faire sous une forme ou une autre . Et certainement pas sans un prix de revient donc un coût de fonctionnement que chacun devra assumer.

     

Le port de plaisance d'Audierne n'a pas la réputation d'être particulièrement dynamique et donne même l'impression d'être avant tout un port parking. De beaux bateaux y stationnent mais sortent peu. Les rustiques plaisanciers pêcheurs de bars en hiver,  par exemple pour "le bar de Noël", sont sans doute plus nombreux à Sainte Evette et dans le bassin près des grands viviers qu'au port de plaisance. ou sur des mouillage sauvages, rusticité oblige. Tout le monde n'a pas les moyens de se payer un ponton.

 

Ayant eu la chance et  le privilège d'être plaisancier durant une quinzaine d'années (ce qui n'aurait pas été financièrement à ma portée dans le midi), j'ai utilisé plusieurs emplacements de mouillages, dont Sainte Evette, la rivière Goyen et le port de plaisance. Tout a un coût. Le prix de revient dépend de la taille du bateau. C'est là qu'on voit ressurgir l'histoire de la Mercédès et de la 2 chevaux récitée  à propos du club nautique d'Esquibien, par la conseillère générale de l'époque , aujourd'hui maire d'Audierne. On connaît la suite.   

 

Mon bateau personnel était un petit 4 mètres,20, peu apte à faire le Vendée Globe mais suffisant pour participer à la "Lervily Race" même à la godille et sans moteur hors bord pour faire du

"rase-caillou" sportif , performant et positif. Rien ne vaut le bar  qui est venu se suicider sur  un leurre près des rouleaux de "La Gamelle" à la limite des déferlantes, particulièrement s'il est cuisiné et servi "au fenouil".  

 

Alors solution ???

 

Celle de "Mamm Gozh" tiens !!!!!. Faire avec ses moyens et non vivre au dessus. A cet effet, adapter la taille du bateau non pas à ce qu'il représente sur une belle photo pour la frime, mais plutôt adaptée à l'usage qu'on veut en faire, sachant que tout a un coût et qu'il n'y a rien pour rien. Un bateau qui sert à faire un voyage à l'Île de Sein une fois par an, coûte bien plus cher qu'une traversée par l'Enez Sun que tout le monde connaît.

 

 Conclusion

 

La preuve est faite , une fois de plus, que nos "agrégés de l'urne" n'ont pas la science infuse. Qu'ils soient aujourd'hui "chevaliers de la boutonnière", maire honoraire ou figurants dans un film, leurs résultats sont là, les problèmes sont posés.   Ceux qui se sont retirés de gré ou de force ne sont pas concernés par les solutions puisqu'ils ne sont plus aux affaires. Il est parfois  temps de changer de personnes et ... de coiffure de figurant. Le mal est fait. La situation actuelle n'est pas acceptable et ne peut perdurer. Or, on dit toujours que

 

"diriger c'est prévoir" !!

 

Alors, simple slogan ou ligne de conduite ??

 

******** 

 

Appréciation personnelle d'un audiernais électeur de base. Le premier prix de la

 

meilleure gestion d'Audierne

 

depuis 30 ans  est à attribuer aux socialistes responsables et aux affaires de 1983 à 1995.

 

 La plus mauvaise gestion 

 

est le fait de la droite régnante de 1995 à 2008.

 

 Le dernier prix, 

 

celui du manque d'initiative et de la persévérance dans l'erreur dont bénéficient généralement ceux qui se contentent de percevoir des indemnités, revient sans conteste à la municipalité actuellement en fonction qui ne doit sans doute pas se faire d'ilusions sur son avenir malgré sa volonté politique clamée  à tue tête ce qui n'est jamais qu'une erreur supplémentaire.

 

On n'en est plus à une  près.

 

Alors quoi à la place ??? Nous l'avons déjà dit et répété à plusieurs reprises:

 

des bonnes volontés    des serviteurs apolitiques, défenseurs inconditionnels de l'intérêt général, désintéressés, ayant des ambitions exclusivement réservées à ce qui a fait l'objet de leur désignation par la confiance accordée et non à des ambitions personnelles de cumul des mandats  ou des miniatures à la boutonnière pour se pavaner tel un Bokassa 1er  roi des africains alors que nous sommes en Bretagne, et qui plus est au C'hap Don (Cap profond) .  

 

Et surtout pas de "chevaux de retour" la prochaine fois. Nous avons déjà donné. Merci.

 

Il faudra cependant encore donner pour l'aire de carénage dont la réalisation est inévitable.

Un dernier mot relevé dans le Télégramme de Brest  en date du 6-10-2012 et qui s'intitule:

 

Politique et Règlements de compte

 

qui se termine par ces mots:

 

"Taisez vous Jacques".

 

Ceci pourrait s'appliquer à Audierne mais dans ce cas, avec une erreur d'état civil et de vocabulaire:

 

"La ferme  (prénom Pierre, Paul Jacques ou Titine.... ) et qu'on nous fasse une aire de carénage" nécessaire et même indispensable si on veut devenir un jour présentable, référencé et crédible dans le domaine du tourisme pour ambitionner d'être  classé station balnéaire, avec son casino et ses quartiers propres, ce que la municipalité actuelle ne fera pas en restant enfermée dans les bureaux municipaux pour 2 heures de permanence hebdomadaire .

 

Et il n'y  pas que l'aire de carénage qui fait défaut, on le répète assez:

 

 

 

µµµµµµµµµ 

 

   

CompasLes Copains du Bord

 

 

"Fermez la fenêtre après consultation"

Un peu de patience pour le chargement de l'extrait musical...

Paroles et musique de C. Quéré-L. Guillou

La mer toujours la mer

 

 

-I-

 

Les vagues de la mer sont des portées géantes

Ou les marins-pêcheurs inscrivent leurs bateaux

On entend nuit et jour à la marée montante

En baie de Quiberon la symphonie des eaux

(version audiernaise: :Au bout  du Raoulic la symphonie des eaux)

 

- Refrain -

 

La mer, toujours la mer a quelque chose à dire

Musique et poésie, amour et liberté

Ces mots que nous chantons vogueront beaux navires

A travers les saisons toute une éternité.

 

-II-

 

C'est le chant des galets sous les doigts de l'écume

Le piano de la pluie, le violon des haubans

C'est le fracas des flots qui bat sur son enclume

La rumeur du reflux et l'adagio du vent.

 

-III-

 

Nous fils de la marée vivant à la bouline

Entendez-vous la mer qui porte nos émois

Nous avons plein le cœur de musique marine

Du goémon dans les yeux, des embruns dans la voix.

 

 

 

 

 

 

*****   

    

 

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******

 

 

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 11:16

Lecture du blog konchennou.

 

Conseils pratiques

 

234-le-phare-de-la-vieille-1.jpg

 

Suite à la publication récente  de certains articles, plusieurs lecteurs ont fait remarquer à juste titre, qu'il n'était pas toujours facile de trouver ce que l'on cherche, sur le blog en raison du mélange des genres :

 

 problèmes locaux imbriqués dans les  problèmes plus généraux .

 

Mea Culpa  

 

Konchennou est  et n'est qu'un blog local libre, exprimant des idées personnelles relatives effectivement à une région modeste . La cible en terme de clientèle pour employer un langage commercial  est exclusivement locale  sans pour autant être fermée aux sujets généraux ni au milieu professionnel.  

 

Il n' a pas la prétention de rivaliser avec les blogs nationaux qui cherchent à conquérir des objectifs, bien que étant classé fort honorablement  par certains moteurs de recherche.

 

Petits conseils:

 

 Lorsque le blog s'ouvre, il présente une introduction. Dans la partie droite de l'écran  on trouve affichée la liste des 10 derniers articles publiés qui sont accessibles par un simple clic.  Au bas de cette liste on trouve:

 

"Afficher liste complète".

 

Même opération d'un clic sur l'article sélectionné qui s'affiche alors.

 

Par ailleurs les articles sont classés par catégories (affichées à gauche de l'écran ).Il suffit de cliquer sur la catégorie concernée, et la liste des articles s'affiche. Exemple: histoire ,photos, actualités ou politique.

 

En espérant ainsi aider ceux qui rencontrent quelques difficultés, le webmaster de konchennou tient à préciser qu'il fait tout  seul, à  savoir : le choix de la présentation, le choix des sujets généralement inspirés par la presse locale, les images ( prises de vue et publication,collection privée), la rédaction des articles,  la mise en ligne du texte, des images  et des commentaires , qu'il n'a ni prétention ni ambition ,  qu'il accepte les critiques justifiées et constructives pour tenter d'améliorer les choses  et qu'il remercie les aimables lecteurs qui lui font l'amitié de le lire. 

 

Le webmaster aime ce qu'il fait et quand on aime on ne compte pas .

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 16:00

   Audierne.Cap-Sizun. Sécurité au sud comme à l'ouest

 

Références :

 

Télégramme de Brest en date du

 

    -31-8-2012. Titre Criminalité.L'overdose à Marseille

 

-11-9-2012. Titre: Sécurité. Jean Jacques Urvoas en éclaireur 

 

9-10-112012. Titre : Coup de filet islamiste (Strasbourg, Cannes etc...)

 

Point de vue (jean Guisnel : Une menace émanant de français

 

11-10-2012. Cellule islamiste. Une "extrême dangerosité"  

 

 

 

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********

 

Sécurité, sécurité, Marseille, Marseille, Strasbourg, Cannes.... 

 

Ouvrez le journal: Marseille , la radio Marseille, la télé Marseille. Mais que se passe t-il donc à Marseille, pays de la Canebière et des superbes calanques, pour que les évènements fassent la une de l'actualité ???  Pas besoin de préciser puisque tout le monde le sait. Alors, que faut-il en penser ??

 

        

  On a envie de "rigoler" (jaune), quand on voit que des policiers de BAC nord (ripoux) sont conduits menottés pour être interrogés dans un bâtiment de la gendarmerie, institution militaire, dans laquelle il serait impensable d'imaginer que ce qui vient de se produire à Marseille puisse s'y produire.

 

L'organisation militaire ne le permet pas puisque la base, au plus bas niveau du simple exécutant, est tenue de rendre compte de tout par voie hiérarchique, au plus haut niveau, par écrit éventuellement et dans les meilleurs délais. Dans cette situation et à titre d'exemple, je cite l'organisation de la gendarmerie dans le Finistère où elle est dirigée par un colonel ex saint-cyrien, tout comme la compagnie de Quimper qui est également est dirigée par un capitaine ex saint-cyrien. Ils doivent se rappeler de temps en temps la formule sacramentelle et traditionnelle du baptême de leur promotion qui en a fait des serviteurs et non des "ripoux".

 

Quand il ne reste plus rien, quand tout part "en brioche", il reste la véritable force publique républicaine, celle des hommes d'honneur . (Dont certains souhaiteraient l'intervention à Marseille  alors  que  ce qui n'est ni son rôle , ni sa place , ni sa mission )

 

Ayant travaillé en d'autres temps avec la gendarmerie comme avec la police judiciaire (tant en milieu urbain que rural, partie ouest très étendue  d'un pays aujourd'hui indépendant) de l'autre côté de la Méditerranée , je parle de ce que j'ai vu, fait et non de ce que j'ai pu lire. 

 

J'ai envie de dire très simplement que celui qui ouvre le feu sur un représentant de l'ordre républicain (ou sur un soldat) devrait savoir que son cas n'est pas du ressort de la justice mais du traitement approprié, sur place , dans le cadre de la légitime défense.

 

Cela nous éviterait par exemple d'apprendre par la presse qu'un policier a été renversé par un chauffard qui a pris la fuite pour être ensuite arrêté où... mais à

Audierne

 

voyons !!! Coincidence curieuse non ?? 

 

L'utilisation des armes quelles quelles soient (une voiture peut devenir une arme) doit être sanctionnée par la réplique appropriée sur place et non par les tribunaux dans lesquels règnent les avocats spécialistes des circonstances atténuantes et des dépôts de plaintes (actualité récente). Il n'y a pas de circonstances atténuantes dans l'usage des armes, surtout les armes à feu, pas plus qu'il n'y a de circonstances atténuantes dans la présence d'une casse de voitures fonctionnant illégalement comme à

 

Audierne

 

avec la bénédiction de certains responsables ( ou irresponsables, voire incompétents et nuls, rémunérés pour rien).

, 

 environn_17-3-06_042.jpg

 

J'ai envie de dire encore qu'Il faudrait aussi peut-être  parfois innover dans la procédure de contrôle des véhicules sans tomber dans l'opération militaire (qui fait mettre une arme en batterie) :

 

Exemple : en cas de contrôle d'un cas douteux ou suspect, le policier ou gendarme, contrôleur avisé, prudent ou méfiant et circonspect, pourrait avoir le droit d'ordonner de couper le contact du véhicule et de se faire remettre la clé (de contact ) pour éviter tout démarrage intempestif avant de faire le tour du véhicule. Ceci pourrait devenir une règle, impopulaire peut-être et même certainement, qui ferait râler tous les automobilistes ( y compris moi) mais aussi peut-être utile pour ne pas prendre le risque de faire blesser ou tuer un homme pour rien.

La vie d'un homme: soldat, policier, gendarme , doit être "économisée" pour éviter les décorations sur les cercueils, tout ce qui reste aux familles après un deuil, et qui n'a rien à voir avec les décorations des "chevaliers de la boutonnière municipale" comme on en voit fleurir un peu partout, même ici, chez nous, en Cap-Sizun.

 

Le Général de Gaulle avait créé la croix du mérite . Elle sert à quoi ???? 

 

A situation exceptionnelle mesures exceptionnelles non ?? Sans pour autant transformer les policiers et gendarmes en "Tontons flingueurs" genre "Toto baroud", mais seulement pour éviter que d'autres femmes gendarmes soient de nouveau abattues en service par un forcené comme on l'a vu récemment où ?? Encore dans le midi. En situation calme et normale, les policiers n'agissent pas l'arme à la main, celle ci reposant tranquillement dans son étui, à la ceinture juste pour la dissuasion.

 

On peut aussi rappeler en passant que, voici plus de 60 ans, dans les études préparatoires à certains concours de grandes écoles, on nous apprenait déjà à réfléchir à une célèbre phrase attribuée à

Mao Tse Toung que je cite:

 

"Le guerillero vit dans la population comme le poisson vit dans l'eau ".

 

Alors, ne tombons pas des nues comme on semble parfois le faire à la télévision en certaines circonstances et sachons que derrière une cellule active qui vient d'être démasquée, se trouve déjà une cellule dormante, donc en sommeil mais cependant opérationnelle et prête à se réveiller pour prendre le relais en étant activée, le tout dans la population comme le poisson dans l'eau . (peut-être même deux cellules en réserve puisque très souvent l'organisation relève plus d'un système ternaire que binaire).

 

C'est tout le rôle et la mission de la hiérarchie dont j'ai modestement fait partie en essayant de faire de mon mieux, à mon simple et petit niveau, sans pour autant avoir tout ni toujours réussi, mais tout de même obtenu quelques résultats parfois même considérés comme excellents selon certaines appréciations très officielles .

 

Je ne me flatte pas comme un certain Général Nivelle parlant de la guerre de 14-18 qui se vantait d'avoir "consommé du breton." Je n'oublie pas ceux qui sont morts sous mes ordres parce qu'ils avaient accepté de servir et d'obéir avec tous les risques que cela représentait, ce dont les porteurs d'uniformes aujourd'hui, serviteurs par devoir, sont parfaitement informés en s'engageant dans la fonction.

 

C'est encore plus vrai pour les soldats du contingent qui ont servi de 1954 à 1962 (dans un pays aujourd'hui indépendant et autrefois département français), sans être volontaires et qui ont perdu 30000 camarades au sud de la Méditerranée, qui ne sont pas des héros mais seulement comme moi des hommes ordinaires.

 

Je suis fier d'en avoir dirigé, de les avoir économisés au maximum, jusqu'à être circonspect (notation annuelle) parait-il, donc avare pour les  dépenses de vies humaines , sans jamais déroger à la mission reçue, simplement en partageant avec eux les risques, ce qui consiste souvent à dire tout simplement  au départ:

 

Allons-y, on y va, suivez moi, sécurité, gaffe aux distances et

dispersez vous !! 

 

et non allez-y, je vous suis !!!! 

 

Les soldats du contingent , agissant en unité isolée, ont parfois obtenu des résultats exceptionnels comme la destruction totale d'une cellule terroriste (Coupures de presse "L'Echo d'Oran" en ma possession, dont photos publiées dans un livre) ou la destruction d'un commando zonal disposant d'armes lourdes recherché par toutes les unités en ouest oranais.

     

Ces résultats étaient ceux d'une simple compagnie de combat constituée d'appelés du contingent, agissant en unité isolée comme déjà dit, avec les méthodes simples, rustiques, d'un "commando de chasse" transformable instantanément en unité d'intervention héliportée, obtenant et coordonnant l'intervention de moyens interarmées comme l'aviation et les hélicoptères sur des renseignements obtenus sans torture (traces fraîches, chiens pisteurs, caches etc...).

 

Ils ont même parfois fait l'objet d'une insertion (à titre de récompense) dans le journal officiel de la République française que l'on pourrait consulter encore aujourd'hui d'après les références évidemment , ou d'une blessure reçue au combat marque définitive pour ne pas oublier l'histoire .

 

On peut aussi capturer des prisonniers. Celui qui jette son arme, bras en l'air, donc se rend, est fait prisonnier.  Mes prisonniers (il y en a eu) n'ont jamais été ni torturés ni battus contrairement  à ce qu'on s'évertue à écrire dans certaines publications qui se veulent intellectuelles et qui sont seulement orientées et engagées, donc politisées et non neutres.

 

Pourquoi en rajouter puisqu'un prisonnier qui vient de se rendre  est  tout tremblant,  choqué, épuisé par ce qu'il vient de subir , qu'il a peur, qu'il répond aux questions, dit tout, montre tout, donne des noms et nous dirige  parfois vers  un nouvel objectif. Il n'espère qu'une chose: avoir la vie sauve.

 

On la lui laisse évidemment puisqu'il n'est plus armé !!!

 

 Donne lui tout de même à boire dit mon père....

 

(Victor Hugo) 

     

 

Et on recommence..... jusqu'à la prochaine ..... 

Jusqu'à la plus belle récompense, un tract saisi sur   un soi-disant berger, rédigé par un petit chef qui rendait compte de son départ à son supérieur  et que j'ai pu lire: 

 

"On déménage. Les tenues camouflées sont partout de jour et  même de nuit. Je te donnerai ma nouvelle position le plus vite possible".

 

Difficile à contredire non ??

 

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Article destiné à ceux qui voudront bien le lire, de la part d'un Ancien, quelque part en Bretagne    

 

 

(Face à l'Île de Sein, quart de la France paraît-il)

 

 

 

   Thème de réflexion !!    

 

******

 

Un dernier mot . Le Cap-sizun a vécu des affrontements violents lors des évènements de Plogoff. Ils ont été relatés ici et on peut encore consulter l'article consacré à ce sujet.

 

Lien:

 

Ma Bro Ar C'Hap Gwechall suite 17

 

Il me semble que j'ai écrit que

 l'irréparable n'avait jamais été accompli.

 

J'ai bien connu les responsables des deux parties prenantes . Tout a été dit sur le sujet. Un simple petit mot supplémentaire:

Il aurait suffi d'un simple coup de fusil de chasse (répandus en Cap-Sizun) et on aurait peut-être compté les morts puisque

 

"le feu appelle le feu".

 

Les responsables ont le mérite de n'avoir jamais dépassé les bornes pour les uns, d'avoir su limiter les répliques pour les autres, avec tout ce que cela comporte en maîtrise de soi, en respect de la discipline et de bien d'autres qualités professionnelles.

Ce sont d'un côté des membres de ma famille qui l'ont vécu, de l'autre des camarades de la vie professionnelle. Pour une fois, étant absent je n'ai pas eu à choisir et je m'en félicite. J'ai seulement participé  comme tous les électeurs à l'élection du nouveau Président de la République élu en 1981 et qui a annulé le projet de centrale à Plogoff.

A cette même date, d'autres prévoyaient d'entrer dans la carrière en se présentant par exemple aux élections cantonales de 1985 pour se .....

ramasser une belle veste et poursuivre avec pour objectif:

 

Audierne    

 

 

 

*******

   

 

   

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 00:00

 

Audierne. Cap-Sizun.

19 mars 1962. Accords d'Evian

 

    Mémoire vivante

 

 

 

 

 

 

 

Ci -dessus : souvenirs de famille.Guerre de 14-18. Hôpital d'Autun Saône et Loire. 21 mars 1916

 

Les souvenirs ont-ils  une âme ??

 

******

 

Références:

 

Source: informations privées et personnelles

 

Objet: Projet de loi déposé par le député de la Première circonscription de la Loire, Monsieur Régis Juanico, pour faire reconnaître la date du 19 mars 1962 comme journée nationale du souvenir

 

Cette proposition de loi est

 

« relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et du Maroc »

 

    Préambule. Motivation du blog konchennou: 

 

  La date du 19 mars 1962 est régulièrement et tous les ans honorée en France comme en Cap-Sizun par une association des Anciens combattants d'Afrique du Nord: la FNACA.  Ayant participé aux évènements d'Algérie durant quasiment 7 années et ayant été présent sur le territoire concerné avant et après cette date du 19 mars 1962, j'ai pu constater en spectateur voire même être acteur  au cours  de certains évènements qui s'y sont déroulés. Je considère donc pouvoir et peut-être même

 devoir

 

Témoigner, sans esprit de revanche, sans ambitions personnelles, en toute objectivité et sans acrimonie.

J'écris de mémoire, sans consultation de notes . Tout est dans la tête, en toute sérénité, sans obsession ni esprit  de revanche .

 

Si d'aventure quelqu'un souhaitait apporter la contradiction et plus encore mettre en doute la réalité de ce que j'écris, j'affirme sur l'honneur que je ne dis que la vérité.  Ce n'est pas ma vérité, c'est la relation aussi fidèle que possible d'évènements vécus,  en vraie grandeur sur le terrain. Je suis officier en retraite et lorsqu'un officier donne sa parole il sait que si  la preuve du contraire de ce qu'il dit ou écrit  était apportée il serait couvert de honte et confronté au déshonneur. J'assume !!

 

A 82 ans je n'attends plus le jugement des hommes mais le jugement dernier.

 

*******

J'ai déjà écrit dans un texte précédent le drame de conscience que j'avais vécu avec mes harkis. On peut le relire  éventuellement :

 

Lien:

 

Audierne.Esquibien.Cap-Sizun.Accords d'Evian.Qui s'en souvient ??     

 

  J'ai dit que à cette date précise je me trouvais en métropole bénéficiant d'une permission . A l'issue de cette permission j'ai rejoint mon unité que mes adjoints avaient fait déplacer sur ordre. Par respect d'un dernier devoir de réserve, et peut-être aussi par  prudence (excès de ) , je ne citerai  pas les noms de lieux  de manière précise pas plus que les numéros d'unités.

J'ajoute que la hiérarchie de la période opérationnelle active avait été remplacée à cette époque  par une autre génération que j'ai baptisée celle de  "Des Bureaux" dans un livre publié en 2000.

 

*****

Les faits

 

Donc j'ai reçu l'ordre, postérieurement au 19 mars 1962,   de reprendre et  de m'installer temporairement dans  le poste précédemment tenu par ma compagnie. Il était occupé par une unité  de combattants appartenant à nos adversaires qui ne respectaient pas les acccords d'Evian puisqu'ils étaient sortis des zones qui leur étaient attribuées. Dans le cas précis, selon les accords, ils n'avaient pas le droit d'être là 

 

Mon unité,  se déplaçant au pas cadencé, arme à la bretelle, a réoccupé le poste sans tirer un seul coup de feu.  Les occupants sont partis au pas de course également sans tirer. Ils stationnaient à environ 200 mètres de nous sans agressivité.

 

Je précise que tous ces évènements étaient vécus par  les soldats appelés du contingent avec lesquels certains "Des Bureaux" faisaient "joujou".  

Mon poste était donc investi et occupé jusqu'à notre arrivée. Un local privé (ex chapelle), datant de la construction du poste était transformé en toilettes pour ne pas employer un autre mot plus courant et vulgaire. Heureusement mes adjoints avaient démonté la pierre d'autel et récupéré le parchemin scellé avant de partir .

 

 Et ce n'est pas tout.

 

J'ai reçu par radio l'ordre de faire des prisonniers pour pouvoir témoigner en haut lieu  de la situation de  non respect des accords d'Evian. J'ai donc donné mes ordres :

 

Disposition de combat, interdiction d'approvisionner et tirer sans mon ordre personnel    

        

  Pendant la progression un de mes chefs de section, officier de réserve et séminariste de son état  a paniqué et a hurlé:

 

Ils vont tirer !!

 

Grossièrement , une fois n'est pas coutume, je lui ai répondu:

 

"Ta gueule ! La ferme !! Ils n'ont pas le droit."

 

Nos objectifs ont pris la fuite au pas de course. Sprint des soldats du contingent en pleine forme physique. Nous avons réussi  à encercler un groupe de 2 combattants retardataires. Prisonniers, ils  ont refusé de remettre leurs armes. J'ai demandé par radio une intervention de gendarmerie tout en maintenant  l'encerclement. Même refus de remettre les armes. Ils ont cependant accepté d'embarquer dans le véhicule de gendarmerie à condition de garder leurs armes. PV dressé à la brigade de gendarmerie de ..... et libération accordée avec leurs armes. "Des Bureaux" était content. Pas moi car cela aurait pu être un carnage. En effet, nous avons procédé à un exercice hyper dangereux qui aurait pu se traduire par des pertes énormes et inutiles si la discipline de feu n'avait pas été respectée. Imaginez une fusillade à bout portant. Combien, de victimes ?? Heureusement personne n'a tiré. Je crois pouvoir dire que celui qui a ordonné cette opération ignoble, stupide  et inutile  aurait été plus à sa place dans un patronage comme moniteur de colonie de vacances chargé d'organiser un grand jeu, que dans les Aurès après le 19 mars 1962 . Mon métier étant d'obéir, j'ai obéi. Pour un grand jeu irresponsable. 

   

Renouvellement de ce type d'opération dès le lendemain en direction d'une célèbre Guelaa (grenier à grains). Un arc de triomphe attendait à l'entrée du village l'arrivée des vainqueurs. J'ai demandé l'autorisation de destruction? Refusée par "Des Bureaux". Les vainqueurs stationnaient tout près. Parmi eux, un déserteur FSNA de ma compagnie avec son PM MAT 49. Tout souriant !! Mon convoi est entré dans le village en inaugurant l'arc de triomphe. Puis , ordre de retour. Encore un coup pour rien puisqu'une photo aérienne prise sans risques  aurait suffit pour matérialiser et officialiser la présence abusive .

 

Stage en France au camp du Valdahon pour moi. J'y retrouve des amis. Nous nous préparons pour..... le mur de Berlin face à l'est alors que c'est au sud que les choses se passent.  Nous sommes tous à cran !!

La radio nous annonce que 2 légionnaires viennent d'être fusillés. Bruit de verres cassés au bar du camp. Les officiers anciens de la légion se sont mis au garde à vous  en silence , tous très pâles.

 

Durant mon absence  ma compagnie quitte les Aurès sans que je le sache. Nouvelle mission à Alger.

Fin de stage. Je rejoins mon bataillon que je croyais toujours dans les Aurès et je me rendais à Batna. Dans l'avion France-Alger un officier supérieur rejoignant Alger me fait savoir que mon unité s'y trouve aussi et me propose de le suivre dans le  véhicule   qui l'attend à Alger-Maison Blanche. Je suis et me présente à "Des Bureaux" qui ne m'avait même pas informé de la situation nouvelle . C'était à El Biar, cité universitaire

 

 Imaginez la suite...à Batna et dans les Aurès....   seul...!!! Je ne témoignerais sans doute pas aujourd'hui

 

Nouvelle mission à Alger: gardiennage de locaux sensibles: villa Sezini, Villa  Pouillon et centre Lung d'action sociale. Mission accomplie avec plusieurs incidents!

 

1- Villa Sezini point sensible. Pas d'abri pour les sentinelles régulièrement caillassées. Confection de lance-pierres comme dans mon enfance et tir à volonté sur mon ordre depuis le toit en terrasse de la villa. Parallèlement lâcher de chiens bergers allemands d'un peloton cynophyle reçu en  renfort, chiens muselés. Avertissement oral par gygaphone: Demain les chiens seront   sans muselière. Bilan quelques blessés légérs et un oeil en berne. On nous fout alors la paix . Nous remettons en état la villa pour laquelle je garde mes souvenirs sans les diffuser  

 

2- Centre Lung  Comprend une piscine, une école d'infirmières, une école d'horlogerie sur plusieurs hectares. La mission de gardiennage est confiée à une section de la compagnie aux ordres d'un officier d'active.  Un matin, à l'aube  2 ATO (Auxiliaire temporel occasionnel) armés de PM Mat 49 percent la clôture longue de plusieurs centaines de mètres et pénètrent dans le centre au nez  et à la barbe des sentinelles . Mon chef de  section me rend compte. Je rends compte à mon bataillon et rejoint le centre pour entendre les ATO me  dire que les lieux n'étant pas gardés il en prennent la charge .  Le commandant adjoint du bataillon arrive sur place  puisque "Des Bureaux " est en permission. Il ordonne  énergiquement aux ATO de se retirer. En réponse on lui braque les 2 Pistolets mitrailleurs  armés sur le ventre. (culasses en arrière, volet ouverts donc armes prêtes à tirer. Il suffit d'appuyer et... Pour les connaisseurs).

 Entre temps j'avais fait venir un groupe de combat armé jusqu'aux dents. Le commandant en second me donne des ordres  à voix forte sans émotion apparente. Je lui réponds qu'il ne commande pas dans ces conditions et que  c'est moi qui décide.

   

Alignement de mon groupe de combat. Inspection des armes .

 

Mes ordres: culasses ouvertes, interdiction d'approvisionner sauf mon ordre personnel.

 

Seul un sous-officier  ancien est dispensé de la neutralisation de son  arme et reste en garde, prêt à intervenir. Mon commandant s'agite et moi je négocie en proposant de baisser les armes toujours braquées.  J'obtiens petit à petit gain de cause et les armes se rangent. Les ATO quittent les lieux.

 Durée  de l'opération:

plusieurs heures de tension nerveuse.  On ne les reverra pas.

 

Plus tard, beaucoup plus tard mon commandant en second  a embrassé mon épouse en lui disant que ....C'est confidentiel. Quelques  larmes partagées. On ne décrit pas les émotions qui appartiennent au domaine personnel.

 

Je n'ai pas dit que  j'étais sans arme apparente mais que j'avais en réserve dans ma poche droite comme d'habitude mon petit pistolet 6,35, acheté en France avec la complaisance des gendarmes au cours d'une permission, détenu légalement et invisible de par sa taille. Un jouet de cinéma fait pour rater une vache dans un couloir . Il m'accompagnait toujours lorsque nous avions l'ordre de nous montrer sans arme pour la frime et la parade. Il est revenu en France , discrètement et sans munitions  pour franchir la douane des vainqueurs et je l'ai gardé jusqu'à ce que mon autorisation de détention soit victime d'un fonctionnaire naphtaliné  qui m'en a refusé le renouvellement . Refus pour refus j'ai refusé de le rendre mais j'ai dû le faire mutiler à la manufacture d'armes  de Saint Etienne où son canon a été soudé. Il ne fonctionnera plus jamais mais il ne parlera plus non plus car s'il n'a pas servi ce jour-là, ses états de service appartiennent à ma mémoire. Il a peut-être servi ailleurs, participant aux souvenirs du 19 mars 1962 qui ont vu l'accession à l'indépendance d'anciens départements français au prix de 30000 morts dont 53 jeunes officiers de ma promotion. Mon ex-pistolet ne parlera plus. Nous sommes trois à connaître son histoire. Le Diable, le Bon Dieu et moi. Les deux premiers ne diront rien, moi non plus. Confidentiel personnel.  

J'aurais pu  faire partie des victimes  puisque c'était mon métier. Le sort ne l'a pas voulu . Les "naphtalinés de service "qui gèrent les dossiers dans la douce quiétude d'un bureau climatisé appartiennent sans doute à la même race que les "Des Bureaux" . On parle aujourd'hui de 15000 kalachnikovs en circulation. Alors les "naphtalinés" ???? 

   

3- Villa Pouillon:  Appartenant à l'architecte du même nom , elle n'a pas eu d'histoire particulière durant mon temps de responsabilité. Par contre, l'architecte, réalisateur des célèbres constructions de Diar El Massoul et Diar el SAADA (orthographe à vérifier) a eu des démêlés avec la justice française. Mais il avait récupéré sa villa intacte, auprès de l'ambassade de  France, bénéficiant si je me souviens bien d'une double nationalité. On le retrouvera plus tard, en ouest algérois, construisant une cité balnéaire près du tombeau de la chrétienne à Zeralda.

****

L'ensemble des locaux dont j'avais la garde a été remis à Monsieur l'Ambassadeur de France qui pour remercier mon unité , lui a fait parvenir un témoignage de satisfaction figurant dans les dossiers .

Préalablement j'avais assisté à l'entrée des vainqueurs dans Alger. Ils arrivaient par la "route moutonnière" située à l'est de la ville. La vue de la terrasse de la villa Sezini dominant Alger la Blanche était magnifique mais les coeurs étaient serrés et  tristes.

 

La coupe était bue, jusqu'à la lie !! Une autre époque démarrait. Le bataillon irait à Boufarik, sans moi. Retour en France 

 

Malheur aux vaincus car il n'y a qu'un seul  vainqueur.

 

Je reverrai mon bataillon une fois encore, plus tard , pour assister à sa dissolution à Sarrebourg dans l'est de la France . Que d'embrassades !! Personne n'avait oublié; personne ne pourra oublier.

.... 

 

Derniers souvenirs 

 

Alger se vide. Les frigidaires sont sur les trottoirs , à vendre pour quasiment rien puisqu'ils proviennent des appartemnts libérés par les européens. Les rues sont encombrées de voitures vides et abandonnées. On nous invite parfois à nous rendre à l'église de... Derrière le bénitier, une arme dissimulée par un partant . Les convois militaires sont invités par un geste dédaigneux à franchir les contrôles organisés par les vainqueurs . Les appelés du contingent se baignent au centre Lung ou à Sidi Ferruch et j'en passe...

 

Il n'y a pas eu de coups de feu tirés par respect du cessez le feu, mais,

que de coups de pied au ...plutôt  pour la servitude du métier des armes que pour sa grandeur.

 Dans ce périple  j'ai rencontré un camarade de promotion qui a choisi une voie différente de la mienne. Il se reconnaîtra s'il lit ce texte . Je pense qu'il partagera mon point de vue tant pour ce qui concerne les harkis que pour les "Des Bureaux " qu'il a lui-même subi. Salut Jacques...  

 

        Trois saints-cyriens sont sortis de l'enfer ....Mes camarades connaissent la suite.. 

 

Conclusion 

 

    Citation paquetage pour "Des Bureaux" qui a obtenu sa croix de guerre et n'aura plus à loucher jalousement sur le coté gauche de la tenue de sortie de ses subordonnés, juste au dessus de la poche . Il  a terminé sa carrière comme général, satisfait du devoir accompli après avoir agi selon sa conscience. Moi aussi, sauf que nous n'avions sans doute pas la même définition de ce mot .   Il  se trouve sans doute aujourd'hui, quelque part en Enfer où j'espère ne pas être affecté lors de ma prochaine mutation. Fasse le ciel que un nouveau 19 mars 1962 me soit évité dans la cohabitation de l'au-delà. Je voisinerai volontiers avec mes anciens harkis, à proximité des jardins de leur religion. 

   

On pourrait poursuivre.

 

Et tout cela avec des soldats du contingent.

 

 

Alors 19 mars 1962, commémoration en présence des.....

 

Future journée nationale, non !!   Je serai absent et fournirai si nécessaire un certificat médical car je serai  consultant  pour consultation motivée  puisque j'ai conservé quelques traces du périple et même du 19 mars 1962, jour sans gloire de notre histoire qui ne mérite pas devenir une commération ni une référence.

 

Tout au plus, une petite croix sur l'éphéméride pour enseigner l'histoire avant le passage...sur l'autre rive. 
    

 

     

 

 

******

 

 

 

1

Le 19 mars,

un faux anniversaire pour un faux armistice

 

 

1

 

a date de la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie, comme l’appellation ellemême

de cette « guerre », longtemps considérée seulement comme « les événements

d’Algérie », a aussi longtemps fait débat en France, jusqu’à la décision prise par le Président

de la République d’adopter la date du 5 décembre pour la journée nationale d’hommage

aux morts de la guerre d’Algérie et des opérations au Maroc et en Tunisie

 

2.

Le choix de cette date a été le fruit du travail d’une commission, présidée par le Professeur

FAVIER, de l’Institut et réunissant les douze associations les plus représentatives d’Anciens

Combattants de toutes les guerres pour proposer une date commune. Après discussion et un

vote démocratique, 10 associations (représentant 800 000 adhérents

 

3) ont opté pour le 5

décembre, date à laquelle avait été inauguré, en 2002, le Mémorial A.F.N. du Quai Branly.

Le 5 décembre 2002, en effet, toutes les associations et fédérations étaient présentes, dans

une même communion d’esprit, autour du seul souvenir de ceux qui avaient donné leur vie

au service de la Patrie au cours de cette période des combats d’A.F.N.

La volonté d’apaiser les débats se manifestait ainsi dans un jour qui rassemble, exempt de

toute considération politique, philosophique ou religieuse et respectant les sensibilités de

chacun. Il ne s’agissait ni de commémorer une date, ni de célébrer une victoire ou de

pleurer une défaite, mais tout simplement d’honorer ce jour là, sur l’ensemble du territoire

national la mémoire de ceux qui, indépendamment de leurs propres convictions, avaient

disparu dans ces combats et ces événements.

On peut certes contester le choix du 5 décembre, mais on ne peut refuser à cette date

l’avantage d’être neutre et uniquement tournée vers l’hommage aux morts.

Cependant, malgré la quasi unanimité recueillie autour de ce choix, une association

continue de militer pour que ce soit à la date du 19 mars que soit célébrée la mémoire des

morts en Algérie.

La date du 19 mars est celle du cessez-le-feu décidé, en 1962, lors des entretiens entre le

gouvernement français et des représentants du Front de Libération Nationale algérien, à

Evian.

C’est là que commence toute une série de malentendus…..

***

1

 

- Titre et éléments d’argumentation empruntés à un article de M. René MAYER, paru dans la revue de l’été

2009 de l’Association « Secours de France ».

2

 

- Par décret n° 203-925 du 26 septembre 2003 le Prési dent de la République a institué le 5 décembre journée

Nationale d’Hommage aux « Morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la

Tunisie. Cette date du 5 décembre a été confirmée par l’article 2 de la loi N° 2005-158 du 23 février 2005 portant

Reconnaissance de la Nation.

3

 

- Les deux autres associations représentaient environ 400 000 adhérents)

L

 

2

e premier malentendu tient au fait qu’

 

il n’y a jamais eu d’accords officiels signés entre la

France et un quelconque organisme représentant la rébellion algérienne :

 

1. ce que l’on appelle « les accords » d’Evian ne porte même pas ce nom dans le

document d’origine établi à Evian : les conclusions des entretiens qui se sont déroulés

à Evian portent le nom de « déclarations »

2. cette absence de référence à tout accord de type diplomatique ne confère à ces

déclarations aucune valeur juridique au plan international et laissait, d’emblée, la

porte ouverte à toutes les remises en cause, puisqu’il ne s’agissait que de déclarations

d’intentions.

3. ces « déclarations » ont d’ailleurs été immédiatement rejetées par les instances

dirigeantes de la rébellion, qui ont désavoué les représentants qu’elles avaient ellesmêmes

déléguées à Evian.

4. en l’absence de toute portée juridique, les conclusions des négociations d’Evian

n’ont jamais pu être utilisées par la France et ses ressortissants vis-à-vis de la juridiction

internationale pour faire respecter les clauses essentielles prévues (telles que, par

exemple, les droits de propriété des européens d’Algérie, la participation

d’européens aux affaires publiques, la parité de la mise en valeur du sous-sol

saharien, l’usage de la langue française, etc…)

La mise en oeuvre des « déclarations d’Evian » a donc été effectuée de manière strictement

unilatérale, par la France seule, sans partenaire.

Ce fut notamment le cas de ce que l’on a appelé le « cessez-le-feu ».

***

e second malentendu est en effet

 

la notion de « cessez-le-feu » décrété à partir du 19

mars 1962.

Dans une guerre « normale », cette décision, qui s’apparente à la notion d’armistice entre

deux belligérants, est appliquée sur le champ de bataille par les troupes en présence et

conduit à une interruption des combats et à la mise en oeuvre d’un certain nombre de

procédures, permettant notamment de préserver les populations. Cette situation débouche

ensuite soit sur la reprise des combats en cas de désaccord entre les diplomates négociant

la fin du conflit, soit sur un accord de paix entre les parties.

Dans le cas de l’Algérie, la situation était fort différente de cette procédure : la guerre n’en

était pas vraiment une et l’adversaire n’avait pas d’existence internationale légale. En outre,

compte tenu du caractère même de la « guerrilla », l’ennemi sur le terrain n’obéissait à

aucun commandement capable de faire appliquer un tel cessez-le-feu, d’autant plus qu’à

l’époque, les combats étaient devenus rares, en raison de la mise hors-de-combat,

précisément, de la plupart des rebelles, sur le territoire des départements d’Algérie.

Le cessez-le-feu ne fut donc mis en oeuvre que par le commandement français, qui l’imposa

à ses troupes, avec toute la rigueur d’une organisation militaire conventionnelle. L’armée

française reçut l’ordre de s’enfermer dans ses cantonnements et de n’intervenir qu’en cas

de légitime défense d’elle-même.

Le cessez-le-feu fut donc strictement unilatéral et les « combattants de la onzième heure du

F.L.N. » eurent alors les mains libres pour se livrer à une application particulière d’un cessez-lefeu,

non validé par les instances dirigeantes de la rébellion, réfugiées à Tripoli.

La date du 19 mars 1962 a donc été le signal d’une période particulièrement douloureuse de

la tragédie algérienne, puisqu’il y a eu, à partir de cette date et jusqu’à l’exode total des

Européens d’Algérie, plus de victimes, (d’origine européenne ou algérienne) que durant

toute la guerre. Assassinats et enlèvements, qui avaient été pratiquement éradiqués, ont

connu une virulence accentuée par la sauvagerie et le caractère irrationnel des actes

L

L

 

3

commis. Aujourd’hui encore, de nombreuses familles de pieds-noirs ne savent toujours pas ce

que sont devenus ceux des leurs qui ont été enlevés à ce moment-là et qui ont été estimés à

plus de 3000 personnes (contre 2788 tués et 875 disparus pour la période 1954-1962).

En ce qui concerne les harkis, qui avaient le statut légal de supplétifs de l’armée française,

on évalue le nombre de leurs morts, dans des conditions particulièrement atroces

(égorgements, ébouillantements, écorchages vivants, émasculations, etc….) à un chiffre

officiel compris entre 60 et 70 000 victimes, massacrées sous les yeux de l’armée française

dans les rangs de laquelle ils combattaient quelques semaines avant.

Sans parler des populations d’origine algérienne qui s’étaient engagées aux côtés de la

France et qui ont également été impitoyablement massacrées dans leurs douars, au fond

des montagnes, sans que l’on puisse avancer un chiffre qui ferait sans doute horreur.

Enfin, et ce n’est pas le moindre fait au regard de la démarche de mémoire que

recherchent aujourd’hui les Anciens Combattants de cette époque, la Direction de la

Mémoire, du Patrimoine et des Archives (DMPA) du ministère de la Défense a recensé

 

386

militaires français

 

 

ayant trouvé la mort après le 19 mars 1962 et pas seulement dans des

accidents en service.

***

e troisième malentendu est d’origine plus récente, car, dans l’imaginaire populaire

français, qui ne connaît pas vraiment l’histoire de cette période, on a facilement

 

tendance

à placer la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie au même niveau aue

l’armistice du 11 novembre 1918

 

 

(qui a été demandé par l’adversaire en raison de la victoire,

sur le terrain, des troupes alliées) ou que la Victoire du 8 mai 1945 (qui a été imposée par les

Alliés à l’Allemagne totalement vaincue).

Il est bien compréhensible, en effet, que les deux millions de jeunes Français qui ont été

envoyés défendre les couleurs de la France en Algérie veuillent aujourd’hui commémorer la

fin d’un événement qui a marqué leur jeunesse.

Mais, après avoir vécu une guerre qui n’a jamais voulu dire son nom, pourquoi faut-il qu’une

minorité d’entre eux, certes organisés en une fédération très active, qui occupe

puissamment l’espace politico-médiatique, mais qui demeure minoritaire, choisisse une date

célébrant un faux armistice ?

Pourquoi faut-il, après avoir inutilement sacrifié une partie de leur jeunesse, qu’ils sacrifient

aujourd’hui leur honneur en commémorant un faux anniversaire ?

*

**

***

a date du 5 décembre n’est sans doute pas très heureuse, mais elle a le mérite de se

vouloir apaisante, quelles que soient les opinions.

S’il n’existait qu’une seule raison pour refuser la date du 19 mars, elle ferait appel à la

mémoire de tous ceux qui sont tombés là bas avant le 19 mars et dont la mort n’a servi à rien.

Elle ferait surtout appel à la mémoire de tous ceux qui sont morts après le 19 mars, parce que

la France avait baissé les armes et les avait abandonnés à leurs tueurs.

Vouloir célébrer le 19 mars est

 

un déni d’honneur à l’égard des premiers et un déni de

mémoire

 

 

à l’égard des seconds.

Le 1

 

er novembre 2009

Henry-Jean FOURNIER

 

Officier général en 2

 

ème section

L

L

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 09:25

 

 

Audierne.Cap-Sizun.7ème circonscription.Ma députée et moi

 

Références :

 

Télégramme de Brest en date du 6-10-2012

 

Titre: Annick Le Loch attentive au monde maritime

 

********

 

 

bestr_e_raz_27-7-2003_022.jpg

 

 

Le quotidien cité en référence vient de publier un article concernant Madame Annick Le Lock députée de la 7ème circonscription du Finistère interrogée sur sa fonction et ses orientations politiques. Elle est particulièrement engagée dans l'étude des problèmes concernant le monde maritime ce que je ne commenterai pas étant donné la nature de cette 7ème circonscription particulièrement orientée effectivement vers la mer. Mais elle est également interrogée sur les problèmes de société et d'actualité dont plusieurs sur lesquels je viens justement de m'exprimer compte tenu du caractère brûlant de certains projets. Les voici dans l'ordre:

 

1- Le mariage gay

2- Le droit de vote des étrangers

3- L'adoption d'enfants

4- Le cumul des mandats

 

 

*******

 

Madame la députée, socialiste, fait partie d'une majorité à l'Assemblée Nationale, ce qui implique, ne soyons pas naïfs, une discipline de vote dans les projets de loi. C'est ainsi et pas autrement. Elle ne peut donc pas proposer autre chose que ce que propose son parti sans se mettre en porte à faux en prenant même le risque d'une sanction éventuelle. Cette discipline est donc parfaitement compréhensible mais une question se pose:

 

Les réponses données sont-elles conformes à sa pensée profonde et à sa liberté de conscience ou seulement à son esprit de discipline au sein de son parti qui dans ce cas lui dicte ce qu'elle doit dire, faire et penser ???

 

Dans cette hypothèse , elle devient non pas un député représentant ses électeurs mais plutôt un député "godillot", sans état d'âme puisqu'elle n'a plus le choix de ses idées.

Dans ce cas je considère qu'elle ne me représente pas, tout en respectant sa légitimité. C'est toute la différence qui existe entre un citoyen entièrement libre, et un citoyen élu, engagé politiquement qui perd sa liberté au profit de son parti. C'est évidemment aussi vrai à gauche qu'à droite car il est quasiment impossible d'être élu, même local, sans être membre d'un parti ou tout au moins sympathisant .

 

Il est évident que pour accéder à un mandat national il faut adhérer à un parti politique. Compte tenu des caractères médiatiques et financiers de ces élections, on ne peut imaginer une candidature non soutenue par un parti. Soutenue soit !! Mais présentée aussi car depuis récemment les élections primaires au sein d'un parti ont pour but de présélectionner le candidat à retenir et soutenir.

 

Et un parti sans militants ne serait qu'un flacon vide. Ceci étant admis, la mécanique se met à fonctionner en marche avant comme en marche arrière puisque les élus locaux feront campagne pour le candidat de leur parti lors d'un scrutin national, et inversement le parti soutiendra voire désignera ses représentants habilités pour un scrutin local. C'est une machine de guerre à double effet.

 

Concrètement, pour faire de la politique, il faut tout d'abord accepter de vouloir "tourner en rond" et marcher au pas:

 

 

je te soutiens, tu me soutiendras, nous nous soutenons !!!

 

Garde à vous !! Fixe !!  Repos !!

 

Bien !! Et les électeurs dans tout cela ?? Les électeurs, mais on s'en fout !!

 

Et les administrés dans tout cela ?? Les administrés, mais on s'en fout !!!

 

On leur donnera un peu de distraction à la télévision et un petit face à face à l'occasion. Cela leur suffira car les sondages se chargeront du reste. Les sondages justement qui s'intéressent aux blogueurs qui s'expriment librement sur internet et qui sont régulièrement contactés par les instituts pour devenir "sondés". J'ai reçu à ce sujet plusieurs demandes auxquelles je n'ai jamais répondu (IPSOS. BVA. PANEL institut etc....).

 

Le système est ainsi fait et fonctionne comme nous l'avons déjà dit dans les deux sens pour que chacun y trouve son compte et plus particulièrement les indemnités correspondantes, jusqu'au plus bas niveau, jusque dans les mairies où le dernier adjoint chargé de veiller au bon fonctionnement

du " chauffage central" et des becs de gaz est rémunéré.

 

Rien pour rien quand on est élu. Pompe à fric d'abord et respect des fins de mois pour les indemnités, avec son incidence sur les rentrées fiscales: impôts locaux, par exemple. 

 

 Les bénévoles sont là pour tout le reste, pour être utiles et servir.

 

C'est un constat, implacable peut-être, mais c'est la réalité. Ne soyons pas angéliques. Ce n'est pas le blog konchennou qui va changer les choses au plan national donc en haut. Mais en bas, donc au niveau municipal soit dès 2014, on pourrait imaginer, en Cap-Sizun par exemple, un changement de système en dépolitisant les élections municipales au profit de listes sans étiquette épousant les causes de l'intérêt général . Cela aboutirait à des municipalités neutres qui ne passeraient pas leur temps à se faire photographier dans la presse locale pour présenter au public leur dernier et meilleur brushing en proclamant leur volonté politique par "bâbord ou tribord amûres" comme disent les marins. Cela éviterait aussi d'avoir une municipalité dirigée par un maire UMP comme à Esquibien, alors qu'elle a été élue en présentant aux électeurs  une liste sans étiquette aux dernières municipales. 

 

{ Les électeurs d'Audierne sont bien placés pour apprécier, par exemple la présence comme figurants de leurs élus locaux dans un film récent tourné sur place (Cornouaille) et très diversement apprécié par les spectateurs et la critique }.

 

De ces municipalités sans étiquette sortiraient des élus départementaux également sans étiquette (divers...) et ainsi la dépolitisation commencerait du bas vers le haut.

 

Il y a bien quelques élus sans étiquette ici ou là mais ils sont rares.

 

Excusez moi !! Ce n'était qu'un rêve, un rêve utopique d'un

Don Quichotte breton car les indemnités sont là pour rappeller qu'il ne faut pas rêver et les audiernais déjà cités le savent mieux que personne.

 

Quoi qu'il en soit, le citoyen de base que je suis préfère avoir gardé sa liberté de pensée et sa liberté de conscience sans avoir à se soumettre à une discipline de parti et pouvoir en chaque circonstance exprimer son point de vue personnel, non rémunéré et sans faire partie des "chevaliers de la boutonnière municipale" .

 

Ce qui me permet en conclusion de dire à Madame Le Loch que je ne partage pas son point de vue sur le vote des étrangers et encore moins sur le mariage gay et l'adoption par les couples homosexuels. Je me suis déjà exprimé sur ces 3 sujets.

Je suis contre.

C'est non, triple non !!!

 

Mais je ne suis pas soumis à une discipline de parti comme certains élus locaux du Cap-Sizun, ceux d'Audierne par exemple. Je n'ai figuré qu'une seule fois sur une liste de candidats aux élections municipales, en 1995, en proposant aux audiernais une liste ouverte. Ma proposition n'a pas abouti.

 

Du coup j'ai perdu ,

 

zut alors, les indemnités correspondantes qui sont allées à un chevalier de la boutonnière déjà cité, de droite, celui qui dort avec sa breloque sur son pyjama et l'affiche occasionnellement sur son maillot de bain, après s'être fait applaudir quotidiennement par les crépidules et les cloportes, de droite évidemment sur la digue du Raoulic près du futur casino de la future station balnéaire d'Audierne. Il devrait se la faire tatouer sur un bras (ou ailleurs) pour être sûr qu'elle soit la plus visible possible en toutes circonstances car il ne s'en sépare plus.

 

environn_2_20-03-06_009-1.jpg

 

 

 

Dernier point sur lequel je suis tout de même d'accord avec ma députée: le non-cumul des mandats et encore plus des indemnités. Un seul mandat pour tous et exceptionnellement peut-être 2 mandats locaux avec une seule indemnité: la plus avantageuse. On ne peut pas toujours demander aux autres de se serrer la ceinture en continuant à engranger le fric sans montrer l'exemple. Citons pour mémoire l'actuelle mairesse d'Audierne qui a été conseillère générale durant 6 ans, ce qui nous a coûté environ 200.000 euros. Pour quel résultat ?? Aucun !! Et ce n'est pas mieux actuellement avec le maire d'Esquibien qui lui a succédé pour réaliser quoi ?? Rien. Que voudriez-vous qu'il fasse dans l'opposition à l'assemblée départementale alors que la sortante qui faisait partie de la majorité à réalisé un bilan = zéro . Jusqu'à présent, on l'a simplement vu en photo devant le tas de sable de Poulgoazec après les dernières cantonales, tout comme on avait vu le Président du conseil général devant ce même tas de sable soutenant la candidate socialiste avant le scrutin. Et depuis, le tas de sable est toujours à sa place défrayant la chronique encore dernièrement et cela va continuer jusqu'à ... la fin des temps peut-être. Tout comme la

 

très illégale casse de voitures d'Audierne

 

 

environn_17-3-06_041.jpg

 

 

 

que tout le monde connaît et pour (ou contre) laquelle personne ne fait rien. Peur d'un coup de ceinturon peut-être !! Et cela va continuer . On voit bien où cela mène, à Marseille par exemple .

Et ce n'est peut-être qu'un début.

 

Affaire à suivre par conséquent !! 

 

 

 

    bestr_e_raz_27-7-2003_026.jpg 

 

 

 

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 09:00

Audierne.Esquibien.Cap-Sizun.Accords d'Evian. Qui s'en souvient ??

 

Référence:Télégramme de Brest en date du 26-9-2012

 

 Titre: Accords d'Evian. Le harki quimpérois n'a pas oublié

 

*******

 

 

avril-mai_06_026.jpg

 

 

Les accords d'Evian. Qui s'en souvient ?? Les harkis, qui s'en souvient ?? De temps en temps, au cours d'une cérémonie de recueillement on effleure le sujet "Guerre d'Algérie" qui pour la majorité des gens fait partie des souvenirs d'ailleurs parfois classés aux oubliettes. Sauf bien entendu par ceux qui ont vécu et participé à cette tranche de notre histoire. C'est le cas du Quimpérois qui a fait l'objet de l'article cité en référence et qui a assisté à une cérémonie commémorative dans sa ville au cours de laquelle Monsieur Le Préfet du Finistère a lu un texte du Président de la République. Je cite:

 

" Il ya 50 ans , la France a abandonné ses propres soldats , ceux qui lui avaient fait confiance, ceux qui s'étaient placés sous sa protection, ceux qui l'avaient choisie et qui l'avaient servie "

 

 

 avait déclaré quelques minutes plus tôt, le Préfet, lisant le discours du chef de l'état .

 

****** 

 

Mea Culpa   !!

 

Répétons la question: Qui s'en souvient ?? Y a t-il des témoins ??

 

La réponse est oui !!!

 

******

 

J'ai été témoin et même acteur de ce drame affreux qui n'était ni plus ni moins que le renouvellement de ce qui s'était passé préalablement au Viet-Nam. Nous avons abandonné sur ordre ceux qui  avaient servi le drapeau français, ceux qui avaient combattu pour la France, nos compagnons d'arme.

 

Voici mon modeste mais authentique  témoignage, sans tous les détails par respect d'une certaine discrétion pour ne pas dire secret professionnel:

 

Après avoir effectué un premier séjour de plus de 4 années et demi en Algérie commencé dès 1955 lors de ma sortie des écoles militaires, j'ai été désigné pour un 2ème séjour commencé en septembre 1961 dans les Aurès. Commandant de compagnie d'infanterie dans le secteur des gorges de Thighanimine le plus exposé et le plus célèbre depuis la Toussaint Rouge de 1954 (début des hostilités) je dirigeais un sous-quartier (surface approximative: le Cap-Sizun) avec l'aide d'une harka de 40 hommes, tous vieux soldats aguerris. Mes harkis, opérant souvent en liaison ou renfort de la compagnie d'appelés du contingent,  obtenaient des résultats exceptionnels grâce à leur connaissance des lieux et leur sens du terrain qui les dirigeaient très rapidement vers les objectifs traités par leur habileté à utiliser les armes. J'ai plusieurs fois confié en opération ma sécurité personnelle et celle de mon équipe de commandement (radios) à mes harkis qui ne m'ont jamais déçu ni trahi . Cela aurait pourtant été facile !! C'est pour cette raison que je fus amené, lors de la cérémonie du 11 novembre 1961, à  remettre à 5 d'entre eux, la croix de la valeur militaire avec citation (photo à consulter dans un livre cité ci-dessous). Je me souviens de leurs  yeux et de leur regard qui exprimaient la  fierté et la reconnaissance. Un d'entre eux  m'a embrassé, en me disant que j'étais son père. J'eus ensuite l'occasion de faire plusieurs opérations avec eux et de les apprécier encore un peu plus et je leur faisais entièrement confiance. Pas un seul déserteur à la harka. 

 

Quelques jours avant Noël 1961, une embuscade  mixte composée d'appelés du contingent appuyés par des harkis réalisait à la tombée de la nuit, sans perte, un bilan que je ne détaille pas (plusieurs armes récupérées) . Ce bilan allait être le dernier de mon unité car dès le mois de janvier 1962, ordre était donné de préparer le désarmement des harkis, ce qui fut réalisé en février suivant.

En fonction de la durée de leur temps de service, les harkis recevaient en dédommagement une indemnité de remerciement pour ne pas dire de  licenciement. Nous savions pertinemment que cet argent serait convoité et récupéré très rapidement par nos adversaires qui attendaient dans l'ombre, faisant croire à nos harkis qu'en échange on les laisserait tranquilles. Rappellons qu'ils étaient désarmés donc incapables de se défendre. Certains affichaient leur fatalisme, d'autres pleuraient, allant jusqu'à nous (me) demander de les exécuter parce que c'était notre (mon) devoir. Souvenirs atroces  car nous devions répondre par une plaisanterie en  leur faisant croire qu'il n'arriverait rien parce que nous restions sur place mais que nous n'avions plus de raison de les utiliser puisque la paix arrivait.

 

Mensonge sur ordre !!!!

 

Après 6 mois de séjour dans les Aurès, j'ai bénéficié d'une permission en France. C'est en France, dans ma famille, que j'ai vécu le 19 mars 1962 (application des accords d'Evian), pendant que mes adjoints recevaient l'ordre de déménager, d'abandonner le poste occupé par la compagnie pour installer l'unité ailleurs, sans les harkis bien-sûr .

A la fin de ma permission, j'ai rejoint mon nouveau domaine  et constitué d'autres souvenirs en particulier au cours de  la réoccupation temporaire de mon ancien fortin, près duquel vivaient  avant les harkis. Je n'en dirai qu'un mot : je n'ai pas trouvé un seul harki, pas une seule famille de harki. Leurs logement étaient  vides. Qu'étaient-ils devenus ?? Personne n'a voulu me le dire. Par conséquent, je ne l'inventerai pas, je l'imaginerai seulement car je n'ai pas de preuves formelles  comme on en trouve en Sud-Oranais, à Saïda, où les harkis du commando Georges furent ébouillantés dans des lessiveuses .

 

Pour autant, tout le monde sait qu'il y a eu des chasses à l'homme, des vengeances horribles, des mutilations. Ceux qui ont vu ici ou là, des gorges ouvertes baillant vers le ciel et pleines de mouches, des yeux crevés, des nez et des oreilles coupés, des sexes coupés et cousus dans la bouche avec du fil de fer, des viols, des égorgements, des ventres ouverts, vidés et bourrés de cailloux et j'en passe, savent que la bestialité n'a pas  de limites.

 

Malheur aux vaincus !!

 

Et nous n'avons pas bougé.

 

Inch' Allah !!

 

 

J'ai estimé devoir raconter  cela (partiellement) dans un livre romancé publié en l'an 2000, livre accompagné de quelques  d'images, figurant dans la plupart des bibliothèques du Cap-Sizun Audierne, Primelin, Cleden etc.... sauf Esquibien car le maire de l'époque n'avait pas aimé constater par  mon texte (hors harki)  qu'il ne connaissait pas l'histoire de  sa commune, plus particulièrement l'histoire de la construction de la digue de Sainte Evette à propos de laquelle on continue à écrire encore des âneries aujourd'hui.

 

C'est l'orphelin de la digue de Sainte Evette que je suis qui le dis:  

 

Titre du livre :

 

Le calvaire, la colombe et la Croix du Sud 

 

  C'est peut-être pour le remercier de son ignorance que l'ancien maire d'Esquibien a été récemment fait "chevalier de la boutonnière" car ne connaissant pas l'histoire de sa commune il ne doit pas connaître non plus l'histoire des harkis. 

 

Le drame des harkis n'a été qu'une répétition comme nous l'avons déjà dit. mais aujourd'hui les langues se délient pour parler par exemple des réfugiés espagnols auxquels je viens de consacrer un article. Ils furent eux aussi des victimes, du franquisme et  du fascisme dans ce cas précis.

 

Lien:

 

link

 

 Répétons encore une fois:

 

    Malheur aux vaincus !! 

 

 

Le temps est passé, mais les souvenirs restent comme on le voit parfois inscrit sur les tombes en Bretagne. Il ne nous reste plus qu'à attendre le jugement dernier, celui qui fera la part des choses. Ajoutons encore qu'il n'y a pas si longtemps un homme politique méridional, aujourd'hui disparu s'est permis de traiter les harkis de sous-hommes. N'insultons pas les morts et disons seulement que les sous-hommes sont plutôt ceux qui parlent pour ne rien dire et qui feraient mieux de se taire. La parole appartient à ceux qui ont vu, à ceux qui ont vécu, et pas aux discoureurs. Ceux qui ont vu doivent témoigner pour apporter leur contribution personnelle à une tranche  de vérité de notre histoire. C'est ce que j'aurai essayé de faire , à mon modeste niveau.

 

Honneur aux harkis soldats français, serviteurs du drapeau tricolore, et respectueux de la Marseillaise  

 

Que ceux qui liront ce texte, et en particulier mes camarades de promotion le fassent connaître s'ils partagent mon point de vue . Qu'ils en soient remerciés par avance.

 

 Ajoutons  seulement, en paraphrasant Alfred de Vigny que ces souvenirs font partie de 

 

"la grandeur et de la servitude"

 

 

du métier des armes, quelle que soit l'origine de ceux qui les portent, y compris ceux qui ont été formés  dans  une  prestigieuse école dont on dit qu'elle forme des hommes d'honneur .

 

 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 10:00

Audierne. Le mât Fénoux filmé pour Arte

 

 

Références: Télégramme de Brest en date du

 

1)- 28-7-2012 : Mémoire des ports . Audierne remporte un premier prix (Mât Fénoux et Chasse- Marée)

 

2)- 1-10-2012- Audierne. Commerçants.Dialogue avec les élus

 

Texte :La ville d'Audierne continue à soigner son image de

 

 station balnéaire

 

3) -1-10-2012.Audierne.Le mât Fénoux filmé pour Arte 

 

 ******

 

Les références citées ci-dessus sont particulièrement récentes. Il ne semble donc  pas nécessaire d'y revenir dans le détail , sauf peut-être pour poser une question:

 

De qui se moque t-on en attribuant à la ville d'Audierne le label de station balnéaire

qui n'existe pas officiellement dans les statuts  sauf justification du contraire à fournir car jamais publiée 

 

Tout au plus, peut-être une vague demande en cours, perdue dans les labyrinthes de l'administration et certainement pas une réponse favorable qui serait indécente. En effet, on veut faire une opération médiatique autour du Mât Fénoux, aujourd'hui toilettes publiques qui seront supprimées. Le blog Cap-Sizun images a présenté une série de clichés de ce mât Fénoux en fonction, clichés faisant ressortir  et démontrant le mauvais entretien des lieux dont la commune ne s'occupait pas. En voici un extrait

 

Lien:

 

http://yannfanch.unblog.fr  

 

où se trouvent tous les détails 

 

 

Et aujourd'hui on fait parler les médias ?????

 

Certes le mât Fénoux se situe sur le littoral sud de la commune d'Audierne donc à la plage. A ce titre il peut bénéficier d'une priorité mais pas d'une exclusivité car toute situation doit être étudiée dans son contexte donc dans la situation générale. Rien de plus simple que de faire le tour de la commune en commençant bien entendu par:

 

 le Sud et son très médiatique Mât Fenoux vue extérieure et intérieure:

 

 

 

 5-2-2005__cr_che_no_l_052.jpg

 

 

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Allons au nord voir la superbe ancienne clinique qui ne choque personne

 

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 Visitons le centre ville

 

     

 

 

  et la route de la Pointe du Raz 

 

 

  mai_06-lamb_-plou-aud_052.jpg

 

Et le futur casino (ex école de pêche) sur la route de plages 

 

 

 

 

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Et tout  le reste comme la très célèbre et illégale casse de voitures, plus les ruines:

 

 

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environn_2_20-03-06_018.jpg

 

On pourrait poursuivre. Lisle non exhaustive comme on dit !! 

 

 

 

 Alors?? Station Balnéaire ?? Appellation justifiée, abusive, usurpée ou utilisée à tort ?? Tromperie ?? Mensonge médiatique  ??

 

A chacun de juger  

 

Audierne et sa municipalité socialiste !!

 

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 10:00

Audierne.Cap-Sizun. Droit de vote des étrangers

 

 

     

 

 

Référence: Télégramme de Brest en date du 18-02-2012 

 

 Titres:

 

 1- Point de vue par Hubert Coudurier.Un sujet de division inutile

 

2- Pomme de discorde à gauche

 

  3- Les signataires bretons s'expliquent 

 

 ***** 

 

Une fois encore, une fois de plus, on peut se référer au Maréchal Foch en posant la question:

 

De quoi s'agit-il ???

 

Serpent de mer de la vie politique française depuis 1981 (cf:référence 2), 80ème proposition sur 101 de Monsieur François Mitterrand, 50 ème proposition de l'actuel  Président Monsieur François Hollande, projet actualisé par 75 députés PS qui exigent la mise en application de cette 50ème proposition accordant le droit de vote aux étrangers.

 

Voilà de quoi occuper et  animer la scène politique suite aux dernières élections nationales en attendant les suivantes. De plus, tant que l'on s'occupe de cela on ne s'occupe pas d'autre chose (actualités) 

 

La conquête du pouvoir passe par la séduction de l'électorat en faisant des promesses qui ne sont pas  obligatoirement suivies de réalisation ou passage à l'acte. La preuve est facile à faire puisqu'il s'agit d'une promesse de Monsieur Mitterrand toujours non réalisée à ce jour.

     

On a souvent lu dans différents commentaires  humoristiques que :

 

"Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent".

 

Il paraît tout à fait normal de faire des promesses  électorales pour justifier un programme et des intentions. Dans une élection nationale et même locale, l'électeur est sensible à ce qui est envisagé par les différents candidats. Un résultat d'élection tient parfois à très peu de voix, par exemple celles des départements d'outre-mer ou elles des lobbies, agricole par exemple qui sont des réservoirs de voix . Donc il faut promettre. Au résultat , il n'y a qu'un vainqueur pour exercer le pouvoir et tenir ou non les promesses dans le contexte général de l'actualité. Le temps de Winston Churchill promettant de sang et des larmes  est bien loin derrière nous.  Nous préférons promettre des augmentations de salaires et des vacances supplémentaires. 

 

 Et l'actualité aujourd'hui c'est quoi ?? 

 

Le chômage, 3 millions de chômeurs, problème N° 1 (automobile, Doux, Métallurgie etc..) et l'insécurité  (Marseille, Echirolles etc..). Sans vouloir être pessimiste , disons que la situation pourrait devenir explosive ce qui ne peut pas faire du bien aux sondages , ni aux prévisions concernant les  futurs scrutins qui subiront l'impopularité des responsables exerçant le  pouvoir (référence: Le Figaro en date du 3-10-2012: La chute dans les sondages continue pour Hollande et Airault ).

 

Très concrètement, puisque les prochaines élections auront lieu en 2014 (municipales) disons que les municipalités sortantes de gauche, pourraient bien renconter quelques problèmes qui s'ajouteraient d'ailleurs à leur impopularité locale comme celle d'Audierne où, imperturbablement, on continue à planter des fleurs   sans s'occuper du reste. Pardon, car à Audierne on s'occupe aussi  du Mât Fenoux mais nous en  reparlerons dans un autre article. Situation comparable à Esquibien commune dans laquelle un document rédigé par le Maire (et conseiller général UMP) vient d'être adressé aux électeurs pour essayer d'expliquer ses décisions).

 

Il faut donc essayer de faire plaisir à l'électorat et si possible conquérir des voix en puisant dans les réservoirs disponibles. Le premier réservoir disponible est constitué par les étrangers qui sont de plus en plus nombreux et qui, traditionnellement ne sont pas des sympathisants de droite mais plutôt de gauche. Le problème ne concerne pas les ex-étrangers qui se sont fait naturaliser français mais les étrangers disposant d'une autorisation de séjour en France et qui sont de nationalité étrangère et  disposent du droit de vote dans leur pays natal. 

 

Donc les étrangers ne votent pas en France. Signalons toutefois que les étrangers originaire des pays d'Europe peuvent voter aux élections locales.

Mais qui donc peut voter en France sans restriction dans la situation actuelle ?? Tous les français de souche évidemment, tant hommes que femmes, pourvu qu'ils soient majeurs, inscrits sur les listes électorales du lieu de résidence, et non privés de leurs droits civiques. Le droit de vote est par définition un droit auquel correspond aussi des devoirs comme de se soumettre aux lois et non à des directives religieuses donc spirituelles, respecter le drapeau tricolore et l'hymne national ce qui n'est pas toujours le cas dans les stades  (sifflements, refus de chanter) etc.....

Jusquà récemment, les hommes devaient en plus effectuer un service militaire obligatoire sauf dispense pour raison physique . Cette mesure est supprimée. Le droit de vote est donc tout simplement attaché à la nationalité et les étrangers qui le souhaitent peuvent présenter leur candidature pour acquérir cette nationalité. En cas d'acceptation, ils sont citoyens à part entière bénéficiant du droit de  vote. S'ils ont un bonne connaissance de la langue française, exercent un travail rémunéré, ont une adresse stable de leur domicile fixe ils ont des chances de voir leur candature retenue par la commision compétente. Dans les cas contraire ils restent étrangers et on  peut considérér qu'ils n'ont pas à bénéficier du droit de vote. Le droit de vote est une conséquence naturelle de la nationalité  et non de la présence sur le sol national, d'autant que certaines situations sont parfois illégales (ou même inscrites au casier judiciaire). 

 

Evidemment, si la seule présence sur le sol national ouvrait le droit d'expression dans les urnes, cela pourrait changer la donne puisque, nous l'avons déjà dit, les étrangers pourraient avoir tendance à voter plutôt à gauche . En effet, certaines associations à vocation officiellement caritative ne manquent pas de  distribuer et répandre en même temps que les denrées alimentaires d'assistance , leur philosophie politique. Tout le monde sait que certaines associations caritatives sont le résultat d'une

 

Volonté politique

 

 comme cela a été clairement dit à Audierne où on aurait peut-être mieux fait de se taire dans l'intérêt du parti concerné.

 

En conséquence et pour en terminer sur le sujet, disons une fois de plus que nous nous trouvons en présence d'un sujet sensible qu'il conviendrait  de soumettre à un référendum plutôt qu de le faire traiter par notre représentation nationale  dont la légitimité n'est cependant pas en cause. Quoi qu'il en soit, en France, pays laïque,  pays de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la loi est faite par la République et non par les écrits des religions ce qui exclut et disqualifie  aussi bien la Bible que le Coran et tout autre texte d'ordre spirituel.

 

 

 

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 00:00

Audierne. Cap-Sizun. Guerre d'Espagne et Franquisme 

 

      

Que vient faire le Franquisme en Cap-Sizun ?? Rien pour la plupart des gens. Et pourtant, les vieux audiernais, octogénaires aujourd'hui, tout au moins ceux qui fréquentaient l'école publique, se souviennent de ces réfugiés espagnols qui sont arrivés en Cap-Sizun peu de temps avant la deuxième guerre mondiale . Ces réfugiés ne furent dans l'ensemble que de passage à Audierne. Cependant certains s'y installèrent faisant suivre par leurs enfants une scolarité tout à fait normale et s'intégrant parfaitement dans la société locale par leur activité professionnelle. Ils sont bien entendu devenus citoyens français à part entière.

 

Par discrétion on ne citera pas de noms, certains étant toujours portés à Audierne.

 

Mais le monde étant petit et internet jouant son rôle, un contact a été réalisé par l'intermédiaire du blog "Konchennou", avec un descendant de ces émigrés espagnols, aujourd'hui citoyen français . Antonio, c'est son nom, descendant de réfugiés d'Espagne a transité par Audierne dans les bras de sa maman, avant d'effectuer une sorte de tour de France qui l'a vu atterrir dans la région de Toulouse dans laquelle il réside. Aujourd'hui retraité il profite de son temps libre pour satisfaire 2 passions: la photographie et la recherche de ses racines. Et voilà ce qui l'a fait passer par Audierne en l'an 2011.

Il a donc visité le Cap-Sizun et autres lieux, utilisant son incontestable talent de photographe pour prendre quelques clichés d'excellente qualité qu'il publie sur son blog.

 Et ce n'est pas tout. Parcourant son blog et plus particulièrement sa biographie j'y ai découvert des photographies de demoiselles audiernaises, hélas aujourd'hui disparues, mais qui étaient très photogéniques et  connues dans la localité et alentours. Elles sont représentées sur ces clichés en costume breton, tenant par le bras leurs chevaliers servants  qui n'étaient autres que des réfugiés espagnols. Ils semblerait que les clichés aient pu être pris lors d'une kermesse à Audierne. Ceux qui auront la gentillesse ou la curiosité de visiter le blog d'Antonio découvriront ces images du passé qui à ma connaissance, ne figurent nulle part ailleurs.

 

Et si d'aventure ces clichés, peut-être  inconnus débouchaient sur des retrouvailles familiales ?????    

 

Remerciements à Antonio qui en diffusant une partie de son histoire nous livre aussi une partie de la nôtre.

 

Consultons vite le blog Photos et Passions de Antonio Martinez -Quirce accessible par le lien ci-dessous :

 

Lien:

 

  http://www.martinez-quirce.fr  

 

Rechercher particulièrement la généalogie et la Retirada

 

 

     p1000070.jpg

 

Bonne promenade 

 

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