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Toutes ces miniatures sont extraites de l'album photo du blog. Elles correspondent chacune à un article qu'il suffit de demander dans la liste des articles 

 

 

 

 

 

25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 00:00

Politique et syndicalisme-Editorial 12-2010

 

bremeur_5.jpg

 

Références:

 

 Télégramme de Brest en date du 6-11-2010.

 

 Titre: Politique et syndicalisme , "deux combats différents"

 

***** 

 

Le quotidien cité en référence vient de publier un article traitant évidemment de l'actualité mais   anticipant  aussi  quelque peu sur  les évènements de demain à l'approche de certaines échéances. En effet, associer pour les  comparer la politique et le syndicalisme ne manque pas d'intérêt, pour peu que dans la liste de nos futurs candidats  (aux échéances locales) figurerait un (une) candidat auquel on pourrait attribuer une expérience  voire une carrière de syndicaliste. Le mois qui vient de s'écouler (octobre 2010) a été marqué par une sorte d'affrontement entre le pouvoir politique et le pouvoir syndical à propos du dossier des retraites. Chacun a donc pu se faire sa propre opinion, selon qu'il était concerné ou qu'il  subissait les effets des grèves.

 

Un syndicaliste reconverti dans la politique locale, un maire par exemple se trouverait donc  d'après cet article pris entre deux feux: celui de la politique puisqu'il est le dernier maillon de la chaîne du pouvoir, et celui du syndicalisme pratiqué au cours de sa vie professionnelle dans laquelle il a surtout participé à des  revendications pour faire aboutir des intérêts particuliers éventuellement partisans . Il est incontestable que le syndicalisme et le pouvoir politique ont généralement des points de vue  antagonistes et qui s'expriment différemment :

 

- Le syndicalisme revendicatif qui pour se faire entendre va jusqu'à organiser des  grèves

 

- Le pouvoir politique qui ne peut laisser les grèves dures paralyser le pays, prendre les citoyens en otages, et qui est donc amené à contrer les grévistes occupant par exemple les lieux stratégiques ou indispensables à la vie quotidienne du pays (dépots de carburants, transports, ravitaillements en tous genres etc..). On imagine sans mal ce que serait le ravitaillement de toute  la population en cas de paralysie totale des transports ou  des approvisionnements en denrées de base (pain, viande etc...).  L'autorité légale doit donc disposer  des moyens en personnels et matériels susceptibles d'être utilisés le cas échéant pour résoudre les problèmes qui se posent,  même ponctuellement. Ceci implique que dans  certaines professions (militaires par exemple) le syndicalisme ne soit pas autorisé. On voit mal le pouvoir légitimement élu, qu'il soit de droite ou de gauche, mis dans l'obligation d'exercer son droit de réquisition avant un engagement des forces armées pour cause de  défense nationale en cas de menace précise par exemple.

 L'absence et l'interdiction  des syndicats sont des caractéristiques de  la condition militaire, ce qui ne remet nullement  en cause le droit de grève dans les entreprises publiques ou privées. 

 

Rien n'interdit cependant à un syndicaliste retiré des affaires de participer à la vie locale en obtenant par exemple un mandat de  maire. C'est la démocratie. Reste pourtant à savoir si son expérience de syndicaliste qui constitue son pedigree sera la plus appropriée  pour l'aider dans sa reconversion politique. Rien n'est moins sûr puisque le syndicalisme défend des intérêts particuliers, alors que la politique a pour mission d'assurer et assumer en permanence la défense de  l'intérêt général. Depuis sa création, le blog "konchennou" a toujours manifesté son soutien à la prise en compte  de l'intérêt général au détriment des intérêts particuliers. Il persiste et signe.

  Le syndicaliste devenu localement politique doit donc abandonner son esprit revendicatif pour se consacrer à une bonne gestion, dans  l'intérêt de tous les  "administrés-électeurs" d'une part, et dans tous les domaines d'autre part. Le cas peut se présenter dans une petite commune:

 

revendication puis grève du personnel communal par exemple.

 

La question est simple:

 

Faut-il donner satisfaction aux grévistes (par solidarité, connivence ou électoralisme) au détriment de l'intérêt général des administrés et des électeurs qui paient les impôts locaux ??

La réponse peut être démagogique ou au contraire réaliste. A chacun son choix .

 

Ce même syndicaliste doit également  prendre en compte l'intérêt général s'il est par exemple conseiller à l'assemblée départementale. Or, son expérience personnelle qui constitue son pédigree ne l'a pas préparé à cet exercice. On peut donc considérer que une expérience de syndicaliste n'est pas la meilleure référence pour l'exercice d'un mandat politique même local, ce qui donne raison au quotidien cité en référence:

 

Politique et syndicalisme: deux combats différents 

 

Compte tenu des évènements récents , un pedigree de "syndicaliste" par exemple pourrait  donc désavantager un candidat auprès de ceux qui auraient eu à souffrir des circonstances vécues en octobre 2010. Le syndicalisme, aussi respectable qu'il soit, traite des problèmes spécifiques. La politique menée par des élus locaux responsables, théoriquement élus pour tous quel que soit leur bord, doit traiter les problèmes dans leur ensemble en tenant compte de tous les arguments évalués globalement dans la situation générale.

 

C'est l'art de la décision qui résulte dans tous les cas  de l'analyse d'un certain nombre de facteurs . Les métiers de direction, décideurs comme on dit, sont des métiers comme les autres et la pratique  ainsi que la mise en application s'apprennent au cours de la vie professionnelle et pas spécialement dans les urnes qui ne sont qu'une étape à franchir.  Les verdicts des urnes sont  des indices de popularité, de "cote d'amour" et non des références en termes de compétence et d'efficacité. Ce sont les actes et les réalisations qui constituent les références. Pour autant les résultats d'un verdict des urnes sont incontestables et donnent aux élus leur  légitimité, donc celle de leurs décisions même mauvaises comme celles  qui peuvent être prises à chaud, sans avoir été précédées d'un étude approfondie.

 

 Lien:

 

 

Religions, Politique et socialism

 

 

******

 

 

cap-sizun-temp_te-11-2003_016.jpg

 

 

 

******

 

 Ce qui précède  est vrai dans toutes les entreprises, qu'elles soient publiques ou privées. Le patron d'un établissement éventuellement confronté à une grève  de son personnel doit la résoudre , mais la solution proposée  doit être compatible avec  la situation  économique de l'entreprise. Si elle  met  l'entreprise en déficit, le dépôt de bilan n'est pas loin et les licenciements suivront. Il en va de même pour les finances publiques (subventions). Tous ces paramètres interviennent directement ou indirectement dans un choix électoral, même au plan local. Lors des prochains scrutins chacun se prononcera  très certainement en fonction de sa vision personnelle des évènements et peut-être même des préjudices qu'il a pu subir.

 

Comme l'a écrit le "Télégramme de Brest " dans sa conclusion:

 

Le non, non , non a des limites......

Car derrière il y a la mondialisation et la concurrence entre salariés français et étrangers. Leur histoire sociale n'est pas la même. Nous avons la chance d'avoir eu 1789, La Commune, les canuts de Lyon 

 

On a presque envie d'ajouter:

 

Et pourquoi pas de Gaulle qui est considéré par 44% des français comme le plus grand des disparus, devant Napoléon et  Charlemagne .

 

D'autant plus que selon certaines appréciations de Gaulle n'était pas de droite mais pas davantage de gauche.

 Il était peut-être tout simplement  de France 

 

 

 

En créant l'ordre national du mérite destiné à récompenser des citoyens méritants (dont les élus comme les syndicalistes peuvent faire partie comme tout le monde ), le Général de Gaulle a fait  preuve d'une très grande clairvoyance:

économiser la légion d'honneur réservée aux  meilleurs serviteurs de l'état  dont ceux  parfois appelés à payer le prix du sang, sujet qu'il connaissait parfaitement bien et  mieux que personne. La croix du mérite n'est pas une décoration de seconde classe. Simplement elle concerne des catégories différentes de personnels comme ceux précédemment cités. Le respect de cette subtilité  conserverait à la légion d'honneur son plus grand prestige et éviterait certains affichages intempestifs et même grotesques d'amateurs de "décorite" qui déclenchent les sourires ironiques et méprisants, même chez leurs pairs  .   

 

*****

 

Anecdote authentique concernant un cas concret d'intervention syndicale dans une  entreprise:

 

Dans une entreprise publique employant du personnel mixte (civil et militaire, masculin et féminin), quelques employés civils sont syndiqués (le nom du syndicat ne sera pas publié). Un  délégué syndical fait savoir à la hiérarchie responsable que les mesures de  sécurité ne sont  pas respectées dans l'entreprise en l'absence de chaussures à bouts renforcés pour l'exécution de  certains travaux manuels. 

 

Les chaussures réglementaires sont rapidement mises en place

 

(Un à zéro diraient les sportifs. Le syndicalisme mène)

 

Ces chaussures conformes à la règlementation sont rapidement remisées au placard par le personnel concerné pour cause d'inconfort  et transpiration. La hiérarchie constatant  la carence,  impose le port des accessoires de protection dont l'absence lui a été reprochée.   Elle est responsable en cas d'accident ce qui justifie cette mesure. Le personnel  n'en tient pas compte, ce qui provoque des mises en demeure et des  sanctions notifiées par écrit et figurant dans les dossiers administratifs  des employés concernés .

 

(Un partout. Match nul diraient les sportifs)

 

S'estimant désavoué, le même délégué syndical intervient à nouveau pour demander la suppression des sanctions, imméritées selon lui. 

 

Autrement dit, après avoir constaté une carence dans les mesures de sécurité d'une entreprise, le syndicaliste revendique la mise en place des moyens  nécessaires pour y remédier.  Ce même syndicaliste  demande ensuite  le non respect de ces mêmes  mesures, au détriment de la responsabilité de  l'entreprise. 

 

Inconscience ou démagogie ?? 

 

Les sanctions n'ont pas été annulées car la sécurité est et doit rester une priorité, puisque l'entreprise est responsable en cas d'accident . Tant pis pour le syndicalisme.

 

(Deux à un diraient les sportifs. L'entreprise mène)

 

Intérêt général ou intérêt particulier ????? A chacun sa réponse !!!

 

****

 

Le rédacteur du présent article garantit l'authenticité  de l'anecdote ci-dessus qui relate un cas concret d'intervention syndicale dans une entreprise . Il a été à la fois témoin et acteur dans ce cas concret . 

 

*******

 

cap-sizun-temp_te-11-2003_015.jpg

 

Et pour changer de sujet, dans un mois ce sera  Noël. Joyeuses fêtes à tous malgré la morosité ambiante et  le temps maussade.  Voilà de quoi réfléchir aux échéances qui se préparent  et qui auront lieu en mars 2011, juste après les souhaits traditionnels de fin d'année. Kenavo !!

 

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Published by spartacus - dans politique
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