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Pont-Croix 

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Le drusthuil, meuble typique du Cap-Sizun

 

La coiffe de deuil "ar jibilinen "

Ces objets sont visibles au musée du patrimoine 

Le  Marquisat de Pont-Croix

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situé au bout du monde, au pays des calvaires, au pays des chapelles, au pays du grandiose, là où finit la terre et commence la mer.

Regardez!!

 

 

 

 


 


Evel ar C'hap, n'eus bro ebet

Il n'y a pas de pays comme le Cap

Pont-Croix

Cap-Sizun côté pile et face

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Pont-Croix 

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Toutes ces miniatures sont extraites de l'album photo du blog. Elles correspondent chacune à un article qu'il suffit de demander dans la liste des articles 

 

 

 

 

 

28 mai 2006 7 28 /05 /mai /2006 09:18
ma Bro Ar C'Hap Hirio suite 10
5 – Analyse de situation


Le présent chapitre ne se veut pas réquisitoire, mais plutôt plaidoirie ou plaidoyer pour le Cap-Sizun . Une analyse de situation doit par définition être objective et réaliste, sous peine de vouloir tromper le lecteur, qui saurait bien-sûr ne pas se laisser abuser par des affirmations mensongères.

51 – Ce qui existe

Tout d’abord le Cap-Sizun bien-sûr, et ses paysages grandioses comme la Pointe du Raz, la Pointe du Van, ou la Baie des Trépassés et son petit port du Vorlen. Mais, celui qui a le courage de quitter sa voiture peut aller découvrir les pointes de la côte nord : Le Millier, Trenaouret, Kastel Koz, Luguenez, Penharn, Brezellec, Castelmeur pour ne citer que les plus importantes. Tout cela est mis à la disposition d’un ‘’promeneur-marcheur’’ moyen, grâce aux chemins de randonnées.
Moins escarpée, la côte sud est la côte des plages : Gwendrez, Mesperleuch, Kersiny, Audierne , Cabestan, le Loch, et les petits ports : Pors-Poulhan, Sainte-Evette, Porstarz, Le Loch, Pors Loubous, Feuteun Aod, Bestrée.
Tout cela est superbe, pour le plus grand plaisir des Capistes et la plus grande satisfaction des visiteurs. Reste à savoir si les paysages sont générateurs de vie économique.
J’ai déjà parlé de la Pointe du Raz, baptisée ‘’locomotive du Cap-Sizun" . Cette Pointe du Raz existe depuis bien longtemps, et son exploitation touristique a commencé à l’époque de la première guerre mondiale (une de mes tantes y avait fait construire un hôtel-restaurant). La deuxième guerre mondiale, par l’occupation des troupes allemandes, mit fin à cet élan touristique qui repartit de plus belle dès la guerre terminée. Pour mettre un terme à l’étalage des marchands-forains, envahisseurs du site (vente de broderies et cartes postales sur des tréteaux par exemple), on décida alors la construction d’une cité commerciale et d’un parking à proximité du sémaphore. Ces aménagements d’après-guerre furent terminés aux environs de l’année 1960, et la Pointe du Raz reçut un flot croissant de visiteurs, pour le plus grand bonheur financier de la commune de PLOGOFF percevant les taxes professionnelles des commerçants et les revenus du parking. Toutefois, le site était considéré comme se dégradant progressivement, en raison d’un nombre très important de visiteurs non canalisés et peu disciplinés. Le tourisme n’a pas que des avantages, au point que certains vont jusqu’à parler de pollution touristique : sacs de poubelles jetés par les portières de voitures ou cendriers vidés sur les parkings, sans oublier les vidanges sauvages des eaux usées de camping-cars dans les caniveaux d’eaux pluviales , quand ce n’est pas en pleine nature. On ne peut nier toutes ces formes d’indiscipline et de pollution, qui ont amené les responsables à établir un programme de réhabilitation, au cours d’une opération baptisée ‘’Grand Site National’’ de 1989 à 1999 (pour mémoire, le projet de centrale nucléaire avait été abandonné en 1981, et on ne peut pas dire que les deux projets avaient quelque chose de cohérent l’un par rapport à l’autre).
La cité commerciale et les parkings ont donc été déplacés de 1 kilomètre vers l’est, ce qui ne s’est pas fait sans heurts, compte tenu des enjeux et des coûts. Il ne me paraît nécessaire de porter une appréciation sur le mal ou le bien-fondé des dispositions prises. Mieux vaut prendre acte d’une situation nouvelle sans entrer dans une polémique, mais on ne peut passer sous silence certains problèmes d’aujourd’hui qui n’existaient pas hier. En effet, le fonctionnement du nouveau dispositif a un coût, et comme dans toute entreprise, il faut rechercher, et si possible trouver un équilibre entre les recettes et les dépenses.
Une navette gratuite pour les passagers, transporte les visiteurs du parking au sémaphore pendant la saison touristique. Mais il est évident que ce transport gratuit a tout de même un prix de revient. L’année 2003 semble se dérouler dans les conditions habituelles, mais il faudra sans doute chercher une solution pour régler définitivement ce problème . Certes un kilomètre à pied, ce n’est pas grand-chose, mais ça use, ça use…..comme dans la chanson, et chacun sait que tout le monde n’est pas adepte de la marche à pied. Gageons qu’il risque d’y avoir des doléances.
On a tendance à dire que la Pointe du Raz est la locomotive du Cap-Sizun. Je me suis déjà exprimé sur ce point et je n’y reviens pas. En fait, bon an, mal an, la Pointe du Raz reçoit de 800.000 à 1 million de visiteurs par an (600.000 selon le journal ‘’Le Monde’’ du 8-8-2003). C’est pourquoi on peut se demander si la stratégie qui consiste à dire qu’il faut faire venir les gens est adaptée au Cap-Sizun. Ils viennent, les chiffres le prouvent. Le problème est plutôt qu’on ne sait pas les retenir quand ils sont là. Nous touchons là à l’équipement structurel du Cap-Sizun qui fera l’objet d’un autre chapitre. Car nous disposons d’un incomparable potentiel touristique et d’atouts exceptionnels, tant sur le littoral que dans nos campagnes (fermes restaurées, moulins etc…) ou dans le domaine du patrimoine (j’ai traité les églises et chapelles ; je n’ai pas traité les calvaires, les fontaines, les menhirs, les lavoirs etc…). Il ne faut sans doute pas se gargariser de nos paysages superbes, en matière touristique s’entend : le passant regarde, prend une photo, et s’en va, chercher un peu plus loin ce qu’il n’y a pas chez nous : les équipements de loisir et même le soleil par exemple car notre météo est parfois un peu capricieuse . Bien-sûr nous avons un port de plaisance, un club de voile, des clubs hippiques et bien d’autres moyens d’attraction. Pour autant, en l’état actuel des choses, la saison touristique est condamnée à être courte, donc non créatrice d’emplois en raison de sa brièveté. Il convient donc de se pencher sur le problème.

52 – Ce qui manque

Je ne suis pas sûr de pouvoir énumérer tout ce qui manque ; je me limiterai donc à l’essentiel, et le premier problème à soulever me paraît être celui de la situation d’enclavement et d’éloignement. Je vais donc me référer au
‘’Livre blanc de la baie d’Audierne’’
document élaboré aux environs des années 1970-1972, par une commission d’évaluation constituée de cadres de terrain, et dont peu de gens connaissent l’existence. Quant à ceux qui l’ont lu, ils sont encore moins nombreux, y compris chez les responsables. Ce livre blanc s’était fixé 2 objectifs :
- faire le diagnostic de la situation du moment
- proposer une ou plusieurs stratégies


Les routes

Le handicap essentiel du Cap-Sizun est son excentricité et son éloignement des grands axes. Conséquence : le Cap est victime d’une situation d’enclavement qui ne peut se résoudre que par le désenclavement. Ce problème a été abordé par les candidats à la fonction de député en 2002 et je n’y reviens pas puisque j’en ai déjà parlé et démontré que la situation actuelle est de la responsabilité des élus locaux qui :
- ou bien n’ont jamais eu l’idée de faire un projet
- ou bien, si projet il y a eu, n’ont pas su trouver les bons arguments et faire les bonnes plaidoiries pour que le dossier avance.
Situation d’immobilisme par conséquent. Or, projet il y a eu refusé par le conseil municipal d’ESQUIBIEN en 1981. Ce projet se heurtait aussi à l’hostilité des commerçants d’AUDIERNE, et même certains responsables d’aujourd’hui. Le problème a été réglé par le conseil général. J’ai déjà exposé tout cela.
Ceux qui s’opposent à la réalisation des équipements structurels devraient arrêter de parler de vie économique, de tourisme qui crée des emplois, et de tout ce qui fleurit sur les professions de foi en période électorale. La solution des problèmes du Cap est d’abord capiste :
élaborer des projets
Faire aboutir les projets
Il faut se prendre en mains, au lieu de se vouloir adepte de ce que l’on appelle : GCRA, gestion catastrophique du régime antérieur. L’évolution est nécessaire. Autrefois pour étudier un problème et chercher la meilleure ou tout au moins la moins mauvaise solution, on utilisait la MRT, méthode de raisonnement tactique. J’ai été formé à cette méthode jugée dépassée aujourd’hui et remplacée par la MEDO, méthode d’élaboration de la décision opérationnelle. Il serait peut-être temps de s’en inspirer à la base puisque c’est désormais par cette méthode que les choses se traitent au sommet. Le bons avocats font les bonnes plaidoiries et gagnent les procès. Le bons élus défendent les bons projets et les font aboutir. Qu’on se le dise !!

La piscine

Faut-il revenir à cette arlésienne ?? (travaux en cours) Le projet du premier président de la communauté de communes : Henri Goardon, laissé aux oubliettes par son successeur Jean-Paul Laporte, et le nouveau projet d’aujourd’hui déjà attribué à ESQUIBIEN. Pauvre piscine !! Mieux vaut ne pas être pressé pour apprendre à nager quand le ‘’grenouillage politique’’ prend le pas sur le réalisme. Alors, comme le dit l’homme de la rue : On verra bien !! Et aussi, comme disait le Prince de Ligne (1795-1894) :
‘’Malheur aux gens qui n’ont jamais tort, car ils n’ont jamais raison’’
A méditer, puisque la température de l’eau de mer dépasse rarement 17 degrés sur les plages du Cap, sauf exception. Il suffit de voir les adolescents et même les enfants équipés de tenues de planches à voile pour la baignade pour s’en rendre compte. Le maillot ‘’otarie’’ en néoprène a fait un tabac.

Et encore

Et la salle multifonctions ? Et cyber-communes ? A ce jour, la seule initiation à l’informatique donnée dans le Cap, l’a été à l’initiative de l’association ‘’Cap accueil’’. Il est question de faire quelque chose. Attendons !!  (Fait à ce jour)
Et les installations techniques du port de plaisance à AUDIERNE : postes de carénage et distribution de carburant ? Et la salle polyvalente ? Les crédits européens sous forme de subventions à 80% vont s’arrêter en 2006. Nous sommes en 2003. A quand des locaux dignes de ce nom pour héberger la bibliothèque d’AUDIERNE logée dans les anciennes caves des logements d’instituteurs à l’école publique. Quant à l’aquarium, on peut se demander ce qu’il apporte ou rapporte aux capistes. De plus, il s’agit d’un équipement destiné aux gens de passage qui a suffisamment défrayé la chronique en son temps, et rien ne prouve que le nouveau mode de fonctionnement soit bénéfique pour la collectivité.
J’ai déjà évoqué le livre blanc, document prospectif certes, mais analyse de situation objective et réaliste, sans fioritures puisqu’elle évoquait la situation difficile du petit commerce, la brièveté de la saison touristique et beaucoup d’autres choses. C’était il y a 30 ans. Qu’est-ce qui a changé depuis ? Je laisse au lecteur le soin de répondre. Je crois avoir déjà dit aussi qu’il n’y avait pas, qu’il n’y a toujours pas, et qu’il n’y aura jamais de possibilité d’amélioration de la desserte du Cap par Plouhinec. Or, le livre blanc note :
« Le CD 784 présente l’aspect d’une rue, bordée de nombreuses constructions sur environ 7 kilomètres ». Insoluble !!
Il note encore que les équipements sociaux-culturels sont inexistants . Où en sommes-nous ? Je cite textuellement la page 42 de ce document :
« cette absence d’équipements est un handicap appréciable. Tout développement important de la zone, notamment sur le plan touristique, est conditionné par un effort important dans ce domaine ».
Ce constat d’un état de fait devrait être prioritaire et déterminant par rapport à la politique politicienne, aux ambitions personnelles, à l’esprit de clocher.
Et encore :
« les limites territoriales exiguës de son territoire lient AUDIERNE à la commune limitrophe d’ESQUIBIEN, et par la rive gauche de l’estuaire du Goyen à PLOUHINEC ». Voilà qui situe le problème sans appel, et je n’ai rien inventé puisque tout cela a été écrit voici 30 ans.
Urbanisation linéaire de PLOUHINEC, population fermée, vivant en autarcie, accentuation de l’émigration, vieillissement de la population, emplois abandonnés par les personnes âgées correspondant rarement aux besoins des jeunes, création d’emplois, réalisations de voies nouvelles, campings municipaux, terrains de sport, piscine, maison de jeunes, lutte contre la spéculation foncière par réalisation de zones d’aménagement différé (ZAD- droit de préemption de la collectivité pendant 14 ans) etc…
Tous ces sujets ont été abordés par le livre blanc, bible de nos responsables et en tout cas ‘’boite à idées’’. Document de chevet aussi, pour celui qui veut tenter une analyse. Hélas, ce document ne figure même pas dans les bibliothèques. Introuvable, inaccessible !!Mais j’ai déjà dit que j’avais trouvé des complicités dans l’amitié. Merci à elles !!
Et à propos de bibliothèque, ne pourrait-on pas en imaginer une, dans laquelle figureraient tous les ouvrages et documents traitant du Cap, de près comme de loin. Deux ouvrages écrits à CLEDEN par Daniel Bernard et l’Abbé Parcheminou étaient introuvables jusqu’à récemment. Ils viennent d’être réédités, avec un certain succès à ma connaissance. Mais là aussi, j’avais rencontré des complaisances dans les bibliothèques privées. J’arrête de remercier, préférant dire qu’il y a là , peut-être et même sans doute, matière à réflexion, sans esprit polémique, uniquement dans l’intérêt général, l’intérêt du Cap, pour sauver sa mémoire et transmettre.

Oui, c’est un plaidoyer pour le Cap !!

53 – Ce qui ne va pas

Je viens de dire que seul le Cap-Sizun comptait dans mon exposé. Je laisse donc au vestiaire la politique politicienne, les ambitions personnelles et le goût du pouvoir. Tel devrait être le mot d’ordre et la ligne de conduite de ceux qui, volontaires et non désignés d’office, se présentent pour solliciter la confiance de leurs concitoyens. Ils devraient savoir que leur fauteuil est un siège éjectable. Aux dernières élections municipales à AUDIERNE, sur 6 adjoints sortants : 1 ne se représentait pas, 2 dits ‘’poids lourds’’ ont été remerciés, 1 tête de liste dissidente n’a pas été élu. Au total donc , le maire sortant a perdu 4 de ses anciens adjoints sur 6 lors du renouvellement de son mandat. Certes , sa légitimité n’est pas contestable, mais rien ne prouve que le résultat ait provoqué une prise de conscience . Seul le résultat compte, mais dans les deux sens et il faut savoir analyser les situations.
La rivalité AUDIERNE-PLOUHINEC est connue de tous. Rivalité au niveau des personnes. PLOUHINEC a des arguments supérieurs à ceux d’AUDIERNE : population , surfaces, zones constructibles, zone commerciale aménagée, installations portuaires et j’en passe ! Les querelles de personnes pourraient se régler ailleurs et autrement, le cas échéant au cours d’épreuves sportives, car il est lamentable de voir le Cap transformé en ‘’ring’’ pour règlements de comptes.
Quant à AUDIERNE-ESQUIBIEN, j’ai déjà cité la chronologie de certains évènements qui sont en partie responsables de l’accumulation des retards dont nous souffrons aujourd’hui. Le problème n’est même pas du ressort des bulldozers car il n’y a rien à casser ; il faudrait seulement un peu de bonne volonté. Oui, mais voilà ! Il n’y aurait plus qu’un poste de maire ! Et lequel accepterait de s’effacer au profit du voisin ? A chacun de réfléchir et trouver la réponse, sa réponse !! Je garde la mienne pour moi !! Faudra-t’-il regretter l’époque du cléricalisme, quand la religion faisait la loi. Aujourd’hui, c’est le Cap, j’entends par là l’intérêt général du Cap, qui doit faire la loi dans le Cap !!
Le réseau routier a 50 ans de retard, et rien, strictement rien, ne se fera sans routes. C’est une priorité urgente, à traiter immédiatement, faute d’être condamné à la mort lente, car nous sommes déjà en situation d’asphyxie dans la détresse économique locale. Et que l’on n’aille pas rechercher le plat réchauffé de la centrale grâce auquel tout aurait changé. Certes, la centrale aurait mis en place certaines infrastructures. Mais le Cap vaut mieux qu’un mauvais projet attentant à sa dignité. Le Cap doit rester le Cap, avec son histoire, son tempérament et ses traditions et ses plus beaux paysages. Rien de tout cela n’est incompatible avec une vie économique, la vie économique !!
J’aurais pu, dans ce paragraphe consacré à ce qui ne va pas, reparler d’environnement, des dépôts sauvages d’ordures et autres matières ou matériaux, de la clinique d’AUDIERNE, des terrains non entretenus favorables aux incendies, mais je laisse au lecteur le soin d’actualiser les choses par ses connaissances personnelles, et je lui fais confiance.

54 – Ce qu’il faudrait

Ce qu’il faudrait, c’est commencer par le commencement : un projet. Mettre en œuvre la MEDO exposée précédemment (méthode d’élaboration de la décision opérationnelle), pour aboutir à une idée de manœuvre et déterminer un dispositif, autrement dit, définir les priorités dans le cadre plus général d’un plan directeur. Ce sont des mots certes, mais on peut les mettre en musique sans être obligatoirement un chef d’orchestre ou un compositeur de talent exceptionnel. Il suffit, je l’ai déjà dit plusieurs fois, d’un peu de bonne volonté pour rechercher l’intérêt général.
Ce qu’il faudrait c’est dépolitiser les élections municipales pour afficher dans les professions de foi la gestion du quotidien des administrés : nettoyage, propreté, hygiène , salubrité, élimination des verrues et des ruines par une action soutenue, volontaire, sans défaillance pour tout ce qui a trait à l’environnement. Il n’y a pas de quoi pavoiser après avoir lu le ‘’pamphlet-poème’’ de Madame Christine Lapostolle (déjà citée) au sujet de la rue du 14 juillet à AUDIERNE. Et encore, elle n’a pas signalé les déchets de sépultures déposés comme remblais dans une parcelle bordant cette rue qui mène à la Pointe du Raz ;
Ce qu’il faudrait c’est de la présence sur le terrain pour découvrir et voir, à AUDIERNE mais aussi à ESQUIBIEN, les restes de fauteuils, certains calcinés, les vieux divans, les bouteilles vides, les ‘’restachous ‘’en tous genres et le ‘’caddie-barbecue’’ abandonnés dans la plus grande indifférence. Sans oublier par endroits les constructions sauvages que l’on préfère ignorer, mais qui sont parfaitement connues et fréquentées par une certaine clientèle, comme celle que l’on trouve à 200 mètres à l’est de la chapelle du ‘’Menez-Bras’’ à ESQUIBIEN. Aurions-nous , sans le savoir, des mini rave-partie locales ?
Et les camping-cars qui s’installent partout, sans aucune discipline. Ceux qui sont un peu citoyens trouvent une borne de vidange à CLEDEN puisqu’il n’y en a pas à AUDIERNE.
Et les pistes cyclables ? Et les enclaux à poubelles ?  Et Les accès aménagés pour permettre aux handicapés de rejoindre le bord de mer, sur la plage d'Audierne-Esquibien ?  On n’en parle même pas ! On fait des parkings véhicules réservés aux handicapés, et on ne pose même pas la question de savoir comment un individu en  fauteuil roulant se débrouille pour rouler sur le sable ou marcher avec des cannes anglaises. Une modeste allée cimentée ou équipée de caillebotis règlerait le problème. Hélas, 3 fois hélas !!!! Evidemment, une petite rampe d'accès à la plage, à usage des handicapés ne serait pas outrageusement médiatisée. Mais faut-il médiatiser la charité ? Les responsables ont-ils   été élus pour faciliter la vie des gens ou pour être médiatisés ? On attend la réponse !! Il s'agit tout de même de problèmes locaux et non nationaux non ???  
Et les problèmes de voirie ? Oui, ce qu’il faudrait, c’est un peu d’entretien de la voirie dans chaque commune. Je vois déjà les audiernais s’esclaffer, puisqu’il ne peut y avoir d’entretien à AUDIERNE, en raison de difficultés financières invoquées par les responsables, difficultés qui seraient dues à des investissements antérieurs (cf : conseil municipal du 21-3-03 ; Télégramme du 24-3-03). J’ai déjà dit que certains investissements ne me semblaient pas positifs. Au fait, l’aquarium rapporte combien à la collectivité qui a soutenu le projet ?
C’est donc d’une prise de conscience qu’il s’agit . Les motivations des élus du Cap ne sont pas désintéressées. Conclusion, c’est le Cap qui trinque. Le Cap est une victime !!

55 – Les responsabilités

Les principes de gestion des finances ne font généralement pas bon ménage avec l’aventure. A la guerre , la victoire ne s’obtient qu’avec une bonne logistique. En matière de finances, mieux vaut être un bon gestionnaire qu’un panier percé irresponsable.
Il faut donc, pour établir les responsabilités répondre à trois questions :

QUI ? POURQUOI ? COMMENT ? 

-  QUI - L’administrateur est responsable de ses décisions administratives, tout comme le chef de famille est responsable de sa famille. Dans la vie locale, la responsabilité incombe donc aux élus locaux. Inutile de développer ! 
-  POURQUOI - Parce que nous sommes dans un système démocratique. Les élus, donc les responsables, sont ceux qui ont obtenu le plus de voix à l’élection. Ils n’en sont pas pour autant obligatoirement les meilleurs ni les plus mauvais. Ils prennent des décisions, les bonnes comme les mauvaises. Leur légitimité n’est pas contestable. C’est la loi, et la loi est valable pour tous. Il ne reste plus alors aux responsables qu’à prouver qu’ils sont les meilleurs, par des décisions susceptibles de satisfaire tout le monde. Allez donc demander à un administré qui habite dans un quartier sale et mal entretenu, mal nettoyé, envahi par les ronces et les campeurs sauvages, s’il est content de ses élus. Il ne peut y avoir d’élu irresponsable. S ‘apercevoir au cours d’une mandature que le choix des électeurs est mauvais est une situation sans solution, sans potion magique, sans remède, jusqu’à la prochaine élection. 
-  COMMENT – Une équipe municipale exerce son mandat pendant six ans. Lorsque les administrés sont satisfaits, il n’y a pas de problèmes. Mais ce délai est long pour les insatisfaits, pour les victimes d’un sectarisme municipal, pour ceux qui sont sanctionnés car ils ne sont pas les bons électeurs de ce pouvoir local, parfois exercé par des petits mandarins locaux. Six ans à attendre un bec de gaz ou un caniveau, c’est long surtout pour les personnes âgées, qui sont sur la sellette à l’heure où j’écris ces lignes. Je suis en mesure de fournir à titre d’exemple, les pièces justificatives d’un problème de bec de gaz posé depuis plusieurs années, en milieu urbanisé, et non résolu à ce jour !! Oui, c’est long ! Pourquoi ne pas imaginer un mandat de 5 ans, comme pour les élections nationales, réduction de délai qui permettrait de se débarrasser au plus vite de ceux qui sont les successeurs de ces ‘’Paotred Ar C’hatriem’’ dont j’ai déjà parlé, pour lesquels il est urgent de ne rien faire sinon fermer les yeux pour ne pas voir ce qui pourrait perturber la très haute stratégie de la somnolence.


56 – L’individualisme des communes ( Clochers )

Je crois avoir suffisamment parlé de l’effet négatif de l’individualisme sur l’ensemble du Cap-Sizun. Faut-il rappeler : 
-  Le comportement d’ESQUIBIEN refusant le contournement d’AUDIERNE, la piscine et la fusion AUDIERNE-ESQUIBIEN. 
-  Le comportement de BEUZEC refusant la fusion avec PONT-CROIX 
-  L’opposition d’ESQUIBIEN et PRIMELIN à la création d’une route reliant GOULIEN à la D784 par Trevern 
-  Le conflit du goémon et son incidence sur les routes : antagonisme PRIMELIN – CLEDEN au sujet de la route CLEDEN- Le Loch (id° entre PLOGOFF et CLEDEN) et le refus de classement du chemin reliant Trevern à Prad-Honest en PRIMELIN 
-  L’antagonisme PRIMELIN-ESQUIBIEN à propos du goémon 
-  Le recours de PLOGOFF contre CLEDEN et GOULIEN à propos des charrois à la Pointe du Raz, sans oublier que GOULIEN sait aussi se retourner contre CLEDEN le cas échéant.
J’ai déjà disserté sur tout cela. Mais, c’est le passé. Hélas, de nos jours la rivalité AUDIERNE-PLOUHINEC est notoire, et l’entente AUDIERNE ESQUIBIEN se fait sur la base de la défense du pré carré de chaque commune. Conséquence : le Cap stagne. Il n’y a pas de projet . C’est le chacun pour soi et tant pis pour les autres. Pourtant un chômeur, qu’il soit de PLOGOFF ou de MAHALON est toujours un chômeur, en d’autres termes un demandeur d’emploi. Puisqu’il n’y a pas de vie économique, il ne peut y avoir d’emplois. Les seuls accords entre communes relèvent de la politique politicienne en vue des échéances à venir. Où est l’intérêt du Cap dans tout cela ? Les administrés sont bernés, et ceux qui ont parfois cru qu’ils serviraient à quelque chose en s’engageant derrière un ‘’leader’’ auto-désigné, s’aperçoivent que , entre la potiche qui orne le coin de la salle des délibérations et eux , il n’y a guère de différence. Les ’’leaders autoproclamés’’ se comportent en féodaux locaux, adeptes du toujours plus, pour eux bien-sûr. Ils font rarement bon ménage avec ceux qui essaient de comprendre et à fortiori avec ceux qui tentent d’expliquer et ceux qui écrivent puisqu’ils n’acceptent que les adorateurs, les courtisans et pas les autres.

57 - Le point de vue de ceux qui, avant moi, ont tenté l’aventure de l’écriture 

- Daniel Bernard - référence : monographie de CLEDEN page 8 :

« Le bourg de CLEDEN ne possède pas de bureau de poste par la faute d’un maire et d’un conseil municipal bornés … » 

-  Henri Goardon - référence : Le Cap autrefois
- page 49 : « la commission communale qui n’était qu’une clique »
- page 18 : « Le choix était facile aux élections : on était blanc ou rouge »
- page 69 : « Les socialistes partageurs : avant la guerre de 14/18 , il n’existait pas de socialistes dans le Cap-Sizun ».


Daniel Bernard a été publié en 1952 . Il vient d’être réédité. Henri Goardon a été publié en 1980, et également réédité depuis. Quant au redoutable pamphlétaire national Jean-Edern Hallier, aujourd’hui disparu, il a laissé une œuvre abondante toujours disponible dans les librairies. Ce sont que des exemples pour dire que personne ne sous-estime la puissance de l’écriture. Contrairement à une fugitive émission de télévision, le livre dure, perdure, figure dans les bibliothèques et pour longtemps. Certains ouvrages, comme ceux des auteurs précités, finissent par être rares malgré la demande. Ils sont réédités pour permettre aux générations futures de bénéficier de la transmission de la mémoire et de la connaissance par l’écriture. C’est ainsi qu’il n’est pas plus difficile de savoir qui était le maire borné signalé par Daniel Bernard, que de prendre acte du propos de l’ethnologue Pelras (cf : Goulien page 61) :
« Le nouveau maire Jean Moan n’avait que 27 ans ………Jean Moan est certainement le meilleur maire que GOULIEN ait jamais eu ».
Ce qui veut dire très clairement que s’il y a des meilleurs, il y a aussi obligatoirement des moins bons et même des mauvais !!
Voilà qui est de nature à orienter vers la réflexion et pourquoi pas vers la sortie ceux qui sont vissés au fauteuil municipal et qui auraient grand mérite à laisser leur place à des candidats plus jeunes qu’eux qui ne peuvent s’exprimer en raison de la candidature permanente d’une race de mandarins. Pour ma part, je n’aimerais pas faire partie de ceux qui, après plusieurs mandats dans l’exercice du pouvoir local, passeront à la postérité avec une réputation d’homme du déclin qui n’a pas su , qui n’a pas pu ou qui n’a rien fait pour redresser la barre. L’histoire jugera et l’histoire n’est pas toujours tendre. Quoi qu’il en soit, le moment me paraît venu d’arrêter cette analyse pour aborder un dernier chapitre que j’ai intitulé ‘’Le Cap demain’’. Un peu de prospective avant de conclure. J’ai déjà entendu dire qu’on a les élus qu’on mérite. Je préfère dire qu’on a les élus qu’on se donne, ce qui est incontestable. Mais comme la ménagère peut se tromper en remplissant le panier des commissions ou sur la qualité d’une marchandise en allant au marché, l’électeur peut se laisser séduire par le catalogue des belles promesses. Plus dure sera la chute dans les lendemains qui déchantent, et le Cap-Sizun mérite mieux que ce vers quoi il s’achemine actuellement. J’ai dit en tête de chapitre qu’il ne s’agissait pas d’un réquisitoire mais d’un plaidoyer, un plaidoyer pour le Cap qui préfère vivre que mourir !!

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Fin de la 2ème partie-A Suivre Ma bro warc'hoazh 3ème partie
 
 
 
 
 
 




 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Published by spartacus - dans livres
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commentaires

AT 07/03/2008 13:58

Bonjour.Quelle surprise au détour d'un moteur de recherche, de tomber sur votre article ! Merci déjà de citer vos sources, tous ne le font pas ! Mais, il y a un mais ! Vous écrivez : "L’auteur, Alain Treussier, après avoir fait un diagnostic préalable, prend le risque d’imaginer un scénario pour une réflexion plus approfondie. A cet effet, il se projette en l’an 2017. Je lui laisse sa responsabilité. Voici sa vision des choses, imagination pure bien-sûr, comme toutes les études prospectives". Si vous connaissiez un peu mieux la prospective par sénari vous percevriez qu'il s'agit de tout, sauf d'imagination pure ! Le but de tel ou tel sénario n'est pas de prédire une réalité à venir, mais de faire réfléchir les élus et autres acteurs du développement sur le devenir de leur territoire selon, telle ou telle politique de développement mise en oeuvre. Il y a obligation de forcer le trait pour caractériser ce sur quoi la politique locale peu, selon le cas, agir ou dépendre ! Oui l'imagination peut ensuite intervenir, mais dans un cadre tellement restreint qu'on ne peut résumé l'exercice comme vous le faite. Pour le reste, il semble que vous perceviez l'essentiel de ce travail d'il y a 10 ans, et globalement vos analyses, questionnement et remarques me semble vraiment pertinentes, même si je ne les partage pas toujours. Continuez à agiter ainsi les enjeux du développement dans le Cap, il en a bien besoin... Salutations... AT

spartacus 09/03/2008 12:03

 Bonjour et merci pour ce commentaire.  Voici ma réponse.  Ce que je dis de votre étude représente  une trentaine de lignes dans un document d'environ 250 pages. Ces lignes se situent dans la troisième partie du document et non dans la 2ème partie à laquelle vous avez adressé votre commentaire. Ceci dit, je ne conteste pas le caractère scientifique d'une étude prospective. Si je me réfère au Larousse, la définition de la prospective se termine comme suit:... "....et la prévision des situations qui pourraient découler de leurs influences respectives ".  Je n'ai pas fait l'école de la prospective. Pour autant, prévoir fait partie des principes qui m'ont été enseignés, dans la grande école qui m'a formé, généralement appelée école de formation à la décision  et à l'exercice de la responsabilité, un des principes de base étant que "diriger c'est prévoir".  Je crois donc pouvoir considérer que la prévision fait partie de la prospective, même si elle n'est pas scientifique.  Votre étude est vieille de 10 ans et elle se projette  jusqu'à l'année 2017. Nous sommes en 2008. Nous avons donc déjà un avant goût de la suite, à savoir:  -Que nous avons une piscine depuis 2007, mais située à Esquibien et non à Pont-Croix  -Que nous n'avons pas encore de milice privée  - Que nous avons encore des friches, y compris à Audierne, ville de 294 hectares, et quantité de terrains abandonnés et non entretenus  - Que les milliardaires ne sont pas encore manifestés au port d'ESQUIBIEN  - Que nous avons toujours des commerçants  - Que nous n'avons toujours pas de jeune député capiste résident à Primelin, notre députée étant une femme et bigoudène. Toujours pas de personnalité capiste émergeant pour tenir ce rôle.  -Que nous avons  toujours plusieurs écoles et que, s'il n'en reste qu'une un jour, elle sera publique et non privée puisque les effectifs évoluent dans ce sens  Et je pourrais continuer. Mais je vais conclure en disant que le désenclavement du Cap-Sizun est sur la bonne voie, mais par la route de Douarnenez et non par Plozévet-Landudec ce qui avait déjà été étudié dans le livre blanc de la baie d'Audierne. Faut-il en déduire que la prospective n'est pas une science exacte. Je m'en garderai bien. Disons qu'elle a le mérite d'exister, tout comme votre étude, mais que les conclusions sont souvent pondérées par les circonstances, les évènements imprévisibles, et même les évènements de  la vie locale comme ceux que nous vivons très précisément aujourd'hui: les élections municipales. J'ajoute que trop de soi-disant responsales ignorent les rudiments de la prévision comme  de la prospective ( ceci dit sans vouloir donner dans la sémantique). Je ne serais plus là en 2017 pour comparer prospective avec  situation et résultats sur le terrain mais je souhaite que quelqu'un puisse le faire en l'occurrence vous peut-être. Je ne suis pas scientifique, mais simple observateur sur le terrain. Mais c'est un terrain qui m'a vu naître et que je pratique à nouveau, sans interruption, depuis 25 années, sans pour autant prétendre avoir raison dans tous les domaines. Compliments pour votre étude dont l'intérêt ne m'a pas échappé. Sinon, je n'en aurai pas parlé. Amicalement. Spartacus