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situé au bout du monde, au pays des calvaires, au pays des chapelles, au pays du grandiose, là où finit la terre et commence la mer.

Regardez!!

 

 

 

 


 


Evel ar C'hap, n'eus bro ebet

Il n'y a pas de pays comme le Cap

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Toutes ces miniatures sont extraites de l'album photo du blog. Elles correspondent chacune à un article qu'il suffit de demander dans la liste des articles 

 

 

 

 

 

12 juin 2006 1 12 /06 /juin /2006 11:41

Ma Bro Ar C'Hap Hirio suite 3


3- Economie

31 – Agriculture 


Le sujet a déjà été abordé et partiellement traité dans la présentation des communes, en citant le nombre des exploitations. (chiffre de 1996 il est vrai ). Les chiffres sont évolutifs et auraient mérité une actualisation, ce qui aurait donné un nouveau chiffre de valeur ponctuelle puisque toujours évolutif. Je n’ai pas insisté.
Le canton de PONT-CROIX comptait 362 exploitations en 1991. En 1995, il n’en restait plus que 270 ( taux de disparition :7,1%). L’analyse de cette situation permet cependant de dire que : 
- Le nombre d’exploitations a encore varié, donc diminué depuis cette date 
-  La taille des exploitations a augmenté par le biais des fermages 
-  L’élevage porcin est une activité principale de l’agriculture locale. (Le Finistère est le 2ème département français dans ce domaine).. Il ne s’agit pas cependant d’une exclusivité en la matière, car on trouve encore des vaches dans la campagne capiste. (Le Finistère est le 4ème département laitier, et assure 50 % de la production nationale). Mais, la conséquence de l’élevage des porcs est l’abondance de lisier, donc de nitrates, qui voit l’émergence de nouveaux projets, donc de nouveaux dossiers du type ‘’Val Ouest’’ dont j’ai déjà parlé. Quoi qu’il en soit : 
- L’agriculture reste une activité importante en Cap-Sizun, et doit composer avec de nombreux paramètres :
- La politique agricole commune
- Les prix de revient et les prix de vente (marché au cadran)
- Les primes en tous genres : à la tête, à l’hectare, à la jachère etc.. 
- La cohabitation agriculture-vie citadine pose parfois quelques problèmes. Par nature, l’élevage quel qu’il soit, produit des nuisances olfactives que les citadins supportent mal. Beaucoup de gens souhaitent vivre à la campagne, une vie bucolique avec des fleurs et des petits agneaux. Ceci entraîne parfois des divergences de vue, voire même des frictions ou des procès. 
- Le problème est le même pour le tourisme. Les parisiens ont l’habitude du métro et de l’ozone. Une odeur de fumier n’est pas particulièrement souhaitable ni souhaitée à proximité d’un hôtel de standing. Soit !!
Il y a donc un ‘’modus vivendi’’ à trouver, si chacun veut bien faire un effort. Dans la pratique, on assiste plutôt à l’émergence de groupes de pression , les ‘’lobbies’’ qui transforment leur point de vue en poids électoral. AUDIERNE, ville commerçante, s’est particulièrement distinguée en la matière : contournement d’AUDIERNE et ses conséquences !! Tout cela aboutit à des caractéristiques pour ne pas dire couleurs des municipalités, essentiellement agricoles pour certaines (exemple :BEUZEC), ou non concernées par l’agriculture (exemple AUDIERNE où il n’y a plus d’exploitation), ou mixtes (exemple PLOUHINEC et ESQUIBIEN).
L’agriculture est un fait, un fait incontournable, et si on veut porter une appréciation sur une commune rurale, par exemple BEUZEC, on s’aperçoit que les choses marchent aussi bien qu’ailleurs : le bourg est propre, joliment fleuri, la voirie en amélioration permanente, l’urbanisme une réalité, j’en passe. Je connais bien cette commune, et je n’y ai pas trouvé de ‘’casse de voitures’’, non déclarée comme à AUDIERNE, à 120 mètres du domicile d’un élu exerçant son mandat dans la fonction d’adjoint municipal, et à 600 mètres d’un monument historique bénéficiant d’un périmètre protégé dans un rayon de 500 mètres.
L’enquête effectuée en 1996 a déterminé l’âge moyen de l’agriculteur capiste : 42 ans, alors qu’elle était de 47 ans en 1991. Il y a donc rajeunissement. Aujourd’hui, une exploitation agricole c’est : 
- Une gestion informatique 
-  De nombreux engins : tracteurs, accessoires nécessitant pratiquement une formation mécanique de base 
-  Une recherche de productivité et de rendement 
-  Une remise en cause permanente
Population jeune, mécanisation très poussée, exploitations semi-industrielles, cette nouvelle agriculture est un fait capiste. Le négliger, ne pas en tenir compte, voire lui tourner le dos, serait une grossière erreur. Mais , nous sommes peut-être déjà dans ce schéma erroné puisque notre représentation nationale, titulaire et suppléant sont issus du milieu maritime. Un dosage terre-mer eut paru plus approprié, plus judicieux et surtout plus représentatif, à savoir un titulaire du milieu de la mer, un suppléant du milieu de la terre. Les échéances à venir (en 2007) confirmeront ou infirmeront ce point de vue ; il faut bien prendre des risques en imaginant l’avenir. Mais, il faut noter aussi que la population rurale s’ouvre de plus en plus à la population citadine par le biais d’activités extra-agricoles : vacances à la ferme, tables d’hôtes, gîtes ruraux etc.. ce qui amène les gens à se rencontrer, se connaître et même s’apprécier.
Une des conséquences majeures de l’agriculture est la pollution de l’eau par les nitrates provenant des épandages de déjections animales. Certes, l’agriculture n’est pas la seule responsable. Il existe d’autres causes, mais les choses sont ce qu’elles sont, au point d’en faire un enjeu national et régional. Lisons ‘’Le Monde’’, édition du 11/9/2002 :
« la lutte contre la pollution de l’eau en Bretagne est un éternel recommencement. La décennie passée a vu la réglementation enfler, les plans se succéder, les crédits s’additionner. Apparemment en pure perte. Dans 39 prises d’eau brute, le taux de nitrates dépasse le seuil d’interdiction de 50 mg/ litre. Il reste proche de ce seuil ailleurs. Des dizaines de milliers de tonnes d’algues vertes ont été ramassées sur la côte cet été. La région est toujours confrontée à l’équation suivante : l’agriculture et l’industrie agroalimentaire restent les piliers de l’économie bretonne, mais les excréments des milliers d’animaux élevés dans les 35.000 exploitations saturent le sol de nitrates……
Tout le monde en Bretagne s’accorde désormais sur une priorité : il faut se débarrasser de 110.000 tonnes d’azote en excédent d’ici fin 2005……
Diminuer la production est une solution catastrophique. Si on perd des animaux, on perd es emplois affirme Jean Claude Commault directeur de la COOPERL. Moins de cochons, c’est moins d’aliments à fournir, moins d’engrais et de matériel agricole vendus, moins d’abattage, moins de transformation
……
******
Vaste sujet de réflexion qui concerne aussi le Cap-Sizun. Nous connaissons les algues vertes, l’achat d’eau minérale en raison de la teneur en nitrates des eaux , tant celles distribuées par les réseaux officiels que celles puisées directement dans le sol. Autrefois, de nombreuses exploitations et maisons de villages, disposaient de puits fournissant de l’eau potable. Aujourd’hui, les puits sont utilisés uniquement pour arroser les jardins et laver les voitures en raison de la pollution. Cette situation n’est pas totalement imputable à l’agriculture. Les fosses septiques, les désherbants et produits de jardins, les pollueurs en tous genres (décharges sauvages, vidanges d’huiles de moteurs dans la nature…etc) ont leur part de responsabilité. Mais, la conquête de l’eau est un problème, et le slogan ‘’Bretagne eau pure’’ ne devrait pas être qu’un slogan.

Dans son édition du 10/9/2002, le journal ‘’Le Monde’’ titrait : « La Bretagne outragée », en désignant les coupables :
« l’élevage intensif des porcs et des volailles. Deux cochons sur trois sont produits dans l’ouest ».
Le mot de la fin, pour ce chapitre, se réfère à un exemple personnel :
La maison dans laquelle je demeure, construite au début du XX ème siècle par mes parents, dispose d’un puits qui n’a jamais tari. Trouvé et creusé par mon père, ce puits était réputé autrefois auprès des maçons du Cap qui, construisant des maisons à AUDIERNE, venaient s’y ravitailler pour la boisson, en raison de la pureté de l’eau et de sa fraîcheur. Toujours aussi fraîche, cette eau est aujourd’hui inutilisable à des fins domestiques. Heureusement, il y a l’eau minérale, et le malheur des uns qui fait le bonheur des autres.

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32 – Pêche et Mer

La pêche en Cap-Sizun, c’est AUDIERNE, plus exactement AUDIERNE-PLOUHINEC, car AUDIERNE n’est qu’un nom comme je l’ai déjà dit puisque les installations portuaires sont à Poulgoazec en PLOUHINEC. Mais, ici aussi, il faut bien commencer par des chiffres et des éléments de comparaison. Comme toujours, les chiffres n’ont qu’une valeur ponctuelle, car ils sont évolutifs.
La presse locale, (Télégramme du 16/2/2002) a avancé pour AUDIERNE le chiffre de 52 bateaux ( 25 ligneurs, 12 fileyeurs, 4 palangriers et divers : goémoniers, navires à passagers etc..). Par comparaison, DOUARNENEZ ne compte plus que 35 bateaux. Par téléphone, à la date du 4/2/2002, les Affaires Maritimes de QUIMPER annonçaient :
AUDIERNE 51 bateaux et 170 marins. Par comparaison, 348 bateaux au GUILVINEC, soit le chiffre d’AUDIERNE multiplié par 7.
Les élections au comité des pêches , le 13/1/2003, ont retenu les chiffres suivants à propos des électeurs potentiels :
GUILVINEC : 1.385 – AUDIERNE : 152- DOUARNENEZ : 144
La perte de compétitivité de DOUARNENEZ est évidente puisque ce port se situe désormais derrière AUDIERNE. La marine marchande française qui se situait au 4ème rang en 1980 avec à peu près 450 navires, n’occupe plus aujourd’hui que le 27ème rang avec environ 150 navires (pétroliers : 55 – navires à passagers : 52 – le reste divers). La crise qui l’a frappée, a eu des effets sur la pêche. Pays de marins, le Cap a vu des anciens de la ‘’Mar-Mar’’ obligés de se reconvertir. De nombreux jeunes, privés d’embauche par les compagnies de navigation, ont dû se retourner vers le métier de leurs pères. Les deux débouchés traditionnels sur l’emploi des capistes sont aujourd’hui en difficulté : la ‘’Royale’’ qui privilégie de plus en plus les carrières courtes, la ‘’Mar-Mar’’ qui ne recrute pas et préfère employer des marins d’autres nationalités qui coûtent moins cher que les marins français. Il reste donc la pêche : trouver un embarquement pour les uns sur les fileyeurs, acheter un bateau pour les autres, les ligneurs. Qui dit ligneur dit bar (loup en Méditerranée), le poisson noble par excellence, qu’il faut aller chercher dans les coins dangereux autour de la Pointe du Raz et du Raz de Sein.. Le bon pêcheur de bar (ils ne sont pas bons, mais plutôt excellents), gagne correctement sa vie puisque le prix moyen de ce noble poisson a été de 15,33 € (101,87 frs) le kilog au cours de l’année 2002. On a déjà vu, à plusieurs reprises, des ligneurs ramener 100 kilogs de bar en une seule sortie d’hiver . Calculons : 15,33x 100 = 1533 € (10.187 frs) en une seule journée. Mais, les journées à 100 kilogs sont faites pour compenser les journées à 5 kilogs et les bredouilles, et dans tous les cas, il faut aller chercher le poisson là où il est, ce qui n’a pas échappé aux médias, ainsi que je l’ai déjà dit. Méfions-nous cependant d’imaginer une situation un peu trop idyllique. Les ‘’Seigneurs de la Mer ‘’ sont courageux, parfois à la limite du culot. Ils sont adroits, connaissent le milieu et ont ce fameux coup d’œil salvateur qui leur permet de donner le bon coup d’accélérateur pour éviter la traîtresse déferlante celle qui serait fatale car elle ne pardonne pas. Mais, tenir un ou plusieurs bars au bout de la ligne, procure aussi une sensation de plaisir qui fait dire au pêcheur qu’il a vaincu l’adversaire et domestiqué sa proie . Un dernier chiffre : 280.000 poissons ont fait l’objet d’un marquage individuel en 2001 à AUDIERNE (label : bar de ligne).
Comme l’agriculture, la pêche a connu ses crises. D’abord port sardinier jusqu’au début du XX ème siècle, puis port sardinier et thonier (premier port thonier de la façade atlantique en 1972), après des essais de reconversion au chalut, AUDIERNE a finalement choisi la pêche côtière qui se traduit par le choix de la qualité des espèces mises à la vente quotidiennement. Qualité et fraîcheur sont donc les caractéristiques du produit audiernais : lotte, lieu, bar, sole, crustacés, la liste n’est pas limitative. Reconversion réussie par conséquent. AUDIERNE a aussi gardé des vestiges du temps de sa splendeur, dont une école de pêche sur le front de mer, et pour laquelle plusieurs projets ont déjà été élaborés sans résultat. A l’heure actuelle, un nouveau projet est avancé. Je n’en parle pas car il ne s’agit pas d’un dossier local.
Après avoir formé des marins pour la marine de commerce et la pêche, initialement installée dans une ancienne usine aujourd’hui démolie, l’école dite de pêche s’est installée dans des locaux neufs, achevés en 1964. Aujourd’hui fermé au profit de l’école de pêche du GUILVINEC, cet établissement dont les bâtiments ont dû être murés pour cause de squat et vandalisme trône le long du môle, à l’état d’abandon. Quel est son avenir ? Difficile de prévoir dans ce port d’AUDIERNE qui fut autrefois le 5ème port de pêche français, pour devenir seulement le 35ème, en 1990. (cf : thèse A. Treussier, page 18).
Quant aux crustacés (langoustes, homards, araignées, ..etc), ils sont soit présentés directement à la vente sur les marchés locaux, soit achetés par les ‘’Grands Viviers d’AUDIERNE’’ qui emploient une trentaine de personnels et expédient des produits de qualité tant en France qu’à l’étranger.
AUDIERNE fut autrefois un quartier maritime florissant, dirigé par un administrateur des affaires maritimes. Aujourd’hui, ce poste n’est plus pourvu, et l’immeuble qui abritait les services maritimes a changé de vocation, puisqu’il abrite également les services de l’équipement qui cohabitent. L’administration de la mer est toujours représentée, mais elle vivote, et les personnels ne sont pas remplacés à leur départ. Le Cap d’ailleurs, peut s’attendre à d’autres redéploiements ou regroupements d’administrations et services (perception, gendarmerie…). On appelle cela pudiquement restructuration.
La pêche en général, donc AUDIERNE également, souffre des directives européennes de plus en plus contraignantes. Traditionnellement pratiqué par des gens indépendants et même individualistes ce métier doit se soumettre de plus en plus aux différentes réglementations : quotas, tailles des espèces, temps de pêche etc…Sans compter les charges, les prix de carburants et tant d’autres facteurs à considérer. Tout le monde a gardé en mémoire l’incendie du Parlement de Bretagne à RENNES, le 4/2/1994, lors des manifestations violentes de marins-pêcheurs.
On ne peut passer sous silence la solidarité des gens de mer en cas de naufrage. Impressionnante solidarité dans ce métier d’individualisme. Le marin audiernais sait ce que courage veut dire. J’ai déjà parlé du patron de bateau de sauvetage audiernais : René Autret, sauveteur de 233 personnes, dont une rue porte le nom à AUDIERNE. Il faut visiter cette rue pour ne pas en croire ses yeux. L’indécence au grand jour, dans l’indifférence générale.
Notons enfin un dernier chiffre :
En 2002, les apports en valeur du port d’AUDIERNE ont été évalués à 5.178.000 € (33.965.453 francs), contre 5.033.000 € en 2001 (33.014.315 francs) en 2001. Cette augmentation en valeur ne saurait dissimuler une diminution du tonnage (-100 tonnes en 2002 par rapport à l’année précédente).
La cohabitation entre marins-pêcheurs professionnels et pêcheurs-plaisanciers ne pose pas de problème particulier, chacun ayant sans doute à cœur de respecter l’autre dans un contexte de gagne-pain pour les uns, plaisir pour les autres.
Quant aux caractéristiques du port d’AUDIERNE : difficultés d’accès, ensablement, on ne peut que traiter les problèmes ‘’au coup par coup’’ en organisant les dragages et les balisages. Une chose est sûre : on ne reverra plus jamais à AUDIERNE la flottille des langoustiers capistes (une trentaine), au repos devant l’école ‘’Pierre Le Lec’’, pendant les vives-eaux (gros coefficients de marées), attendant les mortes-eaux (petits coefficients), pour aller au phare d’Armen ou ailleurs, chercher la langouste et le homard breton qui ont fait leur réputation. L’emplacement est aujourd’hui occupé par les bateaux d e plaisance .
Adieu les ‘’Stalingrad’’ et autres ‘’Intronn Varia … ‘’ ou ‘’San …’’ ou ‘’Reine des flots’’

******

33- Tourisme et commerce

La Pointe du Raz est la locomotive du Cap-Sizun. Soit !! Je l’ai déjà dit. J’ai aussi cité un ancien évêque du diocèse, Monseigneur Barbu. Voici ce qu’il écrivait et faisait publier dans le bulletin paroissial d’AUDIERNE en mars 1987 :
Pour l’avenir du Finistère
« Et comment assurer le difficile équilibre entre les grandes surfaces et les petits commerces indispensables à la vitalité de nos communes rurales ? Que l’on ne compte pas trop sur le tourisme, dans la mesure du moins où, nous dit-on,’’depuis 1982, l’évaluation de la saison par les professionnels du tourisme breton est de plus en plus pessimiste’’, spécialement en raison des désajustements entre l’offre et la demande (octant 28).
Seuls semblent épargnés, mais non sans problèmes ni sans inquiétude, la fonction publique, les services nationalisés, les milieux bancaires, et quelques rares privilégiés, dont la réaction spontanée est de s’accrocher à leurs avantages acquis, dont la sécurité de l’emploi n’est pas le moindre.
Dans ce contexte, quel espoir pour les chômeurs ? Quelle sécurité pour les familles ? Quels projets pour les jeunes ?


°°°°°°
Il semble donc que le tourisme soit, dans les régions qui ne bénéficient pas d’un climat particulier (soleil, chaleur etc…) une activité saisonnière donc une activité d’appoint, aux retombées limitées, particulièrement en terme d’emploi. L’appellation ‘’industrie touristique’’ n’est donc pas très exacte pour ce qui concerne le Cap-Sizun . Quoi qu’il en soit, cette activité doit être organisée dans un contexte plus général d’équipements structurels, à vocation de loisirs, déplacements, stationnements, consommation et bien-sûr environnement, atout essentiel en la matière

331- Rappel historique-

(Référence : internet- Les coulisses de la grande distribution- Albin Michel)
Les consommateurs sont pour le commerce, ce que les électeurs sont pour la politique. On n’a jamais vu un automobiliste consommer autre chose que des bonbons ou des cigarettes, tant qu’il est au volant de sa voiture. Il devient consommateur quand il a garé son véhicule, pour devenir piéton. C’est une ‘’Lapalissade’’. Il est inutile de vouloir opposer le commerce de centre ville et le commerce des grandes surfaces. Les atouts ne sont pas les mêmes et chacun a les siens.
Après la 2ème guerre mondiale, un américain d’origine colombienne : Bernardo Trujillo, a été l’inventeur du célèbre slogan :
NO PARKING, NO BUSINESS
Et
L’AVENIR est au TOUT AUTOMOBILE

Les grandes surfaces s’installent en périphérie pour disposer de parkings. On s’y rend en voiture. Les centres villes sont asphyxiés, les conditions de circulation sont parfois impossibles à résoudre, et les rares places de parkings sont souvent occupées par des ‘’voitures-ventouses’’ appartenant aux acteurs économiques qui ont besoin des consommateurs pour travailler etc… Quadrature du cercle ? Seule solution, en tenir compte lorsque l’on fait une restructuration : circulation et stationnement sont les deux mots-clés d’un centre ville. On ne peut se plaindre d’une mauvaise situation économique lorsque l’on a tout fait pour en arriver là, en refusant les remèdes tels que déviations, contournements, ronds-points etc.. Le décideur décide et assume la responsabilité de ses décisions et des priorités retenues. Décider de traiter en priorité un centre ville comme un lieu de passage au lieu de le traiter comme un lieu de séjour, peut s’avérer être une erreur de jugement. Or, tout comme au combat, il n’y a pas de place pour l’erreur dans l’exercice de la responsabilité. Au combat, l’erreur est sanctionnée par des pertes en vies humaines. En économie, l’erreur est signe de faillite. Inutile de chercher des médicaments homéopathiques. C’est ainsi, et les ‘’cautères sur jambe de bois’’ n’y changeront rien. Aide toi, le ciel t’aidera !! Il ne sert à rien de se plaindre d’une situation dans laquelle on a une part de responsabilité : on ne peut concilier ‘’le beurre et l’argent du beurre’’ ; la défense des intérêts particuliers et l’intérêt général sont incompatibles. Et l’humour ne perd pas ses droits, lorsqu’un commerçant de centre ville du Cap rencontre un de ses clients ou connaissance dans un grande surface, à QUIMPER par exemple. C’est ainsi, et pas autrement. AMEN !!
Quoi qu’il en soit, le tourisme n’est qu’une composante de l’activité économique à caractère commercial . Activité saisonnière par définition. L’économie se compose donc de : 
-  Une activité permanente, concernant la population sédentaire 
- Une activité saisonnière concernant les vacanciers

332-Activité permanente

Pour ce qui concerne l’activité permanente, donc annuelle, il n’y a pas grand chose à dire. La démographie parle d’elle même. Population en diminution, donc de moins en moins de clients, même si cette clientèle peut être considérée comme relativement aisée : certaines retraites de la marine marchande ou de la fonction publique sont disons confortables. Il faut ajouter aussi les gens naturellement aisés, disposant de patrimoine, de locations, de rentes et revenus divers. Cette population est âgée, et constituée en grande partie de gens qui, ayant vécu ailleurs pour des raisons professionnelles, sont revenus dans le Cap vivre leur retraite. C’est ce que Christian Pelras appelle les "retournés au pays’’ auxquels je consacrerai un chapitre particulier :
« Pour sa part, KD, la soixantaine, se sentait à GOULIEN plus étranger qu’un étranger »
( cf :Livre de Pelras sur Goulien,, page 45)
D’ores et déjà, on peut donc parler de différence de mentalité. Il est aisé de comprendre que, dans ce cas, le ‘’retourné au pays’’ s’affranchit de l’économie de réseau (commerçants bien pensants), pour privilégier la course aux meilleurs prix, les promotions et les produits d’appel qui sont la spécialité des grandes surfaces. On peut tout de même rappeler aussi, à cette occasion, que les propriétaires de grandes surfaces sont généralement issus du milieu des petit commerçants, le meilleur exemple étant sans doute Edouard Leclerc. Les rivalités entre les grands et les petits commerces sont donc avant tout, un problème interne relevant d’un choix d’orientation. Les grossistes et les détaillants on toujours existé l’un par rapport à l’autre, comme les épiciers en gros qui, desservant autrefois les épiceries de campagne, cohabitaient parfaitement avec leurs clients
Quant aux difficultés de stationnement, elles existent même hors saison touristique. Plus de place pour stationner à AUDIERNE dès 9 heures du matin, même en hiver, alors que les places de parkings sont occupées par des véhicules faciles à identifier par la publicité qu’ils arborent. Sans solution aussi le stationnement devant l’école Pierre Le Lec à AUDIERNE, à l’entrée et la sortie des élèves. L’avenir dira si les travaux effectués récemment ont été bien évalués, car c’est sur le long terme que l’on mesure les résultats qui permettent de dire que les décisions prises étaient les bonnes, selon le vieux principe qui dit que ‘’diriger c’est prévoir’’. Il semblerait tout de même que la présence de l’école aurait dû peser sur les décisions car , rien ne laisse présumer un déménagement de cet établissement, qui existera sans doute encore pendant longtemps, ce qui est tant mieux, mais avec ses problèmes ce qui est tant pis. Mais, il faut rappeler, à cet occasion, l’existence d’un vieux projet qui consistait à élargir le quai Anatole France passant devant cette école, projet abandonné lors de l’exécution de travaux récents. L’avenir jugera !!

333-Activité saisonnière : le tourisme-

Un grand mot ! Le maître-mot couramment répandu en la matière est :
‘’faire venir les gens dans le Cap’’
Bien sûr !! Mais le Cap a un attrait naturel en raison de ses paysages (Pointe du Raz, la locomotive, 1 million de visiteurs par an ), de son patrimoine, de la fraîcheur de ses produits de la mer et beaucoup d’autres atouts. Privilégier l’appel du client pour le faire venir est une chose, le fixer et l’amener à consommer est un autre problème . Donc, toujours la locomotive, les rails et les gares ! De ce point de vue, il n’est pas inutile d’aller se promener dans d’autres régions, de devenir soi-même touriste pour évaluer ce que l’on attend et le comparer à ce que l’on reçoit. Faut-il reparler de la piscine, quand on sait que la température de l’eau de mer est plus souvent à 15 qu’à 18 degrés ? C’est ainsi que l’on voit souvent des adolescents se baigner avec des combinaisons de plongée. Et les marées noires ? Et les tennis ? Pas un seul tennis couvert dans le Cap. Pas de base de loisirs, j’en ai déjà parlé. Pas de camping du bord de mer, sauf à PLOUHINEC. Pas de golf, et tant d’autres structures qui font défaut.
Certes, nous savons organiser pléthore de fêtes en tous genres : Fest noz, souper de ceci ou de cela. Seules quelques fêtes émergent : Fête des 4 clochers à CONFORT, des bruyères à BEUZEC et du goémon à ESQUIBIEN par exemple. Le reste n’est qu’une gigantesque ‘’bouffe’’, souvent dépendante de la météo, dont l’aspect culturel et la présentation du Cap dans sa tradition sont contestables. En tout cas, cela n’est pas significatif d’un mode de vie capiste. Pour ma part, je n’ai jamais vu un seul Fest noz dans le Cap pendant ma jeunesse : pardons, kermesses, bals, noces, fêtes foraines etc.. oui ! Fest noz, non ! Mais je veux bien croire que je n’ai pas tout vu.
On peut donc résumer ce qui existe, en ordre dispersé : tennis de plein air, campings, circuits de randonnées ( à la côte, des chapelles, et même des lavoirs dont la propreté laisse parfois à désirer, des venelles etc..), un port de plaisance, une école de voile et surf, équitation, aquarium. Ce qui manque : piscine, tennis couverts, golf, activités culturelles, spectacles, animations autres que sonorisations agressives, liste non exhaustive !
La clientèle se compose d’une clientèle de passage qui, par définition, ne fait que passer et consomme peu. Aller et retour à la Pointe du raz, sans pouvoir stationner à AUDIERNE, équivaut à une perte de chiffre d’affaires dans le commerce local. Les remèdes homéopathiques ( zone bleue), n’ont pas que des avantages. Les plaisanciers partant en mer ne peuvent y stationner ; quant aux dégustateurs dans les restaurants, aux terrasses ou dans les crêperies, on imagine sans peine le plaisir de la gastronomie sous la surveillance du chronomètre.
Mais, à côté de la clientèle de passage, il y a celle qui séjourne, le plus souvent dans les familles. Les enfants reviennent passer les vacances chez les parents ou grands-parents, et se comportent en consommateurs avertis puisqu’ils sont ‘’indigènes’’. Ne sous-estimons pas les locations saisonnières. Elles existent, mais il y a peu de fidèles attitrés car cette clientèle change régulièrement de région.
L’organisation de l’économie et du tourisme passe donc par la mise en place d’équipements adaptés et l’aménagement des zones commerciales. De ce point de vue, PLOUHINEC donne le ton et l’exemple dans le secteur de Ty Frap. A AUDIERNE l’organisation mériterait quelques retouches et même des changements. La zone de Kérivoas est suffisamment éloquente à ce sujet : le magasin LIDL s’est installé sans aménagement préalable des accès, et ‘’Monsieur Bricolage’’, pourtant annoncé à grands renforts de déclarations et de polémiques, tarde à venir pour des raisons non diffusées, mais qui tiennent peut-être au non aménagement préalable de l’espace. Une zone se prépare et s’aménage. Elle s’appelle alors ZAC (zone d’aménagement concerté), ZAD (zone d’aménagement différé), ZPIU (zone de peuplement industriel ou urbain, ou encore zone d’intervention foncière, économique exclusive, à environnement protégé, j’en passe, sans oublier tout de même les fameuses zones franches qui ne sont pas de compétence locale. Faire l’impasse sur l’aménagement préalable d’une zone, revient à prendre le risque de ne pas maîtriser la situation dans son ensemble car il n’y a pas d’étude préalable ni de vision globale du projet d’occupation du sol. Tel est le cas à Kérivoas, où l’occupation des terrains situés en façade neutralise et même condamne pratiquement les terrains d’arrière-plan. ESQUIBIEN a été plus prudent en prenant une option de réserve foncière (Kerguerrien) sur quelques hectares, mais pour l’instant, cette réserve n’a servi à rien. (travaux piscine en cours). L’aménagement préalable impose un plan d’ensemble qui, s’il a été bien élaboré, canalise les entreprises de manière à ne pas privilégier une par rapport à l’autre, du point de vue des servitudes diverses, dont les accès. Ceci implique réflexion et préparation, évidemment incompatible avec ‘’vitesse et précipitation’’. Quand le mal est fait, il n’y a plus de solution de rattrapage, et les aménagements effectués ne pourront être que des aménagements circonstanciés.
Il faut aussi parler des offices de tourisme. A l’heure où j’écris ces lignes (8 février 2003), nous sommes en pleine actualité. Créée il y a une dizaine d’années pour remplacer un syndicat d’initiative obsolète, baptisée ‘’Tourisme en Cap-Sizun’’, une structure intercommunale s’est implantée à AUDIERNE, en plein centre ville. Elle a fonctionné normalement, plutôt sans faire de vagues, pendant quelques années, avant de se trouver en dépôt de bilan 2001. Ce dépôt de bilan entraînant la disparition du guichet SNCF, au rôle social incontestable. (Ce guichet n’a pas été recréé depuis). Il ne m’appartient pas d’établir les responsabilités dans ce dépôt de bilan, mais quelqu’un aurait sans doute pu le faire en ayant accès aux dossiers ce qui n’est pas mon cas. Les faits sont là. Une administratrice a parlé de gestion hasardeuse menée au mépris des règles associatives et cautionnées par un bureau muet et un conseil d’administration inopérant (Télégramme du 5/11/2001). Je prends acte de son avis, sans autres commentaires. Il fallait cependant bien trouver une solution : 
-  à PLOUHINEC, choix d’un office municipal (EPIC : établissement public industriel et commercial) fonctionnant sous la tutelle de la municipalité, et donc sa responsabilité. Cette solution logique fonctionne aujourd’hui sans poser de problèmes. 
-  à PONT-CROIX : même choix 
-  à AUDIERNE : choix d’une structure de type associatif dans laquelle la municipalité n’engage pas sa responsabilité, se contentant d’observer du coin de l’œil en désignant un représentant. Et il a bien fallu parler d’argent. La communauté de communes a accordé (péniblement : 20 voix pour, 17 abstentions), une subvention exceptionnelle pour relancer AUDIERNE. Qui dit subvention dit argent public, donc notre argent avec lequel il est recommandé de pratiquer une gestion scrupuleuse. Un projet de budget 2002 a été présenté en équilibre. Conclusion : en 2003, l’office de tourisme s’annonce de nouveau en quête de moyens, ce qui lui vaut une verte appréciation d’une ancienne administratrice déjà citée. Voici ce qui a été écrit dans le ‘’Télégramme du 8/2/2003 : 
-  Cet article me laisse une impression de déjà vécu…… 
-  L’office de tourisme d’AUDIERNE a bénéficié d’une subvention intercommunale double de celle accordée aux autres communes pour des raisons obscures…
- L’état d’esprit, comme les difficultés financières récurrentes figuraient-elles aussi dans l’héritage ? 
-  AUDIERNE n’a pas un statut dominant dans le schéma actuel. Chaque office reçoit une aide uniforme de la communauté de communes ; il appartient ensuite à chacun de trouver ses ressources localement… 
-  Je regrette que l’office d’AUDIERNE perde son temps à chercher des combines pour s’en sortir (AOCP en paravent) plutôt que d’ajuster son mode de fonctionnement à son budget et d’exploiter son potentiel touristique exceptionnel.
AMEN !!
La messe est dite ! C’est clair pour ceux qui veulent bien comprendre. Ajoutons encore que la municipalité d’AUDIERNE a désigné son premier adjoint pour exercer la fonction de vice-président au bureau de l’office en question. Alors ! C’est la déroute Mon Général ? Qu’est- ce qu’on fait ? Effectivement cela ressemble à du ‘’déjà vu’’ et à la persistance dans l’erreur de décision. On peut rappeler , à cette occasion, le tintamarre fait par une association audiernaise, à propos de « la promotion du patrimoine maritime », qui souhaitait la présence d’un élu de chaque commune dans son conseil d’administration. La réponse d’ESQUIBIEN fut cinglante : « Le conseil municipal se méfie. On va encore nous demander des subventions…Inutile de s’y faire représenter par un élu » ( référence : télégramme du 11/11/1997 ).
A mon avis, il reste encore peut-être une solution :
Appeler Pierre Bellemarre pour sa très médiatique émission de télévision :
‘’ il y a sûrement quelque chose à faire’’

Mais, je ne suis pas chargé de proposer des solutions. Pour autant, en regardant fonctionner PLOUHINEC et PONT-CROIX sans problèmes, et BEUZEC en projet, on peut se demander si AUDIERNE ne s’est pas, une fois de plus distingué en faisant le mauvais choix statutaire. L’utilisation de l’argent public doit être contrôlé de manière très stricte, dans le cadre de responsabilités bien définies. Il ne suffit pas de supprimer l’impression d’un document en X exemplaires, pour le remplacer par un site internet. Posons la question ! Qui est responsable ? On va encore répondre personne ! L’argent public, donc le nôtre je le répète, doit être suivi par ceux qui le donnent, ou par ceux qui ont été désignés par les électeurs pour exercer la responsabilité, sinon, c’est l’anarchie ! J’arrête là cette évocation des offices de tourisme pour dire que la guerre des clochers se retrouve aussi dans cette spécificité.
Le tourisme, c’est autre chose que des crêperies, fussent-elles antérieurement magasin à chaussures ou ‘’bistrot du port’’, autre chose que de la ‘’bouffe’’ de type ‘’snack’’ concurrencée par les cafétérias des grandes surfaces, autre chose que des prix élevés dans l’hôtellerie concurrencée par les hôtels de chaînes. Il conviendrait de réfléchir à un remodelage du schéma actuel, sinon , tout périclitera, et il restera les yeux pour pleurer. Halte aux baux précaires, aux loyers élevés. Oui à une base de loisirs dans laquelle aurait pu se trouver l’aquarium, si l’intérêt général avait prévalu par rapport à des intérêts privés et à l’individualisme des clochers. C’est le prix à payer pour la survie. Les atouts existent. Seule une grande politique communautaire, élaborant un schéma de développement en proposant des structures adaptées, permettra de redresser ce tourisme qui s’étiole dans une vie presque végétative. Il faudrait créer une vie économique digne de ce nom, et par voie de conséquence , créer des emplois. La comparaison entre AUDIERNE et PLOUHINEC est à ce propos édifiante. A PLOUHINEC, la zone de Ty Frap est organisée, en plein développement. Tout reste à faire à AUDIERNE, à Kérivoas bien-sûr, mais aussi ailleurs, tant du point de vue des accès que des aménagements divers. Les entreprises ne tombent pas du ciel. Or, ce sont elles qui créent les emplois et paient les taxes professionnelles désormais versées à la communauté de communes. Le temps du chacun pour soi est révolu. Le salut ne peut venir que d’une action collective, dans laquelle chacun mettra du sien. La rivalité AUDIERNE-PLOUHINEC semble tourner à l’avantage de PLOUHINEC. A AUDIERNE d’en tirer les enseignements, dans l’intérêt général et non pour défendre certains acquis, voire des solutions d’arrière-garde et suicidaires qui seront refusées par les voisins. Les faits parlent d’eux-mêmes. Tant pis pour les esprits chagrins et les ‘’Begou Braz’’ (grandes bouches) défenseurs des causes perdues.
Le hasard du calendrier de ma rédaction veut que aujourd’hui, le 22 juillet 2003, j’apprends par voie de presse, la démission des élus de PLOUHINEC du SIVOM (syndicat intercommunal à vocations multiples) de la baie d’AUDIERNE, structure présidée par le maire d’AUDIERNE. Le motif serait le refus de participer au financement de certains travaux effectués sur le territoire d’AUDIERNE. Je ne m’étendrai pas sur ce point particulier de la relation entre deux communes voisines et néanmoins condamnées à s’entendre. La presse locale des 12, 17, 22 et 23 juillet 2003 s’est fait l’écho de ce nouvel incident de parcours dans la mésentente. Le lecteur intéressé pourra consulter mes références pour tenter de comprendre qui a tort ou raison. Pour ne pas être accusé de partialité, je ne prendrai pas position et me contenterai de lire :
« Travaux au rond-point d’AUDIERNE : le maire s’explique………Une négligence et un manque de communication qu’il reconnaît volontiers……
La polémique suscitée par les travaux au rond-point de la liberté a amené l’opposition à remettre en cause la transparence des prises de décision … …
Le point fort de la réunion a été la démission des trois Plouhinécois
Les Plouhinécois ont annoncé qu’ils ne cautionneraient pas cette opération entachée pour eux d’irrégularités »


Alors, si un responsable reconnaît ses torts en plaidant coupable, on peut se demander si les autres n’ont pas raison, et ceci est toute la clé du problème et même sans doute aussi la solution !!

In Cauda Venenum

A Suivre Ma Bro Hirio Suite 4


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Published by spartacus - dans livres
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