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Toutes ces miniatures sont extraites de l'album photo du blog. Elles correspondent chacune à un article qu'il suffit de demander dans la liste des articles 

 

 

 

 

 

14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 16:19

Opex 1

Somalie : comment la DGSE a procédé

C'était un ressenti largement diffusé au sein de la DGSE : la précédente administration n'avait pas fait sa priorité de la libération de Denis Allex. Les faits sont là, la nouvelle équipe a mis de gros moyens dans la tentative réalisée cette semaine en Somalie. Jean Guisnel, souvent bien informé sur les questions de renseignement, livre sur son blog le scénario de la tentative de libération de l'otage, dans la nuit de vendredi à samedi. Il affirme que les opérations ont été menées depuis le BPC Mistral, qui avait il est vrai disparu du scope depuis décembre, accompagné par la frégateChevalier Paul, dont nous avions évoqué ici les dernières activités. Six hélicoptères ont été mis en vol pour lever et appuyer une cinquantaine de commandos.Un chiffre qui semble important, si on le rapporte au nombre de HM (quatre) et à la possibilité de perdre des hélicoptères dans ce genre d'opération. Pour ma part, je restais plus fixé sur une trentaine d'opérateurs, le chiffre de 50 pouvant comprendre les équipages.Il confirme la présence de Tigre -ils étaient deux- et de Caracal que j'avais évoquée hier. Le GAM-56 Vaucluse ne détenant pas suffisamment d'hélicoptères Caracal, il a dû en prélever, vraisemblablement à Cazaux, car l'autre exploitant de Caracal, le4e RHFS est mobilisé, lui, au Mali, avec au moins trois engins. L'EH 1/67 Pyrénées maintient pour sa part encore un engin à Kaboul, sur les six qu'il détient.Le même 4e RHFS a cependant vraisemblablement fourni des équipages, ainsi que les deux Tigre.Cette opération, sur laquelle plane encore de très nombreux secrets, est cependant une première, pour une libération d'otage, mobilisant à la fois la DGSE, les forces spéciales et les forces conventionnelles. Comme on le craint souvent, cette interaction des trois communautés ne semble pas avoir posé de problème particulier parce que chacun a sans doute dû rester dans son secteur.La marine confirme à la fois ici sa capacité à jouer au centre des opérations spéciales et clandestines avec un BPC, son véritable couteau suisse. Un tel scénario avait déjà été joué au large de la Corse pendant l'exercice Demetriosen 2011 : c'était quelques semaines avant le début des opérations en Libye. Tandis que le BPC Tonnerre était resté, lui, tapi en haute mer pendant les évènements de Côte d'Ivoire, toujours en 2011. Sa présence discrète avait notamment permis d'effectuer des relèves et des ravitaillements en moyen, tout en conservant, à l'abri des regards, une force de réaction rapide si la France avait perdu le contrôle à Abidjan.

 
 

 

 

L'état des forces de Serval (Point n°6-actualisé)

Une patrouille de Mirage 2000D vu du poste de ravitaillement du C-135FR. No gas, no war : une fois de plus, les tankers sont les incontournables des opérations aériennes, même si ceux qui construisent le budget ont tendance à l'oublier. (Photo EMA)

. Les moyens aériens français ont réalisé un peu moins d'une vingtaine de sorties ces dernière 24 heures. Ces chiffres comprennent chasseurs, tankers et ATL-2. C'est un volume respectable, qui pourra être soutenu dans la durée, avec une augmentation de la flotte de tankers, qui pourrait passer à cinq appareils (sur une flotte totale de 14 appareils).. Quatre Rafale ont décollé de Saint-Dizier ce matin, a révélé RTL, se fondant sur des sources concordantes. Les avions auraient décollé armés, en intervenant sur la ligne de fronts au Sahel. Ils devaient ensuite poser au Tchad dans la foulée. Le Rafale voit ainsi son troisième théâtre, après l'Afghanistan et la Libye. La flotte de chasseurs à N'Djamena passe donc à 12 appareils. Cela peut sembler peu, mais il faut considérer les très longs vols occasionnés, et le nombre limité de tankers (on en revient à no gas, no war). Des desserrement ne sont donc pas à exclure, en cas de forte demandes d'appui aérien.. Un Tigre a dû arriver de Pau hier, et deux autres doivent suivre demain. Selon RTL, ces aéronefs pourraient bénéficier du concours logistique des C-17 de la Royal Air Force. Le plot aéromobile conventionnel dans cette zone devait comprendre des Gazelle et des Puma, pour six appareils, ce qui a sans doute été relevé.. Plus que jamais, les avions de transport d'assaut de la zone sont en pleine activité, pour transférer entre les différents points d'action et bases-arrière toute la logistique nécessaire pour des opérations : oxygène pour les Mirage, munitions, pièces de rechanges, et tout ce qui est nécessaire à la force terrestre. Le parc de véhicules militaires français de Bamako est aussi assez réduit à sa plus simple expression. Il va falloir mettre sur leurs roues le 2e RIMa et la COMOTO. Les moyens présents dans la zone (Tchad, Gabon) n'y suffisant pas, il faut donc ouvrir un pont aérien de France.. 400 militaires seraient déjà présents à Bamako : il s'agit de la COMOTO d'Epervier, armée par le 21e RIMaet ses appuis, y compris Air. En outre, la 1ère compagnie du 2e RIMa a aussi remplacée, au pied levé, le Guépard du 2e REP qui avait été activé vendredi après-midi. Les effectifs resteront principalement dans la capitale, mais une partie irait sur Motpi, sécuriser l'aéroport.. Aucun renseignement précis ne vient bien sûr éclairer le volume du GFS Sabre (évoqué dans RAIDS 316), essentiellement constitué du 1er RPIMa et du 13e RDP, si ce n'est qu'il est passe de dépasser tous les niveaux atteints jusqu'à maintenant. Le 4e RHFS, qui a perdu un pilote -le lieutenant Damien Boiteux- vendredi après-midi, met en oeuvre des Caracal, et deux de ses Gazelle sont donc hors service. Il pourrait récupérer tout ou partie de Tigre qui arrivent de France et bénéficie vraisemblablement d'aéronefs du 3/61 Poitou.

Billet : l'absence européenne étonne

Une fois de plus, on attend la voix et la dimension européenne dans les opérations en cours. Seule la Grande-Bretagne a promis, hier soir, un concours logistique (d'ailleurs pas détaillé). Au Mali, on parle pourtant de bloquer des groupes terroristes de plusieurs enlèvements d'occidentaux dans l'ouest de l'Afrique, et des responsables des exactions qui ont un peu ému en Europe, ces derniers mois.Déjà que les Européens se pressaient pas pour concourir à la force européenne de formateurs (des Polonais, des Espagnols), on peut se demander ce qui va véritablement en rester, si les combats se poursuivent. D'autant plus que l'armée malienne a encore subi des pertes importantes cette semaine.Ceux qui ont un peu de mémoire se souviendront de la débandade un peu pathétique de militaires européens engagés dans l'Eufor dans N'Djamena en 2008. Ce sont les forces spéciales françaises qui s'étaient chargées d'exfiltrer ces courageux militaires européens...Alors qu'il devient de bon ton de croire que des mutualisations de matériels au niveau européen régleront tout, constatons d'abord et avant tout qu'en Afrique, l'Europe ne s'est jamais pressée pour intervenir quand les évènements se gâtent.Pour avoir voulu temporiser, et internationaliser le ban, la France se retrouve désormais plus seule que jamais (1). Un engagement dont le financement grèvera, in fine, le seul budget français. L'argent, finalement sans doute la seule explication de l'absence de nos camarades de jeu de l'UE.(1) l'annonce de l'arrivée de contingents africains la semaine prochaine ne changeant évidemment pas grand chose à la réalité des engagements, sur la ligne de front.

 

 

 

Consensus large de la classe politique autour de l’intervention militaire française au Mali

13 janvier 2013 – 14:18

Quand des militaires français sont engagés sur un théâtre d’opérations extérieur, il est important qu’ils soient soutenus par la classe politique, et, au-delà, par l’opinion publique.

La décision du président François de répondre favorable à la demande d’aide militaire que lui avait adressé son homologue malien et par conséquent d’engager les troupes françaises au Mali afin de stopper l’offensive de groupes jihadistes vers Bamako, est soutenue par la quasi totalité de la classe politique française.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a parlé d’une “décision courageuse dans le respect de la légalité internationale et de l’Organisation des Nations unies” et exprimé sa “solidarité avec le peuple malien et (son) soutien le plus complet à nos forces armées.”

“Nous ne sommes pas piégés, nous prenons nos responsabilités de lutter aussi contre le terrorisme. Si le pays tombe aux mains de ces terroristes, c’est l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest qui peut s’embraser. Il y a toujours des risques mais les risques sont plus grands si le pays basculait aux mains des terroristes car ils auraient une base pour des actions beaucoup plus grandes. Il y a 3 500 ressortissants français que l’on ne peut pas laisser dans la situation difficile dans laquelle ils allaient être” a pour sa part expliqué, à l’antenne d’I-Télé, Jean-Christophe Cambadélis, le secrétaire national du PS pour les questions internationales.

Dans les rangs l’opposition, le ton est identique. L’ancien Premier ministre, François Fillon a ainsi exprimé son “soutien aux forces armées françaises engagées dans une intervention militaire contre le terrorisme à la demande du Mali”. “la lutte contre le terrorisme exige l’unité de la Nation au-delà des clivages partisans”" a-t-il estimé. Le président de l’UMP, Jean-François Copé, a quant à lui estimé qu’il “était grand temps d’agir” pour “entraver l’établissement d’un Etat narcoterroriste.”

Pour l’UDI, Jean-Louis Borloo a salué “l’esprit de responsabilité du président de la République et du premier ministre dans cette situation d’extrême urgence et de danger pour la population malienne et pour les ressortissants français.” Et d’ajouter que “même si l’unité nationale ne se décrète pas, le rassemblement des forces politiques qui concourent à la démocratie est nécessaire dans ces moments-là.”

Au MoDem, François Bayrou a jugé que la décision du président Hollande était “fondée et explicable par l’urgence” car “la progression des djihadistes en direction du sud du pays, le franchissement imminent de la ligne de sécurité, la prise de villes sur leur passage est un élément de déstabilisation gravissime pour le Mali, pour ses autorités et pour ses habitants”. Pour l’ancien candidat à l’élection présidentielle, “il est légitime que la communauté nationale et la plupart des courants d’opinion qui la composent fassent bloc devant une situation dont chacun mesure l’importance et la gravité.”

De son côté, la président du Front national, Marine Le Pen a indiqué trouver “légitime” l’intervention militaire française au Mali et qu’elle “doit être soutenue dans la mesure où notre pays a été appelé à l’aide par le gouvernement légitime du Mali en application d’une coopération de défense entre nos deux pays, dans une zone francophone”.

Au cours de ces dernières années, le FN s’était opposé aux dernières opérations militaires française. Et Marine Le Pen de s’en expliquer : “Cette intervention légitime révèle cependant un cruel paradoxe quand on sait que les gouvernements français ont contribué à faire le lit des islamistes en Libye et en Syrie en apportant aide, assistance et armes aux fondamentalistes de ces pays, utilisés aujourd’hui pour attaquer un allié historique de la France.”

Cela étant, l’on compte aussi des soutiens plutôt “tièdes”, comme celui apporté par Europe Ecologie – Les Verts, qui, membre de la majorité et présent au gouvernement, a “pris acte” de la décision du président Hollande d’engager l’armée française au Mali.

“Conscients de la gravité de la situation, en ayant une pensée pour les otages retenus dans la région, EELV, tout en regrettant que le Parlement n’ait pas été consulté en amont de cette décision, souhaite que l’opération engagée par la France soit strictement limitée dans le temps et que l’armée française laisse très rapidement la place à une force d’intervention africaine qui aura pour mission de veiller à la mise en place, en accord avec les populations concernées, d’un processus démocratique et d’une paix durable” a fait valoir le parti écologiste par voie de communiqué.

Par ailleurs, le député EELV Noël Mamère, s’il reconnaît la nécessité de “mettre un coup d’arrêt à la progression d’Aqmi”, s’est étonné que “le président de la République reproduise les mêmes méthodes que son prédécesseur en ne saisissant le Parlement qu’une fois les opérations lancées.”

Et de préciser : “Les écologistes ont toujours exigé qu’avant toute intervention militaire française le Parlement débatte et vote, comme ce fut le cas pour l’Afghanistan, c’était aussi la position du PS mais ces exigences ont été oubliées. On a le triste sentiment de revenir aux méthodes anciennes de la Françafrique. S’il y avait un vote au Parlement, je refuserai de participer à cette mascarade.”

Cela étant, le parlementaire feint d’ignorer qu’une consultation des parlementaires n’était pas possible étant donné l’urgence de la situation, sauf à prévenir les jihadistes du Nord-Mali de l’imminence de l’intervention française. Qui plus est, l’article 35 de la Constitution (et après la révision de 2008 voulue par l’ex-président Sarkozy), exige seulement une information au Parlement dans les trois jours qui suivent le début d’une opération extérieure. Dans quatre mois, les députés et les sénateurs auront à se prononcer sur la poursuite ou non de la mission.

Enfin, l’opération française a aussi ses détracteurs. A droite, l’on trouve Dominique de Villepin, qui, dans une tribune publiée par le Journal du Dimanche, parle de “virus néoconservateur”. Sceptique quant aux chances de reconquérir le Nord-Mali et d’éradiquer les bases jihadistes, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac estime que “nous nous battrons dans le vide, faute d’appui régional solide” et prône la poursuite d’un “processus politique”, “seul capable d’amener la paix au Mali.”

Co-président du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon a quant à lui estimé “discutable” l’engagement militaire au Mali et, comme Noël Mamère, “condamnable” le faut qu’il a été décidé “sans en saisir préalablement ni le gouvernement ni le Parlement.”

“L’intérêt d’une intervention militaire extérieure pour régler le problème posé au nord du Mali est discutable. En décider alors que les intérêts fondamentaux de la France ne sont pas en cause, selon le chef de l’Etat lui-même, et alors que les troupes africaines sont engagées, est discutable” a-t-il poursuivi.

Enfin, à l’extrême gauche, l’on ne pouvait guère s’attendre à une adhésion à la décision du président Hollande. Fidèle à lui-même, le Nouveau parti anticapitaliste parle d’une “intervention militaire impérialiste décidée par Hollande, une fois de plus sur le dos des peuples”, estimant que la “menace islamiste constitue le paravent de cette opération.”

Même chose pour Lutte ouvrière, qui, par la voix de Nathalie Arthaud, sa porte-parole, dénonce l’opération au Mali, décidée pour “maintenir un ordre économique qui permet aux grands groupes français de piller ces pays.”

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Published by spartacus
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