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Pont-Croix 

Objets rares d'hier 

Le drusthuil, meuble typique du Cap-Sizun

 

La coiffe de deuil "ar jibilinen "

Ces objets sont visibles au musée du patrimoine 

Le  Marquisat de Pont-Croix

et en photo sur le blog

 

 

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Vous aimez la Bretagne

Vous aimerez le Cap-Sizun

situé au bout du monde, au pays des calvaires, au pays des chapelles, au pays du grandiose, là où finit la terre et commence la mer.

Regardez!!

 

 

 

 


 


Evel ar C'hap, n'eus bro ebet

Il n'y a pas de pays comme le Cap

Pont-Croix

Cap-Sizun côté pile et face

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Pont-Croix 

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Toutes ces miniatures sont extraites de l'album photo du blog. Elles correspondent chacune à un article qu'il suffit de demander dans la liste des articles 

 

 

 

 

 

12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 16:00

   Audierne.Cap-Sizun. Sécurité au sud comme à l'ouest

 

Références :

 

Télégramme de Brest en date du

 

    -31-8-2012. Titre Criminalité.L'overdose à Marseille

 

-11-9-2012. Titre: Sécurité. Jean Jacques Urvoas en éclaireur 

 

9-10-112012. Titre : Coup de filet islamiste (Strasbourg, Cannes etc...)

 

Point de vue (jean Guisnel : Une menace émanant de français

 

11-10-2012. Cellule islamiste. Une "extrême dangerosité"  

 

 

 

bestr_e_raz_27-7-2003_006.jpg

 

 

********

 

Sécurité, sécurité, Marseille, Marseille, Strasbourg, Cannes.... 

 

Ouvrez le journal: Marseille , la radio Marseille, la télé Marseille. Mais que se passe t-il donc à Marseille, pays de la Canebière et des superbes calanques, pour que les évènements fassent la une de l'actualité ???  Pas besoin de préciser puisque tout le monde le sait. Alors, que faut-il en penser ??

 

        

  On a envie de "rigoler" (jaune), quand on voit que des policiers de BAC nord (ripoux) sont conduits menottés pour être interrogés dans un bâtiment de la gendarmerie, institution militaire, dans laquelle il serait impensable d'imaginer que ce qui vient de se produire à Marseille puisse s'y produire.

 

L'organisation militaire ne le permet pas puisque la base, au plus bas niveau du simple exécutant, est tenue de rendre compte de tout par voie hiérarchique, au plus haut niveau, par écrit éventuellement et dans les meilleurs délais. Dans cette situation et à titre d'exemple, je cite l'organisation de la gendarmerie dans le Finistère où elle est dirigée par un colonel ex saint-cyrien, tout comme la compagnie de Quimper qui est également est dirigée par un capitaine ex saint-cyrien. Ils doivent se rappeler de temps en temps la formule sacramentelle et traditionnelle du baptême de leur promotion qui en a fait des serviteurs et non des "ripoux".

 

Quand il ne reste plus rien, quand tout part "en brioche", il reste la véritable force publique républicaine, celle des hommes d'honneur . (Dont certains souhaiteraient l'intervention à Marseille  alors  que  ce qui n'est ni son rôle , ni sa place , ni sa mission )

 

Ayant travaillé en d'autres temps avec la gendarmerie comme avec la police judiciaire (tant en milieu urbain que rural, partie ouest très étendue  d'un pays aujourd'hui indépendant) de l'autre côté de la Méditerranée , je parle de ce que j'ai vu, fait et non de ce que j'ai pu lire. 

 

J'ai envie de dire très simplement que celui qui ouvre le feu sur un représentant de l'ordre républicain (ou sur un soldat) devrait savoir que son cas n'est pas du ressort de la justice mais du traitement approprié, sur place , dans le cadre de la légitime défense.

 

Cela nous éviterait par exemple d'apprendre par la presse qu'un policier a été renversé par un chauffard qui a pris la fuite pour être ensuite arrêté où... mais à

Audierne

 

voyons !!! Coincidence curieuse non ?? 

 

L'utilisation des armes quelles quelles soient (une voiture peut devenir une arme) doit être sanctionnée par la réplique appropriée sur place et non par les tribunaux dans lesquels règnent les avocats spécialistes des circonstances atténuantes et des dépôts de plaintes (actualité récente). Il n'y a pas de circonstances atténuantes dans l'usage des armes, surtout les armes à feu, pas plus qu'il n'y a de circonstances atténuantes dans la présence d'une casse de voitures fonctionnant illégalement comme à

 

Audierne

 

avec la bénédiction de certains responsables ( ou irresponsables, voire incompétents et nuls, rémunérés pour rien).

, 

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J'ai envie de dire encore qu'Il faudrait aussi peut-être  parfois innover dans la procédure de contrôle des véhicules sans tomber dans l'opération militaire (qui fait mettre une arme en batterie) :

 

Exemple : en cas de contrôle d'un cas douteux ou suspect, le policier ou gendarme, contrôleur avisé, prudent ou méfiant et circonspect, pourrait avoir le droit d'ordonner de couper le contact du véhicule et de se faire remettre la clé (de contact ) pour éviter tout démarrage intempestif avant de faire le tour du véhicule. Ceci pourrait devenir une règle, impopulaire peut-être et même certainement, qui ferait râler tous les automobilistes ( y compris moi) mais aussi peut-être utile pour ne pas prendre le risque de faire blesser ou tuer un homme pour rien.

La vie d'un homme: soldat, policier, gendarme , doit être "économisée" pour éviter les décorations sur les cercueils, tout ce qui reste aux familles après un deuil, et qui n'a rien à voir avec les décorations des "chevaliers de la boutonnière municipale" comme on en voit fleurir un peu partout, même ici, chez nous, en Cap-Sizun.

 

Le Général de Gaulle avait créé la croix du mérite . Elle sert à quoi ???? 

 

A situation exceptionnelle mesures exceptionnelles non ?? Sans pour autant transformer les policiers et gendarmes en "Tontons flingueurs" genre "Toto baroud", mais seulement pour éviter que d'autres femmes gendarmes soient de nouveau abattues en service par un forcené comme on l'a vu récemment où ?? Encore dans le midi. En situation calme et normale, les policiers n'agissent pas l'arme à la main, celle ci reposant tranquillement dans son étui, à la ceinture juste pour la dissuasion.

 

On peut aussi rappeler en passant que, voici plus de 60 ans, dans les études préparatoires à certains concours de grandes écoles, on nous apprenait déjà à réfléchir à une célèbre phrase attribuée à

Mao Tse Toung que je cite:

 

"Le guerillero vit dans la population comme le poisson vit dans l'eau ".

 

Alors, ne tombons pas des nues comme on semble parfois le faire à la télévision en certaines circonstances et sachons que derrière une cellule active qui vient d'être démasquée, se trouve déjà une cellule dormante, donc en sommeil mais cependant opérationnelle et prête à se réveiller pour prendre le relais en étant activée, le tout dans la population comme le poisson dans l'eau . (peut-être même deux cellules en réserve puisque très souvent l'organisation relève plus d'un système ternaire que binaire).

 

C'est tout le rôle et la mission de la hiérarchie dont j'ai modestement fait partie en essayant de faire de mon mieux, à mon simple et petit niveau, sans pour autant avoir tout ni toujours réussi, mais tout de même obtenu quelques résultats parfois même considérés comme excellents selon certaines appréciations très officielles .

 

Je ne me flatte pas comme un certain Général Nivelle parlant de la guerre de 14-18 qui se vantait d'avoir "consommé du breton." Je n'oublie pas ceux qui sont morts sous mes ordres parce qu'ils avaient accepté de servir et d'obéir avec tous les risques que cela représentait, ce dont les porteurs d'uniformes aujourd'hui, serviteurs par devoir, sont parfaitement informés en s'engageant dans la fonction.

 

C'est encore plus vrai pour les soldats du contingent qui ont servi de 1954 à 1962 (dans un pays aujourd'hui indépendant et autrefois département français), sans être volontaires et qui ont perdu 30000 camarades au sud de la Méditerranée, qui ne sont pas des héros mais seulement comme moi des hommes ordinaires.

 

Je suis fier d'en avoir dirigé, de les avoir économisés au maximum, jusqu'à être circonspect (notation annuelle) parait-il, donc avare pour les  dépenses de vies humaines , sans jamais déroger à la mission reçue, simplement en partageant avec eux les risques, ce qui consiste souvent à dire tout simplement  au départ:

 

Allons-y, on y va, suivez moi, sécurité, gaffe aux distances et

dispersez vous !! 

 

et non allez-y, je vous suis !!!! 

 

Les soldats du contingent , agissant en unité isolée, ont parfois obtenu des résultats exceptionnels comme la destruction totale d'une cellule terroriste (Coupures de presse "L'Echo d'Oran" en ma possession, dont photos publiées dans un livre) ou la destruction d'un commando zonal disposant d'armes lourdes recherché par toutes les unités en ouest oranais.

     

Ces résultats étaient ceux d'une simple compagnie de combat constituée d'appelés du contingent, agissant en unité isolée comme déjà dit, avec les méthodes simples, rustiques, d'un "commando de chasse" transformable instantanément en unité d'intervention héliportée, obtenant et coordonnant l'intervention de moyens interarmées comme l'aviation et les hélicoptères sur des renseignements obtenus sans torture (traces fraîches, chiens pisteurs, caches etc...).

 

Ils ont même parfois fait l'objet d'une insertion (à titre de récompense) dans le journal officiel de la République française que l'on pourrait consulter encore aujourd'hui d'après les références évidemment , ou d'une blessure reçue au combat marque définitive pour ne pas oublier l'histoire .

 

On peut aussi capturer des prisonniers. Celui qui jette son arme, bras en l'air, donc se rend, est fait prisonnier.  Mes prisonniers (il y en a eu) n'ont jamais été ni torturés ni battus contrairement  à ce qu'on s'évertue à écrire dans certaines publications qui se veulent intellectuelles et qui sont seulement orientées et engagées, donc politisées et non neutres.

 

Pourquoi en rajouter puisqu'un prisonnier qui vient de se rendre  est  tout tremblant,  choqué, épuisé par ce qu'il vient de subir , qu'il a peur, qu'il répond aux questions, dit tout, montre tout, donne des noms et nous dirige  parfois vers  un nouvel objectif. Il n'espère qu'une chose: avoir la vie sauve.

 

On la lui laisse évidemment puisqu'il n'est plus armé !!!

 

 Donne lui tout de même à boire dit mon père....

 

(Victor Hugo) 

     

 

Et on recommence..... jusqu'à la prochaine ..... 

Jusqu'à la plus belle récompense, un tract saisi sur   un soi-disant berger, rédigé par un petit chef qui rendait compte de son départ à son supérieur  et que j'ai pu lire: 

 

"On déménage. Les tenues camouflées sont partout de jour et  même de nuit. Je te donnerai ma nouvelle position le plus vite possible".

 

Difficile à contredire non ??

 

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Article destiné à ceux qui voudront bien le lire, de la part d'un Ancien, quelque part en Bretagne    

 

 

(Face à l'Île de Sein, quart de la France paraît-il)

 

 

 

   Thème de réflexion !!    

 

******

 

Un dernier mot . Le Cap-sizun a vécu des affrontements violents lors des évènements de Plogoff. Ils ont été relatés ici et on peut encore consulter l'article consacré à ce sujet.

 

Lien:

 

Ma Bro Ar C'Hap Gwechall suite 17

 

Il me semble que j'ai écrit que

 l'irréparable n'avait jamais été accompli.

 

J'ai bien connu les responsables des deux parties prenantes . Tout a été dit sur le sujet. Un simple petit mot supplémentaire:

Il aurait suffi d'un simple coup de fusil de chasse (répandus en Cap-Sizun) et on aurait peut-être compté les morts puisque

 

"le feu appelle le feu".

 

Les responsables ont le mérite de n'avoir jamais dépassé les bornes pour les uns, d'avoir su limiter les répliques pour les autres, avec tout ce que cela comporte en maîtrise de soi, en respect de la discipline et de bien d'autres qualités professionnelles.

Ce sont d'un côté des membres de ma famille qui l'ont vécu, de l'autre des camarades de la vie professionnelle. Pour une fois, étant absent je n'ai pas eu à choisir et je m'en félicite. J'ai seulement participé  comme tous les électeurs à l'élection du nouveau Président de la République élu en 1981 et qui a annulé le projet de centrale à Plogoff.

A cette même date, d'autres prévoyaient d'entrer dans la carrière en se présentant par exemple aux élections cantonales de 1985 pour se .....

ramasser une belle veste et poursuivre avec pour objectif:

 

Audierne    

 

 

 

*******

   

 

   

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Published by spartacus - dans actualités
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