Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

miniatures

Pont-Croix 

Objets rares d'hier 

Le drusthuil, meuble typique du Cap-Sizun

 

La coiffe de deuil "ar jibilinen "

Ces objets sont visibles au musée du patrimoine 

Le  Marquisat de Pont-Croix

et en photo sur le blog

 

 

Recherche

Vous aimez la Bretagne

Vous aimerez le Cap-Sizun

situé au bout du monde, au pays des calvaires, au pays des chapelles, au pays du grandiose, là où finit la terre et commence la mer.

Regardez!!

 

 

 

 


 


Evel ar C'hap, n'eus bro ebet

Il n'y a pas de pays comme le Cap

Pont-Croix

Cap-Sizun côté pile et face

Beuzec

Cleden

Confort

Mahalon

Goulien

Plogoff 

Plouhinec

Pont-Croix 

Primelin

 

Toutes ces miniatures sont extraites de l'album photo du blog. Elles correspondent chacune à un article qu'il suffit de demander dans la liste des articles 

 

 

 

 

 

30 mai 2006 2 30 /05 /mai /2006 09:17

Ma Bro Ar C'Hap Hirio suite 9

47 – Politique 


Il va de soi que je vais me contenter de parler ici de politique locale qui, le cas échéant, et compte tenu des particularismes, n’a pas toujours le rapport que l’on imagine avec la politique nationale. L’intérêt général du Cap-Sizun ne passe pas systématiquement à mon sens par l’engagement de ses élus en politique, même s’il peut et doit même y avoir des sympathies personnelles. La politique locale est surtout une question de projets crédibles à défendre pour les faire aboutir, dans un contexte de rapport des forces en présence. D’un côté, le pouvoir de décision et d’initiative, de l’autre côté les électeurs capistes et ses représentants . Le Cap-Sizun n’échappe pas aux cajoleries de tous bords en période électorale. Si les voix capistes sont utiles pour les élections, elles doivent aussi être considérées après les verdicts. Et je n’ai pas à aller chercher bien loin pour argumenter mon point de vue. A l’heure où j’écris ces lignes, très exactement le 16 août 2003, j’ai sous les yeux le journal ‘’Le Monde’’, édition du 8-8-03 (il y a 8 jours), et je lis l’article qui explique le point de vue d’ Henri Goardon, maire de GOULIEN :
« Ici , les gens ont le sentiment qu’on les a laissés tomber, parce qu’ils ont refusé la centrale, comme si on voulait les punir, assure le maire. Depuis des années, nous demandons une route digne de ce nom pour faciliter le désenclavement. Nous l’attendons toujours ».
Je pense que j’aurai l’occasion de reparler de cet article, mais chaque chose en son temps. Je me contenterai de dire , pour l’instant que, si on n’y prête attention, il faudra à l’avenir s’attendre à voir diminuer le nombre des électeurs se déplaçant pour aller voter, puisqu’ils penseront que cela ne sert à rien car ils votent pour des réalisations qui ne les concernent pas, étant donné qu’ils sont toujours laissés pour compte. Mais, revenons à la centrale et ses conséquences.

471 – La centrale nucléaire de PLOGOFF : conséquences

Il est incontestable que, en dehors des guerres, l’affaire de PLOGOFF fut le grand événement local du XXème siècle. Il est entré dans la légende, tout comme les prêtres réfractaires, le petit séminaire de PONT-CROIX, la guerre de l’enseignement ou la Résistance.
Rien d’original si je dis que les ‘’anti’’ eurent à affronter les ‘’pro’’. Schématiquement, on peut tout de même dire que les ‘’pro’’ se reconnaissaient plutôt dans les formations politiques de droite, tandis que les ‘’anti’’ étaient plutôt de gauche. Les choses ne sont pourtant pas aussi simples. En effet, les municipalités de CLEDEN, GOULIEN, AUDIERNE par exemple (liste non exhaustive) étaient ‘’anti’’, sans être de gauche. L’observation est la même pour certaines personnes qui étaient ‘’pour’’, tout en étant de gauche (PCF), ou ‘’anti’’ tout en allant à la messe, ce qui est considéré, à tort d’ailleurs, comme un critère de droite. Comme quoi, il n’y a pas d’exclusive à mon sens !!
Mais il est incontestable que le dénouement fut un événement politique local certes, mais de dimension nationale : décision d’abandon du projet prise par le nouveau Président de la République élu en 1981, Monsieur François Mitterand . A titre personnel, certains électeurs expriment encore aujourd’hui leur reconnaissance en continuant à voter pour cette tendance. Il en va de même pour certaines collectivités. Certains individus tentèrent aussi de profiter des circonstances pour essayer de se faire un nom, en faisant parler d’eux. A mon point de vue, l’engagement en politique doit déboucher sur le service des autres. Les motivations relevant de critères personnels tels que satisfactions d’orgueil ou goût du pouvoir ne sont pas compatibles avec l’intérêt général du Cap-Sizun. Monsieur de Lapalisse aurait pu écrire que l’honnêteté intellectuelle, la probité, l’envie de se rendre utile, bref le désir de servir, ne sont pas des vertus qui appartiennent plus aux gens de droite, qu’à ceux de gauche et réciproquement. La gestion des affaires municipales dans les petites communes devrait être confiée à une équipe apolitique, élue sur une liste ouverte , c’est à dire ouverte à tous et pas seulement ceux qui ont une carte ici ou ailleurs. C’est le cas dans plusieurs communes, mais je suis bien placé pour dire, qu’il n’y a pas de place pour cette perspective à AUDIERNE, qui veut être gouverné à droite aujourd’hui, et demain à gauche par le jeu de l’alternance et d’usure du pouvoir.
Si un élu local a pour seule et unique ambition de se consacrer à ses administrés, à leur vie quotidienne, à la propreté de la ville qu’il dirige, j’attends celui qui me démontrera que les trottoirs sont mieux balayés et nettoyés, sous un régime de droite, que sous un régime de gauche. Ma formation militaire m’a appris à servir l’Etat, quelle que soit sa couleur politique. Il ne faut pas confondre servir et se servir, j’entends par là vouloir à tout prix, satisfaire des ambitions personnelles. Pour ma part, j’ai depuis longtemps dépassé ce stade, et je m’y tiens. La conquête ‘’du pouvoir pour le pouvoir’’ est sans intérêt au plan local. Vouloir se faire appeler Monsieur Le Maire n’est pas fondamentalement différent de Monsieur le Contrôleur des platanes cher à Fernand Raynaud. D’autant que le contrôleur des platanes n’est pas assis sur un siège éjectable, et qu’il a, comme tout le monde, des caractéristiques qui lui sont propres : intelligence, potentiel, goût du service…etc. Ceci est vrai pour toutes les catégories socioprofessionnelles, donc pour les élus locaux en général, et donc aussi pour les élus du Cap-Sizun en particulier.
J’ai déjà dit que le Cap ne fournissait pas d’élu local à fort potentiel : pas de ministre, pas de sénateur, pas de député. Nous devons confier notre représentation nationale à des bigoudens ou bigoudènes, et parfois à des douarnenistes. Peut-être sommes-nous plus aptes à servir comme subalternes que comme décideurs. Amiraux, rares, Généraux, aussi rares, professeurs, médecins, cadres supérieurs dans les entreprises ailleurs que dans le Cap, oui !! Mais hommes politiques, non !! C’est un fait, et il faut en prendre acte. Mais, c’est tout de même curieux qu’une race farouchement indépendante et reconnue comme telle, capable de se mobiliser pour une grande cause ou quand elle se sent agressée, ne soit pas capable de faire émerger un leader. Les qualités du capiste : courage physique, bon sens, intelligence sont reconnues par tous. Or, elle ne s’expriment pas en politique. J’en reviens donc à mon préambule, et à l’interpellation des ‘’Marie-Jeanne’’, car c’est peut-être sur elles qu’il faut compter !!
°°°°°°
J’ai cité précédemment un article du journal ’’ Le Monde’’. En fait , il y en a deux, à la même date. (8-8-2003). Voici le premier titre :

PLOGOFF, du rejet du nucléaire au désaccord sur le parc naturel

Le lecteur intéressé pourra s’y référer. J’en retiens l’essentiel : 
-  La grande falaise qui surplombe le site ne devrait plus exister 
-  Après un quart de siècle ,l’hérésie écologique n’apparaît que plus flagrante 
-  La Pointe du Raz, le site le plus visité de Bretagne 
-  Les vieilles bretonnes en coiffe insultant les forces de l’ordre ( plutôt de la légalité à mon sens) 
-  PLOGOFF est devenu le symbole d’une victoire contre l’Autorité avec un grand A 
-  Bretons, chair à canons en 1914, chair à neutrons en 1978 
-  Une affaire de femmes 
- Une partie de la population vit mal d’être considérée comme des bons sauvages par PARIS (interview du maire de Plogoff) 
-  En 1792, il y avait beaucoup de prêtres réfractaires. En 1906, (loi de séparation de l’église et de l’état) il a fallu des gendarmes pour prendre possession de l’église. 
-  Un quart des maisons de PLOGOFF sont aujourd’hui des résidences secondaires. 
-  La Pointe du Raz (600.000 visiteurs) hésite sur l’avenir qu’elle doit se donner. Elle sait juste ce qu’elle ne veut pas (Le parc marin en gestation bien-sûr !! ).
Le Deuxième titre :
Les contradictions d’Henri Goardon, maire (UMP) de GOULIEN
Je cite : 
-  Etudiant à l’époque, il avait fait le choix personnel d’être ‘’anti’’ centrale 
-  A l’époque il y avait beaucoup de peurs : peur du nucléaire, du changement, de voir abîmer les paysages, que la mer soit polluée, mais aussi la peur ‘’d’être envahi par les ouvriers du chantier et toute une population étrangère au Cap’’. 
-  Comme si on voulait les punir…. (déjà dit) 
-  Monsieur Goardon échappe aux clivages gauche-droite tout en revendiquant sa carte UMP ( Entre nous , c’est son problème et en tout cas pas le mien ) 
-  Il faut garder inconstructible la bande des 100 mètres de la côte 
-  A propos des éoliennes : elles font la nique à ceux qui disaient , 20 ans auparavant que le nucléaire était la
seule garantie de l’indépendance énergétique de la Bretagne ; 
-  Les gens d’ici savent préserver leur cadre de vie : ils l’ont prouvé dans le passé. Alors, pourquoi leur imposer des contraintes , …Mais , ils n’ont plus confiance

°°°°°°
Cela fait plusieurs mois que j’ai rédigé mon projet de chapitre concernant PLOGOFF. C’était l’année dernière. Je l’ai mis sur ordinateur au mois de mai 2003. Qu’ai-je écrit à cette époque ?? Je n’imaginais pas recevoir le soutien involontaire d’un élu, par presse nationale interposée . A moins que ce ne soit le soutien du bon sens tout simplement !! Alors, si le journaliste du ‘’Monde’’ a relevé des contradictions dans le raisonnement d’Henri Goardon , il n’aura aucune peine à en trouver dans le mien. En effet, je faisais partie des ‘’anti’’, dans la discrétion certes en raison de mon éloignement, et aujourd’hui je pense que effectivement, une route ‘’digne de ce nom’’ est nécessaire pour le Cap, impérativement ! Et il ne suffit pas de le dire !! Mais la contradiction, je la vois surtout chez les ‘’pro’’ centrale d’hier, qui tentaient de se faire un nom, en vue de la conquête ultérieure d’un strapontin de soi-disant notable, qu’ils ont parfois obtenu d’ailleurs. Partisans de la centrale hier et supporters inconditionnels du projet national, opposés au parc marin aujourd’hui, autre projet national . Ne s’agirait-il pas plutôt d’opportunisme en vue de …….Va savoir !! Pour ma part, et malgré mon âge, je souhaite pouvoir continuer à taquiner le ‘’goujon’’, dans le cadre de la réglementation d’aujourd’hui et sans contraintes supplémentaires. Il m’est arrivé d’être contrôlé en mer le même jour , par les affaires maritimes, la gendarmerie et la douane. Le butin de braconnage n’avait aucune chance de passer entre les mailles du filet des contrôleurs, aussi réglementaire certes que mon filet de pêche, comme il se doit !!
Anti centrale hier, anti réserve d’indiens aujourd’hui, je ne vois pas où se situerait ma contradiction. Désenclaver d’abord !! Ensuite, et bien , il sera peut-être urgent d’attendre, car on verra !!

******

472 –Les municipalités et la politique

Tendances et réalités

Le Cap est réputé fief de droite. Ceci est vrai pour de nombreuses municipalités, même celles qui n’osent pas avouer leur couleur. Les résultats des élections nationales prouvent la tendance de l’électorat, et les parrainages des maires pour les élections présidentielles font le reste. Seules les communes de PONT-CROIX, MAHALON, CONFORT-MEILARS et PLOGOFF se distinguent par un vote à gauche, malgré des scores parfois changeants en fonction du type d’élection. La situation est assez curieuse pour ce qui concerne PONT-CROIX, fief d’un ancien petit séminaire et d’une collégiale. Mais il faut reconnaître que les communes gouvernées à gauche, sont largement à la hauteur des communes gouvernées à droite dans les domaines de la propreté et du dynamisme .
A AUDIERNE, commune de droite depuis bientôt 9 ans , il n’y a toujours pas de salles publiques, comme cela existe pratiquement partout, pour les réunions d’associations. Toujours le problème des 294 hectares, espace trop exigu et mal desservi pour entreprendre. Donc, il faudrait innover. Ce n’est qu’un constat et non une critique. La critique se fera, en son temps en étudiant les réalisations.
Quant à PLOGOFF, les élections nationales sont incontestablement à gauche, alors que la municipalité se déclare apolitique. En résumé, 3 communes sur 11 peuvent être cataloguées à gauche en raison des opinions affichées par les responsables, opinion nuancée en ce qui concerne MAHALON.
Autre considération, le conseiller général n’est plus maire, même pas conseiller municipal. Elu conseiller général en tant que maire, il a ensuite été battu aux élections municipales et néanmoins réélu à l’assemblée départementale . D’ailleurs, lors des dernières élections cantonales, plusieurs maires étaient candidats et l’élu fut celui qui n’avait plus de mairie. Les prochaines sont pour bientôt. Il n’y a pas de candidat connu pour l’instant, mais tout le monde pourrait donner les noms. (Fait actuellement; une conseillère générale de gauche a été élue en 2004. Contradiction pour reprendre le mot du journal ‘’Le Monde’’. Contradiction aussi le score obtenu à l’Ile de SEIN par un maire du continent, réputé de droite traditionnelle, 28 voix en 1985.
Certes, depuis les élections présidentielles de 2002, le classement des formations politiques nationales a évolué. Mais, on ne peut passer sous silence que la tendance générale au Cap-Sizun, pour ce qui relève des idées de droite se réfère à un héritage centriste, MRP d’abord, CDS ensuite. Quant à l’avenir, n’ai-je pas déjà dit qu’il était urgent d’attendre !!
Mais, il faut savoir que le bénévolat n’existe plus en politique locale. Les indemnités sont fixées au plan national et on ne s’en souvient pas assez.

Indemnités des élus

Les élus locaux ne sont pas des bénévoles. Ils sont rémunérés, plutôt assez bien. On est donc, en tant qu’administré, en droit de considérer qu’ils ont une obligation de résultat, à savoir : choisir de soutenir les bons projets, avec les bons investisseurs lorsqu’il s’agit de projets privés. Les bons investisseurs privés ne sont certainement pas ceux qui sont mis en liquidation judiciaire après avoir bénéficié du substantiel soutien financier des deniers publics sous la forme de subventions ou travaux divers convenus préalablement. Lorsqu’une municipalité met sa démission dans la balance pour forcer la main et faire aboutir un projet , elle doit savoir en tirer les conclusions lorsque le projet se révèle mauvais après avoir abouti, tout au moins en ce qui concerne le choix de l’investisseur. En effet, la menace de démission a provoqué l’afflux d’argent public, argent perdu dans le gouffre de la liquidation judiciaire. L’argument de la création d’emplois n’a pas de valeur dans ce cas puisque l’avenir de l’entreprise dépend de la décision du tribunal de commerce qui a tout pouvoir pour décider la liquidation définitive. En cas de reprise, on peut considérer que c’est l’argent public qui a créé les emplois et non l’argent privé. Mauvais projet, mauvais choix, mauvais emploi des deniers du contribuable, donc pratiquement l’équivalence d’une mauvaise gestion. C’est à ce niveau que l’on devrait rencontrer un minimum d’honnêteté intellectuelle. Mais perdre sa fonction c’est aussi perdre ses indemnités de fonction
L’indemnité de fonction mensuelle des élus locaux, maires et adjoints, s’exprime depuis le 1er décembre 2002 (source internet), en pourcentage de l’indice brut mensuel 1015 qui est de 3587,04 € à cette date ( cette somme est révisée périodiquement). Le classement s’effectue en fonction de la population totale, chiffres du dernier recensement.

MAIRES ADJOINTS

Population totale Taux maximal(en %de l’indice 1015 Indemnité brute(montant en euros) Taux maximal(en % de l’indice 1015 Indemnité brute(montant en euros)
- de 500 17 609,80 6,16 236,74
500 à 999 31 1111,98 8,25 295,93
1000 à 3499 43 1542,43 16 ,5 591,86
3.500 à 9.999 55 1972,87 22 789,15
10.000 à 19.999 65 2331,58 27,5 986,44

Le lecteur pourra donc faire ses propres calculs à partir des chiffres ci-dessus. Pour prendre des exemples, après avoir transposé en francs pour être plus concret, le maire de la plus petite commune GOULIEN, peut prétendre à une indemnité de 4.000 francs mensuels, celui de la plus grande PLOUHINEC : 12.941,18 et AUDIERNE :10.117,68. Ces chiffres sont certes soumis à la décision du conseil municipal . Dans certaines communes ils sont modulés en raison du refus d’augmentation par les bénéficiaires ; dans d’autres c’est la tranche maximum qui est appliquée dès la parution des textes. Je n’insiste pas , sauf à répéter qu’il n’y a pas de bénévolat en la matière, et qu’on n’a pas encore entendu dire qu’un maire ou son adjoint avait fait abandon de tout ou partie de ses indemnités au profit de son centre communal d’action sociale par exemple. Alors, puisqu’il n’y a pas bénévolat, les résultats doivent apparaître en contrepartie, c’est le minimum dû aux administrés. Comme en plus, nos édiles font généralement partie d’autres structures du type communauté de communes ou syndicats, ils améliorent encore leur quotidien par des indemnités supplémentaires. On peut donc dire : élu local, une profession, avec son corollaire : comme dans toute profession, il y a les bons et les mauvais professionnels. Aux électeurs de ne pas se tromper.
Le budgets municipaux alimentés par nos impôts servent donc entre autres à rémunérer nos responsables, dont le nombre est également fixé par la loi, qui n’est pas constante en la matière. Prenons le cas d’AUDIERNE. La loi lui attribuait autrefois un maire et quatre adjoints . Le chiffre d’adjoints a été porté à 6 à partir de 1983, et ramené à 5 à l’issue du dernier recensement, en 1999. Donc, actuellement 5 adjoints sont suffisants pour faire fonctionner la machine, alors qu’il en fallait 6 antérieurement. Soit !! Mais, un des adjoints a démissionné au cours du 2ème trimestre 2003. Il était chargé des problèmes d’environnement, et n’a pas été remplacé dans sa fonction. Que peut-on en conclure ? 
-  Qu’il ne faisait rien parce qu’il n’avait rien à faire étant donné qu’il n’y avait pas de problèmes ? 
-  Qu’il y avait beaucoup à faire , mais qu’il ne faisait rien et n’obtenait aucun résultat ? 
-  Qu’il n’y a pas la ressource qualitative pour le remplacer ? 
-  Qu’il n’y a plus de problèmes d’environnement depuis sa démission ? Toutes les hypothèses sont permises. 
-  Et je pourrais poursuivre. Une chose est certaine, on a sans doute rémunéré cette fonction pendant trop longtemps, pour rien, ce qui revient à dire que le principe d’économie dans la gestion est pour le moins discutable !!
Les chiffres ci-dessus sont aussi à comparer au revenu moyen des travailleurs salariés du Cap qui, dans leur majorité sont payés au SMIC, soit environ 6800 francs bruts par mois ( approximativement 6000 Francs nets).
Il conviendrait aussi que nos élus locaux soient des hommes de terrain et non des hommes de bureau. O, combien serait salutaire un peu de marche à pied, en laissant la voiture au garage. Mais, sur le terrain, il faut faire face aux administrés qui ont quelquefois des choses à dire, en présentant des preuves réelles et tangibles, par exemple, dans certains cas, le mauvais entretien du domaine public (et je suis poli !!). Au bureau, la solennité de la fonction auréole le prestige du titulaire qui est plus à l’aise en costume cravate devant une montagne de dossiers que, équipé de chaussures de marche et d’un vêtement de pluie devant des contestataires présentant un trottoir à refaire ou des épaves de voitures à éliminer. Quand , en plus, l’élu n’est à la disposition de ses administrés que lorsqu’il est de permanence, on peut se demander ce que serait la situation générale si par exemple le Pasteur n’était à la disposition de ses ouailles ou le médecin de ses malades uniquement de temps en temps, avec même pas l’obligation d’assurer une présence minimum. Le lecteur avisé pourra aussi faire le calcul de la totalité des indemnités versées à ceux qui gouvernent le Cap, et comparer le résultat au chiffre des indemnités versées aux élus de DOUARNENEZ pour une population assez voisine. Les élus du Cap coûtent cher !! Certains diront peut-être trop cher !! Alors allons vérifier.
Le Cap-Sizun compte au total 16705 habitants répartis comme suit : 
- Une commune de moins de 500 habitants : GOULIEN 
- 3 communes de 500 à 999 : MAHALON, CONFORT-MEILARS, PRIMELIN 
- 6 communes de 1000 à 3499 : AUDIERNE, PONT-CROIX, ESQUIBIEN, PLOGOFF, CLEDEN, BEUZEC 
- 1 commune de 3500 à 9999 : PLOUHINEC

La ville de DOUARNENEZ compte 15.819 habitants, chiffre assez voisin de la population du Cap. Le maire de DOUARNENEZ peut donc prétendre à une indemnité mensuelle égale à 65% de l’indice 1015 soit 2331,58 € (15294,16 francs).
La masse salariale du Cap exclusivement en ce qui concerne les maires s’élève à : 15.173,29 € par mois (99.530,26 francs) soit 6,5 fois plus que celle de DOUARNENEZ. En effet le chiffre exprimé en euros pour le Cap correspond au chiffre exprimé en francs pour DOUARNENEZ. C’est assez curieux.
Il ne me paraît pas nécessaire de commenter ces chiffres, sauf à dire que pour la gestion d’un nombre identique d’habitants ,
le Cap dépense presque 7 fois plus que DOUARNENEZ, rien qu’en indemnités de
maires. Pas étonnant que les places soient chères quand elles sont mises aux enchères. Elles sont surtout chères pour le contribuable qui n’est pas sûr de s’y retrouver puisqu’il n’y a pas d’obligation de résultat. C’est le moment de relire la préface du Général Cotten dont j’ai parlé en introduction, à propos de l’assiette au beurre. Ce n’est pas ainsi que le Cap s’en sortira dans le contexte démographique et économique. La loi, quant à elle, ne peut pas traiter le problème de la déontologie de l’élu local. C’est l’électeur, par des exigences de rendement, indépendamment de toute considération politique et sectarisme comme on peut le voir , malheureusement trop souvent.

Comportements

Parlons justement de cette déontologie. Comme dans toutes les professions, il doit ou devrait y en avoir une pour l’élu local qui n’existe que parce qu’il y a des administrés. Comme le Pasteur se doit à ses fidèles et le médecin à ses malades, l’élu ne doit pas vivre enfermé dans son manoir et recevoir ses courtisans qui auront préalablement fait antichambre et présenté leurs compliments. Cela aurait un parfum d’ancien régime.
Certains élus locaux soucieux de faire carrière, on se demande bien laquelle, sont à l’affût et même sont prisonniers du pouvoir médiatique. ‘’Inaugurite’’ est un mot qui n’existe pas au Larousse ? Il s’agit pourtant d’une maladie professionnelle, imputable au service puisqu’elle provoque des déformations articulaires aux doigts de la main qui tient les ciseaux ou le ruban, et aussi des douleurs aux vertèbres cervicales pour cause de déhanchements afin de présenter le meilleur profil à la caméra, toujours dans le sens du vent, par tribord amures ou autre brise porteuse à saisir. Déclamations d’autorité, vœux pieux, création de commissions (chères à Clemenceau pour enterrer un problème), sont autant de situations particulières qui aboutissent à la ‘’noyade du poisson’’. Sans oublier la sacro-sainte réponse du : ‘’oui mais, il n’y a pas d’argent’’.
L’intérêt du Cap, c’est l’intérêt général, et non l’intérêt particulier d’un quelconque élu désireux d’utiliser sa fonction comme tremplin pour tenter ‘’d’entrer dans l’histoire’’. Le maire de PLOGOFF pendant les évènements est entré dans l’histoire par la grande porte puisque ses administrés ont décidé de donner son nom à une rue. D’autres ne laisseront que la trace de leurs mauvais résultats et n’auront pas de statue face à l’océan. Et , je le répète, le Cap vaut mieux que ces responsables d’opérette, dont la conception de la responsabilité est parfois curieuse.
Comme c’est facile de faire ‘’joujou’’ avec l’argent qui appartient aux autres, sans prendre pour soi-même, plutôt pour son propre argent, le moindre risque. A suivre !!

******
A Suivre ma Bro Hirio Suite 10








Partager cet article

Repost 0
Published by spartacus - dans livres
commenter cet article

commentaires