Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

miniatures

Pont-Croix 

Objets rares d'hier 

Le drusthuil, meuble typique du Cap-Sizun

 

La coiffe de deuil "ar jibilinen "

Ces objets sont visibles au musée du patrimoine 

Le  Marquisat de Pont-Croix

et en photo sur le blog

 

 

Recherche

Vous aimez la Bretagne

Vous aimerez le Cap-Sizun

situé au bout du monde, au pays des calvaires, au pays des chapelles, au pays du grandiose, là où finit la terre et commence la mer.

Regardez!!

 

 

 

 


 


Evel ar C'hap, n'eus bro ebet

Il n'y a pas de pays comme le Cap

Pont-Croix

Cap-Sizun côté pile et face

Beuzec

Cleden

Confort

Mahalon

Goulien

Plogoff 

Plouhinec

Pont-Croix 

Primelin

 

Toutes ces miniatures sont extraites de l'album photo du blog. Elles correspondent chacune à un article qu'il suffit de demander dans la liste des articles 

 

 

 

 

 

23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 00:00

Histoire  audiernaise. Suite. Editorial 11/2010.

 

 aud_raymond2347.jpg 

 

Références: Télégramme de Brest en date du:

 

(1) - 22-10-2009: Afghanistan: une semaine avec les soldats bretons

 

(2) - 22-1-2010: Afghanistan. Au plus près des Marsouins

 

(3) - 12-2-2010: Gendarmes . Un avant-goût d'Afghanistan

 

(4)  - 21-9-10: Pontivy: L'Afghanistan s'invite au dîner

 

(5)  -13-10-10: Afghanistan: Un prêtre sur tous les fronts

 

(6) -19-10-10:  Titre: Daniel Duigou: Divine solitude  

 

 

*****

liens:

 

SPECIAL AFGHANISTAN

 

Audierne, Esquibien - Histoires audiernaises- Editorial 1/2009

 

*****

L'article désigné par le lien ci-dessus intitulé: "Histoires audiernaises-Editorial 1/2009"

  a été ici  publié le 1/1/2009. En raison de connaissances nouvelles acquises un peu par hasard, il paraît souhaitable d'apporter à cet article un complément d'information. Rappelons que le rédacteur  de cet article  a cité nominativement le Recteur Prigent qui officiait à la paroisse d'Audierne, et informé  pour ne pas dire dénoncé certains de ses comportements.  Ce Recteur obtus pratiquait sans discernement l'abus de pouvoir, attitude indigne  d'un responsable s'adressant par exemple  à une personne veuve,  désarmée et sans défense. Il ne craignait pas non plus de pratiquer l'exclusion paroissiale en condamnant , autre exemple, à la privation de sacrements ceux qui avaient commis la faute de lui déplaire ou de ne pas se soumettre à sa volonté. Un  curé sectaire  dans le plein  sens du terme !!

L'anecdote racontée dans cet article se situait en 1941, à la suite d'un accident mortel du travail sur le chantier de construction de la digue de Sainte Evette. Le Recteur Prigent  avait été nommé à Audierne en 1932  et succédait à l'Abbé Chapalain qui a fait l'objet d'un livre ici présenté qui s'intitule :

 

Un curé d'avant hier:

Lien:

 

Ma Bro Ar C'Hap Gwechall-Suite 13

 

et son règne dura jusqu'en 1941. Son remplaçant fut Monsieur Balbous dont la gentillesse, la bonhomie et la rondeur n'eurent aucun mal à remplacer le recteur  Prigent honni par une majorité de paroissiens pour son sens de l'autorité sans partage. "L'autorité c'est moi, point final !!!  Telle était sa devise !!

 La guerre scolaire se manifestait encore sournoisement à cette époque et le pouvoir paroissial pour ne pas dire clérical  n'était pas un vain mot . Or, à cette époque un certain Yves Lefebvre venait de publier un livre dont l'intrigue se situe en pays de Léon et qui s'intitule

 "La terre des Prêtres".

(Réédité  en 1980 aux Editions Le Signor)

Quasiment introuvable aujourd'hui,  j'ai cependant pu accéder à ce texte grâce à des amis que je ne citerai pas, et qui  ont  bien voulu mettre un exemplaire à ma disposition. Je les en remercie. Ils se reconnaîtront.  Je les en remercie d'autant plus que l'Abbé Prigent n'était pas un inconnu pour cette famille qui a également été victime de ce recteur dont le sectarisme pourrait s'appeler méchanceté . J'ai déjà eu l'occasion d'exprimer un profond mépris à l'égard de ce curé despotique, par ailleurs nuisible à son camp, à son Eglise et à sa religion. Il appartenait à la race  de ceux qui font tout pour fabriquer des anticléricaux, ce que je ne suis pas, tout en étant laïque et non laïciste comme cela a déjà été dit . Monsieur Prigent était un digne héritier des disciples de l'Inquisition, un de ceux qui encore aujourd'hui seraient volontaires pour allumer le feu du bûcher de Jeanne d'Arc .

Parlons de  "la terre des prêtres". L'ouvrage  paru en 1924 a  défrayé la chronique dès sa parution. Il a cependant fait l'objet d'une diffusion normale bientôt suivie de représentations théatrales en 1932, 1933, et 1934. 

 

Je ne raconterai pas en détail le contenu du livre qui a fait l'objet d'une décision de justice suite à la plainte déposée par plusieurs membres du clergé. Voici ce que l'historien local Serge Duigou a écrit au sujet d'une de ces représentations théâtrales prévue et réalisée à Audierne le 26 novembre 1933 ...   

 

"L'abbé Prigent, le recteur de la paroisse  déchire  les affiches et le fait savoir."J'ai déchiré ces affiches parce que cette pièce  est une injure au clergé et qu'elle est de nature à semer la discorde et la haine au moment  même où la France a besoin de l'union de tous ses enfants en face d'une Allemagne qui s'apprête à nous accabler d'une nouvelle guerre. La représentation a lieu. Un fiasco titre "le progrès du Finistère", le journal officieux de l'évêché , dont le bouillant directeur est le vindicatif et talentueux abbé Cornou.......

Les catholiques venus d'Audierne, de Poulgoazec, de Cleden, Beuzec et Pont-croix ont chanté......

 

******

 

Alors Audierne. La représentation théâtrale  devait avoir lieu dans une salle de projection située sur le versant du  coteau du Roz, entre l'école Pierre Le Lec et l'ancienne gendarmerie. Cette salle appartenait à une audiernaise qui la louait à un couple d'exploitants également audiernais et  très connus à l'époque. Les noms ne seront pas cités par respect pour des personnes aujourd'hui disparues mais que les Anciens identifieront sans difficulté. Dans la fureur de sa vindicte, Monsieur Prigent annonça en chaire, à l'église paroissiale que:

 

"Les époux X....ainsi que leurs enfants n'auraient plus accès aux sacrements de l'Eglise..."

 

Cette phrase a été écrite à la main sur l'exemplaire mis à ma disposition et qui a été annoté par un membre de la famille concernée. En conséquence Il n'y a pas lieu de la mettre en doute. C'est un témoignage et je le reproduis textuellement .

Des enfants étaient donc privés de sacrements en raison d'une prétendue faute de leurs parents par ce recteur d'une autre époque, qui n'était qu'un nuisible pour son Eglise.

 

******

 

Pour autant, il ne s'agit pas de "mettre tout le monde dans le même sac". Les recteurs ignobles ont existé. Monsieur Prigent n'en est qu'un exemple. Fort heureusement leur imbécilité est corrigée par le comportement de  curés courageux et  cela existe aussi. Dans son édition en date du 13-10-2010 (dernière page) "le Télégramme de Brest"  vient de consacrer une page entière à un aumônier militaire oeuvrant en Afghanistan. Il a été ordonné prêtre en 1994 après avoir tout quitté y compris sa copine. Voilà très certainement un curé "dans le coup". Et il n'est pas seul. Le rédacteur du présent article peut témoigner de ce qu'il a vu, à savoir que au cours de l'hiver 1961-1962, les aumôniers militaires, tant Catholiques que Protestants servant en Algérie n'hésitaient pas à circuler seuls et sans arme, dans  le massif des Aurès pourtant réputé comme étant la zone la plus dangereuse de tout le territoire algérien. Disposant d'un simple véhicule civil comme moyen de locomotion, ils refusaient toutes les escortes qui leur étaient proposées et rejoignaient les postes les plus isolés pour y célébrer ici une messe ou là un office. Chapeau  à ces curés courageux, qui nous permettent d'oublier les obtus avides de pouvoir, prônant la charité qu'ils se gardaient bien de mettre en pratique.

La triste affaire des moines de Thibehirine assassinés en 1996 dans l'Atlas algérien,  qui vient de faire l'objet du film "Des Hommes  et des Dieux" mérite également le plus grand respect. Le film a obtenu le grand prix du jury à Cannes en mai 2010 ainsi que le prix du jury oecuménique . Les Pères blancs de la communauté concernée, dont la maison mère se situe à  Notre Dame d'Aiguebelle dans le département de la Drôme et son annexe à Notre Dame des Neiges dans la Haute Loire, sont allés au bout de leurs convictions, jusqu'au sacrifice.

 

******

 

Le Cap-Sizun a bien connu cette domination du clergé qui régnait sur toute la population. N'oublions pas que le premier maire de Cleden fut le Recteur dont personne n'a jamais su s'il était prêtre réfractaire ou constitutionnel. Tout était bon pour accéder au pouvoir.  Actuellement, le sectarisme religieux et le sectarisme politique ont un point commun: l'imbécilité  qui fait perdre à ses adeptes le sens de l'intérêt général.

La situation est ce qu'elle est aujourd'hui. Mais ceci explique cela. Personne ne peut prédire l'avenir ni dire ce que seront demain par exemple nos pardons. Faute de clergé ces évènements pourtant si chers aux Capistes pourraient bien disparaître sans être remplacés. Nos chapelles deviendraient alors de simples témoignages d'une époque révolue ce que personne ne souhaite.

  L'avenir sera ce que nous en ferons, ce que nous laisserons à nos enfants et pas uniquement dans le domaine des religions. Pour autant certaines manifestations dans les chapelles et les églises doivent être envisagées avec beaucoup de circonspection. N'oublions pas la profanation de la chapelle Saint Pierre de Mahalon tout comme la photo de Ben Laden à l'église Saint Raymond d'Audierne en 2009. A l'heure où les menaces terroristes pèsent sur la  France, à l'heure où les soldats français et les gendarmes ( originaires de Bretagne) sautent sur des mines en Afghanistan, (50 soldats français tués depuis 2001- 3 gendarmes blessés par mine le 9 août 2010),  il semble inconvenant d'accepter ici, chez nous de tels débordements . Gageons que le silence de certains  responsables locaux et leur manque d'initiative en ces regrettables circonstances ne seront pas oubliés dans les temps à venir par les croyants et pratiquants bien-sûr mais aussi et plus simplement par les électeurs capistes.  Ces électeurs  n'oublieront pas qu'il s'agit en fait  d'outrages à leur patrimoine et de manque de respect  à leur histoire,  à leurs Anciens et  même à leurs (nos) soldats qui sont parfois appelés à payer le prix de leur engagement au service de leur pays et de la collectivité nationale. Ceci mérite mieux qu'une indiférence silencieuse. J'ai déjà écrit que personnellement j'aurais fait fermer l'église Saint Raymond d'Audierne  lors d'une certaine exposition qui n'était pas à sa place dans un édifice religieux. Seuls les membres du clergé ont réagi à cette occasion, donnant par là même une leçon d'exercice de la responsabilité  à certains qui n'ont été que des figurants en cette circonstance. Je suis certain que les Capistes  s'en souviendront et exprimeront leur réprobation, sans trop tarder.

En conclusion, on peut citer encore l'article cité en référence 6: Divine solitude qui se termine comme suit:

 

"je critique l'Eglise en tant qu'institution. Au Vatican, on continue comme si on était au XIXème siècle. Son discours est conservateur.....Car comme toute institution l'Eglise a peur de perdre son pouvoir ....."

 

Laissons au rédacteur du Télégramme de Brest et à celui qui a inspiré cet article, la responsabilité de leur appréciation que chacun sera libre de partager ou non.   

******

 

8-06-cleden_-bruy_res_010.jpg

 

******

aud_mus_e_capucins_016.jpg

 

*******

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by spartacus - dans histoire
commenter cet article

commentaires