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Le drusthuil, meuble typique du Cap-Sizun

 

La coiffe de deuil "ar jibilinen "

Ces objets sont visibles au musée du patrimoine 

Le  Marquisat de Pont-Croix

et en photo sur le blog

 

 

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situé au bout du monde, au pays des calvaires, au pays des chapelles, au pays du grandiose, là où finit la terre et commence la mer.

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Evel ar C'hap, n'eus bro ebet

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Toutes ces miniatures sont extraites de l'album photo du blog. Elles correspondent chacune à un article qu'il suffit de demander dans la liste des articles 

 

 

 

 

 

26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 10:45

 Saint-Cyrienne

 

 


           

             
 
Edito du Président

Paris le 22 avril 2014
 

Le politique et le militaire,

Ou l’inverse ? Parfois, si l’on ne considère que l’individu. Certains se sont d’abord révélés des chefs de guerre avant d’être de grands politiques. Le très jeune Louis XIV a commencé à briller sur les champs de bataille, dépassant son maître Turenne, puis il a configuré la France dans son pré-carré. Le jeune général Napoléon Bonaparte s’est illustré sous le Directoire puis le Consulat, pour la République, en défendant la France, avant de devenir l’empereur que nous savons. Charles de Gaulle, saint-cyrien, s’est battu dans les rangs de l’Armée avant de représenter la France Libre dans le deuxième conflit mondial. Sa carrière politique a culminé avec la fondation de la Vè République. Leur grande cause commune a été la grandeur de la France et pour l’assurer ils ont logiquement mis sa défense au premier rang de toutes leurs préoccupations. Ces temps paraissent révolus, du moins en France.

Trois autres présidents de la Vè République ont connu, avec honneur, des combats de la deuxième guerre mondiale ou de la guerre d’Algérie. Jeunes, ils ont été brigadier-chef, sergent, sous-lieutenant. Depuis le général de Gaulle tous les présidents, élus au suffrage universel, exercent effectivement le rôle de chef des armées. Ceci a logiquement développé un dialogue entre l’Autorité légitime et celui qui doit proposer et conduire la bataille comme la préparation de la guerre. L’équation tient en la qualité des hommes qui pour l’un incarne l’État et pour l’autre est le Chef d’état-major des Armées composées de centaines de milliers (moins de 200.000 maintenant) de soldats, marins et aviateurs, lesquels servent la France et sont prêts au sacrifice pour la mission, l’Honneur, les camarades.

Les problèmes comme les situations rencontrées ne sont jamais simples, il faut bien sûr de l’intelligence et de la compétence mais aussi du caractère, du courage, de la conviction. Dans les années 30 la France a malheureusement eu des hommes d’État et des chefs d’état-major qui n’ont pas été à la hauteur d’une situation qui se dégradait rapidement. Le coût humain, politique, psychologique, a été énorme et parfois on peut se demander si toutes les leçons en ont été tirées.

Ce dossier exceptionnel du Casoar sur « le politique et le militaire » réunit des contributions de très hautes personnalités, anciens CEMP puis CEMA, qui ont vécu ce dialogue avec le Président de la République, mais aussi d’hommes politiques et de chercheurs. Que cette étude, non exhaustive, vous donne la possibilité de mûrir vos réflexions, aux plus anciens de retrouver des chemins parcourus, aux plus jeunes d’entrevoir comment mieux faire. Nombreux sont les officiers qui dans leurs fonctions, au cours de leur carrière, à un niveau ou à un autre, auront à participer à la relation politico-militaire, il faut donc s’y préparer jeune. Les actions qu’ils auront à concevoir, voire à conduire, seront loin d’être négligeables, leurs anciens le savent.

Dans une société française qui donne, hélas, de multiples signes de fragmentation, la population a confiance en son armée (79%)*, devant toutes les autres représentations de l’État. Ce capital-confiance appartient à la République. Attention cependant à préserver cette armée de toute forme d’insulte qui concernerait le Drapeau et ou la mémoire de ceux qui ont tout donné. Cette armée est bien visible, en ce moment, au Mali, en RCA dans une mission particulièrement difficile et pénible, entre autres zones d’opération. Demain elle sera là où le président des Français lui ordonnera d’aller.

Que les chefs militaires fassent leur devoir vis-à-vis de l’Autorité politique, Président, Premier ministre et ministre de la Défense, quel meilleur exemple donné à une société à la recherche de « plus d’ordre et de sécurité »* ! Clemenceau aurait dit « la guerre est une affaire trop sérieuse pour la confier aux (seuls) militaires », il avait raison aussi il a su proposer Foch comme généralissime des armées alliées et conserver Pétain comme commandant de l’armée française. À chacun son rôle, à chacun sa mission, ensemble dans le même but !

Après soixante-dix ans de paix en métropole, que le « café du commerce » sur les « affaires militaires », au moment où l’on cherche à couper dans les multiples dépenses de l’État, ne soit pas le fait de responsables politiques, de tous bords, acculés par l’instant et les échéances électorales ! En tout cas pas le fait des hommes politiques qui se rêvent un avenir national !

Permettez, enfin, au citoyen que je suis de croire, qu’aujourd’hui comme hier, la paix est décidément une affaire trop précieuse pour l’abandonner aux seuls civils.

À vous maintenant de débattre du thème et des éléments du dossier de ce Casoar, encore bien différent de tous les autres !

Général de corps d’armée (2s) Dominique DELORT
Président de la Saint-Cyrienne
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   Commentaire personnel
Nous sommes nombreux à avoir retenu de notre passage dans les écoles, la célèbre phrase de Clemenceau concernant la guerre:
              
"affaire trop sérieuse pour la confier aux (seuls) militaires."
Nous ne la contestons pas. La déclaration de guerre est une affaire politique dont l'initiative revient au Président de la République, chef des armées, et les états-majors sont soumis au devoir d'obéissance pour remplir les missions.
Mais le Président de la Saint-Cyrienne  ajoute que:
                 
"la paix est (décidément) une affaire trop précieuse pour l'abandonner aux seuls civils". 
La paix est une affaire qui concerne tout le monde , donc également  les anciens militaires qui, après avoir été privés de la liberté d'expression durant leur temps de  service actif, ont parfaitement le droit de participer aux échanges d'idées en tant que simples citoyens. Et la politique fait partie, jusqu'à preuve du contraire, du débat d'idées ouvert à tous. Seule condition: les idées des uns sont aussi respectables que les idées des autres, ce qui exclut le sectarisme et prône la tolérance.               
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Published by spartacus - dans actualités
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