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Toutes ces miniatures sont extraites de l'album photo du blog. Elles correspondent chacune à un article qu'il suffit de demander dans la liste des articles 

 

 

 

 

 

11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 10:41

Ar Gannaeg: Le magazine d'Esquibien-N° 6- Automne 2009



Le magazine ar Gannaeg de la commune d'Esquibien vient d'être distribué aux habitants de la commune dont je ne suis pas. J'en ai cependant un exemplaire sous les yeux qui m'a été remis par ....une des mémoires d'Esquibien, un Ancien donc. Objectivement et en toute impartialité, je dois prendre acte d'un certain dynamisme de la nouvelle municipalité. Je reconnais humblement que ce magazine est un moyen de communication de très bonne qualité digne du professionnalisme. Le temps de l'action psychologique avec musique et hauts-parleurs est dépassé et tout serait parfait si la publication ne comportait pas quelques erreurs qui sont également des lacunes chez les rédacteurs qui  écrivent ce qu'ils croient être vrai et qui ne sont ni dirigés ni contrôlés dans leur rédaction avant publication. Mais à Esquibien l'erreur fait partie des habitudes . Pourtant, il ne faut pas réciter l'histoire, pas même l'histoire locale sans prendre quelques garanties. Alors au fait !!

******
Titre de l'article figurant page 4: Esquibien d'hier et d'aujourd'hui: Ste Evette
(texte de F..L- photo P...D)

je cite:

" les travaux de construction du brise-lames à Beg-ar-Radennec à Lervily qui débutèrent en 1938, furent interrompus aux débuts de l'occupation. Ils furent partiellement repris , semble-t-il en 1941 par les allemands, puis pleinement enfin en 1946"
*****

A elle seule cette phrase comporte 3 erreurs majeures:

- Partiellement repris
-Semble-t-il
- Par les allemands

*****
1 -Première erreur: partiellement repris

La reprise n'a pas été partielle mais totale. Le chantier fonctionnait normalement, en totalité, avec les engins de l'époque, dont les wagonnets utilisés pour le transport des matériaux lourds, tels les pierres. Ces wagonnets circulaient sur un petite voie ferrée, par inertie et freinés en descendant la pente, par traction d'un cable pour la remontée. Cela ne correspond donc pas à un chantier partiel, mais total fonctionnant dans un régime normal.

2- Deuxième erreur: semble t-il

Semble t-il signifie doute. On n'est pas sûr de ce que l'on écrit. Soit !! Ne vaudrait-il pas mieux vérifier ?? Question: A quoi correspondrait alors l'accident mortel du travail survenu sur le chantier le 15 juillet 1941. Un  wagonnet chargé de pierres , privé de son cable de sécurité rompu par l'usure, amorça la descente, se dirigeant vers la zone de travaux sur laquelle se trouvait encore du personnel dont les scaphandriers. Pressentant le danger, un contremaître hurla qu'il fallait arrêter le wagonnet, ce qui fut fait par un ouvrier qui commit l'erreur de se mettre à cheval sur un des rails . Appelé sur les lieux le Docteur Lequer d'Audierne, constata la gravité de la blessure (sectionnement de l'artère fémorale) et s'avéra impuissant. L'hémorragie mortelle ne survint qu'après déchargement du wagonnet, qui mit fin à la compression artérielle. Durant tout ce temps, la victime était restée consciente.
Je n'affirme pas sans preuve. Et je n'écris pas "semble t-il", car un récit historique, même local, ne peut s'accommoder d'approximations.

3- Troisième erreur: par les allemands 

C'est faux, absolument faux et je m'insurge, ayant été personnellement concerné par cette affaire.
Il convient de replacer les choses dans leur contexte. Dans les débuts de l'occupation, les allemands entreprirent la construction du mur de l'Atlantique dont on trouve les traces un peu partout. A cet effet, ils réquisitionnèrent toute la production de ciment, après avoir remis en service pour la circonstance le petit train d'Audierne:
le Youtar, dont l'histoire est racontée par l'historien bigouden Serge Duigou, qui a pignon sur rue. Privée de ciment, l'entreprise Limousin qui assurait le chantier ne pouvait continuer les travaux. Ceux-ci furent repris, non par les allemands comme il est écrit, ce qui laisserait entendre un certaine collaboration, mais par une entreprise bien française (hors collaboration)  après déblocage de ciment par les allemands qui y voyaient un double intérêt
- Permettre à leurs propre bateaux de bénéficier de l'abri du brise-lames en cas de nécessité
- Limiter les possibilités de débarquement en interdisant la circulation maritime  au ras de la côte, et surtout, en plaçant les éventuelles  péniches de débarquement dans l'axe de la passe entre la Gamelle et l'Île au vaches sous le feu  et les tirs croisés des armes lourdes en batterie tant à Lézongar que sur la côte de Plouhinec.
Le mur de l'Atlantique  a été construit pas l'entreprise TODT qui utilisait du personnel français et par la compagnie française dont les bureaux se trouvaient à l'école Pierre Le Lec à Audierne (école des filles à l'époque). En aucun cas, pour ce qui concerne le Cap-Sizun, l'entreprise Limousin, dans laquelle j'ai moi-même été embauché plus tard, n'a travaillé pour les allemands comme on pourrait le croire



Je pourrais ajouter que je suis un témoin visuel,
- qui a vu les tombereaux réquisitionnés, circulant en convois gardés sur la route de la Pointe du Raz, sentinelle devant et derrière et rien au milieu, ce qui permettait au charretiers de "balancer"  un sac de ciment ici ou là pour les amis  et à la barbe des allemands,
- que les sacs de ciment étaient souvent volontairement crevés par les ouvriers chargés du débarquement en gare d'Audierne,
- que les gamins dont je faisais partie, armés d'une pelle à charbon et d'une balayette contournaient les sentinelles dans cette gare et récupéraient ce ciment transporté ensuite sur un porte-bagage de bicyclette, après avoir préalablement crevé  les pneus des vélos de sentinelles  et badigeonné les selles de "caca". Faut-il en rajouter ??
Cela ne paraît pas nécessaire sauf à dire, pour le plaisir que c'est un peu comme à la pétanque:

"quand une équipe perd par 11 à zéro, on dit qu'elle a fait Fanny"


 





Kénavo !!

****

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Published by spartacus - dans histoire
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commentaires

Amazone 25/01/2010 20:06



Bonjour Madame et bonjour Spartacus.
Je suis Amazone et comme vous l'a dit précédemment Spartacus, j'interviens de temps à autre sur ce blog. Concernant Monsieur Jean Perrot, j'avoue être très surprise de la réponse de la Mairie
d'Esquibien qui n'aurait rien à son sujet. Cependant, il me revient que dans le livre de J.J Doaré et Alain Le Berre (Pointe de Cornouaille
1940-1944), à la page des remerciements, les auteurs expriment leur gratitude "aux maires qui ont bien voulu communiquer les archives de leur commune". Et curieusement,
Esquibien n'y figure pas... A noter qu'elle n'est pas la seule dans ce cas puisque Primelin, Plogoff, Goulien et Cléden n'ont pas non plus accepté de communiquer leurs archives, contrairement à
Audierne, Plouhinec et Pont-Croix...
En ce qui concerne la mise à l'honneur de Monsieur Perrot, il ne s'agit pas d'une expo mais apparemment d'une cérémonie à l'occasion du 8 Mai, cérémonie à laquelle participera le Préfet.
Sans doute réussirez-vous à trouver les renseignements que vous recherchez en vous orientant du côté de la famille.
Bien cordialement.
Amazone.



spartacus 25/01/2010 21:36


Bonsoir Amazone. J'espère que Didi lira votre commentaire. Merci pour elle. Spartacus


Didi 22/01/2010 23:49


Merci pour tout, pour vos informations et pour votre aide. Si tout cela aboutit, je vous le dirais, avec plaisir. A bientôt, cordialement, Didi.


spartacus 23/01/2010 09:49



Bonne chance. Vous pourrez si vous le souhaitez suivre ici les interventions d'un de mes commentateurs  (amazone) qui reviendra sans doute sur le sujet, d'autant qu'il est peut-être à
l'origine des projets municipaux pour avoir rappelé l'évènement Pétain dans un de ses commentaires. Ceci a peut-être été la cause déclenchante. Ce n'est qu'une hypothèse. Cordialement. Spartacus



Didi 22/01/2010 14:08


Bonjour et merci pour votre réponse. Je comprends tout à fait votre retenue. Peut-être que vous avez déjà consulté cet article sur Wikipédia, concernant Jean Perrot http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Perrot Il apporte déjà pas mal d'éléments sur
l'homme politique. J'ai également lu d'anciens articles de presse sur lui où il est question de la restauration de Menez Braz... Je ne savais pas du tout qu'il était question de lui rendre hommage
bientôt, je vais me renseigner auprès de la mairie afin d'en savoir plus. Encore merci et à bientôt. Bonne continuation de votre blog que je trouve relativement intéressant à différents points de
vue. Cordialement, Didi.


spartacus 22/01/2010 16:58


Bonjour et merci pour votre réponse compréhensive. Je vous confirme que la mairie dispose des documents officiels pour confirmer ou infirmer ce que vous pouvez déjà connaître. La position du député
Perrot relatée dans wikipédia à propos de Pétain  a été rappelée ici par un de mes commentateurs. Ce même commentateur m'a fait part d'un projet d'exposition destinée à honorer la mémoire de
l'ancien maire. Je n'ai connaissance d'aucun document officiel à ce sujet. En présentant ici  le livre de Michel Bescou traitant des sauvetages, j'ai été amené à citer Monsieur Perrot et son
action dans le projet de construction d'une digue sur sa commune. Vous pouvez le consulter. Par ailleurs le fait que vous citiez Menez Braz me confirme que vous disposez déjà de certains
éléments. La famille que vous n'aurez aucune difficulté à contacter, sera, après étude de votre projet, sans aucun doute heureuse de vous apporter des éléments dont je n'ai même pas
connaissance moi-même. Connaître quelqu'un ( je l'ai vu et même lui ai parlé), n'implique pas la connaissance de ses actions dans une commune qui n'est pas celle de ma résidence. Je vous
souhaite bonne chance et si votre projet abouti, je verrai à en faire état ici éventuellement. Il vous suffira de m'en informer soit par un commentaire ou par le formulaire de contact en tête
de blog. Bon vent. Cordialement. Spartacus 


Didi 21/01/2010 21:13


Bonsoir, je suis intéressée par vos témoignages, originaire du Cap Sizun, je m'intéresse à toute son histoire. Je suis également enseignante, et effectivement, il est difficile d'obtenir des
informations, même auprès des mairies. A Esquibien, on m'a dit ne rien avoir sur le maire Perrot. Peut-être en savez-vous davantage sur cet homme ? J'aurais aimé pouvoir mettre un visage sur ce
personnage, mais où m'adresser ? Merci d'avance si vous pouvez m'aider. Bonne soirée. Sand.


spartacus 22/01/2010 09:25


Bonjour. Je vous suggère de vous adresser à la mairie d'Esquibien qui détient automatiquement des archives concernant un ancien maire et son action. D'autant qu'il est question de lui rendre
hommage très prochainement. La mairie se trouve d'ailleurs sur une place portant le nom de cet ancien maire d'Esquibien qui  appartient à la génération de mes parents. Je l'ai certes connu,
mais mieux connu son fils qui lui a succédé à la mairie. Nous avions fréquenté la même école. Vous comprendrez que je n'ai pas qualité pour vous donner des renseignements d'ordre privé, pas plus
que des appréciations personnelles sur un ancien maire. La famille est seule qualifiée pour le faire. La descendance existe encore à Esquibien et son adresse se trouve dans l'annuaire téléphonique.
Pardonnez ma retenue dictée par le simple respect dû à un "Ancien" que je respecte profondément. Cordialement. Spartacus


amazone 20/10/2009 10:27


Bonjour Spartacus.
Alors on est deux à avoir les mains libres ! Libres de dire ce qui ne nous plait pas même si çà dérange.
Deux représentants d' Homo enquiquinus, en somme. 
Amitiés.
Amazone.
 


spartacus 20/10/2009 11:19


Homo enquiquinus face à homo cretinus, digne successeurs des faber et sapiens  les choses sont dans l'ordre. Bonne journée