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Le drusthuil, meuble typique du Cap-Sizun

 

La coiffe de deuil "ar jibilinen "

Ces objets sont visibles au musée du patrimoine 

Le  Marquisat de Pont-Croix

et en photo sur le blog

 

 

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Vous aimerez le Cap-Sizun

situé au bout du monde, au pays des calvaires, au pays des chapelles, au pays du grandiose, là où finit la terre et commence la mer.

Regardez!!

 

 

 

 


 


Evel ar C'hap, n'eus bro ebet

Il n'y a pas de pays comme le Cap

Pont-Croix

Cap-Sizun côté pile et face

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Toutes ces miniatures sont extraites de l'album photo du blog. Elles correspondent chacune à un article qu'il suffit de demander dans la liste des articles 

 

 

 

 

 

4 juin 2006 7 04 /06 /juin /2006 09:15

Ma Bro Ar C'Hap Hirio suite 7

461 – PRIMELIN
Nous abordons donc maintenant la dernière commune par ordre alphabétique. Dernière dans ce classement, elle n’en est peut-être pas pour autant la moins riche en patrimoine religieux. Outre son église paroissiale dédié à Saint-Primel, PRIMELIN peut, en plus des chapelles de Saint-Chrysanthe, de Saint-Théodore et du manoir de Lézurec, se flatter de compter sur son territoire un monument historique Saint-Tugen. Mais n’anticipons pas !!

Eglise Saint-Primel

De construction assez récente (XVIIIème siècle), cette église a cependant été édifiée avec des matériaux anciens. Le clocher est daté de 1776. Sise au centre du bourg, où elle a été reconstruite de 1774 à 1776 (cf : documentation personnelle de Roger Moullec).

Chapelle Saint-Chrysanthe




Située dans la vallée est-ouest qui relie la
plage de la Baie des Trépassés à la rivière Le Goyen, près du village de Kerscoulet, cette chapelle est originale , tant par sa forme que son clocheton à dôme et la fontaine qui se trouve à l’intérieur. Elle a été construite (et non reconstruite ) au XIXème siècle( cf : doc Roger Moullec).
Saint-Chrysanthe était invoqué pour les rhumatismes.
Pas de cantique connu

Le pardon a lieu le dimanche avant l’Ascension

Chapelle Saint-Théodore



Elle date du XVIIème siècle (1672), et se situe dans le hameau du même nom.
Saint Théodore était invoqué pour les fièvres malignes.
Pas de cantique connu
Deux pardons y sont célébrés chaque année : le 19 mars, fête de Saint-Joseph, et le 3ème dimanche de septembre.
(On dit aussi qu’un petit somme dans la cuve, à l’ombre fraîche du dolmen, était souverain contre le ‘’mal aux cheveux’’.

Chapelle de Lézurec
Chapelle du manoir du même nom, elle est dédiée à Sainte-Marguerite, et désaffectée depuis longtemps. Datant de 1626, propriété privée, cette chapelle est en très mauvais état.


Chapelle de Saint-Tugen



Le monument historique de PRIMELIN est aussi
le joyau du Cap. J’ai déjà parlé de la dynamique association du patrimoine religieux , au sein de laquelle oeuvrent de nombreux bénévoles déjà cités précédemment. Cette association a d’ailleurs publié une brochure intitulée ‘’Les Cahiers de Monsieur Abjean’’, sur laquelle figurent les commentaires de Roger Moullec qui n’a plus rien à apprendre sur le sujet. Monsieur Abjean est un ancien vicaire de la paroisse qui écrivait de nombreuses notes sur des cahiers. Malheureusement, certaines de ces notes ont servi à ‘’Ti Adèle’’, la ‘’Carabassen’’ (bonne de curé) pour allumer le feu. Heureusement, l’essentiel est sauf et l’association l’a décortiqué pour en faire un opuscule
Mais, Saint-Tugen a fait l’objet d’une littérature abondante, à laquelle je vais me référer.
( photo collection personnelle)

Publications concernant Saint-Tugen
· Par Daniel Bernard en 1908
· Par l’Abbé Velly : plusieurs notices, à partir de 1914 (l’Abbé était un cousin de ma mère).
· Par Hyacinthe Le Carguet en 1916.
· Par le Chanoine Pérennès en 1936
Les détails cités par ces auteurs mériteraient un ouvrage de synthèse pour éviter les répétitions et surtout dégager l’hypothèse la plus vraisemblable. Je ne suis pas assez qualifié pour cette tâche. Je me contenterai donc de retenir le point de vue des uns et des autres, quitte à les répéter en fonction du contenu des ouvrages de référence, et surtout sans prendre parti.
Daniel Bernard (écrit en 1908) 
-  D’après la légende, sa fondation serait due aux Anglais, mais elle a plus vraisemblablement été élevée au XVème et XVIème siècle, par les ‘’du Menez’’ qui habitaient le manoir de Lézurec. 
-  Sous le clocher nord, se trouve une chambre fermée (la prison), dans laquelle on enfermait les gens atteints de la rage. 
-  Sous la révolution, la toiture en plomb fut démolie pour servir à la fabrication de balles de fusils. 
-  La légende prétend que les chiens enragés viennent boire à la fontaine. 
-  La chapelle Saint-Trohu se trouvait autrefois entre Kervran (village du Médecin général Moullec), et Kerhas-a-Bis en PRIMELIN. 
-  La chapelle fut estimée le 19 germinal an III par Mathieu Thalamot, notaire à Custren, et Joseph Guezno d’AUDIERNE. ( Rappelons que Joseph Guezno est le frère du conventionnel Mathieu ) . Elle fut vendue le 11 thermidor à Dagorn de PRIMELIN, au prix de 20.100 livres.

°°°°°°
Légende de la fontaine



Photo: collection personnelle)

« La légende dit que tous les chiens enragés viennent boire à cette fontaine, et que toute personne mordue par un chien, soupçonné atteint de la terrible maladie, doit y venir s’y regarder sans retard. Si l’eau claire reflète la figure d’un homme, la morsure n’aura pas de suite, le pouvoir du saint s’est exercé préalablement. Si, au contraire, l’eau reproduit l’image d’un chien, c’est que l’animal a déjà passé et caché ce qu’il a fait. Saint-Tugen n’a pas prévenu le mal et le patient tombe en rage à l’instant ».
°°°°°°
Il me paraît nécessaire de reproduire ici, mot à mot, le texte de Daniel Bernard, pour décrire ce qu’il appelle une anecdote qui daterait de 1793, lors de l’envoi au district de PONT-CROIX des matières précieuses de Saint-Tugen. J’en ai déjà parlé mais je cite :

« Au moment où la charrette contenant les objets précieux s’ébranlait dans le cimetière, une femme des environs, trompant la vigilance des conducteurs et des gardes, réussit à s’emparer d’un beau calice qu’elle lança par dessus un mur, dans une propriété voisine. Cet acte paraît-il, passa absolument inaperçu, et un instant après, lorsque la voiture eût disparu, la même personne s’en vint reprendre son calice qu’elle trouva intact. Ce magnifique calice fut ainsi sauvé d’une destruction certaine ».
°°°°°°

Saint-Tugen est le patron de quelques églises du Finistère, mais il est à remarquer que nulle part ailleurs il n’a aucun pouvoir contre la rage.
Pourtant, la légende dit que…


Légende de Saint-Tugen
(à propos de la rage)

« Si le ciel eut exaucé ses premiers vœux, il serait devenu le patron des jeunes filles, gardien de leur innocence. Dans ce domaine, il avait reçu la garde de sa sœur qu’il surveillait jour et nuit pour la préserver de toute souillure. Autorisée à s’isoler derrière un buisson d’aubépine pour, en apparence, satisfaire un besoin naturel, la demoiselle se laissa séduire par un galant, ce qui provoqua la colère de Saint-Tugen :
- Ah, s’écria-t’il, il est plus facile d’empêcher un chien enragé de mordre qu’une fille de mal faire !
- En es-tu bien sûr ? lui demanda le Bon Dieu qui l’écoutait. Pour ta peine d’avoir parlé trop vite, tu en feras l’expérience. Donc, puisque tu te reconnais impuissant à garder la vertu des jeunes filles, veille désormais sur les chiens fous de la Bretagne……On assure que le Saint y consentit volontiers……L’emblème de son pouvoir est une clé merveilleuse ».


Légende de la clé

« Lorsque les Anglais furent chassés du pays, ne pouvant emporter leur église dont ils étaient si fiers, ils en enlevèrent du moins la clef . En traversant la baie du Cabestan, la clef tomba à la mer. Tout le monde dans le Cap ignorait ce fait, lorsqu’un jour on prit un lieu de grande taille. Le pêcheur qui l’avait pris se sentait malgré tout attiré vers l’église de Saint-Tugen. Après avoir ouvert son poisson, il trouve dans son ventre une clef toute rouillée. Frappé d’inspiration, il présente cette clef devant la porte de l’église. La clef entre toute seule dans la serrure. Miracle cria-t-on ! C’était la clef du saint qui ne voulait pas que son culte disparût du pays.
On fit alors de la clef, l’emblème de la puissance du saint, et son église où son miracle avait eu lieu, fut appelée :
Ilis sant Tugen an alfe ( l’église de saint-Tugen la clef) »


°°°°°°
Daniel Bernard cite ensuite l’origine de la dévotion aux clefs de Saint-Tugen : Les Papes envoyaient des clefs d’or aux personnages notables. Ces clefs, considérées comme des reliques, contenaient de la limaille des chaînes de Saint-Pierre et Saint-Paul. Ces clefs étaient appliquées aux infirmes pour obtenir des guérisons. On entreprit aussi la fabrication de clefs dans un autre métal, et l’on s’en servait pour la guérison des animaux malades.
Les clefs connues sont celles de Saint-Pierre, Saint-Hubert et par imitation des précédents Saint-Tugen.
Autrefois, on piquait avec la clef miraculeuse de Saint-Tugen, une grande quantité de pains que l’on distribuait ensuite aux pardonneurs. Ces petits pains ‘’Bara an Alfe’’, qui ne devaient plus moisir, avaient en outre la propriété de guérir les maux de dents.
De petites clefs en étain sont vendues au pardon. Peut-être faudra t-il dire bientôt ’’étaient vendues au pardon’’, pour des raisons de modernité. Lorsqu’un chien enragé poursuit une personne , celle-ci doit lui jeter la clef, et l’animal s’arrête pour la broyer jusqu’à ce qu’il l’ait réduite en poudre. Pendant ce temps elle peut se sauver hors de l’atteinte de son agresseur .
Le pardon de Saint-Tugen a lieu en juin, le dimanche avant la Saint-Jean.
J’ai précédemment cité les auteurs qui ont écrit sur cette chapelle. Pour respecter la chronologie des écrits, je dois donc citer maintenant l’Abbé Velly.

°°°°°°
L’Abbé Velly
(A écrit plusieurs notices sur Saint-Tugen et son église- La première date de 1914)

 



Les publications de l’Abbé Velly, enrichies à chaque réédition, nous apportent de nombreux renseignements sur Saint-Tugen. Ses prises de position remettent en cause certains éléments affirmés par d’autres. Je cite, sans prendre parti comme il se doit !!

Porche sud (photo collection personnelle)

· Saint-Tugen vivait au VIème siècle. Il a sa statue dans l’église de BRASPART, près du calvaire de LANDERNEAU, à la chapelle Saint-Mathieu de BANNALEC, à la chapelle Saint-Tugdual de LANDUDAL, à la chapelle Saint-Jean à SAINT-NIC, au presbytère de CAST.
· Un rêveur s’est un jour permis d’écrire sans la moindre preuve, que l’église avait été bâtie par les Anglais. Rien n’est plus faux !! ( qui est ce rêveur ? Daniel Bernard a parlé de légende !!)……..A l’époque où elle fut bâtie, il n’y avait pas un seul Anglais en Bretagne……L’honneur d’avoir élevé un si beau monument à Saint-Tugen revient tout entier à la famille du Menez , seigneur de Lézurec, aidée des habitants de la contrée et des pèlerins.
· A quelle époque pourrait donc remonter la première chapelle ? Au 7ème, 8ème, 9ème siècle, on ne peut le dire .
· Entrons dans le chœur. Nous y voyons le caveau des seigneurs de Lézurec, surmonté d’une grande pierre en marbre gris, avec leur devise : FIDE et OPERE, c’est à dire ‘’par la foi et par les œuvres’’……protestation contre la doctrine des Protestants et des hérétiques de tous les temps, prétendant qu’on peut se sauver par la foi seule sans les œuvres, contrairement à toute la sainte écriture. (Je rappelle, à cette occasion le massacre de la Saint-Barthélémy en 1572, et les dragonnades de Louis XIV. Tolérance ??) .
· De même que le soleil se lève à l’orient, de même à la fin du monde Notre Seigneur paraîtra à l’orient pour venir rendre justice à chacun. C’est pour cela que dans les cimetières, les corps sont placés tournés vers l’orient, de telle sorte qu’en se levant de leurs tombeaux, ils se trouveront immédiatement face à celui qui vient les juger. (QUID de l’incinération ??)
· L’Abbé confirme les écrits de Daniel Bernard concernant ‘’Bara an Alc’houe’’, ( pain de la clef) puis de la clef qui guérit les maux de dents (confirmation de ce pouvoir par plusieurs témoins dignes de foi selon l’abbé) :
« Le dentiste guérit……en se faisant payer, Saint-Tugen guérit……pour un simple balayage de l’église »
· Préservation de la morsure des chiens enragés :un récit des faits en date du 13 octobre 1919
· Confirmation de la date du Pardon (indulgence plénière accordée aux conditions ordinaires).
· Description du catafalque datant de 1642, sur lequel on peut lire en latin :
Qui speculum cernis…..toi qui vois ce miroir
Cur non mortalia spernis ?……pourquoi ne méprises-tu pas les choses temporelles
Tali namque domo……Car c’est dans une telle demeure
Clauditur omnis homo……Qu’est enfermé tout mortel
· La chaire date de 1766.
· Description des fonts baptismaux. On y trouve une cheminée dont la présence peut s’expliquer comme suit : jusqu’en l’année 1757, on enterrait les morts dans cette chapelle, comme on le faisait dans les églises des environs, même dans la petite église d’AUDIERNE et dans la chapelle des Capucins…….Eh bien, la nuit précédent précédent la sépulture, on portait le corps sous l’auvent……et pendant l’hiver on faisait du feu.
· Autrefois en Bretagne, ce n’est pas dans des palais scolaires que se tenaient les écoles, mais dans les églises et les chapelles.
· Saint-Tugen a été de tous temps une trève de PRIMELIN (elle comportait 104 ménages)
· Le gouvernement révolutionnaire avait confisqué toutes les fondations pieuses comme il devait le faire encore hélas en 1905.
· Historique de la chapelle : En 1626, les Tréviens produisent un acte de 1418 prouvant qu’avant la construction de l’église actuelle et sur le même emplacement, il y eut, de temps immémorial, une chapelle en l’honneur de Saint-Tugen.
· Confirmation que la toiture en plomb fut enlevée pour faire des balles de fusils.
· Affaire du calice - identité de la personne concernée : Marie-Jeanne Cuillandre, épouse de Marc Normant de Saint-Tugen (voilà qui nous ramène au préambule de cet ouvrage : Marie-Jeanne !!)
· Vente de la chapelle :11 thermidor an III ( 29 juillet 1795 ). La même date que celle retenue par Daniel Bernard.
· En 1908, l’église de Saint-Tugen est classée monument historique.
· Histoire de la famille du Menez (Daniel Bernard a également écrit un ouvrage sur la seigneurie de Lézurec).
C’est Vincent du Menez qui en 1657, fonda le couvent des Capucins à AUDIERNE……..On a découvert tout dernièrement, au manoir de Lézurec, 3 ouvertures de souterrains, et l’on suppose qu’il y a dans la chapelle de Saint-Tugen, une ouverture qui conduit jusqu’au manoir. Ceci toutefois est peu probable (Avis partagé par Roger Moullec déjà cité).
· La rage : un chien enragé meurt au bout de six jours

· Salut d’un poète :
Salut, ô Saint-Tugen, chapelle au front sévère
Souvenir du passé qu’on adore à genoux
Qui dresses dans le ciel mélancolique et doux
Ces deux actes de foi, : ta tour et ton calvaire



Calvaire de Saint-Tugen
(photo collection personnelle )
°°°°°°
L’Abbé Velly est mort en 1933.

H. Le Carguet : « Petite chronique de Monsieur Sainct Tugen » 

-  Saint-Tugen est venu d’Angleterre. Sa sœur et lui habitaient le même monastère 
-  La légende ferait de Saint-Tugen le contemporain, peut-être même le disciple de Saint-Patrice. Saint-Tugen serait alors un abbé régionnaire (comme Rumon Abbas d’Audierne, assimilé à Saint-Ronan, Goazec ou Goadec, de Poulgoazec, Primel etc… 
-  Confirmation de l’existence d’une chapelle dédiée à Saint-Ochou, le saint des pourceaux (Och), à l’est de Saint-Théodore, près de Kervrant 
-  Il aurait existé, une chapelle à Kervéoc, à 1 kilomètre au nord de Saint-Tugen dédiée à Sainte-Hélène. Un lieu-dit se nommerait Liors-Ilis (cour de l’église). A proximité, entre Kervéoc et Gorréguer, se trouve Feunteun- Goad (fontaine du sang).
Remarque : Ma connaissance personnelle du terrain me permet de dire que Kerveoc est sur la commune d’ESQUIBIEN, dans laquelle ce village se situe à 3 kilomètres nord-est de Saint-Tugen, à proximité de Gorrequer et non 1 kilomètre comme l’écrit Monsieur le Carguet. 
-  Définitions : LEZ : Cour seigneuriale du chef souverain - KER : Camp fortifié de chef militaire – LANN : terre d’église et résidence de chef religieux 
-  Toponymie : Monsieur Le Carguet donne les noms de 2 ruisseaux : le STIRY et le DOURRAY. Je crois devoir préciser que le STIRY est également le nom d’un vieux quartier d’AUDIERNE, que je connais depuis toujours, dans lequel je suis né et dans lequel j’habite. Avant que les rues ne soient baptisées, les résidents étaient connus par l’adresse de leur quartier, qui figurait sur leurs correspondances. J’ai toujours vu écrire STIRY , et non STIRI comme on l’affiche aujourd’hui sur certaines pancartes. Les parrains de ces pancartes auraient du lire Monsieur Le Carguet, par ailleurs ancien percepteur d’AUDIERNE, et donc connaisseur en lieux-dits. 
-  Le chef religieux devait gagner la bienveillance des indigènes…..si bien que la nation bretonne-armorique s’est constituée presque exclusivement de par l’action des religieux bretons insulaires. La preuve se trouve dans la désignation des paroisses qui portent encore, après 14 siècles leurs noms……Or, à l’époque de notre émigration, le Cap-Sizun, par son isolement et ses moyens naturels de défense, était devenu , après la disparition de la civilisation gallo-romaine, le ramassis de populations païennes, d’origines diverses, errant, sans chefs, sans lois.
Saint-Tugen aurait été , à ce propos, un modérateur des combats opposant les uns aux autres. 
-  De tous temps, la trève de Saint-Tugen a revendiqué, indivisément avec les villages riverains échappés de l’ensablement, la propriété de toute la palue de Trez-Goazrin et du Kanaëc .
Remarque :Aujourd’hui on dit Trez-Goarem. Cette remarque est intéressante si on veut bien se rapporter aux chapitres : ‘’cahiers de doléances’’ et ‘’goëmon’’, dans lesquels les rivalités opposent ESQUIBIEN et PRIMELIN. 
-  Saint-Ono d’ESQUIBIEN est surnommé ‘’le têtu’’ : Ono Pennek 
-  Le pouvoir de Saint-Pierre est absolu et la clef en est le symbole (évoqué au paragraphe précédent : clef de Saint-Tugen) . 
-  Croyance populaire : le pain bénit fait crever les chiens 
-  Confirmation de l’origine de la clef de Saint-Tugen (clef papale en or, contenant de la limaille des chaînes de Saint-Pierre et Saint-Paul. 
-  Saint-Guénolé, pour guérir une morsure de serpent, se servit d’un mélange d’eau et d’huile qu’il bénit et donna à boire au patient. 
-  Les pouvoirs de Saint-Gildas sont les mêmes que ceux de Saint-Tugen ( Saint-Gildas existe à Cleden : cf : Saint-Tremeur). Ils protègent tous deux des chiens enragés. Leurs légendes se confondent aussi.
J’ai raconté précédemment la légende de Conomore, à propos de Saint-They et Saint-Tremeur. Monsieur Le Carguet raconte la légende de Saint-Gildas, dans laquelle Sainte Trifine (mère de They et Tremeur) aurait épousé contre son gré le comte Comorre qui la décapita. Saint Gildas remit la tête à sa place et Sainte Triphine retourna à la vie. 
-  Confirmation de la légende de Sainte-Evette et son frère Saint-Demet. 
-  Le pouvoir de Saint-Tugen lui vient de Saint-Patrice. Monsieur Le Carguet nous décrit ensuite la cérémonie des clefs. Il fait remarquer que :
« Le clergé est complètement étranger au commerce de ces petites clefs qui sont fabriquées et vendues par des marchands de PONT-CROIX) 



-  Le cantique des miracles, datant de la seconde moitié du XVIIème siècle ou du début du XVIIIème, dit :
An alfe-Ma, kristenien..........Cette clef, chrétiens
So digased da sant Tugen.........a été apportée à Saint-Tugen
Gand un el eus ar firmamant……….par un ange du firmament
Pa oa, en he beden , ar zant……….quand le saint était en prière
 

-  Avant la clef de Saint-Tugen, il existait une autre enseigne du pardon : l’épingle de Saint-Tugen 
-  Saint-Tugen apportait la réconciliation au lit des mourants
- La rage : On peut considérer qu’il existe 3 sortes de rage :
Ar gounnar red : la rage blanche – l’animal enragé écume et mord
Ar gounnar vud : la rage müe – l’animal écume et ne mord pas
Ar gounnar asten : la rage qui fait trembler, allongé par terre 

-  Utilisation de la clef contre les chiens enragés :
« faire avec cette clef le signe de la croix, et la jeter devant le chien. Le chien se précipitant, se couchera sur elle, la broiera entre ses dents, écumant et rageant. Pendant ce temps, vous aurez le temps de vous sauver : Saint-Tugen aura commandé au chien de s’arrêter ». 
-  On pouvait suppléer au pain de la clef, en utilisant un morceau de pain noir béni par l’épingle. A AUDIERNE surtout, et dans le Cap, les bonnes femmes qui portent l’enfant au baptême, ont soin de cacher , dans leur manche, une croûte de pain noir, pour préserver l’enfant du mauvais œil. 
-  Le Cap-Sizun reçoit plus fréquemment que les autres la visite des chiens enragés.

°°°°°° 
- Le goût de l’indépendance individuelle inné chez les bretons, était porté chez eux, dans l’ordre politique , jusqu’à l’extrême 
-  L’autorité du chef religieux était souveraine dans le LAN (colonie ecclésiastique). Le chef du PLOU était le seigneur, le maître
- A l’arrivée des émigrés, le pays était couvert de forêts. Pour la mise en culture, il fallut d’abord abattre les arbres et brûler les souches. 
-  La récolte était le bien du Bon Dieu, la propriété de tous ; 
- La première guerre mondiale a généré un esprit de solidarité dans le Cap. A Saint-Tugen les personnes valides se sont entendues pour faire en commun, d’une ferme à l’autre, la récolte, en commençant par celles dont les hommes étaient au front. Mot d’ordre : il ne faut pas laisser perdre la récolte, c’est le bien du Bon Dieu. 
-  Les seigneurs, venus après les moines, étaient mal vus et considérés comme étrangers ; 
-  Les hordes du Cap-Sizun représentant toute les races et toutes le civilisations précédentes, ont formé, unies aux émigrés bretons-insulaires, une entité ethnique chez laquelle était prépondérant l’esprit de solidarité et d’assistance. 
-  Les tréviens de Saint-Tugen eurent à défendre leur chapelle (due uniquement à la piété des fidèles) contre les seigneurs qui ne leur plaisaient guère et à qui la tradition a refusé la fondation du monument, pour l’attribuer, faute de mieux aux anglais, quoique ennemis séculaires des bretons.

°°°°°°

Chanoine H. Pérennes : Saint-Tugen au Cap-Sizun (1936) 

-  C’est à la fin du Vème siècle qu’abordèrent dans notre pays les bretons d’Outre-Manche, chassés par les anglo-saxons. 
-  Monsieur le Carguet a voulu démontrer que Saint-Tugen venait d’Irlande, mais aucun de ses arguments n’emporte la conviction. 
-  La Bretagne est le pays des légendes (légende de la sœur de Saint-Tugen et histoire de la clef ) 
-  Les personnes atteintes de la rage étaient étouffées entre 2 couettes de balle, surchargées de poids lourds. La lugubre exécution avait lieu parfois au sein de lits-clos où l’on enfermait garrottés d’infortunés patients. 
-  A propos de chiens enragés : ils doivent tous comparaître devant Saint-Tugen, dans son église, avant de mourir, pour lui rendre compte de leur conduite. Furieux de se sentir attirés dans cette direction , ils mordent tous ceux qu’ils trouvent……..Pour éviter le châtiment qu’ils ont mérité, les chiens mentent à Saint-Tugen…. 
-  Quand on rencontre un chien enragé, il faut réciter la formule suivante :
Ki klaon kerz hen da hent……..Chien malade, passe ton chemin
Sao er park ha torr da zent……..saute dans dans le champ et brise tes dents
Erru ar groas hag ar baniel……….Voici la croix et la bannière
Hag an otrou Sant-Tugen……….ainsi que Monsieur Saint-Tugen
 

-  Depuis 1672 la trève de Saint-Tugen possède la petite chapelle de Saint-Théodore. Quatre manoirs faisaient partie de la trève : Lézurec, La salle, Keronou et Kérouil. 

-  A l’intérieur, du côté de l’Evangile, on aperçoit une chambre appelée ‘’prison de Saint-Tujan’’. La lumière n’y arrive que par une petite ouverture garnie de barres de fer (1593). …..Cette prison était destinée à recevoir les ivrognes et autres indésirables qui troublaient l’ordre aux jours de pardon. Selon une tradition rapportée par Monsieur Le Carguet, on y aurait enfermé les personnes enragées pour attendre la mort. 
-  Saint-Michel terrasse de sa lance un épouvantable dragon (anecdote : Saint-Michel est devenu aujourd’hui le saint patron des militaires servant dans les troupes parachutistes) 
-  Saint-Tugen est également invoqué pour les maux de dents 
-  Saint-Christophe est le saint patron des automobilistes. Les anciens l’invoquaient dans les temps de peste 
-  Le chanoine Pérennès décrit également l’enfeu des seigneurs de Lézurec et le catafalque ( déjà vus) 
-  Aux fonts baptismaux, se trouve un foyer…..D’après une opinion assez courante, il servait à chauffer l’eau de baptême en hiver. 
-  Se fondant sur un texte de Clément Marot qui se trouverait à la bibliothèque nationale, L’Abbé Velly affirme que Marguerite d’Angoulême, sœur de François 1er serait venue prier en 1525 dans la chapelle primitive. Elle y aurait fait vœu de la transformer en grande église si elle parvenait à obtenir de Charles-Quint la grâce de son frère prisonnier. Exaucée, elle aurait accompli son vœu quelques années plus tard. Mais, après vérification, le chanoine Pérennes précise que le texte en question ne figure pas à la bibliothèque nationale. L’Abbé Velly est ainsi contredit dans ses écrits. 
-  Dans un arrêt du 3 mars 1770, le Parlement de Bretagne demande :
Au sujet de nourrir les pauvres…….
La fabrique répond : « nous allons les employer afin de leur faire gagner leur pain pour charroyer et tirer des pierres ….à condition de faire 2 voyages par jour du village de Kervigoudou (Beuzec-Cap-Sizun). 
-  Le Darbareur confectionne le mortier ( ce mot ne figure pas au Larousse) 
-  Le chanoine confirme l’histoire du calice et l’identité de Jeanne Cuillandre épouse de Marc Normant. Il est vrai qu’il se réfère à Daniel Bernard pour cette anecdote. 
-  1908 : l’église est classée monument historique. 
-  L’Abbé Velly a fait 7 éditions de sa monographie 
-  Quelques définitions : OBIT -service religieux. VIGILES- Vêpres des morts 
-  En 1524, il y avait plusieurs ecclésiastiques à Saint-Tugen 
-  En 1537, sept pardons étaient célébrés annuellement . 
-  C’est un lieu de pèlerinage très fréquenté : nous y avons remarqué tous les ans les costumes de FOUESNANT, CORAY, CHATEAULIN, et quelques uns du Morbihan…..On peut évaluer à plus de 12.000 le nombre de personnes qui défilent chaque année devant la chapelle. 
-  Au jour du pardon, dans la trève de Saint-Tujan, le maître de maison conviait à déjeuner ses parents et amis éloignés. Au milieu du repas, il disait lui-même ce qu’on nomme ‘’les Grâces’’ : Pater et Ave pour tous les parents vivants, présents et absents. De profondis pour les parents défunts et pour tous ceux qui ont habité la maison, jusqu’à la 9ème génération . 
-  Le 17 juin 1725, naufrage du bac AUDIERNE-POULGOAZEC transportant les pèlerins de Saint-Tugen - 52 noyés

Le cahier de Monsieur Abjean
(écrit par l’association de sauvegarde du patrimoine religieux de Primelin- observations : Roger Moullec)

« Imaginez au début de ce siècle (le 20ème), dans sa chambre étroite d’un presbytère du bout du monde, entre un catéchisme ou une confession en breton, une visite de malade ou la nécessaire séance de jardinage, le jeune vicaire compulsant les parchemins…. »

Telle est l’entrée en matière de cet ouvrage auquel le lecteur pourra se reporter pour la plus grande satisfaction de l’association.. Je ne dirai donc rien de plus sur ce cahier, me limitant aux commentaires de Roger Moullec. 
-  Tout d’abord le cahier . Comme je l’ai dit au début de ce chapitre, ‘’Ti Adèle’’, la fidèle servante du recteur Claquin, avait l’habitude d’allumer le feu avec les ‘’vieux papiers du coffre’’. Ce zèle destructeur est sans doute responsable de la disparition d’archives précieuses définitivement perdues.
Le vocable ‘’Ti’’ mérite peut-être une explication : Ti est un terme de respect utilisé pour s’adresser à une personne connue, généralement âgée. A cette occasion, les rédacteurs nous rappellent un certain nombre de termes en usage dans le Cap : Maern = marraine, Yont = Oncle, Moereb = Tante, Intron Varia = Madame Marie ……..etc. L’explication au sujet des us et coutumes locaux témoignent d’une connaissance approfondie du sujet. 
-  Une carte de PRIMELIN figure en annexe. On y remarque la curieuse coupure de Kerlaouen entre 2 paroisses et la hernie d’ESQUIBIEN sur le territoire naturel de PRIMELIN. Selon certains, cela remonterait à la peste de 1349. Histoire classique de sacrements donnés par le clergé d’ESQUIBIEN, alors que le clergé de PRIMELIN n’avait pas pu ou voulu se déplacer. Les promeneurs d’aujourd’hui ne se rendent sans doute pas compte de ce que les premières maisons situées sur le littoral, à l’ouest du ruisseau qui sert de limite séparative naturelle entre les deux communes, sont situées sur la commune d’ESQUIBIEN.
·- Monsieur Le Carguet (précédemment cité) percepteur à AUDIERNE se fit porter malade pour ne pas procéder aux inventaires. 
-  Les rédacteurs nous rappellent aussi quelques unités de mesure anciennes. J’ai consacré un chapitre à ce sujet ; je n’y reviens pas. 
-  La famille du Menez (manoir de Lézurec) était originaire d’AUDIERNE (quartier de la Montagne) – [ remarque de l’auteur : Le fondateur des Capucins d’AUDIERNE, Vincent du Menez serait donc retourné sur le territoire de ses racines locales ].
Un du Menez était écuyer de DUGUESCLIN au siège de POITIERS . 
-  Les rédacteurs publient ici une correspondance de Mademoiselle Petitpas, professeur, adressée au chanoine Pérennès en 1935. Elle a trouvé à la bibliothèque nationale, en 1914, un manuscrit de la main même de Clément Marot, daté de fin d’année 1525 et année 1526. Ce document raconte le voyage de Marguerite d’Alençon en Bretagne, son pèlerinage et son vœu à Saint-Tugen. Ce vœu fut réalisé de 1528 à 1534 à Saint-Tugen, où la chapelle devint église.
Nous avons pris connaissance de ces faits par les écrits de l’Abbé Velly, mais cette affirmation a été démentie par le chanoine Pérennès.
Choix cornélien !!! Qui a raison ???
°°°°°°
Roger Moullec précise également que de grands travaux de restauration ont été effectués entre 1981 et 1995, qu’il n’y a pas de lutrin, contrairement à ce qui a été écrit par René Couffon et Alfred Le Bars (répertoire des églises et chapelles), et que le séjour dans la ‘’chambre de dégrisement’’ n’est pas prouvé . Il apporte par ailleurs de nombreuses précisions concernant le mobilier, sujet que je n’ai pas abordé, ayant peut-être et même sûrement trop longuement parlé de Saint-Tugen au goût du lecteur.

Le point de vue de l’auteur

Je ne prendrai pas parti dans un débat d’historiens, laissant à chacun la responsabilité de ses affirmations. Mais le lecteur est en droit de se demander pourquoi j’ai attaché tant d’importance à Saint-Tugen. Les raisons sont multiples : 

- Saint-Tugen est classé monument historique depuis 1908, soit bientôt un siècle. 
-  La documentation qui m’a été confiée est abondante : 4 auteurs respectables cités en tête de ce chapitre qui ont tous étudié le sujet, enrichi par l’érudition de Roger Moullec et ses pertinents commentaires. Ils ne sont pas tous d’accord entre eux, jusque dans l’orthographe : le Saint-Tujan du chanoine Pérennès redevient Saint-Tugen à l’association de sauvegarde. Je ne suis pas historien et n’ai pas la prétention de le devenir. Simple narrateur, je prends acte de tout ce qui a été écrit, juste ou faux. Au lecteur de se faire sa propre opinion. 
-  Les commentaires de Roger Moullec ont fait l’objet de recherches approfondies. Il estime (notes non écrites) qu’il n’y a pas lieu de retenir l’hypothèse des souterrains évoquée par l’Abbé Velly, et Daniel Bernard dans son étude sur la seigneurie de Lézurec. Les raisons sont d’ordre géologique, la constitution des sols ne se prêtant pas à de telles réalisations. 
-  Le naufrage de 1725 est un témoignage de l’importance accordée au pardon de Saint-Tugen. C’était avant la révolution. Le premier pont D’AUDIERNE datant de 1856 n’existait donc pas. 
-  Enfin, et ce n’est pas la moindre de mes raisons, un attachement de ma famille à cette chapelle. Voici pourquoi :
Mon père, Jean-Hervé, est mort de mort violente, victime d’un accident du travail, écrasé par un wagonnet chargé de pierres, sur le chantier de construction de la digue de Sainte-Evette (Esquibien), le 15 juillet 1941, à l’âge de 52 ans.

Ses dernières paroles , alors qu’il se vidait de son sang, furent :

Ô Sant-Tugen, Ô sant-Tugen

Le lecteur comprendra que je n’en dise pas davantage.

Ce qui a paru intéressant à Daniel Bernard, au plan de la réalité historique à CLEDEN, n’a pas retenu l’attention des ‘’passeurs de mémoire’’ d’ESQUIBIEN . Personne ne contestera la référence à Daniel Bernard puisqu’une partie de son œuvre vient d’être rééditée. Certes, la vie d’un homme est peu de chose. J’ai vu mourir des jeunes, au combat. Les morts ne m’ont jamais laissé indifférent. J’ai retenu, uniquement pour la réflexion, quelques citations à ce sujet :
L’oubli des vivants fait mourir les morts (Célèbre auteur inconnu)
L’oubli est fait du silence des morts, et du mutisme des vivants (Robert Brisebois)
Mourir n’est rien, c’est être oublié qui est terrible (Michel Folco)
Un injustice n’est rien, si on parvient à l’oublier (Confucius)


°°°°°°

Pour le mot de la fin, je crois qu’il faut laisser la parole à l’invocation de Saint-Tugen

Cantique

Etre Parrez Eskibien ha parrez Primelen
Dem-dost da barrez Goulien ha da barrez Kleden
Zo savet eur chapel gaër , hag eun tour braz meurbet
En enor da Zant Tugen , Zant Tugen benniget

Entre les paroisse d’Esquibien et de PRIMELIN
Près des paroisses de Goulien et de Cleden
Est élevée un belle chapelle et une très grande tour
En l’honneur de Saint-Tugen, Saint-Tugen béni


******
Alors grincheux !! Encore des légendes, Encore des cantiques dis-tu !!
Je sais, tu n’y touches pas !! Tant mieux !!

Un dernier mot : Tous les ans, la procession qui fait suite aux vêpres du pardon de Saint-Tugen, se rend au calvaire situé à l’entrée des dunes de Trez Goarem. Les processions ne connaissent pas de frontières car, si Saint-Tugen est situé sur la commune de PRIMELIN, le calvaire se trouve sur la commune d’ESQUIBIEN. Interparoissialité, communauté de paroisses, ensemble paroissial, quel que soit le terme retenu, la procession de Saint-Tugen montre la voie du bon sens et de la raison. Si les ‘’croix et les bannières’’ ne connaissent pas de frontières, si les paroisses ont su vaincre les ridicules limites administratives de leurs clochers , qu’attendent donc les communes pour abandonner un peu de leur ‘’pré carré’’ et en faire autant,
dans l’intérêt général du Cap-Sizun ??

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A Suivre Ma Bro Hirio suite 8 











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Published by spartacus - dans livres
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